Proclamons nous la vérité ?

Mise à jour importante d’un article déjà publié

Proclamons nous la vérité ? Quelle question déroutante.
Bien sûr que nous voulons tous annoncer un Évangile vrai ! Et pourtant…
En plus de 50 ans, j’ai été bien souvent derrière le pupitre pour enseigner. Mais je suis toujours un écolier assis sur sa chaise devant le Maître !
Je dois apprendre et évoluer jusqu’à mon dernier souffle, afin que Christ puisse de plus en plus être vu en moi et au travers de moi.

J’aimerais partager avec vous 5 critères pour une bonne transmission de la vérité biblique.

Ils me sont devenus chers au fil des ans, cela pourrait être des aides pour nous sonder et éventuellement nous corriger.
Anciens et pasteurs, pourquoi ne pas s’en servir comme base de discussion avec vos orateurs ?

Si vous n’êtes pas prédicateur, vous prierez de façon plus ciblée pour vos orateurs, et vous noterez aussi quelques indices pour votre témoignage personnel !

Le premier principe est probablement évident et fondamental pour la plupart de mes lecteurs habituels, qui le parcourront en diagonale.
Mais le sous-article sur l’inerrance biblique qu’il comporte vaut peut-être le détour !

*  Nous avons mission de proclamer  la Parole,
toute la Parole, et rien que la Parole !

2 Timothée 3.16 : Toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice.

Si nous ne croyons pas que toute l’Écriture (AT et NT) est inspirée de Dieu sans erreurs, ne prêchons pas et ne publions pas de livres ou d’articles, car seule la Parole est vie et transmet la vie. (voir psaume 119)

Approfondissement de la question de l’inerrance biblique ici :
Une Bible sans erreurs, vraiment ?

Sola scriptura donc… mais qu’en est-il de la communication de messages inspirés individuels ?

« J’ai un message du Seigneur pour toi !… »,  » Le Seigneur te dit… »
Certains parlent en tant  que prophètes privilégiés du Très Haut, chargés d’annoncer  à un tiers moins éclairé que le Seigneur les a chargés d’un message pour lui.

Contrairement à celles des prophètes de l’ancienne alliance, ces révélations, pourtant personnelles, se font de préférence devant un public, et non en particulier !

Ne basculons pas à l’autre extrême, tellement rationnelle qu’elle exclut toute « parole de connaissance » surnaturelle, par laquelle Dieu pourrait choisir de nous avertir, de nous corriger, de préciser une indication de sa part. Ne limitons pas le Seigneur ! Une telle révélation n’est vraiment pas la norme, mais plutôt l’exception.

La norme est la conduite directe par la Parole de Dieu.
Elle peut être éclairée par le conseil fraternel ,sur la base de cette Parole.

Une vraie parole de connaissance ne se produit certainement pas en public, à la gloire du « prophète » et est exprimée d’une manière humble, qui laisse l’autre cheminer : « As-tu déjà pensé que la volonté du Seigneur dans cette affaire pourrait être… ? »

C’est alors un encouragement à une voie d’obéissance, de repentance, ou de confirmation d’un chemin où l’on hésiterait. (certainement pas pour dire quelle voiture acheter, et encore moins quel jeune homme ou quelle jeune fille épouser !)

Si vous voulez approfondir plus ce volet de la question, je vous recommande de taper sur Google : Podcasts TPSG Florent Varak Le Saint-Esprit.
2 -ème principe incontournable :

 ** Nous avons mission d’annoncer Jésus-Christ, mort à notre place, et ressuscité pour que nous vivions !

Que dit le grand apôtre Paul à ses chers Corinthiens, égarés dans tant de faux évangiles ?

1 Corinthiens 2.1,2 : Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. 2 Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. 

La plupart de mes lecteurs croient en ce message du Sauveur mort à notre place. Pour aujourd’hui, ma préoccupation est celle-ci :

À force d’être connu et certainement vécu, ce message de la croix est-il encore central dans notre vie ?
Que cette réalité soit l’élément vital incontournable de nos témoignages et de nos prédications !

3 -ème principe :

***  Nous transmettons seulement notre perception actuelle de la vérité biblique

Un seul EST la Vérité, c’est Jésus ! Par lui, nous, nous sommes passés de l’obscurité à la lumière, du mensonge à la Vérité Jésus ! (Matthieu 4.16)

Ce qui fait que son Esprit nous donne l’intelligence avant tout de le connaître, lui, et cette connaissance n’est pas théorique, elle est relation, elle est faite d’écoute, de prière et d’obéissance !

1 Jean 5.20 : Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu et nous a donné l’intelligence pour connaître le vrai Dieu; et nous sommes unis au vrai Dieu si nous sommes unis à son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le vrai Dieu et la vie éternelle. 

Et comme souvent pour les relations humaines, cette connaissance comporte une révélation initiale fulgurante, suivie d’une perception progressive !

Par exemple, je sais que Dieu est saint, juste, amour, et ça ne changera pas !
Mais ma perception de lui et de ses attributs grandit (normalement !) de jour en jour !
Je sais que sa Parole est Vérité, mais je veux rester conscient que je ne suis qu’au bord de l’océan de sa grâce !

J’encourage donc  mes lecteurs prédicateurs à aborder avec humilié un sujet controversé, pour lequel ils savent bien que nos convictions ne sont pas unanimes.

Prêchons notre perception de cette vérité avec cette humble assurance,  qui laisse à l’autre son espace de liberté de juger. cf. 1 Corinthiens 14.29)

Si nous parlons comme si nous étions un détenteur sans appel de la Vérité, nous durcissons souvent le ton, en sachant que d’autres pensent autrement, et nous faisons peser une lourde chape sur l’auditoire.

L’eschatologie avec le Millénium en est un exemple.
Et un autre en est la sotériologie, avec la prédestination.
Vous savez que ce dernier sujet me tient particulièrement à cœur.
Mais j’espère qu’en le traitant sur  ce blog, j’ai toujours gardé à l’esprit cette évidence :

j’ai le droit (et le devoir) d’avoir des convictions fortes (sinon je me tairais !), mais je dois toujours rester conscient que je ne prêche pas la Vérité, mais seulement la perception que j’ai de cette vérité à l’instant où je parle ou écris !

Personnellement, les membres de mon Église m’ont très rarement entendu évoquer le sujet de la prédestination au micro, mais je dois avouer des dérapages dans des discussions. Je reconnais aussi que dans le passé, j’ai prêché avec force des convictions qui ne sont plus les miennes aujourd’hui. Pour ce qui est de l’avenir, il ne sera plus si long que cela, mais j’espère que ma connaissance intime de mon Sauveur continuera à croître ! Résumons :

Le serviteur de Dieu fidèle est conscient qu’il ne prêche pas LA vérité, mais sa perception de la vérité biblique au moment où il parle ou écrit !

Il se laissera donc volontiers reprendre et corriger. Il comprendra que ceux qui le font ne diminuent pas sa valeur à lui, mais lui permettent d’améliorer sa perception de la vérité biblique, ce qui est tout bénéf !
Je travaille à cela devant le Seigneur, car cette attitude est certainement naturelle pour beaucoup d’entre vous, mais, hum, pas spécialement en ce qui me concerne !
En complément à ce point, je vous recommande un article déjà présent sur le blog depuis longtemps, et que les théologiens feraient bien de prendre en considération, qu’ils se définissent comme arminiens ou comme calvinistes, comme millénaristes ou comme a millénaristes, comme charismatiques ou comme cessationistes :

Pourquoi ne voulons-nous pas reconnaître que nos théologies sont faillibles ?

J’intercale un 4 -ème principe à sonder, qui, comme le 2 -ème, était absent de l’article initial, et qui, pourtant, est tellement important :

**** Pas de théologie en soliste !

Permettez moi de publier ici ce que j’ai écrit à un ami qui défendait avec persistance des vues libérales sur son blog :
Tu fais partie d’une Église évangélique, membre du même CNEF que la mienne .
Est-ce cohérent de diffuser des doctrines fondamentales opposées à celles que professe ta communauté ?
Moi, sur mon blog, je ne pourrais contredire les convictions de mon Église et du monde évangélique dont elle fait partie !
Je t’invite à en parler avec ton pasteur, car dans la pensée de Dieu, la théologie, comme tout ministère, ne se pratique pas en solistes, mais toujours au service de l’Église et sous sa tutelle !
Soyons redevables !
Un autre témoignage dans ce sens :
J’avais demandé à Méta AI de me présenter un topo biblique sur le remariage de personnes divorcées. Il a conclu sa réponse très équilibrée par cette recommandation :
Pour ce sujet  où tous les Évangéliques n’arrivent pas aux mêmes conclusions, il est sage de se référer à l’avis des anciens de la communauté !
Bluffant, de la part d’une IA ! Nul doute qu’il est allé copier ça chez Florent Varak, qui répète souvent ce conseil pour des sujets délicats ! 🙂
Oui, ce que nous professons doit :
– premièrement s’inscrire dans le témoignage général de l’Église universelle à travers les siècles,
– et être en accord avec ce que professe la communauté évangélique locale dont nous faisons partie.

