La Bible enseigne-t-elle la totale corruption de l’homme ?

Le dogme de la TOTALE corruption de l’homme va trop loin, quand il affirme qu’on ne peut trouver dans l’homme naturel absolument aucune impulsion au bien. Tout le monde sent bien que c’est faux, et l’apôtre Paul lui-même en convient lorsqu’il écrit :

Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi… À peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait il pour un homme de bien… » etc.

L’homme naturel déchu sait toujours que voler c’est mal, que mentir c’est mal, que tromper sa femme c’est mal, mais qu’aider son prochain, c’est bien, qu’honorer ses parents c’est bien etc. etc.
Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’œil aux codes civils de tous les temps pour constater que l’homme ne définit pas lui-même le référentiel du bien et du mal, mais qu’il suit plus ou moins imparfaitement la loi de sa conscience, qui n’est autre que le référentiel de Dieu.

Il est vrai que dans les derniers temps d’une civilisation, comme le dit Ésaïe, les hommes peuvent appeler le bien mal et le mal bien, mais ce sont des signes extrêmes de la fin, qui justement provoquent l’indignation du prophète ; ce n’est pas la règle générale de l’homme naturel, de l’homme pécheur.

 On peut certainement trouver diverses définitions à la « nature » d’un point de vue philosophique. Mais du point de vue humain, c’est d’abord ce qui nous est transmis, ce que nous héritons de nos parents, et qui ne peut manquer de se manifester. Or il est indéniable que tous les hommes en grandissant éprouvent ce sentiment du péché ; le péché fait donc effectivement partie de notre nature, et pas seulement de la liste des mauvais actes que nous avons individuellement commis.

On peut dire que la bienveillance particulière dont Dieu entoure les petits enfants (Luc 18.16) ne s’accorde pas avec l’idée puritaine d’une corruption totale de l’homme. Mais le fait qu’ils s’endurcissent en grandissant prouve aussi que le péché habitait en eux dès le départ, comme un virus étranger, comme une tare génétique.

Claude R.   ThéoTeX



Le pécheur est-il incapable de choisir le salut ? (C.S.)


(brouillon en cours)

 

Sur un blog, j’ai lu la citation suivante de Charles Spurgeon :

L’homme n’est qu’une masse puante de corruption, c’est un fait. Son âme toute entière est par nature tellement avilie et dépravée qu’aucune description -même en langage inspiré !- ne saurait en exprimer la bassesse. Dans la meilleure des prières de l’humain le plus consacré ayant vécu sur cette terre, il y avait suffisamment de péchés pour la rendre abominable devant Dieu.

Je n’ai aucune illusion sur le cœur de l’homme, puisque la Bible n’en a pas non plus. La dépravation de l’homme atteint et affecte toutes les sphères de la vie humaine. Nous la définirons mieux ci-dessous.

Mais… d’ici à parler d’une « masse puante de corruption » ? C’est le même langage que celui de Jean Calvin lui-même (cf. plus loin), mais ce misérabilisme est-il biblique ? Comment le concilier avec les psaumes 8 et 139 par exemple, qui décrivent bien l’homme actuel, après la chute ? Honnêtement, définirez-vous votre voisin athée de « masse puante de corruption » ? Si vous le faites, il ne faudrait pas qu’un membre de votre église défraie la chronique locale par son adultère ou sa corruption financière, alors que le voisin est un modèle de fidélité et de probité ! Voilà les pensées que j’ai partagées en commentaire sur ce blog. Réponse de Guillaume Bourin :

Et que fais-tu de statuts comme « et moi je suis un vers et non un homme » ? Ou encore le fait que les pensées des hommes soient UNIQUEMENT tournées vers le mal (cf. les sections narratives du déluge) ? « Toute notre justice est comme un vêtement souillé », dans le prophète Esaïe ? (littéralement « linge menstruel »…)

Oui, nous considèrerions volontiers notre voisin comme « une masse puante de corruption » (quoique, je l’ai prise chez Spurgeon, je ne l’ai jamais dite, mais elle a du sens). Mais il s’agit aussi de la condition du chrétien : la dépravité est le lot universel de l’humanité déchue.

 J’aime bien replacer toute parole dans son contexte immédiat et dans le contexte général de la révélation, alors, voilà :

 

*** « Et moi je suis un ver, et non un homme ». Continuons d’abord cet extrait du psaume 22.6-8 : …le déshonneur des humains et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, Ils ouvrent les lèvres, hochent la tête, etc. >> Il me semble qu’il n’est pas du tout question du statut d’homme pécheur pourri ici. Nous devons lire : « Voilà ce que mes ennemis ont fait de moi, ils m’ont traité comme un ver, etc. » Et de qui parle le psalmiste fondamentalement ? Le psaume 22 n’est-il pas le psaume messianique par excellence ? Alors, Jésus serait-il corrompu ?

***  » les pensées des hommes sont UNIQUEMENT tournées vers le mal » Genèse 6.5 >> Il s’agit d’un descriptif de fait, de comportement constaté : à cette époque-là, la terre était corrompue, remplie de violence, le mal avait atteint un paroxysme, d’où le déluge ! Ce texte ne peut donc pas être pris comme référence théologique pour définir ce qu’est la corruption « d’état » de l’homme en général.

