Une nouvelle identité pour une nouvelle vie – 1 (Neil T. ANDERSON)

Qui ne connaît ce bestseller de l’édition évangélique d’il y a trente ans ?
Je n’aurais pas pensé que je serais amené à y revenir, mais cela a été le cas.
Et, malgré quelques réserves, c’est indéniable que sa relecture a représenté pour moi une aide très utile dans mon désir de ressembler à Christ, de sorte que je souhaite vous partager ces pépites en deux articles, qui vous pousseront peut-être vous aussi à reprendre ce livre.  C.S Continuer à lire … « Une nouvelle identité pour une nouvelle vie – 1 (Neil T. ANDERSON) »

Autour du livre « Choisis par Dieu » 3

Après la prédestination (« Choisis par Dieu » (1)  et la souveraineté de Dieu (Choisis par Dieu » (2) ), nous examinerons ici le sujet de la nouvelle naissance, que C.H. Sproul enseigne comme étant un acte souverain unilatéral de Dieu envers ses élus prédéfinis, qui laisserait les autres dans leur péché sans recours possible.  Est-ce un débat aride à laisser aux théologiens ? 
Pour ma part, je souhaite que cette étude minutieuse mais simple amène chacun à adorer davantage notre Dieu et à  le louer pour son merveilleux salut !
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La Bible enseigne-t-elle la totale corruption de l’homme ?

Le dogme de la TOTALE corruption de l’homme va trop loin, quand il affirme qu’on ne peut trouver dans l’homme naturel absolument aucune impulsion au bien. Tout le monde sent bien que c’est faux, et l’apôtre Paul lui-même en convient lorsqu’il écrit :

Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi… À peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait il pour un homme de bien… » etc.

L’homme naturel déchu sait toujours que voler c’est mal, que mentir c’est mal, que tromper sa femme c’est mal, mais qu’aider son prochain, c’est bien, qu’honorer ses parents c’est bien etc. etc.
Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’œil aux codes civils de tous les temps pour constater que l’homme ne définit pas lui-même le référentiel du bien et du mal, mais qu’il suit plus ou moins imparfaitement la loi de sa conscience, qui n’est autre que le référentiel de Dieu.

Il est vrai que dans les derniers temps d’une civilisation, comme le dit Ésaïe, les hommes peuvent appeler le bien mal et le mal bien, mais ce sont des signes extrêmes de la fin, qui justement provoquent l’indignation du prophète ; ce n’est pas la règle générale de l’homme naturel, de l’homme pécheur.

 On peut certainement trouver diverses définitions à la « nature » d’un point de vue philosophique. Mais du point de vue humain, c’est d’abord ce qui nous est transmis, ce que nous héritons de nos parents, et qui ne peut manquer de se manifester. Or il est indéniable que tous les hommes en grandissant éprouvent ce sentiment du péché ; le péché fait donc effectivement partie de notre nature, et pas seulement de la liste des mauvais actes que nous avons individuellement commis.

On peut dire que la bienveillance particulière dont Dieu entoure les petits enfants (Luc 18.16) ne s’accorde pas avec l’idée puritaine d’une corruption totale de l’homme. Mais le fait qu’ils s’endurcissent en grandissant prouve aussi que le péché habitait en eux dès le départ, comme un virus étranger, comme une tare génétique.

Claude R.   ThéoTeX



Le pécheur est-il incapable de choisir le salut ? (C.S.)


(brouillon en cours)

 

Sur un blog, j’ai lu la citation suivante de Charles Spurgeon :

L’homme n’est qu’une masse puante de corruption, c’est un fait. Son âme toute entière est par nature tellement avilie et dépravée qu’aucune description -même en langage inspiré !- ne saurait en exprimer la bassesse. Dans la meilleure des prières de l’humain le plus consacré ayant vécu sur cette terre, il y avait suffisamment de péchés pour la rendre abominable devant Dieu.

Je n’ai aucune illusion sur le cœur de l’homme, puisque la Bible n’en a pas non plus. La dépravation de l’homme atteint et affecte toutes les sphères de la vie humaine. Nous la définirons mieux ci-dessous.

Mais… d’ici à parler d’une « masse puante de corruption » ? C’est le même langage que celui de Jean Calvin lui-même (cf. plus loin), mais ce misérabilisme est-il biblique ? Comment le concilier avec les psaumes 8 et 139 par exemple, qui décrivent bien l’homme actuel, après la chute ? Honnêtement, définirez-vous votre voisin athée de « masse puante de corruption » ? Si vous le faites, il ne faudrait pas qu’un membre de votre église défraie la chronique locale par son adultère ou sa corruption financière, alors que le voisin est un modèle de fidélité et de probité ! Voilà les pensées que j’ai partagées en commentaire sur ce blog. Réponse de Guillaume Bourin :

Et que fais-tu de statuts comme « et moi je suis un vers et non un homme » ? Ou encore le fait que les pensées des hommes soient UNIQUEMENT tournées vers le mal (cf. les sections narratives du déluge) ? « Toute notre justice est comme un vêtement souillé », dans le prophète Esaïe ? (littéralement « linge menstruel »…)

Oui, nous considèrerions volontiers notre voisin comme « une masse puante de corruption » (quoique, je l’ai prise chez Spurgeon, je ne l’ai jamais dite, mais elle a du sens). Mais il s’agit aussi de la condition du chrétien : la dépravité est le lot universel de l’humanité déchue.

 J’aime bien replacer toute parole dans son contexte immédiat et dans le contexte général de la révélation, alors, voilà :

 

*** « Et moi je suis un ver, et non un homme ». Continuons d’abord cet extrait du psaume 22.6-8 : …le déshonneur des humains et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, Ils ouvrent les lèvres, hochent la tête, etc. >> Il me semble qu’il n’est pas du tout question du statut d’homme pécheur pourri ici. Nous devons lire : « Voilà ce que mes ennemis ont fait de moi, ils m’ont traité comme un ver, etc. » Et de qui parle le psalmiste fondamentalement ? Le psaume 22 n’est-il pas le psaume messianique par excellence ? Alors, Jésus serait-il corrompu ?

***  » les pensées des hommes sont UNIQUEMENT tournées vers le mal » Genèse 6.5 >> Il s’agit d’un descriptif de fait, de comportement constaté : à cette époque-là, la terre était corrompue, remplie de violence, le mal avait atteint un paroxysme, d’où le déluge ! Ce texte ne peut donc pas être pris comme référence théologique pour définir ce qu’est la corruption « d’état » de l’homme en général.

D’ailleurs 1 Pierre 3.20 montre que cette corruption se qualifiait fondamentalement par le choix de l’incrédulité. Et c’est ce même choix qui vaudra le déluge de feu et de jugement aux hommes impénitents d’hier comme d’aujourd’hui…

*** « Toute notre justice est comme un vêtement souillé » Ésaïe 64.5,6.
Élargissons notre prise de vue :

Tu allais à la rencontre de celui qui pratiquait la justice avec joie, de ceux qui rappelaient tes voies, par qui de tout temps, nous étions sauvés.

 (descriptif d’un passé où le peuple était en phase avec son Dieu)

MAIS (rupture), tu t’es indigné parce que nous avons péché ;
Nous sommes tous devenus comme (un objet) impur, et tous nos actes de justice sont comme un vêtement pollué ; Nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos fautes nous emportent comme le vent. Il n’y a personne qui invoque ton nom, qui se réveille pour s’attacher à toi

(changement incontestable par rapport à la 1e situation)

CAR tu nous as caché ta face, et tu nous as laissés tomber en défaillance à cause de nos fautes.