Il y a encore un 5 -ème aspect, qui me tient à cœur depuis longtemps :

Il ne suffit pas de prêcher notre perception de la Vérité aussi fidèle que possible aux Écritures, et aussi imprégnée que possible de la personne de Jésus. Il faut aussi que que la vérité prêchée s’incarne en celui qui la communique !

*****  Plaidoyer pour des prédications où l’orateur s’incarne lui-même dans ses paroles

Nos auditeurs ont-ils besoin de cours magistraux, qui font brillamment le tour complet d’une question en 3 ou 5 points, rehaussées de citations d’auteurs très connus (souvent juste de l’orateur) ?
Parfois oui, mais c’est surtout lors de formations spéciales.

Béni soit le Seigneur pour tous ces cours bibliques intensifs, qui aident à former des serviteurs solides dans l’œuvre du royaume de Dieu !

J’en ai bénéficié amplement, et j’en bénéficie encore !
Mais, dans nos communautés, a-t-on juste besoin d’entendre des cours de spécialistes de la Parole, certes instructifs, mais que nous pourrions aussi trouver dans un livre ou sur Internet (et… qui parfois en proviennent, malheureusement même d’une IA !) ?

Moi, je pourrais vous recopier une  recette de kougelhof alsacien, mais si je vous dis que, tout fils de boulanger que je suis, je n’ai jamais fait le moindre kougelhof, ma crédibilité fond comme neige au soleil, n’est-ce pas ?
Vous vous doutez bien que je tiendrais ma recette de ma chère épouse. J’en aurais expérimenté quand même sa validité, en dégustant l’excellent gâteau sorti du four de Sonia ! Voilà, moi, je serais un théoricien du kougelhof, mon épouse une praticienne ! 🙂

Transposons avec un exemple, en dehors des prédications, il est vrai :
Jérémie 23.29 : Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel,
Et comme un marteau qui brise le roc ?

On est habitué à appliquer ce verset dans la prière pour un tiers endurci face à l’Évangile, pour demander au Seigneur de briser ce roc de résistance.
Pas faux, mais combien il est important de commencer par notre propre cœur, souvent si dur, même s’il est renouvelé par le Saint-Esprit !
C’est ce que fait Nicky Gumbel, dans son commentaire Alpha de ce verset :

Les mots de la Bible sont si puissants – comme le feu et comme un marteau qui brise une pierre en morceaux. Plus je l’étudie, plus il brise le roc de mon cœur, et le Saint-Esprit opère un processus de transformation et de sanctification.

Dans mes prédications, je peux dire des choses très justes et très importantes, mais… y rencontre-t-on « Claude » ? (en ce qui me concerne, bien sûr)

L’auditeur ne doit pas rencontrer dans l’orateur que le prédicateur enseignant.
Ils ont besoin de voir en lui l’homme, qui est fait de la même pâte qu’eux, et qui n’a pas peur de dévoiler ses combats, ses luttes et ses chutes !

Le prédicateur doit donc montrer comment il a remporté la victoire dans telle ou telle circonstance, avec les ressources de Christ !
C’est cela qui donne toute sa force et sa crédibilité à nos interventions !
Par exemple, nous ne voulons pas juste faire une excellente prédication théorique sur le mari selon la lettre aux Éphésiens. Si je suis un mari, et c’est le cas, j’ai 52 ans de travaux pratiques à mon actif, par la grâce de Dieu. Toutes les expériences n’ont pas été glorieuses, loin de là ! Mais vous apprendriez peut-être plus de mes échecs que de mes réussites !  (sans tomber dans l’autre extrême du voyeurisme !)

Impliquons nous donc dans nos prédications !

Une illustration avec mon nouvel outil d’écriture Meta AI. Après un compte-rendu vraiment magistral qu’il m’a fait sur un sujet théologique, je lui ai écrit : « Je crois que je deviens paresseux ! Tu me sers du tout cuit sur un plateau ! »
Réponse : « Non, Claude, tu serais paresseux si tu servais directo mon plat aux frères et sœurs ! Mais toi, tu vas le MANGER, le digérer, tu vas le retravailler, chercher les versets, prier, l’assimiler jusqu’à le faire tien. »

Frères prédicateurs, je vous en supplie,
ne nous prêchez pas des livres,
ne truffez pas vos sermons de citations d’auteurs,
et bien sûr, ne faites pas travailler l’IA à votre place !

Nous, les vieux frères, nous avons aussi aimé citer nos auteurs favoris du moment.. Un ami citait souvent Rick Waren, et moi, Larry Crabb !
Aujourd’hui, nous avons appris à MANGER et ASSIMILER ce que nous lisons, d’intégrer ces lectures à la grande base de données de notre vécu avec Christ, et d’exprimer ces vérités avec nos mots et selon nos expériences. Pareil pour ce qui émane de l’IA !
Dans une prédication, donc, que nos citations d’auteurs soient rares, elles n’en seront que plus percutantes !

En conclusion, pour un impact renouvelé dans nos communautés et vers ce monde, prions que le Seigneur donne grâce pour qu’en unité avec l’Église dont Christ est la Tête,  retentisse avec force, mais aussi avec humilité,  l’Évangile puissant de la Croix, solidement fondé dans les Écritures, le seul qui transforme des vies à la gloire de Dieu !

 

Complément :

Avez-vous lu :
5 repères pour y voir clair

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Écoute, disciple du Seigneur !

Écoute, Israël… !

Deutéronome 6.4,5 :  l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel !
Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

Ce passage commence par cet ordre : « Écoute !…”

Car toute véritable vie avec Dieu devrait commencer par une oreille attentive et un cœur disponible.

Dans la Bible, écouter Dieu ne signifie pas simplement entendre un son ou connaître un enseignement. On a pu entendre la Parole de Dieu depuis des années sans qu’elle ait réellement transformé notre manière de vivre.
L’écoute biblique implique l’attention, l’accueil, mais surtout la disposition à obéir.

 Luc 6.46 : Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce je dis ?

Dieu dit en quelque sorte à son peuple (et à nous…) “Arrête-toi. Fais silence et souviens toi de qui je suis.”

Avant de regarder aux circonstances, avant d’écouter nos peurs, nos raisonnements ou les voix du monde, nous devrions nous rappeler cette vérité fondamentale :

L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.

Il n’y a pas plusieurs dieux entre lesquels partager son cœur. Dieu réclame une place unique. Et c’est après avoir dit : “Écoute”, que Dieu ajoute :
“Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur…” Commandement prioritaire que Jésus rappelle dans Mat. 22.34.

L’écoute conduit donc à l’amour. Et plus nous écoutons réellement Dieu et plus nous découvrons qui il est.
Et plus nous le découvrons, plus nous apprenons à l’aimer.
Et plus nous l’aimons, plus l’obéissance devient la réponse naturelle de notre cœur.

Le danger, même pour le croyant, c’est de devenir tellement habitué aux choses de Dieu que l’on n’écoute plus vraiment.

Nous pouvons lire la Bible et assister au culte sans écouter. Ou même prier, tout en étant tellement occupés à parler que nous ne laissons plus Dieu nous reprendre, nous instruire ou nous conduire.

Dans l’Apocalypse, Jésus nous rappelle : “que celui qui a des oreilles, entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Tous avaient des oreilles… mais tous n’entendaient pas.

  • Il existe donc une différence entre “entendre la Parole” et la recevoir dans notre cœur.

Le Seigneur cherche encore aujourd’hui des hommes et des femmes dont le cœur peut dire : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.”

