Jean 15.2,6 : Le sarment coupé du cep

 

Un véritable enfant de Dieu court-il le risque d’être retranché du Cep et… d’être « brûlé » ? Voici probablement le texte le plus troublant des Écritures pour étayer éventuellement la doctrine de la perte du salut. Et si c’était plutôt la plus claire évidence de la sécurité éternelle des vrais chrétiens ? Continuer à lire … « Jean 15.2,6 : Le sarment coupé du cep »

Une fois sauvé, toujours sauvé ? Soyons pratiques ! (Jean-Paul PELSY)

L’article « Une fois sauvés, toujours sauvés ? Oui, mais attention ! » a suscité plusieurs réactions intéressantes. Voici l’une d’elle, qui ne se veut pas théologique, mais pratique, de la part de Jean-Paul PELSY. Continuer à lire … « Une fois sauvé, toujours sauvé ? Soyons pratiques ! (Jean-Paul PELSY) »

2 Pierre 2.20 à 22 : La truie lavée qui retourne dans sa boue : apostasie de chrétiens ?

 

Dans l’article 2 Pierre 2.1 : Le meilleur argument pour l’expiation illimitée, deux auteurs montrent que ce chapitre parle de faux docteurs, qui, quoique rachetés par le sang que Christ a versé à Golgotha, n’ont jamais été de vrais enfants de Dieu, car ils n’ont pas accueilli Christ dans leur vie, malgré les apparences. C’est d’eux que parle le passage suivant :

2 Pierre 1.20 à 22 : En effet si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils se laissent reprendre et dominer par elles, leur dernière condition est pire que la première. 21 Il aurait mieux valu pour eux ne pas connaître la voie de la justice plutôt que de la connaître et de se détourner ensuite du saint commandement qui leur avait été donné. 22 Il leur est arrivé ce que disent avec raison les proverbes: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi et: «La truie à peine lavée s’est vautrée dans le bourbier.»

J’admets que le verset 20 pourrait aller dans le sens d’un retour à l’état naturel de chrétiens qui ne persévèrent pas dans la foi. 
Mais le verset 21 dément, s’il le fallait encore, la compréhension de la cessation du salut d’enfants de Dieu : ça saute aux yeux que la truie lavée qui est retournée à sa boue était restée truie, sa nature n’avait pas été changée en nature de chat, elle avait juste, pour un temps, adopté un comportement non conforme à sa nature.

2023-01-122023-01-12 (2)

Une truie lavée ne deviendra jamais un chat !

Beaucoup de gens vont très loin dans la réforme morale pieuse, ils « se lavent », ils peuvent être ascètes, brûler leur vie dans un couvent etc. Mais leur nature n’a jamais changé. Or, 1 Jean 3.9 est un texte en béton armé :

Si celui qui est né de Dieu peut, hélas, encore pécher, il ne peut plus continuer à pécher, ce n’est plus sa nature,  et l’Esprit saint le pousse à la repentance ! On peut remettre en question la nouvelle naissance de ceux qui ne présentent aucune évidence de repentance profonde dans leur vie, n’est-ce pas ? !

Claude

Compléments 

Un article qui montre que la sécurité du salut en fin de parcours va de pair avec un bon départ pris par une vraie nouvelle naissance :
Une fois sauvés, toujours sauvés ? Oui, mais attention… !

Vous trouverez deux séries d’articles complémentaires bien fournies ici :
Sous la loupe     (2. La préservation du salut)

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Une fois sauvés, toujours sauvés ? Oui, mais attention… ! (C.S)

Je vois de plus en plus combien la croyance dans la possibilité de la perte du salut à la fin découle d’un manque d’attention porté à la réalité d’une vraie nouvelle naissance au début de la vie chrétienne ! Avons-nous d’un côté trop bradé le salut (côté humain), tout en le compliquant (côté divin) ?
Devons-nous persévérer dans la foi pour être sauvés, ou persévérons-nous parce que nous sommes sauvés ? Continuer à lire … « Une fois sauvés, toujours sauvés ? Oui, mais attention… ! (C.S) »

Hébreux 3.13 et ss : Une mise en garde à prendre à cœur (John DARBY)

Mise en garde contre le danger pratique de se détacher de Dieu (3.13)

Aussi longtemps que le « aujourd’hui » de l’appel de la grâce durerait, les fidèles devaient s’entr’exhorter, de peur que l’incrédulité ne se glissât dans leurs cœurs par la subtilité du péché. C’est ainsi que l’on abandonne le Dieu vivant.

