Apocalypse 13.8 & 17.8 : Inscrits dans le Livre de Vie dès la fondation du monde

Ces versets, comme ceux d’Éphésiens 1.4,5 : Élus dès avant la fondation du monde ?, ont déjà troublé beaucoup de monde ! Ne semblent-ils pas appuyer le déterminisme réformé ? Continuer à lire … « Apocalypse 13.8 & 17.8 : Inscrits dans le Livre de Vie dès la fondation du monde »

Jean 6.37 : Tout ce que le Père me donne viendra à moi (Frédéric GODET)

Ce verset et les suivants établissent-ils la prédestination au salut ?
Le théologien suisse du XIXe siècle, Frédéric GODET fait le point.
Et il ne le fait pas comme un débat des hautes sphères, mais de manière à toucher nos cœurs et les pousser à l’adoration de notre Sauveur ! Continuer à lire … « Jean 6.37 : Tout ce que le Père me donne viendra à moi (Frédéric GODET) »

Romains 8.28 : Toutes choses voulues par Dieu pour mon bien ?

Nous savons, du reste, que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui sont appelés se­lon son dessein.

r 1 >> Nous utilisons massivement ce verset pour encourager ceux qui souffrent. Décès d’un être cher, fin d’une carrière ou occasion manquée : les chrétiens ont tendance à citer, en toute sincérité, Romains 8.28 pour assurer aux personnes en souf­france que Dieu continue à œuvrer avec eux et pour eux et que ce malheur fait donc partie du plan de Dieu pour eux.

Les auteurs rendent attentif à deux sérieuses erreurs de lecture :
La première : Nous lisons que toutes choses sont bonnes, puisque venant de Dieu.

Nous entendons souvent : « Tout ce qui se produit est la volonté de Dieu. » Nous répondons : « Faites-vous toujours la volonté de Dieu ? »  « Non », finira-t-on par admettre à contrecœur. Exact. L’une des définitions du péché, c’est le refus d’obéir à la volonté divine. N’utilisons pas ce verset pour essayer de transformer une mau­vaise chose en une bonne chose en suggérant qu’elles sont toutes causées par le Seigneur. Ce serait une grossière erreur. Dieu fait parfois naître le bien des cendres du mal, mais ce n’est pas la même chose. Souvent, Job est mentionné ici. Quelqu’un me rap­pellera sans doute que Job a eu d’autres fils et filles (Job 42.13). Sans vouloir offenser quiconque, si Dieu prenait mes fils au­jourd’hui et m’en donnait deux autres plus tard, nous ne serions pas « quittes » pour autant. Je ne voudrais jamais, au grand jamais, citer Romains 8.28 à un parent endeuiIIé. Ce verset ne signifie pas : « Accroche-toi, Dieu va te dédommager. »

La deuxième erreur, c’est quand notre instinct individualiste nous fait lire : … au bien pour moi ! Les auteurs rappellent que tous les martyrs chrétiens étaient convaincus de la véracité de Romains 8.28. Pourtant, d’un point de vue humain, les choses n’ont pas bien tourné pour eux.

Romains 8.28, comme Jérémie 29.11, renvoie probablement à nous et non à moi. Tout concourt au bien du peuple de Dieu (au sens collectif), même si des croyants individuels endurent par­fois la mort ou toutes sortes de souffrances absurdes. Soyons prudents lorsque nous appliquons une promesse destinée à l’en­semble du peuple de Dieu à un individu ou même à un groupe ou une génération spécifiques. //
(Pour chacun d’entre nous), cette promesse ne dit pas que nous n’aurons jamais à souffrir et serons à l’abri de toute peine. Elle nous assure plutôt qu’à travers les souffrances et les peines qui découlent iné­vitablement de notre nature humaine, Dieu peut nous former à la piété. Dans le cas présent, l’accent n’est pas placé sur l’espoir qu’il fera tout contribuer à notre bien personnel. II est placé sur le fait que Dieu prépare son peuple, c’est-à-dire nous, à mieux le servir.

E. Randolph RICHARDS et Brandon J. O’BRIEN, Lire la Bible sans filtre ,  La Maison de La Bible.

r2 >> Les articles suivants donnent, avec raison aussi,  me semble-t-il, une application individuelle pour chacun d’entre nous.
Celui-ci insiste sur l’identité de ceux à qui la promesse s’adresse

La Bible annotée : https://www.levangile.com/Bible-Annotee-Romains-8-Note-28.htm

r3 >> L’article suivant analyse la notion de bien que promet ce verset : 
Tout concourt-il vraiment au bien ? Romains 8:28 dans son contexte

Related Media https://bible.org/article/tout-concourt-il-vraiment-au-bien-romains-828-dans-son-contexte

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Jérémie 1.5 : Choisis dès avant notre naissance ?