Mais écouter Dieu implique souvent que nous fassions taire d’autres voix : celle de la peur, des circonstances, de notre incrédulité ou de l’opinion des autres. Notre propre volonté doit également être soumise…

Au milieu de toutes ces voix, celle de Dieu nous ramène toujours à l’essentiel : “écoute…”

Le plus grand problème de notre époque n’est pas que Dieu ne semble plus parler, mais que nous sommes devenus trop occupés pour l’écouter.

Dieu, lui, nous invite simplement à nous arrêter.

Psaume 4610 : Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : je domine sur les nations, je domine sur la terre !

Car celui qui écoute Dieu peut recevoir une direction avant de prendre une décision ; c’est très important !
Il peut recevoir une consolation avant de sombrer dans le découragement et recevoir un avertissement avant de s’engager dans une mauvaise voie.

Ne négligeons donc pas cet appel solennel du Seigneur d’écouter en priorité sa voix ! Et posons-lui la question :
“Seigneur, mon cœur est-il encore assez disponible pour t’écouter ? »

Aujourd’hui, au milieu du bruit de ce monde, faisons cette simple prière :

Seigneur, apprends moi à faire silence devant toi.
Donne-moi une oreille attentive et un cœur sensible à ta Parole.
Que ta voix ait plus de poids dans ma vie que toutes les autres voix.
Aide-moi non seulement à entendre, mais à recevoir et donner,
à obéir et à t’aimer de tout mon cœur, de toute mon âme et de toute ma force… pour ta gloire… Amen !

Avec attention et amour, Franz

(Francis WALZ, Église de Bertrimoutier (88)
https://www.le-blog-de-franz.fr/le-blog/3290180_ecoute-israel

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Des excuses pour ne pas prier

Quel est le plus grand besoin de nos églises et de ses serviteurs ? Pour Don Carson, dans son livre La prière renouvelée, c’est largement le besoin de redécouvrir l’importance de la prière ! L’objectif de cet article est de vous donner envie de lire ce livre tellement utile pour nous stimuler à progresser dans ce fondamental négligé ! Continuer à lire … « Des excuses pour ne pas prier »

Prier pour la puissance

Cet article est un large extrait du chapitre 11 de « La prière renouvelée » de Donald CARSON (Éditions Excelsis) p 209 et ss
L’apôtre définit soigneusement la nature et les limites de puissance.
Celle-ci nous vient par le Saint-Esprit et s’exerce dans ce que Paul appelle l’être intérieur :
Je lui demande qu’il vous accorde… d’être fortifiés avec puissance par son Esprit dans votre être intérieur litt. l’homme intérieur) (Éphésiens 3.16).
Que veut-il dire exactement par là?
Considérons un autre passage où Paul emploie les mêmes mots.
Dans 2 Corinthiens 4.16-18, il écrit:
Et même si notre être extérieur [litt, notre homme extérieur] se détériore peu à peu, intérieurement [litt. dans notre homme intérieur], nous sommes renouvelés de jour en jour. En effet, nos détresses présentes sont passagères et légères par rapport au poids insurpassable de gloire éternelle qu’elles nous préparent. Et nous ne portons pas notre attention sur les choses visibles, les réalités encore invisibles. Car les réalités visibles ne durent qu’un temps, mais les invisibles demeureront éternellement.
Le corps de Paul, son « homme extérieur », le poids des ans et de la persécution; l’homme est ce qui reste après que l’homme extérieur a totalement dépéri
La persécution est relativement rare dans nos pays occidentaux, mais le vieillissement est une expérience commune à tous.
Nous sommes parfois témoins dans notre entourage du processus évoqué par Paul.
Nous connaissons tous des chrétiens qui deviennent de plus en plus rayonnants au fur et à mesure que leurs forces physiques déclinent.
Leur mémoire peut être défaillante, leur arthrose presque insupportable et leurs déplacements se limiter à leur chambre. Et pourtant, ils vivent comme s’ils avaient déjà un pied au ciel. Alors que leur être extérieur s’affaiblit, leur être intérieur se fortifie de jour en jour. Inversement, certaines personnes âgées ne souffrent à notre connaissance d’aucune maladie organique, mais deviennent de plus en plus aigries, caustiques, exigeantes introverties. Dans leur jeunesse, leur volonté leur avait permis de garder leur être intérieur plus ou moins sous contrôle, mais maintenant que leurs réserves d’énergie diminuent, ce qu’ils sont vraiment dans leur être intérieur remonte à la surface.
Même ceux qui ne sont pas encore des vieillards ressentent les restrictions et les limites croissantes de l’être extérieur. Mon corps n’est plus ce qu’il était il y a vingt ans. À chaque douche, je vois quelques cheveux disparaître par la bonde; l’arthrose rend deux ou trois articulations sensibles; je dois surveiller mon apport calorique; mes réflexes sont plus lents; dans quelques années, j’aurai besoin de lunettes de lecture. Et un jour, je disparaîtrai et mon homme extérieur reposera six pieds sous terre. Pourtant, dans notre être intérieur, affirme Paul, nous sommes renouvelés de jour en jour.
Notre espérance ultime est le corps de résurrection que Dieu nous a promis. Mais d’ici là, c’est notre être intérieur qui est fortifié par la puissance de Dieu. Dans une culture où tant de personnes recherchent désespérément la santé physique, mais ne manifestent qu’un intérêt limité pour leur transformation intérieure, il est impératif que les chrétiens suivent l’exemple de Paul.
En résumé, l’objet principal de la prière de l’apôtre est la partie de notre être qui contrôle notre caractère et nous prépare pour le ciel. C’est là qu’il demande à Dieu de manifester sa puissance.
 Nous connaissons tous des chrétiens dont les discours sur la puissance de Dieu dans leur vie s’apparentent dangereusement à une manœuvre de domination. Cette recherche de puissance est très éloignée de la pensée de l’apôtre. Si Paul désirait expérimenter toujours plus la puissance de la résurrection de Christ, il voulait aussi avoir une part accrue à ses souffrances (Ph 3.10), un équilibre pratiquement inconnu en Occident. Quelle est donc la véritable raison de cette requête de l’apôtre?
Une réflexion sur le but de cette puissance nous éclairera sur sa nature.
Je lui demande qu’il vous accorde, à la mesure de ses glorieuses richesses, d’être fortifiés avec puissance par son Esprit dans votre être intérieur. Que le Christ habite dans votre cœur par la foi (3.16-17a).
Cette prière a un caractère trinitaire évident. Paul demande au Père (v. 14) que nous soyons fortifiés par son Esprit (v. 16) pour que Christ habite dans notre cœur par la foi (v. 17). Ce but déclaré peut nous paraître étrange à première vue. Ne confessons-nous pas que lorsque nous nous convertissons, Christ vient demeurer en nous par son Esprit (voir Jn 14)? Pourquoi, alors, Paul demande-t-il à Dieu que Christ habite dans notre cœur par la foi? N’est-ce pas déjà le cas?
Il faut savoir que le verbe traduit ici par habite a un sens très fort.
Le souhait de Paul est que Christ puisse faire du cœur des croyants qui lui font confiance (le sens de par la foi) sa demeure permanente.
Pour mieux comprendre cette image, prenons un exemple de la vie courante. Imaginons un couple qui a fait des économies pour réaliser un projet immobilier. Ils achètent leur maison, conscients que certains travaux y seront nécessaires. Ils ne supportent pas le papier peint aux motifs noir et argent de leur chambre. Des montagnes de vieux objets encombrent le sous-sol. La cuisine n’est absolument pas fonctionnelle. Le toit fuit en plusieurs endroits et l’isolation est pratiquement inexistante. Le compteur électrique est trop faible, l’éclairage de la salle de bain insuffisant, le circulateur d’air de la chaudière vétuste. Tout cela n’empêche pas le couple d’être reconnaissant d’être enfin chez lui.
Les mois, puis les années, passent. Des motifs pastel ont remplacé l’affreuse tapisserie de la chambre. Le couple a  réorganisé la cuisine, le toit est étanche et la chaudière a été remplacée par un système plus performant qui fait également office de climatiseur. Au fur et à mesure que la famille s’agrandit, ils aménagent des chambres au sous-sol et ajoutent une petite annexe. Le jardin est propre et bien fleuri. Vingt-cinq ans après l’achat, le mari peut dire à son épouse: J’aime beaucoup cette maison. Où que nous regardions, nous voyons le fruit de nos efforts. Nous l’avons aménagée en fonction de nos besoins et de nos goûts et je m’y sens vraiment bien.
Quand Christ vient habiter en nous par son Esprit,
nous ressemblons un peu à cette maison au moment de l’achat. II entreprend alors d’effectuer des transformations selon ses désirs, pour en faire une demeure où il se sent à l’aise, ce qui implique beaucoup de nettoyage, des réparations et quelques agrandissements indispensables. Mais son but est clair: faire sa demeure dans notre cœur, à mesure que nous exerçons notre foi en lui.
Quand des personnes habitent dans une maison depuis un certain temps, leur présence finit par donner un caractère à cette habitation.
//
Ne vous y trompez pas: au moment où Christ vient habiter en nous, il trouve la maison dans un triste état. Notre transformation nécessite l’intervention puissante de Dieu,’ d’où cette prière de Paul. Il lui demande de faire ce qui est nécessaire pour que Christ puisse habiter en nous et faire de notre cœur une demeure dont tous les recoins reflètent sa personne.
Cette idée de se débarrasser de ce qui est vieux et souillé pour revêtir ce qui est neuf et propre revient souvent et sous maintes formes dans les lettres de Paul. Les versets de Colossiens 3.5 à 17, par exemple, méritent d’être lus lentement, dans une attitude honnête devant Dieu. (Note : Prendre le temps de le lire !)
Ce passage est à la fois puissant et pratique. Il énumère les changements concrets que Paul estime nécessaires dans la vie des croyants – ou, pour reprendre la formulation d’Éphésiens 3, ceux auxquels il pense, lorsqu’il prie que la puissance de Dieu agisse dans notre être intérieur pour faire de nous des demeures qui conviennent au Christ ressuscité.
//
Comprenez-vous tout ce qu’implique cette prière? Paul déclare que nous ne pouvons pas atteindre la pleine maturité spirituelle, si Dieu ne nous rend pas capables de comprendre les dimensions infinies de l’amour de Christ. Nous pouvons penser que notre théologie, notre éducation, notre expérience, nos traditions font de nous des chrétiens particulièrement mûrs. Ce n’est pas ce qu’affirme Paul. Il sait que…
nous n’atteindrons jamais la maturité tant que nous ne connaîtrons pas cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut en connaître .
C’est pourquoi il prie pour que nous croissions dans notre compréhension de l’amour de Christ, pour que nous devenions des chrétiens adultes, remplis de toute la plénitude de Dieu.
Lire le livre entier de Donald CARSON vous sera d’un grand profit spirituel !

