Notre salut est-il assuré définitivement ?

Parmi les partisans de la théologie TULIP, , certains disent que la seule raison pour laquelle nous, les chrétiens, persévérons est parce que Dieu a décidé de nous arroser d’une sorte d’engrais spécial, provenant uniquement de lui, qui stimule notre croissance dans la vie chrétienne.

Selon eux, pour atteindre enfin notre repos éternel au ciel, c’est sa grâce qui est uniquement en action, pour sa seule gloire. Pourtant, les choses sont-elles vraiment ainsi ? N’y a-t-il aucune place pour des vertus authentiquement humaines de persévérance, hormis cette dose spéciale de la grâce de Dieu ? Les calvinistes affirment que lorsque nous sommes sauvés, nous ne pouvons plus nous perdre à cause de Dieu et uniquement à cause de lui. Est-ce vraiment ce que les Écritures enseignent ?
Selon Hébreux 3.6 « nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement ». (Italiques rajoutés).

Les Écritures enseignent vraiment que nous pouvons tous jouir de l’assurance du salut et de la sécurité éternelle, mais cette assurance ne procède pas avant tout et exclusivement d’une quelconque sélection divine, comme l’exprime le cinquième point de l’acronyme TULIP.

Le fait de fonder notre assurance sur quelque doctrine, réelle ou supposée, d’une sélection divine peut facilement faire naître l’incertitude : comment puis-je être sûr que Dieu m’a élu ?

Satan est un accusateur perfide des enfants de Dieu ; leurs chutes et leurs manquements peuvent facilement les amener à se demander s’ils sont vraiment au nombre des rachetés. D’autres chrétiens peuvent sombrer dans le désespoir, convaincus que leurs péchés leur ont fait perdre le salut.

Jésus affirme clairement que notre sécurité est assurée si nous faisons partie de son troupeau :

« Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main » (Jn 10.27).
C’est une déclaration encourageante et claire, et c’est à la lumière de cette promesse claire et digne de confiance faite par Jésus à ses brebis qu’il faut interpréter les autres passages de l’Écriture relatifs à l’assurance du chrétien :
« Elles ne périront jamais » (Jn 10.28).

Remarquons que Jésus n’a pas employé le temps passé : « Mes brebis ont entendu ma voix. » Ce qui s’est passé autrefois est important, mais le fait d’écouter Jésus aujourd’hui l’est davantage. Quel merveilleux réconfort et quelle assurance formelle pour ceux qui ont authentiquement confié leur vie au Seigneur Jésus ! Et à ceux qui désespèrent d’y arriver par leurs propres forces, nous pouvons dire en toute confiance que celui qui cultive journellement un esprit de repentance et une confiance d’enfant peut jouir d’un sentiment très fort de sécurité éternelle. Celui qui témoigne d’un attachement au Seigneur Jésus-Christ est un de ses vrais disciples, s’il ne s’appuie pas sur une ‘décision’ prise sous l’émotion du moment et sans suite.

Quelles sont les preuves qu’une personne appartient  au troupeau de Jésus ?

Le Seigneur a d’abord déclaré que les brebis reconnaissent sa voix :

« Le portier  lui ouvre,  et les  brebis entendent sa voix; Il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors.
Lorsqu’il a fait sortir toutes ses  propres brebis, il marche  devant elles; et les brebis le suivent,  parce  qu’elles connaissent  sa voix.  Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »  (Jean 10.3-5).

Il n’a pas dit : « Mes brebis connaissent les Écritures », même s’il est de la plus haute importance de s’appliquer à l’étude de la Parole de Dieu et de la garder dans son cœur. « Je serre Ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi » (Ps 119.11).

Beaucoup de scribes et de pharisiens connaissaient les Écritures, mais cela ne les a pas incités à suivre le Seigneur. Ses vraies brebis écoutent continuellement et activement leur Berger et elles dépendent de lui pour leur nourriture et leur bien-être spirituel.