D’ailleurs 1 Pierre 3.20 montre que cette corruption se qualifiait fondamentalement par le choix de l’incrédulité. Et c’est ce même choix qui vaudra le déluge de feu et de jugement aux hommes impénitents d’hier comme d’aujourd’hui…

*** « Toute notre justice est comme un vêtement souillé » Ésaïe 64.5,6.
Élargissons notre prise de vue :

Tu allais à la rencontre de celui qui pratiquait la justice avec joie, de ceux qui rappelaient tes voies, par qui de tout temps, nous étions sauvés.

 (descriptif d’un passé où le peuple était en phase avec son Dieu)

MAIS (rupture), tu t’es indigné parce que nous avons péché ;
Nous sommes tous devenus comme (un objet) impur, et tous nos actes de justice sont comme un vêtement pollué ; Nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos fautes nous emportent comme le vent. Il n’y a personne qui invoque ton nom, qui se réveille pour s’attacher à toi

(changement incontestable par rapport à la 1e situation)

CAR tu nous as caché ta face, et tu nous as laissés tomber en défaillance à cause de nos fautes.

>> Pourquoi, dans ce texte, (et dans d’autres où Dieu vient voir si quelqu’un le cherche (Ésaïe 14.3 etc.), est-il dit que personne ne cherche Dieu ? C’est que le paroxysme de péché a conduit le Seigneur à cacher sa face aux hommes, à cesser (momentanément) à attirer leurs cœurs à lui, et à les livrer à leurs sens corrompus. Il n’y a donc aucune incapacité fonctionnelle à chercher Dieu (trop de textes invitent à le faire et reprochent de ne pas le faire !)

L’homme peut se fabriquer beaucoup de dieux sur mesure, tous au service de son dieu central, son égo. Mais son inimitié envers le vrai Dieu est telle que dans son cœur, rien ne l’attire vers lui. Jamais, de lui-même il ne fera la moindre démarche spirituelle envers Christ : son esprit est « mort  » ! La volonté de chaque homme irrégénéré n’est donc pas libre de se décider : deux forces invincibles tirent son cœur vers le bas et le tiennent enchaîné : le moi pécheur et le diable. (On pourrait en ajouter d’autres : le monde, ou l’hérédité…)

Donc, en ceci, les frères calvinistes ont entièrement raison. Et cela vaut pour tous les hommes. Mais il n’y a pas que les forces négatives qui agissent sur le cœur humain, une force positive bien supérieure « tire » ces cœurs dans la bonne direction, et nous revenons à notre fameux verset :

Jean 6.44 : Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ce verset est souvent perçu comme un sas de tri implacable devant la porte d’entrée de la salle du royaume. Comme si Jésus voulait avertir : « Attention, ne vous faites pas d’illusions, vous n’êtes pas tous invités aux noces ! » C’est une manière de comprendre la parole de Jésus :

Matthieu 22.14 : Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Or, que nous montre la parabole à laquelle se rapportent ces paroles ? Après la négligence des premiers invités – non programmée par leur hôte, n’est-ce pas ? – le roi dit à ses serviteurs :

– Allez donc aux carrefours, et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez.

Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut remplie de convives.

Le roi entra pour voir les convives, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit :

 – Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ?

Cet homme resta la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs :

– Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

– Par deux fois, il est question d’inviter tous ceux qui seraient trouvés.

– L’homme expulsé  ne l’est pas par défaut de présentation de carton d’invitation, mais parce qu’il n’avait pas respecté la condition d’admission exigée : revêtir l’habit (de grâce).

– La sentence « car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. » est directement liée à l’expérience de cet homme. Comme pour faire comprendre que, hélas, dans la réalité, c’est un grand nombre qui se rendra ainsi… inéligible, pas un seul comme dans la parabole ! Sinon, pourrait-on imaginer le Seigneur appeler, et ne pas élire ceux qui répondraient ? La responsabilité est ici clairement du côté de l’appelé.

Que dit la Bible de la déchéance de l’homme ?

 Colossiens.1.21 : vous étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos œuvres mauvaises,

à Le problème premier n’est pas que l’homme naturel ne pourrait pas venir à Dieu, mais, ennemi de Dieu, il ne veut pas le faire. Il ne pourra dire « je ne peux pas venir à Dieu » que s’il veut signifier, et c’est vrai, qu’il n’a pas la force en lui pour vaincre ce rejet de Dieu ! Exemple :

– D’un côté (fondamental), l’alcoolique ne veut pas couper avec son vice, même s’il en a quelques velléités quand il prend parfois conscience de sa misère et celle des siens.

– d’un autre côté, il ne le peut pas, car les liens de son péché sont trop forts : il a besoin d’un libérateur ! Mais celui-ci existe, et nombreux sont les anciens alcooliques qui ont été libérés de leur tyran par le Christ.

Personne ne pourra dire : Untel reste alcoolique, il n’y peut rien, le pauvre, l’attrait de l’alcool est trop fort !! Ou, pire : Il a été prédéterminé à être alcoolique ! Horreur !