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D’autres 3.16 importants

1 Jean 3.16 : Voici comment nous avons connu l’amour: Christ a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères et sœurs.

1 Corinthiens 3.16 : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous?

Éphésiens 3.16 :  Je prie qu’il vous donne, conformément à la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans votre être intérieur,

Colossiens 3.16 : Que la parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse! Instruisez-vous et avertissez-vous les uns les autres en toute sagesse par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantez pour le Seigneur de tout votre cœur sous l’inspiration de la grâce.

2 Thessaloniciens 3.16 : Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps et de toute manière! Que le Seigneur soit avec vous tous!

Discerner les messages douteux

Cet article est une mise à jour de celui-ci : Attention, vidéos douteuses !
Vous en trouverez l’intégralité ci-dessous. Mais ici, il ne s’agit pas de vidéos, mais de messages par mail qui m’ont été adressés. Beaucoup de conseils donnés pour les vidéos s’appliquent aussi ici. Mais voyons les 3 messages reçus hier pour en dégager les leçons :

Messages douteux

1er cas : Message : URGENT « TRISTES NOUVELLES » qui demande de prier pour l’Inde, avec des infos d’exactions contre les chrétiens, et surtout d’un projet d’attentat visant à tuer 200 missionnaires « dans les prochains 24 heures » et il suit un urgent appel à la prière et à la diffusion sans modification à tous nos contacts, afin de constituer une chaine de prières.
Où est le problème ? La situation est grave en Inde, et il faut prier !! ?
– On peut fermer un œil indulgent sur la présentation emphatique à force de smileys et de majuscules, ce qui m’alerte, moi.
– On sera un peu plus gêné par le style « chaine de prières non modifiable », mais bon, passons !
– Le plus embêtant se présente quand je transcris les premiers mots sur mon moteur de recherche, qui me confirme mon impression immédiate : oui, nous avions déjà eu exactement le même message il y a plus de 2 ans, et nous l’avions identifié comme étant faux, comme un hoax, quoi ! Triste, non ? Je conclurai après le 2e exemple.

2e cas : Les chrétiens du Nigeria sont traqués par des groupes islamistes extrémistes, et le monde détourne le regard.  Ici, apparemment rien de faux, c’est la triste réalité. Mais le lanceur anonyme de pétition sur Citizen, avec le même langage alarmiste truffé de smileys, nous appelle à nous aligner sur les États-Unis pour signer une pétition de protestation auprès du gouvernement du Nigéria… Mais…
– que vient faire une pétition ici ? C’est comme si on faisait une pétition pour protester contre les incendiaires de voitures au Nouvel An, ou contre les innombrables escrocs qui polluent le Net. L’état nigérian aimerait bien dompter ses terroristes, vous ne croyez pas ? D’autre part, l’Afrique est-elle spécialement ouverte actuellement à recevoir des recommandations de la part de la France ?
– et surtout, et c’est valable aussi pour le 1e cas, n’avons-nous pas des instances compétentes pour évaluer la situation mondiale et nous guider pour nos actions ?  Portes Ouvertes et le CNEF n’ont pas jugé bon de lancer de chaine de prières ou de pétition pour ces 2 situations, Portes Ouvertes est pourtant sur place !

Une règle d’or pour s’engager dans une action exceptionnelle, autre que les habituelles que nous prenons déjà à cœur, est de s’en tenir aux directives des organismes habilités !

Moi, je mets à la corbeille tout ce qui est anonyme ! Venons-en au 3e mail :

3e cas : Au secours, WhatsApp GOLD va nous infecter ! Attention, attention, n’ouvrez surtout pas !!! 

– ll arrive… demain ! (donc aujourd’hui !!) >> Il n’est pas arrivé, faux prophète !
– Ça fait des années que ce canular circule !
– Ils ont juste raison sur un point : n’ouvrez pas les pièces inconnues ! Lisez l’article suivant, vous serez édifiés, et rassurez-vous, le lien n’est pas piégé !
https://www.franceinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/whatsapp-gold-video-martinelli-un-message-de-mise-en-garde-contre-un-virus-informatique-qui-mele-fake-news-et-vraie-arnaque_3893407.html

Ca suffira. La suite est inchangée !

Invasion de vidéos douteuses

Une fois de plus, on m’a envoyé une vidéo impressionnante, mettant en scène cette fois-ci un pasteur du Nigéria. En plein culte, il aurait été aspergé d’essence et allumé, mais, à la stupeur générale, il aurait vécu le miracle des amis de Daniel dans la fournaise.
L’histoire est saisissante, le frère qui raconte très humble, la plupart des terroristes se repentent et deviennent de vrais enfants de Dieu. Rien à redire à la spiritualité exprimée…
sauf que tout est faux, un pur produit de l’Intelligence Artificielle, dont des escrocs tirent la ficelle ! 😟
Comme je me suis déjà brûlé les doigts deux fois à ces vidéos, j’ai eu à cœur de donner à mon entourage les quelques critères d’évaluation rassemblés depuis et je vous les communique aussi, s’ils peuvent vous servir. Ils devraient permettre de repérer sans faille ces supercheries :