>> Pourquoi, dans ce texte, (et dans d’autres où Dieu vient voir si quelqu’un le cherche (Ésaïe 14.3 etc.), est-il dit que personne ne cherche Dieu ? C’est que le paroxysme de péché a conduit le Seigneur à cacher sa face aux hommes, à cesser (momentanément) à attirer leurs cœurs à lui, et à les livrer à leurs sens corrompus. Il n’y a donc aucune incapacité fonctionnelle à chercher Dieu (trop de textes invitent à le faire et reprochent de ne pas le faire !)

L’homme peut se fabriquer beaucoup de dieux sur mesure, tous au service de son dieu central, son égo. Mais son inimitié envers le vrai Dieu est telle que dans son cœur, rien ne l’attire vers lui. Jamais, de lui-même il ne fera la moindre démarche spirituelle envers Christ : son esprit est « mort  » ! La volonté de chaque homme irrégénéré n’est donc pas libre de se décider : deux forces invincibles tirent son cœur vers le bas et le tiennent enchaîné : le moi pécheur et le diable. (On pourrait en ajouter d’autres : le monde, ou l’hérédité…)

Donc, en ceci, les frères calvinistes ont entièrement raison. Et cela vaut pour tous les hommes. Mais il n’y a pas que les forces négatives qui agissent sur le cœur humain, une force positive bien supérieure « tire » ces cœurs dans la bonne direction, et nous revenons à notre fameux verset :

Jean 6.44 : Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ce verset est souvent perçu comme un sas de tri implacable devant la porte d’entrée de la salle du royaume. Comme si Jésus voulait avertir : « Attention, ne vous faites pas d’illusions, vous n’êtes pas tous invités aux noces ! » C’est une manière de comprendre la parole de Jésus :

Matthieu 22.14 : Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Or, que nous montre la parabole à laquelle se rapportent ces paroles ? Après la négligence des premiers invités – non programmée par leur hôte, n’est-ce pas ? – le roi dit à ses serviteurs :

– Allez donc aux carrefours, et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez.

Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut remplie de convives.

Le roi entra pour voir les convives, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit :

 – Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ?

Cet homme resta la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs :

– Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

– Par deux fois, il est question d’inviter tous ceux qui seraient trouvés.

– L’homme expulsé  ne l’est pas par défaut de présentation de carton d’invitation, mais parce qu’il n’avait pas respecté la condition d’admission exigée : revêtir l’habit (de grâce).

– La sentence « car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. » est directement liée à l’expérience de cet homme. Comme pour faire comprendre que, hélas, dans la réalité, c’est un grand nombre qui se rendra ainsi… inéligible, pas un seul comme dans la parabole ! Sinon, pourrait-on imaginer le Seigneur appeler, et ne pas élire ceux qui répondraient ? La responsabilité est ici clairement du côté de l’appelé.

Que dit la Bible de la déchéance de l’homme ?

 Colossiens.1.21 : vous étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos œuvres mauvaises,

à Le problème premier n’est pas que l’homme naturel ne pourrait pas venir à Dieu, mais, ennemi de Dieu, il ne veut pas le faire. Il ne pourra dire « je ne peux pas venir à Dieu » que s’il veut signifier, et c’est vrai, qu’il n’a pas la force en lui pour vaincre ce rejet de Dieu ! Exemple :

– D’un côté (fondamental), l’alcoolique ne veut pas couper avec son vice, même s’il en a quelques velléités quand il prend parfois conscience de sa misère et celle des siens.

– d’un autre côté, il ne le peut pas, car les liens de son péché sont trop forts : il a besoin d’un libérateur ! Mais celui-ci existe, et nombreux sont les anciens alcooliques qui ont été libérés de leur tyran par le Christ.

Personne ne pourra dire : Untel reste alcoolique, il n’y peut rien, le pauvre, l’attrait de l’alcool est trop fort !! Ou, pire : Il a été prédéterminé à être alcoolique ! Horreur !

La Parole nous dit en Jean 16.8, et c’est Jésus qui parle du Saint-Esprit :

Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement :

de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; à la conscience de l’homme pécheur a réduit sa perception du mal à l’horizontalité : entre hommes ! (on pense à se protéger !) à le Saint-Esprit travaille en l’homme pour qu’il perçoive de nouveau son péché fondamental, vertical, envers son Créateur !

de justice, parce que je vais vers le Père, et que vous ne me verrez plus ;*à le pécheur a une notion toute horizontale de la justice.
Le Saint-Esprit convaincra le pécheur que la vraie injustice aura été son rejet de Dieu. Il lui montrera le triomphe du Crucifié ressuscité et élevé, qui a satisfait entièrement la justice du Père.

– de jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. à le pécheur est prêt à juger tout le monde sauf lui-même. Le Saint-Esprit convainc le pécheur de ce jugement fondamental vertical : Satan est jugé à la croix, et avec lui, tout son système, dont le croyant est maintenant dégagé.

Éphésiens 2.1 : Vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés.

à morts = incapables de répondre à l’appel de Dieu ? Et les ossements desséchés d’Ézéchiel ? [1]Morts signifie séparés, et non inexistants !

2 Timothée 3.3 : insensibles, implacables, calomniateurs, sans frein, cruels, ennemis des gens de bien ;

à insensibles = incapables de répondre à l’appel de Dieu ?  Livrés à nous-mêmes, oui dans le sens que notre cœur et notre péché nous poussent à refuser, mais aucune incapacité fonctionnelle !

à D’ailleurs, notons-le bien, ces « incapacités » seraient là pour tous les hommes, aussi les élus. Par conséquent, elles ne sont pas un obstacle pour la grâce ! Donc, ma réponse est clairement qu’il ne faut pas chercher de ce côté-là un problème : le Saint-Esprit est puissant ! Amen !

Henri Blocher, lors d’une de ses conférences, dit que l’homme serait absolument incapable de comprendre les choses de Dieu, et il se moque gentiment des arminiens qui pensent s’en tirer en alléguant que Dieu restaurerait cette capacité pour chaque homme. (libre arbitre – serf arbitre)

Je suis d’accord avec Henri Blocher que cette restauration supprimerait le statut d’hommes « livrés à eux-mêmes » (ou naturels), hostiles à Dieu. Nous aurions alors, d’après lui, étonnamment affaire à 3 classes d’hommes : les incroyants, les  « restaurés »  et les rachetés.[2]

Rappelons plutôt ce qu’Henri Blocher souligne ailleurs : Le pécheur reste un homme créé à l’image de Dieu. L’entière corruption de l’homme ne signifie pas qu’il n’y ait plus rien de bon en lui, on insulterait son Créateur : mes enfants peuvent mal se comporter, ils dénatureront l’image familiale, mais resteraient mes enfants, avec les caractéristiques fondamentales que mon épouse et moi leur avons transmis.

N’avons-nous pas conservé (même très amoindris) une précieuse intelligence, une capacité d’aimer et de ressentir les choses, de goûter la beauté, etc. ? Chaque homme n’a-t-il pas gardé la capacité de distinguer ce qui est beau/laid, bon/mauvais, méchant/gentil ? Oui, le péché fausse la conscience, mais la grande majorité des hommes réprouve le meurtre, le vol, la tromperie (même ceux qui commettent ces choses)

Romains 1 nous montre que Dieu s’attendait à ce que la vue de la création pousse les hommes à la conscience de Dieu, et Romains 2.4, que la bonté de Dieu les pousse à la repentance. Dieu n’a pas besoin de restaurer ces capacités, elles sont liées à la création, donc inaliénables. Évidemment, ces capacités naturelles ne suffisent pas pour venir à Dieu, mais Dieu peut s’en servir !