Demandons-nous chaque jour si notre cœur est vraiment ouvert et à l’écoute de la douce voix du bon Berger ; si nous sommes désireux d’être guidés par lui pendant la journée ; si nous apprenons à vivre en contact intime avec lui, le Protecteur, le Guide et le Seigneur.
Les sollicitations du monde, de la chair et du diable étouffent si facilement la voix de Jésus dans notre for intérieur, et y font naître l’insécurité.

Ensuite, Jésus a ajouté que Ses brebis « le suivent », et non « le suivaient ».

Ses vraies brebis persévèrent à le suivre, et ne suivront pas de faux bergers. Les brebis suivent le Seigneur Jésus parce qu’elles connaissent sa voix.

« Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers » (Jn 10.5).

Un  signe important du vrai chrétien :  l’amour pour les autres croyants..

« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13.35).
Notre amour pour les frères et sœurs en Christ est un signe vital de vie spirituelle. Quelle tristesse que cet amour fasse parfois défaut parmi les chrétiens !

« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. Nous avons connu l’amour, en ce qu’Il a donné Sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères »   (1 Jn 3.14-16).

Quelle est notre véritable attitude de cœur vis-à-vis de nos voisins et de nos frères dans la foi ? Combien cette question est importante ! Faisons-nous passer habituellement nos besoins avant les leurs ? Le fait d’agir de la sorte ne veut évidemment pas forcément dire qu’on n’est pas un véritable enfant de Dieu ; il met en lumière la nécessité de faire de grands progrès dans la croissance spirituelle. Pensons aux sentiments de Paul à l’égard de ses compatriotes juifs qui le persécutaient :

« Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit : J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair » (Ro 9.1-3).

Sommes-nous prêts à mourir pour nos frères, ou les ignorons-nous ? Avons-nous du ressentiment contre eux, ou nous laissons-nous accaparer par tellement de choses que nous n’avons plus de temps pour ceux qui ont besoin de nous ? Notre croissance spirituelle en dépend.

Que la parabole du semeur nous enseigne à ce sujet. Il y a des gens qui reçoivent la parole avec joie mais dont les racines ne sont pas profondes, comme celles des graines tombées sur le sentier rocailleux. Ils adhèrent à la foi chrétienne par un élan intellectuel ou sentimental.
« Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation » (Lc 8.13).
On peut facilement recevoir la Parole mais on ne persévère que pour un temps, avant de retourner dans le monde. On peut recevoir la Parole sans lui permettre de pénétrer dans le cœur et de changer ses dispositions intérieures et ainsi ne pas réorienter l’ensemble de ses aspirations et de ses objectifs. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une vraie conversion et d’une nouvelle naissance. (Cette parabole dans Luc 8 ne parle pas des hauts et des bas qui sont l’expérience de beaucoup d’entre nous pendant les débuts de notre apprentissage dans la vie avec le Seigneur.)

Bien que la Parole de Dieu ne dit pas explicitement que nous ne pouvons  pas abandonner le Seigneur par notre désobéissance délibérée, ou que nous ne pouvons pas nous arracher nous-mêmes de sa main, il m’est totalement inconcevable que quelqu’un puisse librement décider de tourner le dos au Seigneur après être venu véritablement à lui et l’avoir reconnu comme le Seigneur et Sauveur de sa vie.

Je rajoute cette parole du Seigneur à propos du véritable enfant de Dieu : « Voici comment nous savons que nous connaissons le Christ: c’est parce que nous obéissons à ses commandements » (1 Jean 2.3).

En plus de l’assurance que nous donne l’Écriture, nous avons le témoignage puissant du Saint-Esprit dans notre cœur concernant notre sécurité éternelle.
« L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Ro 8.16).
Soulignons l’importance que Jean accorde au témoignage intérieur dans notre cœur : « Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même » (1 Jn 5.10).
Dans ce verset, le verbe « croire » implique un appui sur Dieu pour toutes les questions de la vie quotidienne.