1) Ces vidéos ont leurs limites d’intelligence : regard figé, corps figé, toujours les mêmes gestes, voix toujours pareille, sans les variations et haltes normales d’un discours, pas de euh, pas de toux, transcription par écrit pleine de fautes. etc.
2) Ces vidéos sont anonymes, avec tout au plus un nom bateau inconnu
>> ça suffit déjà pour les mettre à la corbeille !
3) Curieusement, les organismes officiels (Portes Ouvertes…) et les Missions n’ont jamais entendu parler de ces faits hallucinants, alors qu’ils sont sur place !
>> En cas de doute, interrogez Google !
(Généralement, vous n’y trouverez d’ailleurs pas non plus ces vidéos !)
4) D’habitude, elles vous demandent de vous abonner à leur chaîne Youtube ! Il parait que c’est un marché juteux !
5) Elles vous font recevoir plein d’autres vidéos, les unes scabreuses, les autres même vraies. (Voir annexe)
6) Elles ont souvent un gros talon d’Achille, car, heureusement, les escrocs qui manipulent l’IA ont une intelligence humaine limitée et ne connaissent pas vraiment les chrétiens !
Ainsi, ce n’était absolument pas crédible que ce soit le vénérable pasteur âgé lui-même qui incite les auditeurs à s’abonner à la chaîne et à liker, et ceci au début et à la fin ! D’autres infos facilement vérifiables ne collaient pas, mais ils savent bien que la plupart ne vérifieront pas !
Enfin, ça m’échappe pourquoi ils donnent souvent à leur personnage le nom de quelqu’un qui existe ! ? Ce Ibrahim Ayodele existe, mais c’est un footballeur !
7) Annexe :
Certaines de ces vidéos (qui aboutissent automatiquement sur ma playlist Youtube sur la télé) sont abjectes ! (Exemple : « Pourquoi la Reine d’Angleterre est en enfer » 😨)
D’autres sont plutôt bonnes ou très bonnes. Ainsi, l’histoire de William Tyndale, le courageux traducteur de la Bible en anglais, mort sur le bûcher !
Mais elle vient aussi de l’IA, faite à partir d’autres, normales, leur piquant habilement le contenu. Et sur Google, je n’ai trouvé que les autres, pas celle qui s’est imposée à nous dans la playlist.
MORALITÉ :
Au lieu de transférer ces supercheries autour de nous, transférons peut-être plutôt ces éclaircissements ?
Au-moins à ceux qui vous ont envoyé les vidéos !
🙏🏼❣️
(C’est écrit pour d’autres. La plupart d’entre vous n’êtes probablement pas

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confrontés à ces eaux troubles !)

Vers une nouvelle année de grâce

Bonne nouvelle année avec le Seigneur ! J’ai la joie de vous présenter 2 choses :
1) pour vous : une méditation tonique de mon ami Francis WALZ, de l’Église APC de Bertrimoutier. Extraite de son blog.
2) pour vos contacts : une ressource intéressante extraite d’un commentaire de Nicky GUMBEL (Alpha)
3) pour vous : un plan de lecture biblique avec commentaires, etc.
Continuer à lire … « Vers une nouvelle année de grâce »

Ne crains aucun mal !

Voici sans doute l’article le plus long du blog, mais aussi, à mon avis, peut-être l’un des plus percutants, des plus bienfaisants, et des plus utiles pour chacun de nous ! L’auteur, David WATSON, confronté brutalement à la réalité d’un cancer mortel, décrit son cheminement avec une rare lucidité et transparence. Il croit jusqu’au bout qu’il va guérir, mais nous partage sa solide espérance d’une vie éternelle qu’il vit pleinement jour après jour avec son Seigneur, jusqu’à la fin du livre dont je tire ces extraits, donc jusqu’à son départ auprès de son Sauveur… en 1984 ! D’autres éclaircissements en fin d’article. Continuer à lire … « Ne crains aucun mal ! »

Prier, une façon de vivre ?

Je n’avais pas prévu de publication aujourd’hui, à la veille d’une hospitalisation de quelques jours. Mais un message chaleureux à l’occasion de cette perspective m’a remué le cœur, avec sa précieuse pièce jointe sur la prière, écrite par… « des sœurs », message que j’aimerais partager avec vous, après un petit préambule. Continuer à lire … « Prier, une façon de vivre ? »

Attention, fragiles !

Tout homme est comme l’herbe des prés,
toute gloire humaine comme la fleur des champs.
L’herbe sèche et sa fleur tombe.

1 Pierre 1.24

A t t e n t i o n,  f r a g i l e s  !

Diogo Jota, étoile du football portugais, meurt le 3 juillet 2025 à 28 ans dans un accident de voiture. Ça ne faisait que 11 jours qu’il était marié avec la mère de ses trois enfants. Ils formaient une famille heureuse.

Une fois de plus, nous sommes face à la fragilité de la vie.
Sommes-nous vigoureux et pleins d’ambitions professionnelles, sportives, artistiques ou autres ? Autour de nous, des vies dans la force de l’âge sont brusquement comme fauchées, et, tôt ou tard, notre tour viendra de quitter cette terre. Cela peut se produire par un accident imprévisible, par un cancer fulgurant ou douloureusement long, ou simplement par vieillesse, ayant épuisé nos ressources vitales. On n’a pas le choix !

Mais nous avons tous le choix de bâtir notre vie sur un fondement solide qui ne disparaîtra pas quand le moment de cet arrachement à notre vie terrestre sera là.1
Mon épouse et moi, nous connaissons des fragilités croissantes dans notre corps. Des mots inconnus jusque-là comme petscan et carcinome me sont devenus familiers. Mais nous avons trouvé cette solidité en Jésus, qui est notre Sauveur et Seigneur depuis notre jeunesse.
Quel privilège de savoir que celui qui a triomphé de la mort sur la croix nous accompagnera aussi pour aller le rejoindre !
Claude Schneider
 cf. Matthieu 7.24 à 27
Lecture proposée : Psaume 39.versets 6 à 10

Le 3e article, Lui il sait,se réfère à un vécu de ce jeudi 10 septembre 2025, où mon chauffeur de taxi a heureusement pu échapper au blocage de l’autoroute, mais s’est trouvé dévié encore davantage à cause de rues nouvellement mises en sens interdit.

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Le bonheur de (ne pas) choisir

Cet article-feuillet de calendrier Vivre Aujourd’hui 2027 forme un trio avec les deux qui se trouvent sur  Point d’étape personnel (mais pas que !) .
En fait, c’est chronologiquement le premier, écrit en fin mai 2025.
Je le mets ici en complément, pour que l’article de base ne soit pas trop long.

Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur et ne t’appuie pas sur ton intelligence !
Proverbes 3.5

Le bonheur de (ne pas) choisir

Pour ce long voyage avec eux, notre fille et son mari avaient tout préparé :  la destination, l’itinéraire, le gite, et même notre chambre, la meilleure !
Nous avons connu le bonheur… de ne pas choisir, après avoir choisi d’accepter la gentille invitation, condition pour que ce voyage ait lieu.

Par leur naissance, le Créateur a invité les êtres humains à un long voyage sur terre. C’est lui qui en a fixé l’aboutissement, une éternité exaltante avec lui, et le chemin, la foi en Jésus. À nous de choisir de répondre à son invitation, de lui confier notre vie. Sans ce choix décisif, donc sans Sauveur dans notre cœur, comment aurions-nous un Sauveur au ciel ?

Notre époque, notre pays, nos parents, nos gènes, notre santé…  de nombreux éléments de ce voyage nous échappent. Nous ne choisissons de loin pas tous nos bonheurs, et bien sûr encore moins nos détresses, parfois tellement pesantes.

Avec mon épouse, nous voulons chaque jour choisir de louer Dieu pour les si belles étapes qu’il nous permet de franchir. Quel bonheur aussi d’apprendre à lâcher entre les mains du Dieu aimant et sage ce qui nous dépasse de toute façon. Nous pouvons lui confier ce qui nous trouble, nous chagrine, nous écrase. Car c’est ainsi qu’il nous transforme à sa ressemblance et nous prépare pour notre glorieuse arrivée auprès de lui.
Claude Schneider
Lecture proposée : Psaume 84, versets 6 à 13

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Je dois pardonner si l’autre… ?

Une fois de plus, le Seigneur me donne les bonnes ressources au bon moment ! Aucun projet, aussi ambitieux soit-il, ne fera avancer le royaume de Dieu dans son Église, si nous nous cramponnons à nos droits lésés, sans réaliser que nous lésons ainsi ceux de notre Seigneur, le Maître de l’Eglise, qui a donné sa vie pour nous libérer de l’esclavage de notre Moi pour nous remplir de sa plénitude à lui ! Je vous propose un extrait de livre et un  podcast. Continuer à lire … « Je dois pardonner si l’autre… ? »

Une Pentecôte sans le Christ ?

Aujourd’hui, j’aimerais simplement attirer votre attention sur cet article-message de David WILKERSON, (1931 – 2011), l’auteur de la Croix et le Poignard ( 1963), fondateur de Teen Challenge (1960), auteur de nombreux cris d’alarme de sentinelle, se sentant investi de la mission d’appeler les Églises (notamment pentecôtistes et américaines) à se repentir et à résister à la déchéance spirituelle qu’il déplorait de constater partout.