La Parole nous dit en Jean 16.8, et c’est Jésus qui parle du Saint-Esprit :

Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement :

de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; à la conscience de l’homme pécheur a réduit sa perception du mal à l’horizontalité : entre hommes ! (on pense à se protéger !) à le Saint-Esprit travaille en l’homme pour qu’il perçoive de nouveau son péché fondamental, vertical, envers son Créateur !

de justice, parce que je vais vers le Père, et que vous ne me verrez plus ;*à le pécheur a une notion toute horizontale de la justice.
Le Saint-Esprit convaincra le pécheur que la vraie injustice aura été son rejet de Dieu. Il lui montrera le triomphe du Crucifié ressuscité et élevé, qui a satisfait entièrement la justice du Père.

– de jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. à le pécheur est prêt à juger tout le monde sauf lui-même. Le Saint-Esprit convainc le pécheur de ce jugement fondamental vertical : Satan est jugé à la croix, et avec lui, tout son système, dont le croyant est maintenant dégagé.

Éphésiens 2.1 : Vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés.

à morts = incapables de répondre à l’appel de Dieu ? Et les ossements desséchés d’Ézéchiel ? [1]Morts signifie séparés, et non inexistants !

2 Timothée 3.3 : insensibles, implacables, calomniateurs, sans frein, cruels, ennemis des gens de bien ;

à insensibles = incapables de répondre à l’appel de Dieu ?  Livrés à nous-mêmes, oui dans le sens que notre cœur et notre péché nous poussent à refuser, mais aucune incapacité fonctionnelle !

à D’ailleurs, notons-le bien, ces « incapacités » seraient là pour tous les hommes, aussi les élus. Par conséquent, elles ne sont pas un obstacle pour la grâce ! Donc, ma réponse est clairement qu’il ne faut pas chercher de ce côté-là un problème : le Saint-Esprit est puissant ! Amen !

Henri Blocher, lors d’une de ses conférences, dit que l’homme serait absolument incapable de comprendre les choses de Dieu, et il se moque gentiment des arminiens qui pensent s’en tirer en alléguant que Dieu restaurerait cette capacité pour chaque homme. (libre arbitre – serf arbitre)

Je suis d’accord avec Henri Blocher que cette restauration supprimerait le statut d’hommes « livrés à eux-mêmes » (ou naturels), hostiles à Dieu. Nous aurions alors, d’après lui, étonnamment affaire à 3 classes d’hommes : les incroyants, les  « restaurés »  et les rachetés.[2]

Rappelons plutôt ce qu’Henri Blocher souligne ailleurs : Le pécheur reste un homme créé à l’image de Dieu. L’entière corruption de l’homme ne signifie pas qu’il n’y ait plus rien de bon en lui, on insulterait son Créateur : mes enfants peuvent mal se comporter, ils dénatureront l’image familiale, mais resteraient mes enfants, avec les caractéristiques fondamentales que mon épouse et moi leur avons transmis.

N’avons-nous pas conservé (même très amoindris) une précieuse intelligence, une capacité d’aimer et de ressentir les choses, de goûter la beauté, etc. ? Chaque homme n’a-t-il pas gardé la capacité de distinguer ce qui est beau/laid, bon/mauvais, méchant/gentil ? Oui, le péché fausse la conscience, mais la grande majorité des hommes réprouve le meurtre, le vol, la tromperie (même ceux qui commettent ces choses)

Romains 1 nous montre que Dieu s’attendait à ce que la vue de la création pousse les hommes à la conscience de Dieu, et Romains 2.4, que la bonté de Dieu les pousse à la repentance. Dieu n’a pas besoin de restaurer ces capacités, elles sont liées à la création, donc inaliénables. Évidemment, ces capacités naturelles ne suffisent pas pour venir à Dieu, mais Dieu peut s’en servir !

La dépravation totale de l’homme ne signifie donc pas que plus rien ne fonctionne et que nous serions par conséquent devenus des animaux, mais que chaque domaine de notre être est touché par le péché, par :

– un décentrage du Créateur sur la créature

– une haine viscérale de Dieu (Colossiens 1.21)

C’est vrai que cette haine de Dieu se retrouve en Romains 3.10 à 12 :

…selon qu’il est écrit : « Il n’y a pas de juste, Pas même un seul. Nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu. Tous se sont égarés, ensemble ils sont pervertis, il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. »  

Cela semble sans appel. Pourtant, prendre ce verset littéralement se heurte à des objections sérieuses :

– la constatation qu’au fil des siècles, il y a toujours eu des hommes et des femmes qui ont cherché Dieu et essayé de faire le bien,

– l’affirmation biblique que Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité. (Ecclésiaste 3.11)

– l’affirmation biblique de l’attente de Dieu de trouver quelqu’un qui le cherche. (Psaume 14.2 = 53.3)

– les textes bibliques innombrables qui encouragent à se tourner vers Dieu, à faire le bien… (2 Chroniques 30.19 ; Ésaïe 45.22, etc.) 

Il est évident que ces considérations ne vont pas annuler ce que dit Romains 3.10 à 12, d’autant plus que c’est une citation des psaumes 14 et 53 : Dieu regarde s’il trouve quelqu’un qui cherche Dieu (donc, c’est possible !), mais il n’en trouve aucun ! Car :

1 Corinthiens 2.14 : L’homme naturel ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; à ses yeux, c’est pure folie et il est incapable de le comprendre, car seul l’Esprit de Dieu permet d’en juger.