Nous ne pouvons pas mener notre vie avec Christ si à son tour il ne mène pas sa vie en nous :

« Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit » (1 Jn 4.13).

Si nous marchons dans la lumière comme ses fils et ses filles obéissants, notre esprit intérieur nous rappelle notre merveilleux statut d’enfants de Dieu. Par ailleurs, on ne peut pas vivre dans l’amour de Dieu si on n’aime pas les autres chrétiens :
« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort » (1 Jn 3.14).

Parlant des temps difficile de la fin, Jésus, toujours notre plus sûre Autorité, affirme que pour atteindre le but, nous devons persévérer jusqu’à la fin : «Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Mt 24.13).
Le salut est manifestement plus qu’un événement ou une décision, puisqu’il implique la discipline constante de la repentance, de la soumission et de l’obéissance à notre précieux Sauveur, grâce à la puissance de l’Esprit.
Elle n’est rien d’autre qu’une communion d’amour et d’intimité avec lui. Ses vraies brebis persévèrent dans leur relation avec lui ; elles font confiance à la bonté, la grâce et la compassion extraordinaires de leur divin Berger qui ne les abandonnera jamais.

Beaucoup pensent à tort que le fait d’avoir « pris une décision pour Christ » lors d’une campagne d’évangélisation garantit leur situation devant Dieu. Certes, une telle décision peut représenter le changement profond du passage de la mort à la vie, du royaume des ténèbres à celui de la lumière.

Mais notre salut est bien plus qu’une acceptation intellectuelle de certains faits, ou une réponse émotionnelle à une prédication émouvante. La conversion authentique résulte d’une rencontre profonde avec le Christ ressuscité.

On peut fréquenter fidèlement une église, assister à toutes les réunions, apprécier tout ce que la présence des chrétiens peut offrir, et ne pas être membre authentique de la famille des rachetés.

La question décisive est de savoir si on est réellement « en Christ » ou si on est simplement passé par une expérience religieuse, aussi intense soit-elle. « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création.
Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Co 5.17).

Dans Actes 14.22, Paul et Barnabas exhortent les disciples de Lystre, d’Icone et d’Antioche à « persévérer dans la foi. » Laissons ces textes nous interpeller au lieu de chercher à les expliquer d’une manière qui cadre avec nos présupposés théologiques. L’incrédulité et la désobéissance peuvent nous éloigner d’une vie d’obéissance à Dieu et faire de nous des rétrogrades qui ont besoin de nous repentir et d’être rétablis dans notre communion avec Dieu.

Notre attitude face à l’Écriture tend à révéler nos vraies dispositions spirituelles. Nous efforçons-nous de coincer les textes dans notre moule doctrinal et moral préconçu au lieu de laisser les Écritures nous juger ?

Les véritables brebis du bon Berger abordent la Parole avec respect, sans esprit de jugement ; elles se soumettent à son enseignement sans chercher à l’adapter ou à le modifier pour qu’il s’adapte à leur situation ou à leur position doctrinale préconçue. Ceux qui dissèquent et découpent la sainte Parole de Dieu courent un grand danger. Nous ne sommes pas appelés à juger la Parole, mais à nous laisser juger par elle. Il existe un bon critère pour savoir si nous sommes sur le bon chemin : aborder les Écritures avec le désir ardent d’être éclairé et corrigé par elles, en examinant notre propre cœur, au lieu de chercher à altérer le texte pour le faire coïncider à nos croyances et justifier un comportement qui est loin de ressembler à celui de Christ.