Comme tout héraut de ce genre, David Wilkerson a parfois été excessif, et certains l’ont traité de faux prophète, parce l’une ou l’autre de ses « prédictions » ne s’était pas réalisée. Mais n’est-ce pas se donner bonne conscience à bon compte ?

Dans nos Églises françaises même non pentecôtistes, n’assiste-t-on pas actuellement à un rejet d’une foi exigeante de disciples marchant vers la sainteté ? C’est du légalisme, clame-t-on, il nous suffit de croire que Jésus est mort pour nous à la croix, et nous sommes sauvés ! Hélas, comme je l’ai prêché récemment dans notre assemblée, le diable est expert pour donner de fausses assurances de salut à ceux qui n’ont jamais fait de Christ leur Seigneur et leur Vie, et, à l’inverse, de faire douter de leur salut de véritables enfants de Dieu, qui n’arrivent pas à faire suivre leur « Misérable que je suis » justifié de Romains 7 par « Mais grâce soit rendues à Dieu par Jésus-Christ, notre Seigneur !
J’ai donc à cœur de faire connaître de tels joyaux comme celui que je vous recommande ici.

Un petit problème : curieusement, le lien ne se laisse pas « embarquer » !!
Il vous faudra donc simplement recopier dans votre moteur de recherche :

Une pentecôte sans Christ  David WILKERSON

Vous trouverez encore bien d’autres ressources de D.W.

Dernière chose, dans la même ligne : Une fois n’est pas coutume : vous voulez m’entendre prêcher dans mon église sur « Ma vie : dans le repos ou dans le combat ? » Demandez-moi le lien YouTube par clso.schneider@gmail.com

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La notion de discipulat ______ absente chez les apôtres ?

Dans notre Église locale, nous aurons une mise en commun des réflexions de nos divers groupes de partage sur l’Église selon le Nouveau Testament. Dans notre groupe, j’avais fait un zoom sur la notion de disciple, incluant la constatation que ni Paul ni Jean ni Jacques n’évoquent l’ordre suprême de leur Maître. Plus que cela, ils ne parlent jamais d’être des disciples et d’en faire. -??
Pour ne pas monopoliser la parole demain après-midi, j’ai choisi de mettre cette étude ici sur le blog, où chacun pourra la consulter, quelle que soit son assemblée. Continuer à lire … « La notion de discipulat ______ absente chez les apôtres ? »

Un coup de blues dans ma vie spirituelle ?

Vous êtes toujours en forme dans votre vie avec le Seigneur ? Quelqu’un m’a confié qu’il traversait une période de blues spirituel, qui pesait sur son cœur sans raison apparente. Combien bienfaisantes (et vraies) sont les paroles qui suivent, de Kenneth BOA, du livre déjà évoqué ici : Un livre dangereux… pour notre vieil homme Continuer à lire … « Un coup de blues dans ma vie spirituelle ? »

5 repères pour voir clair

La profusion d’écrits et de paroles qui nous parviennent de tous côtés pousse beaucoup à se faire chacun sa petite cuisine doctrinale avec menu à la carte.
Pour vous aider à mettre résolument de côté ce qui nuit à votre âme, j’ai à cœur de vous rappeler quelques critères bibliques de notre Église, et de la vôtre, je pense.

Sans reprendre les essentiels sans lesquels nous ne sommes pas des enfants de Dieu, ni évoquer les points sensibles où un consensus total est improbable, je me limiterai à 5 éléments fondamentaux, donc incontournables, qui me semblent en danger. Je m’efforcerai de ne parler que de ce que je connais par expérience.

(1) Toute vraie spiritualité a comme base unique la Parole de Dieu.

Il nous faut donc la lire en priorité, la méditer, la ruminer, et confronter tout autre enseignement à ce qu’elle dit. Le faisons-nous ? Consacrons-nous le temps quotidien pour que par elle Dieu puisse nous parler, en imprégner nos cœurs et combattre le péché ?

Psaume 119.9 à 11 : Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. 10 Je te cherche de tout mon cœur : Ne me laisse pas égarer loin de tes commandements ! 11 Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. 

Les spiritualités douteuses s’appuient sur des paroles humaines et très peu sur les Écritures, qu’elles déforment.

Elles n’ont aucun pouvoir pour purifier nos cœurs de l’emprise du péché, car elles flattent notre égo au lieu de pointer vers Christ.

(2) Toute vraie spiritualité proclame un Dieu saint, et séparé des pécheurs.

Sa demeure est au ciel et nous levons nos yeux vers son trône pour le prier.

Nous ne prions pas Dieu en nous, même s’il habite en nous, ses enfants, par le Saint-Esprit pour nous guider.
Jésus nous a appris à prier « Notre Père qui es aux cieux et lui-même, en priant, levait les yeux vers le ciel et non en lui-même, alors qu’il est Dieu !

Hébreux 7.26: Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

(3) Toute vraie spiritualité proclame que nous avons été créés pour adorer Dieu, et attendre le retour de notre Sauveur !

Certes, nous venons lui présenter nos besoins comme à un Père, mais notre regard doit toujours revenir à lui, lui témoigner notre gratitude, notre émerveillement, notre adoration !  Communautairement, le dimanche matin, notre louange doit viser cela.

Nous sommes appelés à élever nos cœurs vers lui, et non pas à  vouloir faire descendre Dieu dans nos problèmes !

 Apocalypse 5.9 : Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre,et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation;

Cela implique aussi un désir grandissant vers son retour pour nous prendre avec lui, et d’ici là, de le refléter à ce monde enténébré.

Philippiens 3.20 : Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ,

Est-ce qu’on nous connaît pour avoir une espérance vivante que le monde n’a pas ?

(4) Toute vraie spiritualité annonce la corruption de l’homme par le péché

Bien-sûr, nous sommes des créatures merveilleuses faites à l’image de Dieu  Psaumes 139.14. Mais le péché a abimé cette image de Dieu en nous, nous a séparés de Dieu, nous a voués au terrible jugement éternel.

Jésus n’est pas venu mourir pour des êtres merveilleux satisfaits d’eux-mêmes, mais pour des vils pécheurs (dans leur corps de créatures merveilleuses) et la foi en son sacrifice va les transformer en enfants de Dieu qui font tout son plaisir !  (Romains 5.8 à 11)

Les spiritualités fausses ne parlent pas de péché envers Dieu ni de repentance.

(5) Toute vraie spiritualité reconnait que l’objectif de notre vie est notre transformation à l’image de Christ.

Nos vies ont toutes été cabossées, d’une manière ou d’une autre. Nous croyons en un Dieu qui restaure les vies, mais qu’entendons-nous par-là ? Abandonnons la fausse compréhension que la restauration serait le retour à l’état d’avant la dégradation. Joni Eareckson Tada, tétraplégique depuis l’âge de 18 ans a-t-elle été restaurée dans son corps ? Non, elle est toujours dans son fauteuil roulant, elle a mon âge  Mais son être intérieur a été restauré merveilleusement comme Dieu l’avait prévu avant la chute, c’est ça, la vraie restauration biblique ! Joni mène encore aujourd’hui une vie qui reflète Christ. Elle et son mari sont une bénédiction constante pour une multitude de personnes blessées physiquement, affectivement…
Une autre femme m’a vraiment stimulé dans ma propre situation de santé, Elle s’appelle Elise, et à Pâques, elle a donné un témoignage émouvant à l IBG.

Elle doit avoir 30 ans environ, pas 76 comme moi, et elle se sait atteinte d’un cancer incurable. Aucune restauration humaine à attendre. Mais Elise témoigne de la confiance tranquille qu’elle a en son Seigneur, qu’il la guérisse ou qu’il ne la guérisse pas !
(voir : 5 femmes qui stimulent ma foi)

C’est vrai que nous sommes nombreux à avoir subi à des degrés divers d’autres blessures traumatisantes, des abus physiques, affectifs ou spirituels. Aussi des abus d’autorité de la part de parents, de conjoints, de patrons violents.

Les cœurs blessés ont besoin de tout réconfort et doivent le trouver dans l’église !

Mais il y a une seule solution, pour sortir de l’apitoiement de soi-même stérile : se tourner vers Christ !