Incapable de comprendre : S’agit-il d’une incapacité de la raison ?
Je ne le pense pas, sinon Jésus se serait usé la salive en vain en enseignant les foules pendant 3 ans ! Même dans les paraboles, Jésus ne parlait pas pour ne pas être compris. Et le semeur semait-il sur les chemins, sur les cailloux et dans les ronces parce qu’il se réjouissait de ce que là au moins la semence risquerait de ne rien donner ? Non, il s’agit d’une incapacité de volonté et de sentiment de la part des pécheurs.

J’ai été surpris de lire sous la plume de Calvin même l’affirmation de la pourriture totale de l’homme, ver de terre répugnant sans aucune trace de bien, et à d’autres endroits, le fait qu’il reste quand même pas mal de bien en lui, insuffisant pour le sauver (on est d’accord), mais réel quand même. (on est d’accord aussi.) Alors, comment concilier ces vérités ? 

– L’homme, par son choix funeste, est devenu étranger à Dieu, et ennemi de lui par ses pensées égocentriques : déplacement du centre de gravité de sa vie de Dieu à lui-même. (Colossiens 1.21 ; 1 Corinthiens 2.14 ; Romains 3.10.) On est bien d’accord ! En ce sens, personne ne cherche Dieu, personne ne l’aime et ne veut lui soumettre sa vie. On peut être ennemi du vrai Dieu en étant très religieux, prier beaucoup…

– Cependant, l’homme reste créature de Dieu, et, à ce titre reste capable d’évaluer le désastre dans lequel l’a précipité son péché, de regretter, d’aspirer à une autre vie. Parfois après une vie de rébellion et d’aveuglement sur soi-même. (cf. Jacob)

– Pendant ce temps, l’Esprit de Dieu travaille patiemment dans son cœur pour l’amener à Christ. (Jean 16.8). Il se sert des circonstances pour que les leçons portent, et que l’homme comprenne petit à petit que sa soif intense d’une autre vie est en fait une soif de retrouver le vrai Dieu dont il s’est coupé. Ainsi, cherché ardemment par l’Esprit de Dieu, l’homme peut choisir de chercher Dieu, c’est-à-dire de se laisser trouver par lui !

Et la corruption du cœur du chrétien ?

Une remarque d’une internaute, « Francine », sur le blog du Bon Combat (Arminius et la déchéance du libre arbitre)  vaut la peine d’être considérée :

Pour plusieurs, la dépravation totale n’est pas une réalité personnelle, qui les humilie et les couvre de honte, mais une doctrine dont ils sont fiers. Ils confessent la corruption foncière de leur être non dans l’angoisse et le tremblement d’un Esaïe face au Dieu trois fois saint : Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures…, mais avec l’accent du triomphe pharisien : c’est ici la pure orthodoxie. Mais comment le savez-vous ? Par une expérience très simple : contredisez-les ! Piquez un peu leur vanité ! Et vous verrez, par leur réaction, de quelle nature était leur credo en la dépravation totale… et s’ils avaient jamais pensé l’appliquer à eux-mêmes.

Je reconnais là mon propre cœur, pour qui, à ma honte, un coup d’épingle dans ma propre peau fait toujours plus d’effet qu’un coup d’épée dans celle d’un frère ! Beaucoup  identifient le « Misérable que je suis ! » de Paul en Romains 7 avec un chrétien charnel. (soi-disant en opposition avec le chrétien « spirituel » de Romains 8). Je suis de plus en plus convaincu que nous avons là un chrétien… mûr (d’ailleurs, c’est le même Paul qui parle en Romains 7 et en Romains 8 !). En effet, ce n’est qu’avec la maturité qu’on arrive à connaître la noirceur de son cœur naturel, qui ne pose aucun problème à quiconque ne marche pas sous la conduite du Saint-Esprit.

Nous sommes tous d’accord pour dire que le cœur naturel ne s’améliorera jamais, et que le Saint-Esprit a créé en nous un cœur nouveau, une mentalité qui n’est plus ennemie de Dieu, mais désireuse de lui plaire. Cependant, soyons honnêtes, et admettons qu’à certains moments, nous sommes à tel point subjugués par le péché (rancune, impureté…) que nous ressemblons fort à l’homme naturel par notre comportement, et, parfois, hélas, nous agissons plus mal que des incroyants. Comme déjà dit, eux non plus ne font pas le mal du matin au soir, bien au contraire. Mais ce qui est constant en eux, c’est l’orientation de leur cœur qui refuse que Christ soit Seigneur et Sauveur dans leur vie.

Ne constatons-nous pas la même corruption en nous que celle des incroyants ? (D’ailleurs, Guillaume Bourin, plus haut, dit la même chose !) Mais alors, qu’est-ce qui a changé en nous ? Nous appartenons à Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Seigneur ! Après avoir péché, très vite nous sommes pris de dégoût ou de honte pour nous-mêmes et notre péché, subjugués cette fois par l’Esprit de Dieu !  Et nous constatons que la haine normale du chrétien envers le péché est de retour et… nous nous repentons, et, par le Jésus notre Sauveur, nous sommes délivrés du péché.  Ce que l’incroyant est appelé à faire aussi !