Être sauvé de ses péchés est plus qu’un simple événement. C’est une relation permanente, sincèrement et fidèlement entretenue ; c’est vivre dans la dépendance de Dieu par Son Saint-Esprit par lequel nous crions ; «Abba ! Père ! » et qui « rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Ro 8.15-16). Il serait imprudent d’employer le slogan ‘une fois sauvé, toujours sauvé’, pour une bonne raison : les personnes mentionnés ci-dessus qui ont ‘pris une décision pour Christ’ sans cette vraie rencontre transformatrice avec lui comme Sauveur et Seigneur, peuvent en trouver une fausse assurance qui freine toute recherche ultérieure. Dieu veut que nous puisions notre assurance à la foi dans la Parole et dans le Saint-Esprit. En plus de l’assurance qui découle de la soumission et de l’obéissance à la Parole écrite, il y a (comme nous l’avons dit précédemment) le témoigne intérieur vital du Saint-Esprit.

N’oublions pas que de nombreux scribes, sadducéens et pharisiens qui étaient très versés dans les Écritures devinrent les pires ennemis de Christ, allant jusqu’à se servir des paroles mêmes de l’Écriture pour s’opposer à lui. Ce fait très présent dans les évangiles doit nous servir d’avertissement solennel pour ne pas fonder notre assurance sur la seule connaissance biblique.

Nous devons laisser le Saint-Esprit appliquer la Parole à notre cœur et à nos circonstances, et nous dire où nous en sommes dans notre relation avec Dieu.

La pression du monde est tellement forte, les subterfuges de Satan tellement subtils, que nous avons besoin de tous les avertissements et les encouragements contre l’apostasie, pour éviter la complaisance et une attitude de propre juste. Tirons les leçons de ce que Dieu déclare aux païens à propos d’Israël, même si le contexte est plus national qu’individuel et comprend l’accomplissement du rôle prévu par Dieu pour son peuple Israël. Cette leçon est vitale pour combattre l’orgueil et cultiver une crainte respectueuse de Dieu :

« Si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché » (Ro 11.21-22).

Si la Parole de Dieu semble nous mettre en garde en évoquant la possibilité de chuter spirituellement, comment trouver le réconfort et l’assurance de la vie éternelle qui nous confèrent le sentiment de sécurité indispensable ? Dans la pratique, la sécurité éternelle du croyant est moins une question de textes probants que de ce témoignage intérieur du Saint-Esprit. Une bonne façon d’expérimenter le sens profond et réel de la sécurité éternelle est de cultiver un cœur qui adore et loue notre Dieu, et de marcher d’une manière qui exclut la confiance en soi et la propre justice, mais qui nourrit plutôt un esprit de repentance et de foi en Christ ressuscité. Celui-ci est davantage un exercice constant du cœur et de l’esprit qu’un événement ponctuel essentiel de notre conversion proprement dite. À l’exception des églises de Smyrne et de Philadelphie, toutes les autres églises mentionnées dans Apocalypse 2-3 sont décrites comme ayant besoin de se repentir.

Hébreux 6.1 présente la repentance non comme un échafaudage, mais comme faisant partie des fondations. On peut ôter l’échafaudage sans menacer la stabilité d’une construction, mais que se passe-t-il si on supprime les fondations ?

La repentance est indispensable à notre marche quotidienne avec le Seigneur; il convient donc d’éviter le danger de la complaisance qui considère la repentance comme une chose passée et réglée une fois pour toutes, alors que nous avons besoin de l’exercer continuellement comme une composante vitale de notre expérience quotidienne de la marche avec Dieu.

Hébreux 6.4-8 contient des mots forts qui interpellent : « éclairés », « goûté le don céleste », « qui ont eu part au Saint-Esprit », « goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir ».
Toutefois, ces expressions ne décrivent pas une personne qui a pleinement confié sa vie à Jésus-Christ et l’a vraiment reçu comme son Sauveur et Seigneur.

Néanmoins, nous avons tous besoin d’examiner notre cœur et de prendre très au sérieux tous les avertissements que contient la Parole de Dieu, en ne tolérant aucune négligence dans les choses spirituelles.
Dans la même lettre, nous lisons cette exhortation :
« Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant » (Hé 3.12).
Pour sa part, Paul exhorte ses lecteurs :
« Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes » (2 Co 13.5).
Il répète cette exhortation dans 1 Corinthiens 11.27-28 au sujet de la sainte cène :
« C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe. »
Il faut constamment lutter contre l’autosatisfaction et la négligence, car cette lutte n’est jamais finie définitivement sur terre.

