C’est la faute au cerveau (Edward T. Welch)

Il faut faire la distinction entre les déséquilibres chimiques, les troubles cérébraux et la désobéissance. / Le cerveau ne peut pas pousser une personne à pécher ni empêcher une personne de suivre Jésus dans la foi et de lui obéir…

 

Dépressions, bipolarité, démence, dépendances… Dans ce livre, Edward T. Welch examine ces problèmes  sous l’angle de l’Écriture :
Troubles du cerveau ? Troubles du cœur, péché ? Ou les deux à la fois ?
L’auteur est psychologue diplomé. Mais il se révèle ici un pasteur attentif des âmes, branché sur l’éclairage du Saint-Esprit au moyen de la Parole de Dieu!

Voir le descriptif ici :
Edward T. Welch : C’est la faute au cerveau ! 
Livre : C’est la faute au cerveau » Edward T. Welch

Extraits sur les dépendances :

Une proposition visant le changement

Voici donc une proposition. Il est temps de changer. Autrefois, la maladie était une métaphore, ce qui signifie que les dépendances nous semblaient être une maladie. Or, la métaphore nous a échappé et nous a conduits à minimiser certaines caractéristiques majeures des dépendances.

Au lieu de cela, je suggère que l’on reconnaisse les dépendances comme un trouble de l’adoration.

Ce faisant, on ne nie pas l’impression qu’a la personne dépendante d’être dominée par elles et on n’est pas aveuglé par la complexité de son monde intérieur. Néanmoins, on obtient ainsi d’importants renseignements sur notre cœur et notre relation avec Dieu.

Cette perspective du changement nous rappelle aussitôt que nous sommes dans une bataille entre l’adoration de Dieu et le culte de soi et de nos désirs personnels.

Elle explique pour­quoi nous nous sentons si coupables après avoir passé la nuit à faire la fête. En outre, elle nous fait comprendre que nous n’avons pas à attendre qu’un traitement physique nous soit administré pour que nous puissions voir des changements durables, mais que notre espoir se trouve en la confession de notre péché, en la foi dans le pardon que procure Christ et en l’obéissance.

N’a-t-on pas déjà essayé cette méthode et constaté l’échec ?

L’association des AA n’est-elle pas née justement parce que cette approche plus spirituelle poussait les gens à se sentir coupables et moins enclins à reconnaître leur problème ?

Une approche basée sur la Bible a pu être moins qu’utile dans le passé, mais pas en raison d’éventuelles lacunes de la Bible.
Peut-être les chrétiens ont-ils utilisé la Bible comme un gourdin plutôt que de répandre la Parole de vie.
Peut-être les chrétiens ont-ils abordé les personnes dépendantes avec une attitude moralisatrice, sans com­prendre qu’en ce qui concerne le cœur humain, on a tous le même problème et le même besoin d’aide.
Ou encore, ignorant tout de l’es­clavage de la dépendance, les chrétiens ont peut-être pensé qu’un simple : « Arrêtez » pouvait mettre fin, en quelque sorte, à toutes les dépendances.

En gardant ces péchés de l’Église à l’esprit, on peut offrir le point de vue biblique avec humilité et grâce, d’un toxicomane à un autre.
Les gens auront-ils de la difficulté à reconnaître leur dépendance ?
Sans doute. Personne n’aime voir ses péchés exposés.

Cependant, si un chrétien comprend que la transformation dans sa propre vie est un processus qui se poursuit au-delà du simple fait d' »arrêter » de faire une chose, cela crée certainement un environnement où il est normatif de discuter de ses problèmes.

Repenser le processus de transformation

Selon le modèle de processus de transformation élaboré,
la connais­sance de Dieu devient notre objectif principal.
Après tout, si la racine de notre problème de dépendance est un problème d’adoration, il convient d’apprendre à vénérer le véritable objet de notre culte.

Tandis que cette idée s’empare de votre cœur, vous allez décou­vrir que vous vous sentez plus à l’aise dans une bonne Église que dans une réunion des AA. Vous allez puiser force et sagesse dans les prédications, trouver de l’encouragement dans le chant collec­tif, vous nourrir spirituellement dans la communion et découvrir le Dieu vivant dans la Bible.
Vous allez en savoir plus sur le Dieu qui est plus grand que vous ne l’auriez jamais imaginé : plus grand en justice, en puissance et en amour. Vous verrez que sa grandeur œuvre en votre faveur. //

Vous découvrirez également que vous désirerez vivement dire la vérité.
Dieu est le Dieu de vérité. Son langage est le langage de la vérité.
Il lui est impossible de mentir. Il est très probable que cette découverte vous révèle que vous n’avez pas toujours parlé le langage de Dieu en évoquant votre vie alors que vous étiez sous l’emprise de l’alcool ou d’autres drogues.

La plupart des dépendances ne s’accompagnent-elles pas de men­songes, des mensonges pieux aux énormités ?
Les accros n’ont-ils pas tous, à un moment donné, induit quelqu’un en erreur, changé de sujet ou reproché le problème à quelqu’un d’autre ?
Ne se sont-ils pas tous justifiés ? À première vue, ces mensonges ne semblent pas graves, surtout si on les compare à l’utilisation de leur drogue de choix. Ce sont tout simplement des dissimulations auxquelles ont recours les toxicomanes pour se protéger des jugements d’autrui. La vision biblique, cependant, nous emmène plus loin que cela. La Bible indique que les mensonges nous font du mal et qu’ils sont des péchés contre les autres et contre Dieu.

Ils nous blessent en ce sens que les mensonges nous trompent, et pas seulement les autres. Ils nous persuadent que nous maîtrisons notre problème. On pense pouvoir tromper autrui sans se leurrer soi-même.
Avec autrui, le pouvoir du mensonge est évident.
Toute personne à qui l’on a menti sait que le mensonge divise les gens ;
il est le langage de la guerre. Nos mensonges prouvent à Dieu que nous ne lui sommes pas soumis. Ils montrent, au contraire, que nous obéis­sons à Satan, le père du mensonge, ainsi qu’à nous-mêmes.

La solution est de dire la vérité, de parler le langage de Dieu. C’est ainsi que l’on peut l’adorer. On peut l’adorer en l’imitant. Après tout. Dieu n’a-t-il pas toujours dit à son peuple , « Vous serez saints, car je suis saint »(1 Pi 1.16)?

En fin de compte, l’adoration ne consiste pas juste à chanter en levant les mains. L’adoration consiste à marcher humblement devant Dieu en faisant de petits pas d’obéissance. Dire la vérité fait partie de cette marche.

Dire la vérité va encore plus loin que le fait de prononcer des paroles vraies. Cela signifie également que l’on croit ce qui est vrai. Par exemple, cela signifie croire la vérité sur soi-même et avouer : « Seigneur, je reconnais que j’ai servi mes propres idoles et mes désirs. »

Prolongements

Comment parler du péché (Edward T. Welch)

 

 

Une réflexion sur « C’est la faute au cerveau (Edward T. Welch) »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s