[1] Depuis, j’ai vu qu’Egbert Egberts apporte ici une lumière intéressante !

[2] À l’autre extrême (hypercalviniste), en prétendant que les élus doivent être régénérés avant de pouvoir croire et pour pouvoir croire, on crée aussi 3 curieuses classes d’hommes : les incroyants, les « régénérés » et les croyants. N’observe-t-on pas souvent que les extrêmes se rejoignent ?

Et s’il y avait un autre extrême à l’activisme ? (Jean-Paul PELSY)

 

L’article Tout ramené à moi ? de Richards/O’BRIEN  nous a rendus attentifs à l’écueil de nous approprier indûment des promesses qui ne nous concernent pas personnellement. D’autres articles alertent sur le danger inverse de ne pas se sentir concernés par celles qui nous sont vraiment faites. Jean-Paul Pelsy aimerait réfléchir avec vous sur une 3e attitude inappropriée face aux promesses de la Parole de Dieu. Continuer à lire … « Et s’il y avait un autre extrême à l’activisme ? (Jean-Paul PELSY) »

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Citations

Citations issues d’écrits de’auteurs se réclamant du calvinisme

Ce blog ne se veut pas agressif. Mais il est évident qu’il heurtera les sensibilités déterministes d’un calvinisme pur et dur.

Cet article pointe à l’autre extrême, vers l’arminianisme pur et dur, qui ne verrait plus dans les calvinistes évangéliques des frères, mais des adversaires à abattre ! Je dois vous avouer que j’ai une excellente communion avec des frères qui se réclament de la doctrine calviniste, et que nous évangélisons souvent ensemble, présentant entre autre le même message du salut aux portes de nos concitoyens !
Je leur laisse la cohérence de la chose, comme je laisse aux auteurs ci-dessous la leur, car ils ont souvent aussi écrit tout autre chose. Mais ces écrits-ci nous aident quand même à construire des ponts entre les rachetés du Christ ! Commençons par celui qu’on appelle le prince des prédicateurs : Spurgeon !


http://peresdelÉglise.free.fr/Augustin/foi.htm .    >> Saint-Augustin a-t-il vraiment enseigné « l’horrible dessein » comme plus tard Calvin ? 

Martin Luther considérait le verset de Jean 3.16 comme l’Évangile en miniature et écrit :
On y trouve résumé en quelques mots l’exposé de ce que Dieu a fait, avec la raison et le but de son action. Tout est grand dans cette phrase, parce que tout est divin : un grand Dieu d’amour qui aime toutes ses créatures ; un grand don : son Fils ; un grand appel : quiconque ; une grande délivrance : ne périsse pas ; un grand héritage : la vie éternelle. » (cité par « La Bonne Semence »

Ce monde est sombre comme la nuit ; Jésus est venu afin que, par la foi et l’obéissance, nous ne demeurions pas plus longtemps dans cette obscurité qui couvre l’humanité, mais pour que nous ayons la lumière.
Le mot « quiconque » est un terme vaste qui comprend tout le monde, vous, moi.
Si nous suivons Jésus, nous ne serons plus assis dans les ténèbres de l’ombre de la mort ;
nous entrerons dans la chaude lumière d’un jour qui n’aura pas de fin.  (texte : Jean 12.46)
Spurgeon, Trésors de la Foi  du 10 mars


Dieu n’a craint ni l’existence ni la puissance du péché et du mal. Il l’a voulu ainsi pour qu’à travers ceux-ci, il puisse révéler ses attributs divins. […]
Et Dieu, parce qu’il est Dieu, n’a jamais craint la liberté, l’existence du péché, l’apparition de la méchanceté, ou le pouvoir de Satan. Depuis l’origine du péché et tout au long de son développement, Dieu a toujours exercé son pouvoir sur lui. Il ne l’impose pas et ne lui fait pas obstacle avec violence, il lui permet plutôt d’atteindre son plein potentiel. Il est Roi, et pourtant il donne au péché un libre accès à son royaume. Il lui permet de toucher à tout – à son monde, à ses créatures et même à son Oint, car le mal ne peut pas exister sans le bien.
Il lui permet de toucher à tout ce qui lui appartient ; il lui accorde la possibilité de montrer ce qu’il sait faire, de sorte qu’à la fin, Dieu pourra quitter le champ de bataille en Roi des rois. Car le péché, par nature, se détruit lui-même par la liberté qui lui est accordée ; il meurt de ses propres afflictions ; il se condamne lui-même à la mort. Au sommet de sa puissance, il apparaît, par la croix seule, publiquement dans son impuissance (Col 2.15).
H. Bavinck, cité en  Andrews III, dans l’Évangile et l’Histoire, p 47, IBG-Clé (Carson/Keller)


Même si vous croyez que Christ est mort uniquement pour ses élus, votre présentation de l’Évangile doit être exactement la même que celle de l’homme qui pense le contraire. […] nous devons inviter les pécheurs à venir à Jésus-Christ, le Sauveur vivant, qui, en vertu de sa mort propitiatoire, peut pardonner à tous ceux qui se confient en lui et les sauver.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 65