Nous parlons ici au point de vue pratique, non pas à celui de la fidélité de Dieu, qui ne permettra certainement pas qu’aucun des siens périsse ; mais il y a le danger pratique d’être, quant à notre responsabilité, détachés de Dieu, et pour toujours, si Dieu n’intervenait pas en agissant dans une vie qu’il nous a donnée et qui ne peut périr.

 Exemple d’Israël au désert, incrédule et privé du repos de Dieu

C’est l’avertissement de ne pas le faire qui arrête celui qui vit. Celui qui est mort, celui duquel la conscience n’est pas engagée, qui ne se dit pas : « Auprès de qui nous en irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! » [(Jean 6:68)] méprise l’avertissement et périt. [3:17] Il en avait été ainsi d’Israël dans le désert, [3:18] et Dieu leur jura qu’ils n’entreraient pas dans son repos (Nomb. 14:21-23), et pourquoi ? [3:19] Ils avaient abandonné leur confiance en lui ; leur incrédulité, quand la beauté et l’excellence du pays leur avaient été rapportées, les a privés du repos promis.

John Nelson DARBY, Bibleenligne.com/commentaire avancé : Hébreux 3

Compléments :

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Hébreux 3.6b : Et sa maison, c’est nous, si du moins nous gardons… 

Nous sommes sa maison « si du moins… » ?

Ce si du moins trouble beaucoup de gens. Il n’est pas destiné à troubler le vrai croyant, mais seulement celui qui n’est qu’un simple professant de la religion chrétienne.

Établissons ici une distinction importante.

Quand dans l’Écriture, nous sommes vus comme nés de Dieu, ou vus en quelque manière comme les objets de l’œuvre de Dieu par Son Esprit, alors il n’y a pas de « si ». Comment cela se peut-il ? — Parce que la perfection marque tout ce qui est l’œuvre de Dieu.

D’un autre côté, quand nous sommes vus d’un point de vue humain comme ceux qui ont embrassé la profession chrétienne, alors un « si » peut être introduit — et en effet il doit l’être.

Voici des gens qui ont professé être convertis il y a des années, et pourtant aujourd’hui ils sont loin d’avoir un comportement chrétien.
Que peut-on dire à leur égard ?
Eh bien, comme nous cherchons à être charitables dans nos pensées, nous leur donnons le bénéfice du doute, et nous les acceptons comme croyants, jusqu’à ce que, de manière probante, ils se révèlent ne pas l’être.
Pourtant il y a encore un doute : un « si » est introduit. Les Hébreux auxquels cette épître s’adressait, étaient nombreux et d’états spirituels fort variés. Certains d’entre eux causaient beaucoup d’inquiétude à l’auteur de l’épître.
La plupart d’entre eux étaient sans doute vraiment convertis, et il pouvait dire d’eux : « mais nous sommes persuadés, en ce qui vous concerne, bien-aimés, de choses meilleures et qui tiennent au salut » (6:9).

Pourtant en leur écrivant à tous globalement, que pouvait-il dire sinon que tous les privilèges chrétiens leur appartenaient, si leur profession chrétienne était effectivement une réalité.

Or c’est justement ce que dit la seconde partie du verset 6, car il est temps de tester la réalité.

Ce qui seul peut donner une garantie certaine de la réalité de la profession chrétienne, c’est la persévérance.

Tôt ou tard la fausse profession chrétienne laisse tomber les choses, et se détourne ; la vraie profession tient ferme jusqu’au bout. Si quelqu’un se fourvoie et se détourne, la véritable racine de leur trouble tient en un mot : l’incrédulité. 

Par la suite, l’auteur du commentaire, s’attardant sur les versets 7 à 19, met en garde contre l’incrédulité. (de concert avec celui de la lettre aux Hébreux). ) Puis, il nous livre un mot d’explication, qui me semble éclairant :

On peut considérer l’histoire d’Israël de deux manières : soit d’un point de vue national, soit d’un point de vue plus personnel et individuel. Quelle que soit la manière de la considérer, cette histoire a une valeur typique pour nous.