« Avant de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu naisses, je t’avais consacré » (Jérémie 1.5). Continuer à lire … « Jérémie 1.5 : Choisis dès avant notre naissance ? »

Actes 13.48 : Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle…

« Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent ».  Ce verset, qui oppose la foi des non-Juifs à l’incrédulité des membres du peuple élu (v. 46), signifie-t-il que si d’autres n’ont pas cru, c’est qu’ils n’étaient pas destinés à la vie éternelle ? Continuer à lire … « Actes 13.48 : Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle… »

Philippiens 2.13 Dieu produit en vous le vouloir et le faire

Il me semble qu’il y a d’autres manières de comprendre ce verset que l’option déterministe. À vous de juger…

r1 >>

La traduction Paroles de Vie  n’ouvre-t-elle pas des perspectives exégétiques intéressantes, conformes à l’ensemble du message des Écritures à ce sujet ?

Dieu travaille en vous et il vous rend capables de vouloir et de faire les actions qui lui plaisent. 

Qu’en dites-vous ?

r2>> 

Dans son sermon sur Philippiens 2:12-13 3, Wesley insiste d’abord sur l’affirmation de l’apôtre, que c’est « Dieu qui, de son bon plaisir, produit en nous le vouloir et l’exécution », expression qui, dit-il, coupe court à toute prétention et démontre que le motif qui le fait agir, il le puise entièrement en lui-même, dans sa pure grâce, dans sa miséricorde imméritée.

« Tout, dit-il encore, nous vient d’en haut, autant le premier mouvement vers le bien que la force qui le fait aboutir; c’est Dieu qui, non seulement infuse en nous tout bon désir, mais qui les accompagne et les suit; sans quoi ils s’évanouiraient bientôt.

D’autre part, dans ce même passage, nous sommes invités à travailler à notre propre salut’. Comment concilier ces deux déclarations ?
Elles ne s’excluent pas ; au contraire, elles se complètent.

‘Dieu travaille ; donc, travaillez’: vous le pouvez et vous le devez. « Oui, dit-il, vous pouvez travailler à votre salut, parce que Dieu y travaille. Vous ne le pourriez pas sans cela… Nul ne peut cependant arguer de cela qu’il a le droit de rejeter la faute sur Dieu, s’il ne se convertit pas. Dire que toutes les âmes des hommes sont mortes par nature, cela n’en excuse aucune; attendu qu’il n’y a pas d’homme qui soit dans un état de pure nature; il n’y a pas un homme, à moins qu’il n’ait éteint l’Esprit, qui soit tout à fait privé de la grâce de Dieu. Aucun homme vivant n’est entièrement destitué de ce qu’on nomme habituellement la conscience naturelle, ce qu’il faut plutôt appeler la grâce prévenante…

Tous possèdent une mesure de cette lumière qui éclaire tout homme venant dans ce monde.

Aucun homme ne pèche parce qu’il n’a pas de grâce, mais parce qu’il ne se sert pas de la grâce qu’il a.

« Ensuite, puisque Dieu travaille en vous, vous devez travailler à votre salut; sinon, il cessera d’agir. //

Il ne nous sauvera pas, à moins que nous ne nous ‘sauvions du milieu de cette génération perverse’; à moins que ‘nous ne combattions le bon combat de la foi et saisissions la vie éternelle’; à moins que ‘nous ne nous efforcions d’entrer par la porte étroite’; à moins que ‘nous ne renoncions à nous-mêmes et que nous nous chargions chaque jour de notre croix’, et que nous ne travaillions par tous les moyens possibles, à ‘assurer notre vocation et notre élection’. »

Extrait p 172 à 173 du livre de « La théologie de Wesley », présentée  par Mathieu Lelièvre, , Publication Évangéliques Méthodistes.

(*) Vraiment étonnant – et regrettable – que, parallèlement, le même auteur ait  laissé la porte ouverte à une toute autre sotériologie, et Matthieu Lelièvre le déplore, celle du salut par le sacrement du baptême des enfants !  CS

r3 >>

Trouvé sur le blog Zoé , un autre aspect très intéressant de ce verset.
Extrait. Pour garder l’harmonie entre le vouloir et le faire que Dieu produit en nous, la prière est un passage obligé et précieux.