Le Nouveau Testament invite les hommes à mettre leur confiance en Christ simplement parce qu’ils en ont besoin et parce qu’Il s’offre à eux; à tous ceux qui le reçoivent ainsi, le Nouveau Testament promet tous les bienfaits que par sa mort il a assurés à son peuple. Ce qui est universel dans le Nouveau Testament, et ce qui embrasse tous les hommes, c’est l’invitation à croire, et la promesse du salut pour tous ceux qui le font.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 66


La foi en la souveraineté de Dieu ne change rien en ce qui concerne la sincérité de l’invitation de l’Évangile ni la vérité de ses promesses. Indépendamment de ce que nous pouvons penser au sujet de l’élection ou même des desseins éternels de Dieu dans l’œuvre de Christ, le fait demeure que, dans l’Évangile que Dieu nous a confié, il offre réellement Christ et promet la justification à « quiconque»: « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ». De même que Dieu annonce à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, de même il les invite à venir à Christ pour expérimenter sa miséricorde.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 96


La gloire de l’Évangile, comme révélation de la grâce divine, est le fait que l’invitation est libre et sans limite. […] Notons l’universalité de ces promesses. Christ est offert à tous ceux qui ont besoin de lui, à tous ceux qui se tournent vers lui, à tous ceux qui croient. Personne n’est exclu de la miséricorde de Dieu, sauf ceux qui s’excluent eux-mêmes par leur impénitence et par leur incrédulité. (p 97, 98)
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 7, 98


Cette doctrine de l’élection et de la réprobation éternelles n’implique-t-elle pas que tous ceux qui désireraient venir à Christ ne le pourront pas, parce qu’ils ne seront pas parmi les élus? L’’Évangile coupe court à leurs craintes en leur rappelant la promesse réconfortante du Seigneur: «Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. » (p 98) […] Il faut prendre la parole de Christ au sérieux aussi bien lorsqu’Il affirme qu’Il sauvera quiconque croira en Lui que lorsqu’Il dit qu’Il est venu spécifiquement pour sauver ceux que le Père Lui avait donnés.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 98, 99


Packer cite le puritain John Owen, qui enseignait la même doctrine de la prédestination que lui, et qui s’adressait pourtant ainsi à ses auditeurs inconvertis :
Voici comment Dieu s’adresse à vous aujourd’hui : Pourquoi mourriez-vous? Pourquoi périr éternellement ? N’auriez-vous pas pitié de vos propres âmes ? Qu’en sera-t-il de vous au jour du jugement ? Tournez-vous vers moi pour être sauvés; […] Venez, je vous en supplie; n’hésitez plus; ne me rejetez plus; l’éternité est devant la porte, ne me détestez pas à tel point que vous préfériez périr plutôt que d’accepter la délivrance que je vous propose… […]
Citation du livre  » The Glorof Christ » de John Owen.
Et James Packer conclut :
Il en est bien ainsi. Les invitations que Christ adresse aux pécheurs sont d’origine divine. Elles sont sincères. Elles sont vraies. C’est ainsi qu’il faut les présenter aux inconvertis, et de plus il faut le faire avec insistance. La doctrine de la souveraineté de Dieu dans la grâce ne modifie en rien notre responsabilité de présenter l’Évangile de cette façon.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 100


La Bible ne dit jamais que les hommes ne peuvent pas aller au Ciel parce qu’ils n’ont pas été élus, mais parce qu’ils « négligent un si grand salut », et parce qu’ils ne veulent pas se repentir et croire. Le dernier jugement montrera que ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas été élues que des âmes seront éternellement perdues, c’est à cause de leur paresse, de leur amour du péché, de leur incrédulité et de leur refus de venir à Christ.» Dieu donne aux hommes ce qu’ils choisissent; non le contraire. Ceux qui choisissent la mort ne peuvent par conséquent que s’en prendre à eux-mêmes si Dieu ne leur donne pas la vie. La doctrine de la souveraineté de Dieu ne change absolument rien à la responsabilité des pécheurs.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 101

Note : Après ces nombreuses citations de cet auteur si apprécié par son opus « Connaître Dieu », il me faut ajouter que nous ne voulons pas le « récupérer » : sur le site hyper calviniste « Le Vigilant », il mène un langage aussi méprisant que celui de Calvin envers ceux qui ne seraient pas déterministes.
Comprenne qui pourra !

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La grande histoire

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Le message de ces CDs présente l’Evangile avec clarté et simplicité. C’est un outil très percutant à distribuer largement autour de soi. .  3,50 euros pièce

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Grandir en Christ

Consultez d’abord le texte suivant :
Notre identité fondamentale : en Christ !

Dans cette rubrique, des articles qui nous stimulent à rester et à grandir en Christ. Parmi eux, des extraits de bons vieux livres à sauver de l’oubli.