La dépravation totale de l’homme ne signifie donc pas que plus rien ne fonctionne et que nous serions par conséquent devenus des animaux, mais que chaque domaine de notre être est touché par le péché, par :

– un décentrage du Créateur sur la créature

– une haine viscérale de Dieu (Colossiens 1.21)

C’est vrai que cette haine de Dieu se retrouve en Romains 3.10 à 12 :

…selon qu’il est écrit : « Il n’y a pas de juste, Pas même un seul. Nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu. Tous se sont égarés, ensemble ils sont pervertis, il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. »  

Cela semble sans appel. Pourtant, prendre ce verset littéralement se heurte à des objections sérieuses :

– la constatation qu’au fil des siècles, il y a toujours eu des hommes et des femmes qui ont cherché Dieu et essayé de faire le bien,

– l’affirmation biblique que Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité. (Ecclésiaste 3.11)

– l’affirmation biblique de l’attente de Dieu de trouver quelqu’un qui le cherche. (Psaume 14.2 = 53.3)

– les textes bibliques innombrables qui encouragent à se tourner vers Dieu, à faire le bien… (2 Chroniques 30.19 ; Ésaïe 45.22, etc.) 

Il est évident que ces considérations ne vont pas annuler ce que dit Romains 3.10 à 12, d’autant plus que c’est une citation des psaumes 14 et 53 : Dieu regarde s’il trouve quelqu’un qui cherche Dieu (donc, c’est possible !), mais il n’en trouve aucun ! Car :

1 Corinthiens 2.14 : L’homme naturel ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; à ses yeux, c’est pure folie et il est incapable de le comprendre, car seul l’Esprit de Dieu permet d’en juger.

Incapable de comprendre : S’agit-il d’une incapacité de la raison ?
Je ne le pense pas, sinon Jésus se serait usé la salive en vain en enseignant les foules pendant 3 ans ! Même dans les paraboles, Jésus ne parlait pas pour ne pas être compris. Et le semeur semait-il sur les chemins, sur les cailloux et dans les ronces parce qu’il se réjouissait de ce que là au moins la semence risquerait de ne rien donner ? Non, il s’agit d’une incapacité de volonté et de sentiment de la part des pécheurs.

J’ai été surpris de lire sous la plume de Calvin même l’affirmation de la pourriture totale de l’homme, ver de terre répugnant sans aucune trace de bien, et à d’autres endroits, le fait qu’il reste quand même pas mal de bien en lui, insuffisant pour le sauver (on est d’accord), mais réel quand même. (on est d’accord aussi.) Alors, comment concilier ces vérités ? 

– L’homme, par son choix funeste, est devenu étranger à Dieu, et ennemi de lui par ses pensées égocentriques : déplacement du centre de gravité de sa vie de Dieu à lui-même. (Colossiens 1.21 ; 1 Corinthiens 2.14 ; Romains 3.10.) On est bien d’accord ! En ce sens, personne ne cherche Dieu, personne ne l’aime et ne veut lui soumettre sa vie. On peut être ennemi du vrai Dieu en étant très religieux, prier beaucoup…

– Cependant, l’homme reste créature de Dieu, et, à ce titre reste capable d’évaluer le désastre dans lequel l’a précipité son péché, de regretter, d’aspirer à une autre vie. Parfois après une vie de rébellion et d’aveuglement sur soi-même. (cf. Jacob)

– Pendant ce temps, l’Esprit de Dieu travaille patiemment dans son cœur pour l’amener à Christ. (Jean 16.8). Il se sert des circonstances pour que les leçons portent, et que l’homme comprenne petit à petit que sa soif intense d’une autre vie est en fait une soif de retrouver le vrai Dieu dont il s’est coupé. Ainsi, cherché ardemment par l’Esprit de Dieu, l’homme peut choisir de chercher Dieu, c’est-à-dire de se laisser trouver par lui !

Et la corruption du cœur du chrétien ?

Une remarque d’une internaute, « Francine », sur le blog du Bon Combat (Arminius et la déchéance du libre arbitre)  vaut la peine d’être considérée :

Pour plusieurs, la dépravation totale n’est pas une réalité personnelle, qui les humilie et les couvre de honte, mais une doctrine dont ils sont fiers. Ils confessent la corruption foncière de leur être non dans l’angoisse et le tremblement d’un Esaïe face au Dieu trois fois saint : Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures…, mais avec l’accent du triomphe pharisien : c’est ici la pure orthodoxie. Mais comment le savez-vous ? Par une expérience très simple : contredisez-les ! Piquez un peu leur vanité ! Et vous verrez, par leur réaction, de quelle nature était leur credo en la dépravation totale… et s’ils avaient jamais pensé l’appliquer à eux-mêmes.

Je reconnais là mon propre cœur, pour qui, à ma honte, un coup d’épingle dans ma propre peau fait toujours plus d’effet qu’un coup d’épée dans celle d’un frère ! Beaucoup  identifient le « Misérable que je suis ! » de Paul en Romains 7 avec un chrétien charnel. (soi-disant en opposition avec le chrétien « spirituel » de Romains 8). Je suis de plus en plus convaincu que nous avons là un chrétien… mûr (d’ailleurs, c’est le même Paul qui parle en Romains 7 et en Romains 8 !). En effet, ce n’est qu’avec la maturité qu’on arrive à connaître la noirceur de son cœur naturel, qui ne pose aucun problème à quiconque ne marche pas sous la conduite du Saint-Esprit.

Nous sommes tous d’accord pour dire que le cœur naturel ne s’améliorera jamais, et que le Saint-Esprit a créé en nous un cœur nouveau, une mentalité qui n’est plus ennemie de Dieu, mais désireuse de lui plaire. Cependant, soyons honnêtes, et admettons qu’à certains moments, nous sommes à tel point subjugués par le péché (rancune, impureté…) que nous ressemblons fort à l’homme naturel par notre comportement, et, parfois, hélas, nous agissons plus mal que des incroyants. Comme déjà dit, eux non plus ne font pas le mal du matin au soir, bien au contraire. Mais ce qui est constant en eux, c’est l’orientation de leur cœur qui refuse que Christ soit Seigneur et Sauveur dans leur vie.

Ne constatons-nous pas la même corruption en nous que celle des incroyants ? (D’ailleurs, Guillaume Bourin, plus haut, dit la même chose !) Mais alors, qu’est-ce qui a changé en nous ? Nous appartenons à Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Seigneur ! Après avoir péché, très vite nous sommes pris de dégoût ou de honte pour nous-mêmes et notre péché, subjugués cette fois par l’Esprit de Dieu !  Et nous constatons que la haine normale du chrétien envers le péché est de retour et… nous nous repentons, et, par le Jésus notre Sauveur, nous sommes délivrés du péché.  Ce que l’incroyant est appelé à faire aussi !

[1] Depuis, j’ai vu qu’Egbert Egberts apporte ici une lumière intéressante !

[2] À l’autre extrême (hypercalviniste), en prétendant que les élus doivent être régénérés avant de pouvoir croire et pour pouvoir croire, on crée aussi 3 curieuses classes d’hommes : les incroyants, les « régénérés » et les croyants. N’observe-t-on pas souvent que les extrêmes se rejoignent ?

Apocalypse 13.8 & 17.8 : Inscrits dans le Livre de Vie dès la fondation du monde

Ces versets, comme ceux d’Éphésiens 1.4,5 : Élus dès avant la fondation du monde ?, ont déjà troublé beaucoup de monde ! Ne semblent-ils pas appuyer le déterminisme réformé ? Continuer à lire … « Apocalypse 13.8 & 17.8 : Inscrits dans le Livre de Vie dès la fondation du monde »

Judas était-il prédestiné à trahir Jésus ?