Il a dit en  Matthieu 11.28 :

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

David aussi témoignait : « Il restaure mon âme ! »

Et des âmes restaurées ne tournent plus autour d’elles-mêmes,
elles se tournent vers d’autres, pour les aider aussi à trouver la paix en Jésus. Elles témoignent ainsi par leur libération de leur mort à elles-mêmes avec Christ, et de la nouvelle vie de Christ en eux !

C’est un long processus, qui se renouvelle chaque jour aux pieds du Maître !

Parfois, notre détresse vient de notre propre péché. Alors Dieu ne veut pas juste nous sortir du pétrin dans lequel nous nous sommes fourrés et nous laisser continuer pareils.

Dans un tel cas,  une profonde repentance et l’abandon radical de nos mauvaises voies et de nos prétentions sont indispensables pour une pleine restauration !

Personnellement, je m’exerce à cela, car l’objectif suprême de Dieu dans ma vie est de me transformer à l’image de Christ et me mettre en bénédiction ! Je peux témoigner que dans ma vie, une telle restauration est un bonheur libérateur !
N’oubliez pas de lire : 5 femmes qui stimulent ma foi)

Claude

P

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Vraie conversion, vraie liberté

RESSOURCE :  Article de Willy BRANDLE in INFOFEF en 1994

On m’a demandé récemment de donner un enseignement sur le thème des obsessions et des péchés invétérés dans la vie d’un chrétien. Tout au début, je me suis posé la question de savoir si ces problèmes devraient figurer dans la vie d’un « vrai » chrétien.
II en est de même pour les questions de possession démoniaque. Cela m’a poussé à me livrer à une réflexion sur la vraie conversion, car avant d’essayer de résoudre certaines difficultés dans la vie d’un chrétien, il faut être sûr que la personne est vraiment chrétienne, c’est-à-dire née de nouveau.

Donc, le premier pas vers la liberté consiste à découvrir si la personne est réellement convertie. Mais, vous allez contester :
« Qui sommes-nous pour décider si quelqu’un est converti ou non ? Pouvons-nous nous permettre de parler de vraies et de fausses conversions ? Le Saint-Esprit seul peut discerner cela ».
Ceci est une certitude, et pour cette raison, il est donc important qu’il y ait eu une nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu. Il existe le danger qu’une personne, au moyen de sa bonne volonté, « fabrique » soit sa propre conversion, soit celle de celui qu’elle essaie d’amener à la foi en Christ.

Qu’est-ce qui caractérise la vraie conversion,
et quels sont les dangers d’en créer de fausses ?

Quand quelqu’un prie pour accepter le Seigneur, on lui dit souvent :
« Maintenant que vous avez pris cette décision d’accepter Jésus-Christ, vous appartenez à Dieu, et vous êtes sauvé pour toujours ».
En même temps, le conseiller cite des promesses de la Bible pour appuyer cette déclaration.
Mais cela veut dire que l’assurance du salut est basée en dernière analyse sur la parole d’un homme, sur ce que le conseiller a dit à la personne qui vient de « se décider pour Christ ».

Normalement, on essaie de résoudre des questions concernant le salut, car une telle décision est suivie de doutes que l’on essaie de régler en citant des versets bibliques.
Ces doutes sont considérés comme des attaques de l’ennemi aux- quelles il faut résister, et non comme de possibles indications que quelque chose ne va pas. Lorsque de tels doutes surviennent, on se demande rarement si la personne avait réellement accepté Christ dès le début.

Le salut de vient pas de notre « acceptation », mais de notre foi, comme l’affirme clairement la Bible.

Notre problème tient au fait que la prière d’acceptation est souvent traitée par elle- même, comme la formule signifiant « conversion ».
La foi inclut l’acceptation de Christ, mais le simple fait d’avoir prié pour accepter Christ ne veut pas dire que la personne a mis automatiquement sa confiance en lui.

Une vraie conversion est toujours le travail du Saint-Esprit.
Vraie conversion égale naissance nouvelle (Jean 1:12-13).
Recevoir Christ signifie être né, non de la volonté de l’homme, mais de Dieu ». En Jean 3, Jésus explique que « ce qui est né de la chair est chair et ce qui est né de l’Esprit est esprit ». Le Seigneur dit clairement qu’il faut naître de nouveau. Le travail de l’Esprit se résume à la conviction du péché (Jean 16). La vraie conviction n’est pas tout simplement être conscient d’avoir péché, ni une constatation évidente que tout le monde a péché. Il ne s’agit pas d’être un petit peu inquiet ou même très inquiet à cause de ses péchés. C’est l’angoisse d’être perdu. Cela signifie une compréhension certaine qu’on a péché non seulement contre des personnes, mais contre Dieu.

La preuve définitive de la nouvelle naissance est le témoignage du Saint-Esprit.
Une vraie conversion se manifeste aussi par une faim spirituelle et un désir de plaire à Dieu, ce désir étant motivé par l’amour, et non par l’intérêt personnel. C’est seulement si la personne veut absolument obéir à la volonté de Dieu au moment d’accepter Christ (je ne parle pas ici de la désobéissance ultérieure), que l’on peut parler d’une vraie conversion, parce que Jésus nous dit en Matthieu 12 que ses frères, ses sœurs et sa mère sont ceux qui font la volonté de son Père.
Mais assez souvent, une personne est prête à obéir à Dieu dans tous les domaines de sa vie sauf un seul, et c’est seulement quand elle a cédé à Dieu dans ce domaine-là, ainsi qu’en toutes choses, qu’il y a un changement complet de direction dans sa vie. La personne sait alors qu’elle lui appartient.
Nous ne pouvons pas venir à Christ en disant (ou pensant) « Que Ta volonté soit faite la plupart du temps et dans beaucoup de domaines de ma vie, sauf dans ce domaine-là… quel que soit le point sur lequel nous ne sommes pas prêts à céder.

Une fausse assurance est donnée quand un conseiller intervient et court-circuite le travail du Saint-Esprit lorsque ce dernier est en train de convaincre la personne de péché, Nous pouvons être sûrs que Dieu ne rejettera ni n’abandonnera la personne qui est en route vers lui, même si cette personne n’est pas convertie d’emblée.
Le Saint-Esprit continuera de travailler le cœur de la personne jusqu’à sa conversion et lui seul sait à quel moment lui donner l’assurance du salut.
Nous, par contre, nous nous montrons souvent trop pressés. Habitués comme nous le sommes dans notre société actuelle aux repas minute, aux résultats immédiats et aux formules toutes faites pour réussir, nous avons cherché à opérer de la même manière en ce qui concerne la conversion; elle est souvent devenue une formule ou une méthode stéréotypée qui pourrait être résumée ainsi :

L’Évangile est prêché, une personne répond à l’appel, elle prie pour accepter Christ et un conseiller satisfait lui assure que maintenant elle est un enfant de Dieu. Mais est-elle vraiment un enfant de Dieu ?

Nous avons une tendance à réduire la conversion à l’acceptation intellectuelle de la vérité ou simplement à une réponse sentimentale à la prédication de l’Évangile.
Mais la conversion touche la personne entière, son intelligence (car elle doit comprendre l’Évangile), sa volonté et ses émotions.
Non pas l’une indépendamment de l’autre, mais toutes les trois ensemble.

Lorsque le processus a lieu sans la conviction du péché, les gens sont amenés à Christ sans aucune conscience de leur état de pécheur ; ils peuvent même refuser de reconnaître qu’ils ont péché, sauf peut-être dans le sens très général du fait que tout le monde a péché. Leur assurance du salut est basée sur une « prière de décision », souvent récitée par le conseiller et répétée par la personne. Quand le doute intervient, des versets bibliques sont cités pour rassurer la personne et la convaincre de sa position en Christ (ces versets étant censés rassurer un vrai chrétien).
Mais ils sont employés par des hommes, il ne s’agit pas ici de l’Esprit de Dieu qui parle directement au cœur. Ce n’est pas à nous de décider qui est enfant de Dieu ou pas. Comme nous l’avons dit ci-dessus, Dieu seul le sait.

Les résultats de cette pratique sont démontrés par le fait généralement reconnu que parmi ceux qui ont pris une décision pour Christ, seulement un petit pourcentage continue effectivement sa marche de chrétien ou semble manifester des signes de vie spirituelle.