Lire l’A T dans la nouvelle Alliance -1 (CS)

Lire l’AT dans la nouvelle Alliance -2 (CS)

C’est la faute au cerveau (Edward WELCH)

La grâce de Dieu dans la souffrance (David Powlison)

La confession du péché des ancêtres  ? (Henri Blocher)

Écho aux articles sur les péchés des ancêtres (Jean-Paul Pelsy)

À l’école de la grâce (Jerry Bridges, Excelsis)

Ce Jésus que je ne connaissais pas (Philippe Yancey, Farel)

Connaître Dieu (J.I. Packer, Grâce et vérité)

Christ au cœur de la prédication (Graeme Goldworthy)

Le caractère de Dieu (Roger OLSON)

En fait, le titre global de l’article de Roger Olson que je veux vous présenter est : En quoi le calvinisme est-il problématique ? Je sais que ce titre ferait fuir mes lecteurs stupéfaits, parce qu’il leur semblerait qu’il ne correspond pas du tout à l’objectif et à la tonalité paisible du blog. Et pourtant, donnez-moi une chance. Vous ne le regretterez pas ! Continuer à lire … « Le caractère de Dieu (Roger OLSON) »

Derniers articles publiés

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15.01.2022
Rubrique : Grandir en Christ
Une nouvelle identité pour une nouvelle vie – 1 (Neil T. ANDERSON)
Rubrique : Sous la loupe 
Judas était-il prédestiné à trahir Jésus ?

10.01.2022
Rubrique : Ressources
Dieu est-il l’auteur du péché ? Le point de vue de Jean Calvin sur la question (Timothy ZEBELL)

08.01.2022
Rubrique : Sous la loupe
Apocalypse 13.8 et 17.8 : Inscrits dans le Livre de Vie dès la fondation du monde (C.S)

07.01.2022
Rubrique : Articles
Autour du livre « Choisis par Dieu » (3) (C.S)

17.12.2021
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Dieu connaît tout – d’avance ? (C.S)
Rubriques : Sous la loupe
Jean 6.37 : Tout ce que le Père me donne viendra à moi (Frédéric GODET)

05.12.2021
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Mon témoignage d’un Dieu souverain (C.S)

19.11.2021
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Autour du livre « Choisis par Dieu » (2) (C.S)

12.11.2021
Rubrique : Grandir en Christ
Et s’il y avait un autre extrême à l’activisme ? (Jean-Paul PELSY)

08.11.2021
Rubrique : Sous la loupe
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31.10.2021
Rubrique : Articles
Autour du livre « Choisis par Dieu » (1) (C.S)
(un commentaire de Richard DOULIERE ajouté à l’article
Rubrique : Sous la loupe
Éphésiens 1.4,5 : Élus dès avant la fondation du monde ?
(un 6e commentaire de ce passage biblique ajouté à l’article, de Richard DOULIERE)

23.10.2021
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C.S : Autour du livre « Choisis par Dieu » (1)

18.10.2021
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Que penser du compatibilisme ?
(ajout d’une contribution à l’article déjà existant)

06.10.2021
Rubrique : Grandir en Christ
Vous avez dit « clivant » ? (C.S)

04.10.2021
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Le processus du salut par grâce (Robert PICIRILLI)

25.09.2021
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24.09.2021
Rubrique : Grandir en Christ
Lettre ouverte à un ami déprimé (C.S)

07.08.2021
Rubrique : Grandir en Christ
Tout ramené à moi ? Richards/O’BRIEN
Rubrique : Sous la loupe
Jérémie 1.5 : Choisis dès avant notre naissance ?
Romains 8.28 : Toutes choses voulues par Dieu pour mon bien ?

03.07.2021
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L’expiation – 2  (Luciano Branco)   
L’expiation – 3   (C.S) 

03.07.2021
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Ephésiens 1.5 James M. Rochford

21.06.2021
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19.06.2021
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 L’expiation – 1 (Luciano Branco) 

14.06.2021
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Titre dissuadant ? Article pourtant très intéressant, vous verrez !

04.06.2021
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Jésus-Christ est-il mort sur la croix pour tous ? -2 (Samuel Samouélian)

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Jésus-Christ est-il mort sur la croix pour tous ? -1 (Samuel Samouélian)

02.01.2021 
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Les paraboles de Luc 15 et les rétrogrades (C.S)

Le texte qui suit me touche d’autant plus profondément que nous avons vécu nous-mêmes autour de nous une déferlante de drames très semblable à celle que raconte le neveu de Benny Hinn, résolument distancé de l’évangile de la prospérité.
5 pensées de Costi Hinn sur l’Évangile et la guérison

12.12.2020 
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Romains 8.29, 30 (John Wesley)

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La grâce de Dieu dans la souffrance (David Powlison)

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Écho aux articles sur les péchés des ancêtres (Jean-Paul Pelsy)

21.11.2020 
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La confession du péché des ancêtres  ? (Henri Blocher)

14.11.2020 
Rubrique : Articles 
Romains 9 (2) : Les libres choix de Dieu (C.S)
Romains 9 (3) : Un potier sage et avisé (C.S) 
Romains 9 (4) : Ressources théologiques

Liens recommandés :    https://evangile21.thegospelcoalition.org/article/oui-vous-devriez-imposer-un-systeme-theologique-a-la-bible-soyez-seulement-sur-quil-est-biblique/

https://www.leboncombat.fr/jesus-descendu-enfer/
>>  une étude méticuleuse de ce passage biblique difficile.