2022-01-15

Réponses de plusieurs auteurs

r 1 >>

Jésus connaît tout homme d’une manière parfaite. Il savait « dès le commencement, quels étaient ceux qui ne croyaient pas et quel était celui qui le trahirait» (6.64). Il voyait venir, à cause de l’incrédulité, le moment où Judas le trahirait. Il ne s’agit pas d’un décret de prédestination à la perdition pour Judas. Lorsque Jésus a choisi ses douze apôtres, il passa une nuit à prier son Père
(Luc 6.12-16). Il pouvait espérer que tous croiraient en sa messianité selon les Ecritures et le serviraient fidèlement. Il pouvait espérer que Judas, dont il connaissait les sentiments, le patriotisme, lui serait gagné. Il savait aussi que s’il résistait à cette grande grâce d’être son apôtre, il pourrait tomber irrémédiable­ment. Si le péché n’est pas surmonté par la foi en Jésus, c’est la catastrophe. Mais Judas n’était pas prédestiné à la perdition, car le Seigneur Jésus a fait tous ses efforts pour réveiller sa conscience. Ce fut vain. Il n’aurait pas fait ces efforts répétés si Judas avait été condamné par avance, par un décret, à la trahison.

Considérons un peu ces efforts. La première fois que Jésus parle du cas de Judas, c’est au chapitre 6 de Jean ( 6. 70- 71) après la belle déclaration de Pierre sur sa divinité, déclaration faite au nom des douze.
Or, Jésus dit ici  « Ne vous ai-je pas choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un démon ! » Il veut montrer à Judas qu’il n’est pas dupe, qu’il connaît son cœur. Cette parole « L’un de vous est un démon » est un appel pressant adressé spécialement à celui qui continue à se couvrir d’un masque de fidélité. Jésus se serait-il trompé après avoir prié toute une nuit ? Assurément non ! Ou bien a-t-il choisi Judas pour qu’il devienne le traître afin que l’Ecriture soit accomplie ? Assurément non ! 

Non, Jésus n’a pas manqué de discernement en choisissant Judas. Lorsque Jésus l’a choisi, il n’était pas un démon, il l’est devenu en se plaçant sous la domination de l’ennemi de Dieu. Lorsqu’un jour Jésus a dit : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? » (Jean 6.67), cette parole invitait miséricordieusement Judas à quitter le cercle des apôtres, avant de s’engager plus avant dans sa trahison. Judas résistant toujours aux appels de Jésus, il nous est dit que Satan entra en lui (Jean 13.18, 21-27).
Dans la Chambre Haute, lors de l’institution de la Sainte Cène, Jésus déclare : « En vérité, je vous le dis, l’un de vous me trahira» (Mat. 26.21). Les apôtres furent fort affligés et tous (y compris Judas) dirent: « Est-­ce moi, Seigneur? » (Mat. 26.25). Judas pose personnellement cette question et Jésus lui répond, sans doute à voix basse, car il semble que tous les autres n’aient pas entendu ;« Tu l’as dit». C’est encore un appel du Dieu d’amour à Judas qui reste insensible. Judas pouvait se dire : « Si Jésus connaissait ce que je vais faire, il m’en empêcherait ». Au moment du lavage des pieds, il y a les protestations de Pierre. Judas ne dit rien, tandis que Jésus déclare : « Vous n’êtes pas tous purs » (Jean 13.10). Judas devait comprendre pourquoi le Maître disait cela. Il se laisse laver les pieds car ils sont tous traités en apôtres. Lorsque Jésus cite le Psaume 41, verset 10: « Celui qui mange mon pain a levé le pied contre moi », c’est encore un appel. Judas n’était pas obligé de le trahir. Il pouvait se repentir et implorer son pardon.
Jésus aurait-il fait tous ces efforts, si ceux-­ci étaient voués, par avance, à l’échec à cause d’un décret immuable de perdition ? Certainement pas !

Le dernier appel dans la Chambre Haute est cette parole douloureuse de Jésus que Judas seul a comprise : « Ce que tu fais, fais-le au plus tôt »
(Jean 13.27). C’est alors que Satan entra définitivement en Judas.« Il faisait nuit», dit le texte. Judas est le triste symbole de toutes les trahisons qui se répètent d’âge en âge, sans qu’il y ait de décrets. Il nous faut avertir nos contemporains. Combien de Judas sont à l’œuvre aujourd’hui.

Extrait de : https://jean3seize.com/2021/01/27/jesus-christ-est-il-mort-sur-la-croix-pour-tous-1-samuel-samouelian/

r 2 >>

http://www.info-bible.org/question/salut.htm#QD8

r 3 >>

 – Judas, comme les autres disciples, a chassé des démons.
La parole de Jésus en Luc 10.20 (« Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous soient soumis, mais de ce que vos noms sont écrits dans les cieux») pourrait-elle avoir été un discret rappel à Judas de chercher à être vraiment sauvé ?
– Judas avait vu combien la Parole de Dieu était bonne.
– Ayant participé à la prédication de l’Évangile et à l’expulsion de démons, il a donc eu part au Saint-Esprit, sans pour autant être habité par lui ni être né de nouveau ! Il n’a jamais accepté Jésus comme Seigneur dans son cœur.

cité par G Archer et d’autres dans l’Encyclopédie des difficultés bibliques :

Jean 6.37 : Tout ce que le Père me donne viendra à moi (Frédéric GODET)

Ce verset et les suivants établissent-ils la prédestination au salut ?
Le théologien suisse du XIXe siècle, Frédéric GODET fait le point.
Et il ne le fait pas comme un débat des hautes sphères, mais de manière à toucher nos cœurs et les pousser à l’adoration de notre Sauveur ! Continuer à lire … « Jean 6.37 : Tout ce que le Père me donne viendra à moi (Frédéric GODET) »

Dieu connaît tout -d’avance ? (C.S)

Toujours dans le thème de la souveraineté de Dieu, l’alternative classique au déterminisme électif des hommes au salut est l’élection divine sur la base de la prescience : Dieu « verrait d’avance » ceux qui répondront à son appel, et c’est ceux-ci qu’il élirait au salut.  Que dit la Bible ? Continuer à lire … « Dieu connaît tout -d’avance ? (C.S) »

Mon témoignage d’un Dieu souverain (C.S)

 

C’est tellement important d’avoir une conception juste de la souveraineté de notre Dieu que j’aimerais ajouter un témoignage personnel à l’article Autour du livre « Choisis par Dieu » (2) qui traitait ce sujet !

Rappelons l’idée force de cet article précédent :

Dieu est souverain sur… sa propre souveraineté, c’est-à-dire sur la  façon de l’exercer. Et il l’exerce d’une manière toujours conforme à sa nature éternelle, qui est d’être parfaitement tout-puissant, parfaitement saint et juste, et parfaitement amour !

Cela semble évident, mais je lis avec étonnement, sous la plume de grands théologiens, que « Dieu aimerait bien que tous les hommes soient sauvés, c’est sa volonté A, mais il ne le peut pas, au nom de sa volonté supérieure (B ) qui est de tout faire pour sa seule gloire »

Deux volontés en Dieu : y aurait-il conflit en lui ? Avant d’en arriver au témoignage annoncé, permettez-moi de faire les rapides observations suivantes (on approfondira une autre fois.) :

Dieu fait tout pour sa gloire !

Mais bien évidemment que Dieu fait tout pour sa gloire, et que rien de ce qu’il fait ne saurait entacher son honneur !

Ésaïe 43.6 : tous ceux qui portent mon nom, que j’ai créés pour ma gloire, que j’ai façonnés, que j’ai faits. 

2 Corinthiens 4.6  : le Dieu qui a ordonné que la lumière brille du sein des ténèbres a aussi fait briller sa lumière dans notre cœur pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu dans la personne de [Jésus-]Christ.

– « Tout faire pour sa gloire » est-il antagoniste avec « vouloir que tous les hommes soient sauvés ? »   En accord avec ce que je vois dans l’Écriture sainte, j’aurais plutôt tendance à dire  que la véritable antithèse à « un Dieu qui fait tout pour sa gloire » serait « un Dieu qui décide avant toute création que la majeure partie de l’humanité serait privée de grâce pour se repentir et croire, et donc, serait vouée à la perdition sans recours ». Qu’en pensez-vous ? 