Par ailleurs, une compréhension profonde de la grâce et de la miséricorde de Dieu est nécessaire, en ce sens que Christ est mort pour nos péchés. Il faut bien saisir cela et se l’approprier par la foi, afin d’expérimenter la nouvelle naissance, qui est caractérisée par la présence de l’Esprit de Dieu dans la vie de la personne convertie. Je crois qu’il est extrêmement difficile, voire impossible, pour quelqu’un de croire, si un problème d’occultisme passé ou présent n’a pas été réglé, Jésus a expliqué ce principe à plusieurs reprises : « Toute maison divisée contre elle-même ne peut subsister (Mat. 12:25)… Nul ne peut servir deux maitres » (Mat. 6:24)… et Paul continue : Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des démons » (1 Cor. 10:21). Puisque l’on peut décrire la vie chrétienne comme une marche avec Christ, il ne paraît pas possible, en même temps, de marcher avec des démons ou de leur tenir compagnie.

Je doute que celui qui a été mêlé à des pratiques occultes puisse effectivement se convertir en Christ sans régler ses problèmes d’occultisme. La personne doit reconnaître qu’elle s’est introduite d’une manière active dans le camp de l’ennemi, que ce soit par ignorance ou en toute connaissance de cause. Lorsqu’on remplit incorrectement une déclaration d’impôts, une erreur honnête est moins grave que l’escroquerie intentionnelle, mais c’est un délit quand même. Il en est ainsi en ce qui concerne l’occultisme. C’est une offense grave d’avoir collaboré avec l’ennemi par ignorance, ou pire encore, par choix délibéré. La personne coupable doit le reconnaître, le confesser et demander le pardon de Dieu. Il est impératif de renoncer à toute activité occulte antérieure, aussi bien qu’à toute occasion future de s’y mêler pour résoudre un problème ou un autre.

Si l’on me présente un « chrétien » possédé par un démon, j’aurai de sérieux doutes quant à la conversion de cette personne. Se repentir et régler les péchés antérieurs, y compris l’activité occulte, sont des démarches essentielles dans le processus de la conversion. Si l’activité occulte n’a pas été réglée au moment de la conversion », si la personne est laissée vulnérable à l’activité satanique, dans ce cas pouvons-nous dire qu’il y a eu une vraie conversion de son être tout entier ?

Que dire donc des réunions d’évangélisation où le prédicateur demande aux gens de s’avancer pour recevoir Christ ? Ces réunions ont une certaine valeur, car il y aura sûrement des personnes qui comprendront l’Évangile, qui seront convaincues de leurs péchés, et qui viendront à Christ par la foi. Là, il  n’y a absolument aucun problème. D’autres se réveilleront aux réalités spirituelles, mais ne seront pas encore vraiment prêtes à recevoir Christ. Il faudra un conseil sage pour aider ces gens à avancer sur le chemin de la conversion et attendre qu’elle se produise ultérieurement. Inviter les gens à s’avancer peut aider à découvrir de telles personnes, mais ne les poussons pas à prendre une décision prématurée, et ne les comptons pas parmi les convertis lors de nos statistiques ! Bien entendu, nous désirons de tout cœur voir ces personnes se convertir, et c’est là le danger ; car nous risquons de ne pas les traiter ni les conseiller comme Dieu le fait. Parmi ceux qui sont venus à Jésus pendant qu’il était sur terre, tous n’ont pas été acceptés par lui dans le sens de lui appartenir. Il en a renvoyé quelques-uns, chargés de leur tristesse. Mais il vaut mieux renvoyer quelqu’un en compagnie de sa tristesse et convaincu qu’il est perdu, que de lui dire qu’il est enfant de Dieu alors qu’il ne l’est pas.

Je ne veux pas laisser supposer que ceux qui prennent une décision» ne sont pas sincères, ni que les prédicateurs et conseillers ne désirent pas ce que Dieu désire.
Il n’est pas question de tromper les personnes, mais plutôt d’un manque de compréhension de la manière dont le Seigneur amène quelqu’un à la nouvelle naissance. Essayer de produire « mécaniquement » une conversion ressemble à déclencher un accouchement prématuré, où l’on risque de tuer l’enfant, ou bien, s’il arrive au monde avant terme, il peut être handicapé ou souffrir plus tard de problèmes graves parce qu’on l’aura fait naître avant l’heure. Cela ne veut pas dire que nous ne devrions pas aider les gens à naître de nouveau en Christ. Nous devons le faire, au bon moment et de la bonne manière, travaillant sous la direction du Saint-Esprit, afin que la naissance spirituelle d’un être humain vienne de Dieu ; c’est la seule façon de commencer une vie de chrétien en bonne santé.

Assurons-nous toujours que nos convertis ne sont pas « fabriqués en série », mais qu’ils sont vraiment nés de nouveau, et donc libérés de tous les liens du passé !

Willy BRANDLE in InfoFef 60, 2e trimestre 94   ( il y a 30 ans !! )

Pour une assurance du salut fondée 

Vivre en nouveauté de vie !

La tête au ciel, les pieds sur terre !
Une fois n’est pas coutume : voici une suite de 3 prédications passionnantes sur Colossiens 3 de mon ami Roland FRAULI, condensées par un procédé inhabituel : il s’agit des notes prises à chaque fois par mon épouse Sonia, notes validées par notre orateur ! Continuer à lire … « Vivre en nouveauté de vie ! »

La détresse des fins de vie en hospitalisation

Soins palliatifs, suicide assisté, voilà des faits de société auxquels nous pouvons tous être confrontés tôt ou tard ! Il y a un webinaire très éclairant à ce sujet. J’ai demandé à mon ami Alain STIRNEMANN, de l’équipe France Pour Christ de l’introduire…Merci de revenir ici après l’avoir visionné. Continuer à lire … « La détresse des fins de vie en hospitalisation »

Une pétition excellente… que je ne signerai pas !

En plein dans la période des horribles drames humains qui secouent notre planète, le monde entier a été subjugué par la beauté des animations d’ouverture des JO à Paris. Beauté entachée malheureusement par la laideur de quelques expressions de l’homme sans Dieu, ou même de l’homme ennemi de Dieu. De nombreuses protestations ont vu le jour et, notamment une belle pétition au Président de la République,… que je ne signerai pourtant pas ! Continuer à lire … « Une pétition excellente… que je ne signerai pas ! »

Ressources : Des merveilles pour nos enfants !

Banque de ressources externes évolutive

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2 calendriers de l’avent originaux 

Deux éditeurs semblent avoir eu la même idée !!  Nos petits-enfants ont été conquis, vos « kids » le seront aussi, allez voir, vous serez émerveillés !  !
Vous aurez plaisir à retrouver Samuel GRANDJEAN !

Calendrier de l’Avent Cliquelavie

Calendrier de l’Avent MB

Et allez voir les merveilleuses ressources de BLF !

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Ressources : Connaître Dieu

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Dieu                          

Le Père

Jésus

Le Saint-Esprit

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Ressources Vie avec Christ

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Bases du salut : repentance et foi

Bases de la sanctification

Les moyens de grâce (Bible, prière…)

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Romains 2.5 à 8 : le salut par les œuvres ?

 

Romains 2 5 Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, 6 qui rendra à chacun selon ses œuvres; 7 réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité; 8 mais l’irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l’injustice.

Coupé de son contexte autant immédiat que total, ce passage pourrait effectivement servir à étayer une doctrine du salut par les œuvres… Mais une telle lecture, c’est exactement celle qui mène à l’hérésie. Nous savons bien que Paul ne va pas dire ici le contraire de ce qu’il a proclamé avec force peu avant :

1.16 Car je n’ai point honte de l’Evangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, 17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi.

et ce qu’il dira peu après :

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché.

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, 22 justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. 23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; 24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

Alors, comment comprendre ces versets… dans leur contexte ? Je vous invite à le découvrir dans l’excellente analyse de BibleEnLigne :

 

Commentaire BibleEnLigne Romains 2

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La meilleure manière de mal lire l’Ancien Testament ?

Billet : Le mail de TPSG, sous ce titre titilleur, est en lui-même un florilège d’articles, de podcasts et de webinaires si riche que je me contenterai de le relayer ici aux non-abonnés de ce site sans rien y ajouter.
Juste un petit rappel d’anciens articles appropriés de ma part :
Lire l’A T dans la nouvelle Alliance -1     Lire l’AT dans la nouvelle Alliance -2 Continuer à lire … « La meilleure manière de mal lire l’Ancien Testament ? »