2 Thessaloniciens 2.10 à 12 : Dieu envoie une puissance d’égarement ?

2 Thessaloniciens 2.10 à 12 : … séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas (‘ouk’) reçu l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Aussi, Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas (‘mê’) cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés.

On pourrait plaindre au premier abord ceux qui n’ont pas reçu l’amour de la vérité. Est-ce leur faute ? Mais recevoir est ici la traduction du verbe dechomai’ à l’aoriste. Or, ‘dechomaisignifie accepter ce qui est offert, c’est « accueillir ». Ceux que Dieu abandonne à l’égarement et au mensonge, ce sont ceux – et ceux-là seuls – qui ont refusé l’amour de la vérité qui leur était offert. Avec ‘dechomai’, ‘mêétait superflu, d’autant plus qu’il est utilisé un peu plus loin avec le verbe croire: Ils nont pas voulu croire à la vérité, constatation qui n’est que le corollaire de leur choix: Ils ont pris plaisir à l’injustice.

Ainsi, la Bible – Jésus en particulier – parle de ceux qui n’ont pas cru, n’ont pas obéi, n’ont pas reçu, etc. comme d’hommes et de femmes qui en ont eu la possibilité mais ne l’ont pas voulu. Le libre arbitre est bien ainsi attesté.

Richard Doulière, extrait de « Compléments exégétiques »