2 Corinthiens 4.15  : Car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d’un plus grand nombre. 

Psaume 79.9 : Secours-nous, Dieu de notre salut, pour la gloire de ton nom ! Délivre-nous, et pardonne nos péchés, à cause de ton nom !

– Dieu ne peut pas… ?

Le Dieu tout-puissant serait-il limité, freiné, dans ce qu’il souhaiterait et ne peut pas réaliser ? Ce Dieu ne serait donc pas totalement souverain ? Les Écritures n’indiquent que deux choses (liées) que Dieu ne peut pas faire :

Jacques 1.3 : Dieu ne peut pas être tenté par le mal .  
Hébreux 6.8 :  Il est impossible que Dieu mente .

Ne serait-il pas ridicule de voir en ces impossibilités des limitations, qui obligeraient Dieu à agir autrement qu’au fond de lui-même il le souhaiterait ? Aussi ridicule que la fanfaronnade d’un incroyant qui pensait coincer un chrétien en demandant si Dieu pourrait créer une pierre si lourde qu’il ne pourrait pas la soulever lui-même !

Vraiment, le Dieu tout-puissant ferait-il autre chose que ce qu’il souhaiterait, et pour un sujet si important que le sort éternel de milliards de ses créatures ? 
Pour moi, le verbe « souhaiterait » ainsi conjugué ne peut absolument pas avoir le sujet « Dieu », car il contient déjà l’échec en lui-même ! Réfléchissons-y.
Venons-en à mon témoignage-illustration. À vous d’évaluer !

Une illustration de la souveraineté de Dieu : dans la famille 

Notre petit-fils Thibault est excité : ses parents vont venir le prendre chez nous, pour une « surprise » ! Avant cela, il avait dû dormir chez nous, ses grands-parents. D’avance, je me réjouis de sa jubilation quand il verra que la voiture va s’arrêter à la gare. Il va bondir dans le compartiment choisi par ses parents, s’installer confortablement sur la banquette, admirer le défilement des forêts, prés et villages, descendre à la gare de Strasbourg et suivre intensément, avec ses parents et sa petite sœur Amélie, toutes les étapes de la surprise prévue. 

>> Dans cette anecdote, notre bambin profite « gracieusement » des décisions souveraines et bienveillantes de ses parents. Il n’a rien choisi, et aurait juste pu annuler la surprise s’il s’était braqué violemment contre cette initiative, en refusant d’avancer un seul pied dans la direction voulue, ce qui aurait été aussi insensé qu’improbable ! Dans un certain sens, en n’agissant pas si stupidement, Thibault adhère au projet de ses parents, et fait tout de même un vrai choix, dans le cadre
– des choix « souverains » de ses parents,
– suivi de petits choix personnels qu’ils lui proposeront « souverainement » en cours de route. 

À aucun moment, cette « souveraineté » parentale n’est affectée en quoi que ce soit. Elle ne le serait pas non plus en cas de rébellion, c’est l’enfant qui aurait été le grand perdant. Et cette autorité parentale ne sera pas non plus mise en péril dans les circonstances où ses parents lui laissent une plus grande latitude de choix, ce qui arrive chaque jour.

Continuer le voyage jusqu’en Chine ne faisait pas partie du projet, et aucune initiative de Thibault n’aurait bien-sûr abouti sur la Grande Muraille.
Mais l’escapade vers Strasbourg était (ou semblait) parfaitement assurée. (Une initiative humaine n’est jamais parfaitement sûre d’aboutir, car nous ne sommes pas Dieu !)

>> N’en est-il pas de même dans notre vie, face au Dieu tout-puissant, qui exerce sa souveraineté avec une sagesse et une bienveillance indéfectibles ?

I l  a  p r é p a r é  n o t r e  v o y a g e  d a n s  l a  v i e  p a r  s e s  c h o i x           
infiniment sages, avec une diversité qui nous dépasse, nous émerveille, ou, reconnaissons-le, nous horrifie et épouvante parfois :
Par exemple, Dieu nous a fait naître dans une époque, un pays, une famille, avec une santé, une prospérité, un accès à l’éducation, un accès à l’Evangile, une liberté de pensée et de culte… tellement différents.
Les uns meurent ou sont veufs très jeunes, d’autres, très âgés, soupirent après la délivrance de leurs infirmités… Nous allons librement au culte ou négligeons d’y aller pendant que d’autres sont torturés et mis à mort pour leur foi.

Romains 11.33 à 36  : Quelle profondeur ont la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies impénétrables! En effet, qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller? Qui lui a donné le premier, pour être payé en retour?
C’est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! 

Dieu demande à Job qui a été son conseiller. Personne, évidemment !
Nous touchons là aux aspects de la souveraineté de Dieu qui nous dépassent totalement. Mais nous ne sommes pas désemparés, car notre Dieu, qui est parfaitement souverain, est aussi parfaitement saint, parfaitement juste, et parfaitement amour ! Je me répète avec plaisir !

Reconnaissons que, comme le voyage en train de Thibault, le nôtre dans la vie n’est pas vraiment entre nos mains, même si l’espace liberté dans le cadre du plan de Dieu est énorme : Non, ce n’est pas Dieu qui a choisi mon épouse à ma place. Il m’a donné une raison capable de guider mon choix; et des critères de choix pour les évaluer à la lumière de sa Parole, mais il n’a pas choisi à ma place, il ne m’a pas soufflé à l’oreille de manière irrésistible : Va demander la main à Sonia ! (c’était il y a 47 ans ! 🙂  l

On voit là encore que ce n’est pas vrai que Dieu aurait déterminé tout ce qui arrive, sinon il serait le responsable de l’échec flagrant de tant de couples déchirés ! Pour ne pas rallonger, je m’en tiens à ce seul exemple, mais il est évident qu’on pourra dire la même chose dans tous les domaines de choix : profession, achats, etc. et surtout pour la réconciliation avec Dieu où chacun doit assumer lui-même la responsabilité de ses propres choix ou non choix.

Que dire encore ? Combien il est bienfaisant de toujours se souvenir de la nature bienveillante du Dieu souverain :

2 Samuel 22.31 : Les voies de Dieu sont droites, la parole de l’Éternel est pure; il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui.

– I l  a  p o u r v u  à  n o t r e  s a l u t,  d e  A  à  Z.   
Ici aussi, on peut demander qui a été le conseiller de Dieu pour concevoir un plan si grandiose, qui impliquait un tel abaissement de sa part ?! Combien ridicules tous ces efforts humains de monter vers Dieu, alors qu’il s’est abaissé jusqu’à nous ! 

Romains 5.6 : En effet, alors que nous étions encore sans force, Christ est mort pour des pécheurs au moment fixé. 7 A peine mourrait-on pour un juste; peut-être accepterait-on de mourir pour quelqu’un de bien. 8 Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous: alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. 9 Puisque nous sommes maintenant considérés comme justes grâce à son sang, nous serons à bien plus forte raison sauvés par lui de la colère de Dieu. 10 En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils lorsque nous étions ses ennemis, nous serons à bien plus forte raison sauvés par sa vie maintenant que nous sommes réconciliés. 11 Bien plus, nous plaçons notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons reçu la réconciliation.

De même que pour mon petit-fils lors du petit périple familial, il n’y a aucune raison de se vanter d’entrer dans le projet de Dieu :

Éphésiens 2.8 : En effet, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. 9 Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. 10 En réalité, c’est lui qui nous a faits; nous avons été créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions.