Prêtons sérieusement attention à l’avertissement donné dans Apocalypse 22.19 :
« Si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. »
Comment Dieu peut-il retrancher à quelqu’un sa part de l’arbre de vie, s’il ne la possédait pas ? Il me semble que la meilleure réponse est que les vrais disciples ne badinent pas avec l’inspiration et la complétude de la Parole de Dieu, mais qu’ils entretiennent un respect profond et durable pour toute la Bible, et qu’ils mettent régulièrement du temps à part pour l’étudier de près.

Qu’est-ce que le péché contre le Saint-Esprit ?

Le péché contre le Saint-Esprit n’est pas un acte précis, aussi horrible soit-il, mais plutôt une attitude consciente et persistante. Jésus affirme pouvoir pardonner toutes sortes de péchés sauf celui-ci. Pécher contre le Saint-Esprit, c’est attribuer au diable l’œuvre de Jésus, comme l’ont fait les pharisiens dans Matthieu 12.24.

Aujourd’hui, depuis le sacrifice de Jésus sur la croix, nous pouvons assimiler ce péché au refus persistant et définitif d’écouter la voix de Dieu et de bénéficier du sacrifice rédempteur de Christ en notre faveur, rejetant par là même la seule Source de vie éternelle

En adoptant cette attitude de résistance au Saint-Esprit, les gens s’imaginent pouvoir se passer de la croix et opérer leur propre salut en croyant à l’offre satanique d’un « autre chemin », qui en réalité mène à la damnation éternelle. Les gens se condamnent eux-mêmes à une éternité de perdition par leur incrédulité et leur rébellion chronique contre le Seigneur.

Ce n’est pas la volonté de Dieu que quelqu’un périsse. Nous l’avons déjà affirmé, l’enfer était préparé pour Satan et pour ses anges, pas pour les hommes.
« Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges » (Mt 25.41).

Mais en se bouchant les oreilles à la voix de Dieu, en fermant leur cœur à Dieu, en s’engageant sur la voie prônée par Satan, les êtres humains le rejoindront dans cet horrible lieu.
C’est une chose certaine que Dieu veut que tout le monde se repente. L’Écriture contient des avertissements très clairs quant à la séparation éternelle d’avec Dieu. Lui seul peut voir au plus profond de notre être intérieur, mais si le désir sincère de notre cœur est d’être agréable à Dieu, nous pouvons être sûrs de n’avoir pas commis le péché contre le Saint-Esprit.

Il faut beaucoup de temps et de souffrances pour ressembler davantage à Jésus ; dans ce processus, nous trébuchons souvent, mais nous nous relevons et poursuivons notre chemin avec la grâce et le secours du Dieu qui nous aime. Notre ancienne nature pécheresse tente de nous plonger dans le désarroi intérieur tout au long de la vie. La Bonne Nouvelle est que nous ne sommes plus sous la domination et le pouvoir du péché et qu’un avenir glorieux nous attend là où le péché sera banni.

La détresse intérieure est parfois un bon signe que nous sommes sur la bonne voie. En revanche, les gens qui ont commis le péché contre le Saint-Esprit n’éprouvent pas le moindre désir de se soucier des choses de Dieu.

Dudley WARD se définit comme missionnaire, engagé avec son épouse Jill dans l’évangélisation, la distribution de littérature, l’encouragement des serviteurs de Dieu dans leur passion pour le ministère chrétien.
Cette série d’articles est tirée du livre de Dudley, « Programmés par Dieu ou libres de le servir ? » aux Editions Oasis (épuisé, mais j’ai encore quelques exemplaires). Vous pouvez écouter son message ici https://www.youtube.com/watch?v=dh1GFyR72Ck   et https://www.youtube.com/watch?v=u-vKC6FwA7g