Si nous prenons le premier point de vue, nous les considérons comme un peuple racheté nationalement, et c’est nationalement qu’ils entrèrent dans le pays que Dieu s’était proposé pour eux, à l’exception de deux tribus et demies qui devinrent le type des croyants qui ont leurs pensées aux choses de la terre, qui n’entrent pas dans la bénédiction que Dieu s’est proposé pour eux. De ce point de vue, il est sans importance que les individus effectivement entrés dans le pays (hormis deux d’entre eux), n’étaient pas du tout les mêmes que ceux qui étaient sortis d’Égypte.

Selon le second point de vue, nous nous intéressons tout à fait à l’état effectif du peuple et des individus parmi eux. De tous ceux qui quittèrent l’Égypte, seulement deux crurent et entrèrent effectivement en Canaan.

>>  Ce dernier point de vue est celui de l’épître aux Hébreux, comme aussi de 1 Cor. 10:1-13 où il nous est dit qu’ils sont des types ou des exemples pour nous.

Ils sont pour nous un avertissement très clair de la fin terrible qui attend ceux qui, selon leur profession et selon les apparences extérieures, font bien partie du peuple de Dieu, mais qui sont en réalité dépourvus de la foi vraie et vitale qui est la source principale de toute sainteté.

Nous sommes donc mis en garde contre un méchant cœur d’incrédulité qui s’écarte du Dieu vivant, et nous sommes priés de nous exhorter l’un l’autre chaque jour (3:13), car le péché est très trompeur. Si les croyants doivent s’exhorter l’un l’autre chaque jour, cela signifie que chaque jour ils recherchent la compagnie des autres croyants. Ce verset considère comme allant de soi que nous ayons nos relations et notre compagnie parmi le peuple de Dieu, de la même manière qu’autrefois, les apôtres « ayant été relâchés, vinrent vers les leurs » (Actes 4:23). Il implique aussi que nous veillons sur l’âme les uns des autres en vue de la prospérité spirituelle des uns et des autres. Mais, est-ce vrai de nous tous ? La santé spirituelle générale des chrétiens n’en serait que meilleure. Nous sommes bien plus influencés par la compagnie des gens que nous fréquentons que beaucoup d’entre nous sont prêts à l’admettre.

Si donc certains d’entre nous ont confessé le nom de Jésus sans réalité, il y a alors en eux un méchant cœur d’incrédulité, quoi que ce soit qu’ils aient pu exprimer de leurs bouches ; et à moins d’ouvrir les yeux aux réalités, la pente du déclin est irréversible.

Le méchant cœur d’incrédulité est facilement trompé par le péché ; et le péché lui-même, en raison de sa tromperie, nous endurcit jusqu’à nous rendre insensibles à la répréhension. Alors au lieu de « retenir ferme jusqu’au bout le commencement de notre assurance », nous laissons aller et nous abandonnons. Or seuls les vrais croyants, qui demeurent fermes jusqu’au bout, deviennent compagnons du Christ.

Extrait du commentaire en ligne Hébreux Bibliquest

Complément tiré de BibleEnLigne.com

«Et nous sommes sa maison», dit l’auteur de l’épître, se plaçant toujours au nombre des croyants hébreux auxquels il s’adresse. C’est bien la maison de Dieu, mais envisagée sous le point de vue de l’administration plutôt que comme habitation de Dieu. Or, puisqu’il s’agit de la profession, tous les Hébreux qui professaient le christianisme, faisaient partie de cette maison. Mais la fin de la course devait manifester ceux qui auraient retenu ferme la confiance et la gloire de l’espérance. Les professants sans vie restent en route, mais les professants qui possèdent la vie sont stimulés à tenir ferme jusqu’au bout, soutenus par la confiance que donne le christianisme et l’espérance glorieuse qui s’y rattache.

(BibleEnLigne.com)

Le verset 14 peut être considéré de la même manière : 14 En effet, nous sommes devenus les compagnons de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin notre position première. 
Compagnons de Christ ? Cela fait penser aux disciples sur le chemin d’Emmaüs, que Jésus enseignait en cheminant ensemble ! !