M a i s  i l  f a  u t   e n t r e r  d a n s  l e  p r o j e t  d e  D i e u  ! 
Thibault aurait pu annuler le projet parental par un comportement rebelle !
Où avons-nous lu dans les Écritures que l’appel de Dieu serait irrésistible ? Allez, par acquis de conscience, je lance une recherche sur https://emcitv.com/bible/. 

Bingo, il y a quand-même un texte : 1 Corinthiens 12.2 dit : Vous savez comment, lorsque vous étiez étrangers au peuple de Dieu, vous vous laissiez irrésistiblement entraîner vers... ??  vers Dieu ? Non ! vers les idoles muettes.  C’est vrai que le diable tient chaque pécheur dans sa dépendance irrésistible, qui n’a pu être brisée que par la mort de Christ !  Dieu n’agit pas ainsi, puisqu’il reproche justement aux hommes de lui résister : 

Actes 7.51 : Hommes réfractaires, incirconcis de cœur et d’oreilles! Vous vous opposez toujours au SaintEsprit; vous êtes bien comme vos ancêtres.

Ces ancêtres, voici le cri du cœur de Dieu (repris aussi par Paul en Romains 10.21) à leur égard :

Ésaïe 65.2  : À longueur de journée, j’ai tendu mes mains vers un peuple rebelle qui marche sur une mauvaise voie, en suivant ses propres pensées.

Ce matin, j’ai lu le livre de Sophonie. Merveilleux d’y lire que Dieu a préparé un sacrifice ! (1.7,8). Mais le Seigneur se désole : 

3.1 : Malheur à la ville rebelle et souillée, à la ville pleine d’oppresseurs! 2 Elle n’écoute aucune voix, elle n’accepte pas la correction, elle ne se confie pas en l’Éternel, elle ne s’approche pas de son Dieu. 

Et Paul parle de

ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. (2 Thessaloniciens 2.10)

Du côté du Dieu omniscient, on est toujours surpris de lire son intense attente ardente de la repentance des hommes.

Jérémie 26.2 : Ainsi parle l’Éternel : Tiens-toi dans le parvis de la maison de l’Éternel, et dis à ceux qui de toutes les villes de Juda viennent se prosterner dans la maison de l’Éternel toutes les paroles que je t’ordonne de leur dire; n’en retranche pas un mot. 3 Peut-être écouteront-ils, et reviendront-ils chacun de leur mauvaise voie; alors je me repentirai du mal que j’avais pensé leur faire à cause de la méchanceté de leurs actions. 

Jérémie 36.3 : Quand la maison de Juda entendra tout le mal que je pense lui faire, peut-être reviendront-ils chacun de leur mauvaise voie; alors je pardonnerai leur iniquité et leur péché.

J’avoue que je ne chercherais pas le mot « peut-être » dans la bouche de Dieu . Mais ne sommes-nous pas loin de tout déterminisme implacable ? On dira : oui, mais que dire de Romains 9 ?  

Romains 9.14 : Que dirons-nous donc? Dieu serait-il injuste? Certainement pas! 15 En effet, il dit à Moïse: Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, et j’aurai compassion de qui je veux avoir compassion. 16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de la volonté ni des efforts de l’homme, mais de Dieu qui fait grâce. 17 L’Ecriture dit en effet au pharaon: Voilà pourquoi je t’ai suscité: c’est pour montrer en toi ma puissance et afin que mon nom soit proclamé sur toute la terre. 18 Ainsi, Dieu fait grâce à qui il veut et il endurcit qui il veut.19 Tu me diras: «Pourquoi fait-il [donc] encore des reproches? Qui peut en effet résister à sa volonté ?» 

C’est vrai, disons-le avec force, personne ne pourra résister à la volonté parfaite et à mon avis unie (et non conflictuelle A/B) de Dieu, qui est manifestée clairement dans les Écritures.
Celle-ci n’est pas que tous les hommes soient sauvés indifféremment de leur réponse à l’appel de grâce ni qu’une infime partie d’entre eux soient sauvés sur la seule base de leur élection assumée à 100% par Dieu.
Non, les Ecritures nous montrent clairement que cette volonté divine est que tous ceux qui mettent leur confiance en Christ soient sauvés, et que tous ceux qui le refusent soient condamnés : 

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.
Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et voici quel est ce jugement: la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leur manière d’agir était mauvaise.   Jean 3.16 à 19

Et maintenant, comment mieux clore qu’en soulignant que ce Dieu tout-puissant qui exerce sa souveraineté avec justice, sainteté et amour est digne de régner dans nos cœurs ? Régalez-vous avec l’excellent article suivant  :

Dieu est digne de régner : 3 encouragements qui nous viennent de son trône sur Evangile 21

Claude

Compléments 

Romains 8.28 : Toutes choses voulues par Dieu pour mon bien ?

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Autour du livre « Choisis par Dieu » 2

Voici le 2e article d’analyse du livre de Robert C SPROUL, Choisis par Dieu.
Nous arrivons à un sujet magnifique, celui de la  s o u v e r a i n e t é   d e  D i e u.
Il n’y a pas de hasard, il se trouve qu’en même temps, j’ai pu lire un article très éclairant sur le sujet,  et  il nous servira bien ! Continuer à lire … « Autour du livre « Choisis par Dieu » 2″

Et s’il y avait un autre extrême à l’activisme ? (Jean-Paul PELSY)

 

L’article Tout ramené à moi ? de Richards/O’BRIEN  nous a rendus attentifs à l’écueil de nous approprier indûment des promesses qui ne nous concernent pas personnellement. D’autres articles alertent sur le danger inverse de ne pas se sentir concernés par celles qui nous sont vraiment faites. Jean-Paul Pelsy aimerait réfléchir avec vous sur une 3e attitude inappropriée face aux promesses de la Parole de Dieu. Continuer à lire … « Et s’il y avait un autre extrême à l’activisme ? (Jean-Paul PELSY) »

Autour du livre « Choisis par Dieu » (1)

« Seigneur, me serais-je tant trompé ? Montre-le-moi ! » Telle est la prière que j’ai fait monter vers Dieu en refermant le livre de RC Sproul, Choisis par Dieu. J’avouerai que sa lecture m’avait plutôt ébranlé. Continuer à lire … « Autour du livre « Choisis par Dieu » (1) »

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Romains 8.28 : Toutes choses voulues par Dieu pour mon bien ?

Nous savons, du reste, que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui sont appelés se­lon son dessein.

r 1 >> Nous utilisons massivement ce verset pour encourager ceux qui souffrent. Décès d’un être cher, fin d’une carrière ou occasion manquée : les chrétiens ont tendance à citer, en toute sincérité, Romains 8.28 pour assurer aux personnes en souf­france que Dieu continue à œuvrer avec eux et pour eux et que ce malheur fait donc partie du plan de Dieu pour eux.

Les auteurs rendent attentif à deux sérieuses erreurs de lecture :
La première : Nous lisons que toutes choses sont bonnes, puisque venant de Dieu.

Nous entendons souvent : « Tout ce qui se produit est la volonté de Dieu. » Nous répondons : « Faites-vous toujours la volonté de Dieu ? »  « Non », finira-t-on par admettre à contrecœur. Exact. L’une des définitions du péché, c’est le refus d’obéir à la volonté divine. N’utilisons pas ce verset pour essayer de transformer une mau­vaise chose en une bonne chose en suggérant qu’elles sont toutes causées par le Seigneur. Ce serait une grossière erreur. Dieu fait parfois naître le bien des cendres du mal, mais ce n’est pas la même chose. Souvent, Job est mentionné ici. Quelqu’un me rap­pellera sans doute que Job a eu d’autres fils et filles (Job 42.13). Sans vouloir offenser quiconque, si Dieu prenait mes fils au­jourd’hui et m’en donnait deux autres plus tard, nous ne serions pas « quittes » pour autant. Je ne voudrais jamais, au grand jamais, citer Romains 8.28 à un parent endeuiIIé. Ce verset ne signifie pas : « Accroche-toi, Dieu va te dédommager. »

La deuxième erreur, c’est quand notre instinct individualiste nous fait lire : … au bien pour moi ! Les auteurs rappellent que tous les martyrs chrétiens étaient convaincus de la véracité de Romains 8.28. Pourtant, d’un point de vue humain, les choses n’ont pas bien tourné pour eux.