Pour garder un vouloir juste, par rapport à la volonté de Dieu, il faut chercher à garder sa volonté dans nos cœurs, quelles que soient les sollicitations et les influences de notre environnement.

Il faut donc se remplir de la Parole de Dieu, savoir la méditer, en fonction de nos besoins, lui permettre de pénétrer au plus profond de nous, de toucher non seulement nos pensées, mais aussi nos émotions, notre mémoire, et tout ce qui motive nos réactions et actions.

Très reconnaissant pour cet éclairage, car je constate bien dans ma vie, dans mon cœur et mes pensées, que Dieu ne m’a pas pourvu d’un réservoir automatique de volonté sainte et de marche assurée dans les voies de Dieu.
Il m’a rendu capable ! (r1)  A moi de me l’approprier en laissant sa Parole vivre en moi chaque jour ! (CS)

Le reste de l’article mérite d’être lu : on est loin d’un don magique de volonté divine aux croyants, l’auteur, Corinne Bancelin Brookson, souligne très fortement que cette action de Dieu se fait dans un contexte obligé d’une vie de prière et de lecture de la Parole !  Oh que oui !
https://www.laviezoe.com › 2012/06/17 › le-vouloir-et-le-faire

r4 >>

Rajouté en 2022, une contribution intéressante d’Arminianisme Évangélique :

Grâce et oeuvres (Philippiens 2:12-13)

Image parlante de Roger OLSON dans cet article :

Il constate que l’eau ne coule pas au travers de son tuyau d’arrosage, malgré le robinet et la lance ouverts…

Ah, finalement je me rends compte – quelque part le long du tuyau, il y a un coude qui arrête l’écoulement de l’eau. La faute ne vient pas de la pression de l’eau; l’eau pousse pour sortir et arroser le buisson assoiffé. Ainsi je marche le long du tuyau et je trouve le ou les coudes et les enlève. Ensuite, l’eau qui est déjà là est libre de s’écouler.

Comme l’eau dans le tuyau, la grâce de Dieu ne manque pas. Elle n’a pas besoin d’être amplifiée. Elle est déjà « activée » par l’amour et la miséricorde de Dieu, notre repentance et notre foi. Mais parfois, Elle ne peut pas couler dans notre vie parce que nous avons mis des bloqueurs de grâce sur son chemin, nous leur avons permis de se produire dans nos vies.

Voir l’article.

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Hébreux 6.4 à 8 enseigne-t-il la perte du salut ?

r1>> Hébreux 6.4-8 contient des mots forts qui interpellent : « éclairés », «goûté le don céleste », « qui ont eu part au Saint-Esprit », « goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir ».
Toutefois, ces expressions ne décrivent pas une personne qui a pleinement confié sa vie à Jésus-Christ et l’a vraiment reçu comme son Sauveur et Seigneur. Continuer à lire … « Hébreux 6.4 à 8 enseigne-t-il la perte du salut ? »

Romains 9.11, 12 : Le cas de Jacob et Esaü

À propos de Jacob et d’Ésaü, Paul déclare :
« Car les enfants n’étaient pas encore nés et ils n’avaient fait ni bien ni mal, afin que le dessein d’élection de Dieu subsiste, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, quand il fut dit à Rébecca : l’aîné sera assujetti au plus jeune » (Ro 9.11-12). Continuer à lire … « Romains 9.11, 12 : Le cas de Jacob et Esaü »

2 Thessaloniciens 2.10 à 12 : Dieu envoie une puissance d’égarement ?

2 Thessaloniciens 2.10 à 12 : … séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas (‘ouk’) reçu l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Aussi, Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas (‘mê’) cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. Continuer à lire … « 2 Thessaloniciens 2.10 à 12 : Dieu envoie une puissance d’égarement ? »

Matthieu 13.11 « Cela ne leur a pas été donné ! »

« Cela », c’est la capacité de comprendre les paraboles et non de se tourner vers le Christ dans la repentance. Le refus est-il arbitraire? La citation d’Ésaïe 6 faite aussitôt après montre que, si Dieu ne leur a pas ouvert les yeux, c’est parce qu’ils ne lui avaient pas ouvert leur cœur.
Richard Doulière, extrait des Compléments exégétiques.

Claude

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Éphésiens 1.4,5 : Élus dès avant la fondation du monde ?

Que dire de cette déclaration : 
« En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui ; il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus–Christ, selon le bon plaisir de sa volonté. » ? (Éphésiens 1.4-5) Continuer à lire … « Éphésiens 1.4,5 : Élus dès avant la fondation du monde ? »