Compléments :

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Hébreux 2.3 doit-il inquiéter les véritables enfants de Dieu ? (C.S)

Comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut ?
Nous venons d’avoir une bonne rencontre de partages bibliques sur Hébreux 2. À chaud, je vous partage ces réflexions que j’espère stimulantes.
Continuer à lire … « Hébreux 2.3 doit-il inquiéter les véritables enfants de Dieu ? (C.S) »

1 Corinthiens 15.1, 2 : Des frères qui auraient cru en vain ?

…l’Évangile qui vous a sauvés à condition que vous le reteniez.. Paul s’adresse sans conteste à des chrétiens. Les voit-il en danger de perdre leur salut ?? Continuer à lire … « 1 Corinthiens 15.1, 2 : Des frères qui auraient cru en vain ? »

Que dit Philippiens 1.6 sur la sécurité éternelle des rachetés ?

Je peux souscrire à l’article suivant d’Arminianisme Évangélique sur ce point où des positions extrêmes s’affrontent souvent. Il me semble très recevable, comme m’a paru celui du calviniste Sproul sur le même thème..
Sans enseigner formellement la possibilité de la perte du salut, Ben HENSHAW montre l’importance de persévérer jusqu’au bout, ce que nous croyons aussi ! Continuer à lire … « Que dit Philippiens 1.6 sur la sécurité éternelle des rachetés ? »

L’assurance du salut du chrétien (selon R.C. SPROUL 6/6)

Nous terminons notre survol du livre « Choisis par Dieu » de R.C. Sproul par le sujet de l’assurance du salut. C’est probablement celui des 5 points « tulip » où nous sommes le plus en phase avec l’auteur (bien que nous ayons aussi trouvé des passerelles vers lui lors de l’examen des thèses que nous récusons…) Continuer à lire … « L’assurance du salut du chrétien (selon R.C. SPROUL 6/6) »

Persévérons jusqu’à la fin ! (selon Roy HESSION)

La question de la persévérance des saints jusqu’à la fin est souvent traitée de manière purement dogmatique, comme un sujet de débat entre théologiens. Rien que le titre de ce chapitre du livre « De l’esquisse à la réalité » (p 139ss, Ed. BLF), montre que l’auteur, Roy Hession, a choisi une approche résolument pastorale et stimulante ! C’est ce qui me plaît chez ce berger des âmes, au ministère béni pendant des décennies.
Dans ma jeunesse, j’ai d’ailleurs moi-même joui de son enseignement, lors des congrès « Réveil Aujourd’hui ». Qui ne connaît son bestseller, « Le chemin du calvaire » ? (BLF) Continuer à lire … « Persévérons jusqu’à la fin ! (selon Roy HESSION) »

Les paraboles de Luc 15 et les rétrogrades

 

Non, les Écritures nous montrent clairement que Dieu va à la recherche de ses fils égarés jusqu’à ce qu’il les retrouve.
A ce sujet,as-tu déjà remarqué que les 3 paraboles de Luc 15 parlent toutes les 3 de… retrouvailles, et non de la trouvaille d’une nouvelle pièce, de l’acquisition d’un nouveau mouton ou de l’adoption d’un nouveau fils ?
Et le Père cherche, cherche… jusqu’à ce qu’il ait trouvé !! Ce n’est pas une sécurité, cela ? (Voir aussi Notes 1 et 2)

1. Ceci n’invalide pas la compréhension classique de ces paraboles.  En effet, il nous est parlé de la joie d’un pécheur qui se repent !
2. Certains font remarquer qu’une pièce de monnaie et un mouton ne peuvent pas se repentir, donc le pécheur serait d’abord trouvé par Dieu, qui lui donnerait la repentance en conséquence. Mais la pièce de monnaie et la brebis ne peuvent pas non plus se repentir après avoir été retrouvés. Je dirais que c’est tout simplement la limite de l’image.

Pourquoi croire à la sécurité éternelle des enfants de Dieu ?

Avec d’autres auteurs, j’ai déjà traité ce sujet en  Hébreux 6.4 à 8 enseigne-t-il la perte du salut ? C’est en complément à ces articles que je réponds à l’objection suivante :

Continuer à lire … « Pourquoi croire à la sécurité éternelle des enfants de Dieu ? »

Que dit la Bible sur les 5 points « tulip » ?

Dans ce qui suit, nous essayerons autant que possible de faire table rase des idées préconçues, qu’elles soient calvinistes, arminiennes ou autres. Nous examinerons simplement l’enseignement de la Bible sur les cinq points qui, historiquement, ont défini ce débat. Continuer à lire … « Que dit la Bible sur les 5 points « tulip » ? »