Romains 8.28, comme Jérémie 29.11, renvoie probablement à nous et non à moi. Tout concourt au bien du peuple de Dieu (au sens collectif), même si des croyants individuels endurent par­fois la mort ou toutes sortes de souffrances absurdes. Soyons prudents lorsque nous appliquons une promesse destinée à l’en­semble du peuple de Dieu à un individu ou même à un groupe ou une génération spécifiques. //
(Pour chacun d’entre nous), cette promesse ne dit pas que nous n’aurons jamais à souffrir et serons à l’abri de toute peine. Elle nous assure plutôt qu’à travers les souffrances et les peines qui découlent iné­vitablement de notre nature humaine, Dieu peut nous former à la piété. Dans le cas présent, l’accent n’est pas placé sur l’espoir qu’il fera tout contribuer à notre bien personnel. II est placé sur le fait que Dieu prépare son peuple, c’est-à-dire nous, à mieux le servir.

E. Randolph RICHARDS et Brandon J. O’BRIEN, Lire la Bible sans filtre ,  La Maison de La Bible.

r2 >> Les articles suivants donnent, avec raison aussi,  me semble-t-il, une application individuelle pour chacun d’entre nous.
Celui-ci insiste sur l’identité de ceux à qui la promesse s’adresse

La Bible annotée : https://www.levangile.com/Bible-Annotee-Romains-8-Note-28.htm

r3 >> L’article suivant analyse la notion de bien que promet ce verset : 
Tout concourt-il vraiment au bien ? Romains 8:28 dans son contexte

Related Media https://bible.org/article/tout-concourt-il-vraiment-au-bien-romains-828-dans-son-contexte

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Jérémie 1.5 : Choisis dès avant notre naissance ?

« Avant de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu naisses, je t’avais consacré » (Jérémie 1.5). Continuer à lire … « Jérémie 1.5 : Choisis dès avant notre naissance ? »

L’expiation – 2 (L. Branco)

Dans le 1e article sur l’expiation, Luciano Branco a montré la portée universelle de l’expiation. (Luciano Branco : L’expiation – 1 ) Ici, il veut prendre en compte le fait indéniable que tous les hommes ne seront pas sauvés. et propose sa vision de ce paradoxe : Continuer à lire … « L’expiation – 2 (L. Branco) »

L’expiation – 1 (L Branco)

Que signifie le mot « expier » ? Il désigne « l’apaisement de la colère de Dieu ». De prime abord, peu de gens pensent à cette définition lorsqu’ils utilisent ce terme ! Ils songent en général à l’idée du prix payé par Christ à la croix. Continuer à lire … « L’expiation – 1 (L Branco) »

Citations

Citations issues d’écrits de’auteurs se réclamant du calvinisme

Ce blog ne se veut pas agressif. Mais il est évident qu’il heurtera les sensibilités déterministes d’un calvinisme pur et dur.

Cet article pointe à l’autre extrême, vers l’arminianisme pur et dur, qui ne verrait plus dans les calvinistes évangéliques des frères, mais des adversaires à abattre ! Je dois vous avouer que j’ai une excellente communion avec des frères qui se réclament de la doctrine calviniste, et que nous évangélisons souvent ensemble, présentant entre autre le même message du salut aux portes de nos concitoyens !
Je leur laisse la cohérence de la chose, comme je laisse aux auteurs ci-dessous la leur, car ils ont souvent aussi écrit tout autre chose. Mais ces écrits-ci nous aident quand même à construire des ponts entre les rachetés du Christ ! Commençons par celui qu’on appelle le prince des prédicateurs : Spurgeon !


http://peresdelÉglise.free.fr/Augustin/foi.htm .    >> Saint-Augustin a-t-il vraiment enseigné « l’horrible dessein » comme plus tard Calvin ? 

Martin Luther considérait le verset de Jean 3.16 comme l’Évangile en miniature et écrit :
On y trouve résumé en quelques mots l’exposé de ce que Dieu a fait, avec la raison et le but de son action. Tout est grand dans cette phrase, parce que tout est divin : un grand Dieu d’amour qui aime toutes ses créatures ; un grand don : son Fils ; un grand appel : quiconque ; une grande délivrance : ne périsse pas ; un grand héritage : la vie éternelle. » (cité par « La Bonne Semence »

Ce monde est sombre comme la nuit ; Jésus est venu afin que, par la foi et l’obéissance, nous ne demeurions pas plus longtemps dans cette obscurité qui couvre l’humanité, mais pour que nous ayons la lumière.
Le mot « quiconque » est un terme vaste qui comprend tout le monde, vous, moi.
Si nous suivons Jésus, nous ne serons plus assis dans les ténèbres de l’ombre de la mort ;
nous entrerons dans la chaude lumière d’un jour qui n’aura pas de fin.  (texte : Jean 12.46)
Spurgeon, Trésors de la Foi  du 10 mars


Dieu n’a craint ni l’existence ni la puissance du péché et du mal. Il l’a voulu ainsi pour qu’à travers ceux-ci, il puisse révéler ses attributs divins. […]
Et Dieu, parce qu’il est Dieu, n’a jamais craint la liberté, l’existence du péché, l’apparition de la méchanceté, ou le pouvoir de Satan. Depuis l’origine du péché et tout au long de son développement, Dieu a toujours exercé son pouvoir sur lui. Il ne l’impose pas et ne lui fait pas obstacle avec violence, il lui permet plutôt d’atteindre son plein potentiel. Il est Roi, et pourtant il donne au péché un libre accès à son royaume. Il lui permet de toucher à tout – à son monde, à ses créatures et même à son Oint, car le mal ne peut pas exister sans le bien.
Il lui permet de toucher à tout ce qui lui appartient ; il lui accorde la possibilité de montrer ce qu’il sait faire, de sorte qu’à la fin, Dieu pourra quitter le champ de bataille en Roi des rois. Car le péché, par nature, se détruit lui-même par la liberté qui lui est accordée ; il meurt de ses propres afflictions ; il se condamne lui-même à la mort. Au sommet de sa puissance, il apparaît, par la croix seule, publiquement dans son impuissance (Col 2.15).
H. Bavinck, cité en  Andrews III, dans l’Évangile et l’Histoire, p 47, IBG-Clé (Carson/Keller)


Même si vous croyez que Christ est mort uniquement pour ses élus, votre présentation de l’Évangile doit être exactement la même que celle de l’homme qui pense le contraire. […] nous devons inviter les pécheurs à venir à Jésus-Christ, le Sauveur vivant, qui, en vertu de sa mort propitiatoire, peut pardonner à tous ceux qui se confient en lui et les sauver.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 65


Le Nouveau Testament invite les hommes à mettre leur confiance en Christ simplement parce qu’ils en ont besoin et parce qu’Il s’offre à eux; à tous ceux qui le reçoivent ainsi, le Nouveau Testament promet tous les bienfaits que par sa mort il a assurés à son peuple. Ce qui est universel dans le Nouveau Testament, et ce qui embrasse tous les hommes, c’est l’invitation à croire, et la promesse du salut pour tous ceux qui le font.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 66


La foi en la souveraineté de Dieu ne change rien en ce qui concerne la sincérité de l’invitation de l’Évangile ni la vérité de ses promesses. Indépendamment de ce que nous pouvons penser au sujet de l’élection ou même des desseins éternels de Dieu dans l’œuvre de Christ, le fait demeure que, dans l’Évangile que Dieu nous a confié, il offre réellement Christ et promet la justification à « quiconque»: « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ». De même que Dieu annonce à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, de même il les invite à venir à Christ pour expérimenter sa miséricorde.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 96