30.10.2020 
Rubrique : Articles 
Romains 9 (1) : Un peuple, canal de la rédemption (C.S) 

19.10.2020 
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Quelques clichés sur l’arminianisme qu’il est bon de pouvoir évacuer :
Roger OLSON : FAQ Arminianisme (Partie 1)

07.10.2020 
Rubrique : Ressources
Persévérons jusqu’à la fin ! (Roy HESSION)

03.10.2020 
(lien direct, aussi dans la rubrique : Sous la loupe Sous-titre : Eclairages divers)
Yves I-BING CHENG La drachme perdue

17.09.2020 
Rubrique : Ressources
Le caractère de Dieu (Roger OLSON)

20.08.2020 
Rubrique : Grandir en Christ
À l’école de la grâce (Jerry Bridges, Excelsis)

23.07.2020  
Rubrique : Sous la loupe
Romains 9.14 à 18 : Dieu dit : je ferai grâce à qui je veux faire grâce

17.07.2020 
Rubrique : Ressources
Jésus en 25 questions

16.07.2020 
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Pédobaptisme et sotériologie

14.06.2020 
Rubrique : Grandir en Christ
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13.06.2020
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Claude, pourquoi tu ne te proclames pas arminien ?

06.05.2020
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Matthieu 19.26 : Toutes choses possibles à Dieu… Vraiment ?

05.05.2020 
Rubrique : Sous la loupe
Pourquoi croire à la sécurité éternelle des enfants de Dieu ?

 

Ligne éditoriale

Tout de suite une illustration pour donner le ton :

Un éléphant, c’est… comme un éventail ? comme un serpent ?  comme un arbre ?  comme une corde ? comme un mur ? ou comme une lance ? 

C’est tout cela, selon la partie que vous considérez ! L’erreur serait de proclamer que l’éléphant est un arbre et de décrire sa supposée couronne, son feuillage, ses fruits. Ou de dire que c’est une maison, en imaginant ses fenêtres, son toit, sa cheminée qui fume.

Mon souhait est que nous évitions à la fois de réduire la doctrine du salut à nos perceptions partielles et d’y inclure des extrapolations, fruits de notre philosophie.

L e s  f o n d a m e n t a u x

Toute notre doctrine doit s’appuyer exclusivement sur les Écritures, toutes les Écritures, et sur la rédemption en Jésus seul, notre Sauveur et Maître.

  • Ce salut, Dieu le donne par pure grâce et nous le recevons avec gratitude par la foi.
  • Dieu est parfaitement souverain, parfaitement juste et parfaitement bon.
  • Nous ne voulons pas simplement suivre une ligne de théologie.
    Comme les Juifs de Bérée, la Parole de Dieu nous invite à examiner et à éprouver toutes choses. (cf. Actes 17.11 ; 1 Thess. 5.21)
  • Essayons donc ensemble de mieux comprendre la doctrine d’un Dieu parfaitement souverain et saint, juste et aimant envers tous les hommes.
    Je suis ouvert à vos observations !

E n  g u i s e  d e  p r é f a c e

Une bien courageuse contribution à un débat historique, non sans implications ! Les éléments mis à disposition sont déjà appréciables… Bonne idée d’avoir ajouté des témoignages, cela « incarne » bien le sujet ! La présentation claire et lisible est un plus, et contribue utilement. Merci, et bons débats !
Roland Frauli

Félicitations pour ton site d’apologétique et d’évangélisation : la typographie est très lisible et la navigation aisée.
Sur le fond, je pense qu’il ne faut pas te sentir découragé ou en position d’infériorité vis-à-vis du mouvement néo-calviniste : un verset comme Jean 3.16 a toujours été et sera toujours compris par l’Église comme  l’invitation sincère de Dieu au salut, adressée à tous les hommes sans exception. Tous portent l’image du Créateur, tous par conséquent sont susceptibles d’être rachetés et restaurés par lui.
Si pour expliquer le salut de façon théorique, certains se rattachent  à un système théologique fondé sur l’élection et la prédestination, ce n’est pas grave en soi, tant qu’en pratique ils continuent d’offrir universellement l’Évangile. C’est d’ailleurs le cas, je pense, de  la plupart des pasteurs qui se disent néo-réformés : calvinistes sur Facebook, mais wesleyens derrière le pupitre…
Claude Royère  (Arizona)

Introduction

 

par Dudley WARD

Imaginons la scène suivante : Trois complices braquent une banque, molestent les employés et s’enfuient avec leur butin. Grâce aux caméras de surveillance, ils sont vite arrêtés et se retrouvent ensemble au tribunal où ils ne peuvent qu’avouer leur méfait. Le verdict tombe : Tous pareillement coupables ! Mais la sanction infligée par le juge laisse sans voix : deux des braqueurs écopent d’une juste peine de prison et le troisième est… acquitté ! Continuer à lire … « Introduction »

Les enjeux

par David SHUTES

Les grands enjeux, les questions sur lesquelles le débat se porte, sont plus ou moins standardisés depuis l’époque des partisans de Jean Calvin et de Jacob Arminius. Les calvinistes, les premiers, les ont formulés autour de cinq points. Les arminiens, en réponse, ont formulé leur propre système en fonction des mêmes cinq points,avec évidemment d’autres réponses. Continuer à lire … « Les enjeux »