La gloire de l’Évangile, comme révélation de la grâce divine, est le fait que l’invitation est libre et sans limite. […] Notons l’universalité de ces promesses. Christ est offert à tous ceux qui ont besoin de lui, à tous ceux qui se tournent vers lui, à tous ceux qui croient. Personne n’est exclu de la miséricorde de Dieu, sauf ceux qui s’excluent eux-mêmes par leur impénitence et par leur incrédulité. (p 97, 98)
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 7, 98


Cette doctrine de l’élection et de la réprobation éternelles n’implique-t-elle pas que tous ceux qui désireraient venir à Christ ne le pourront pas, parce qu’ils ne seront pas parmi les élus? L’’Évangile coupe court à leurs craintes en leur rappelant la promesse réconfortante du Seigneur: «Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. » (p 98) […] Il faut prendre la parole de Christ au sérieux aussi bien lorsqu’Il affirme qu’Il sauvera quiconque croira en Lui que lorsqu’Il dit qu’Il est venu spécifiquement pour sauver ceux que le Père Lui avait donnés.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 98, 99


Packer cite le puritain John Owen, qui enseignait la même doctrine de la prédestination que lui, et qui s’adressait pourtant ainsi à ses auditeurs inconvertis :
Voici comment Dieu s’adresse à vous aujourd’hui : Pourquoi mourriez-vous? Pourquoi périr éternellement ? N’auriez-vous pas pitié de vos propres âmes ? Qu’en sera-t-il de vous au jour du jugement ? Tournez-vous vers moi pour être sauvés; […] Venez, je vous en supplie; n’hésitez plus; ne me rejetez plus; l’éternité est devant la porte, ne me détestez pas à tel point que vous préfériez périr plutôt que d’accepter la délivrance que je vous propose… […]
Citation du livre  » The Glorof Christ » de John Owen.
Et James Packer conclut :
Il en est bien ainsi. Les invitations que Christ adresse aux pécheurs sont d’origine divine. Elles sont sincères. Elles sont vraies. C’est ainsi qu’il faut les présenter aux inconvertis, et de plus il faut le faire avec insistance. La doctrine de la souveraineté de Dieu dans la grâce ne modifie en rien notre responsabilité de présenter l’Évangile de cette façon.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 100


La Bible ne dit jamais que les hommes ne peuvent pas aller au Ciel parce qu’ils n’ont pas été élus, mais parce qu’ils « négligent un si grand salut », et parce qu’ils ne veulent pas se repentir et croire. Le dernier jugement montrera que ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas été élues que des âmes seront éternellement perdues, c’est à cause de leur paresse, de leur amour du péché, de leur incrédulité et de leur refus de venir à Christ.» Dieu donne aux hommes ce qu’ils choisissent; non le contraire. Ceux qui choisissent la mort ne peuvent par conséquent que s’en prendre à eux-mêmes si Dieu ne leur donne pas la vie. La doctrine de la souveraineté de Dieu ne change absolument rien à la responsabilité des pécheurs.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 101

Note : Après ces nombreuses citations de cet auteur si apprécié par son opus « Connaître Dieu », il me faut ajouter que nous ne voulons pas le « récupérer » : sur le site hyper calviniste « Le Vigilant », il mène un langage aussi méprisant que celui de Calvin envers ceux qui ne seraient pas déterministes.
Comprenne qui pourra !

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Livres : 

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Un site incontournable : atoi2voir.com

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Une mine de ressources formidables !

Le Projet Bible

Waouh ! Un projet gigantesque enthousiasmant , composé de vidéos courtes animées par des dessins, et présentant les livres de la Bible. Il y a aussi des thèmes ! Allez vite voir en :
Projet Bible

Le  matériel L’ÉVANGILE.NET

Découvrir par soi-même la foi chrétienne. Avec la lecture interactive d’un livre de la Bible : L’Évangile selon Jean, et des vidéos explicatives. Super bien fait !
L’ÉVANGILE.NET

Dans le même cadre L’ÉVANGILE.NET, un autre matériel, conçu par Florent Varak, consiste  en un parcours de 6 séquences de découverte de l’Évangile en individuel ou en groupes. Découvrez-le ci-dessous, exposé par un utilisateur enthousiaste, Arnaud Schrodi :
La grande histoire

Coffret de 4 DVD  Les 4 Évangiles

4 films de l’Alliance Biblique Française qui retracent la vie de Jésus avec intégralement le texte biblique ! Magnifique et pas cher ! Un beau cadeau !
Et si vous regardiez la Bible ?

CD ou téléchargement Philippe Decourroux : Quelqu’un t’aime !

Ce CD contient 12 chansons tirées des précédents albums Decourroux et entrecoupées de réflexions et de témoignages, notamment celui de notre amie Micheline, cette grand-maman de 83 ans qui raconte comment le Seigneur a transformé sa vie il y a 5 ans. Et celui de Philippe.

Le message de ces CDs présente l’Evangile avec clarté et simplicité. C’est un outil très percutant à distribuer largement autour de soi. .  3,50 euros pièce

CD1  Philippe DECOURROUX      

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Cartes postales, cartes virtuelles, dépliants Média Espérance

Donner un  imprimé est un excellent moyen pour lancer une conversation avec un contact.
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Dans la foulée, voici d’autres belles cartes postales :
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Grandir en Christ

Consultez d’abord le texte suivant :
Notre identité fondamentale : en Christ !

Dans cette rubrique, des articles qui nous stimulent à rester et à grandir en Christ. Parmi eux, des extraits de bons vieux livres à sauver de l’oubli.

Lire l’A T dans la nouvelle Alliance -1 (CS)

Lire l’AT dans la nouvelle Alliance -2 (CS)

C’est la faute au cerveau (Edward WELCH)

La grâce de Dieu dans la souffrance (David Powlison)

La confession du péché des ancêtres  ? (Henri Blocher)

Écho aux articles sur les péchés des ancêtres (Jean-Paul Pelsy)

À l’école de la grâce (Jerry Bridges, Excelsis)

Ce Jésus que je ne connaissais pas (Philippe Yancey, Farel)

Connaître Dieu (J.I. Packer, Grâce et vérité)

Christ au cœur de la prédication (Graeme Goldworthy)

Lire l’A T dans la nouvelle Alliance -1 (CS)

Certains exposent l’Ancien Testament comme s’ils étaient encore sous le régime de l’ancienne Alliance. D’autres méprisent la  première partie de la Bible sous prétexte que nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce ! Je vous propose de faire le point et de vous fournir un petit outil simple de décryptage des Écritures… (dans un 2e article :  Lire l’AT dans la nouvelle Alliance -2 (CS)
Continuer à lire … « Lire l’A T dans la nouvelle Alliance -1 (CS) »

Prescience de Dieu et grâce prévenante (Roger Olson)

Contrairement au site Arminianisme Évangélique dont je vous partage ici quelques pépites, notre but n’est pas de promouvoir une école de pensée, aussi bonne soit-elle globalement, mais d’être le plus fidèle possible aux Écritures, même si celles-ci bousculent nos conceptions – et heureusement qu’elles le font ! (Lecteurs, n’hésitez pas à signaler les erreurs constatées !) Continuer à lire … « Prescience de Dieu et grâce prévenante (Roger Olson) »

Actes 13.48 : Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle…

« Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent ».  Ce verset, qui oppose la foi des non-Juifs à l’incrédulité des membres du peuple élu (v. 46), signifie-t-il que si d’autres n’ont pas cru, c’est qu’ils n’étaient pas destinés à la vie éternelle ? Continuer à lire … « Actes 13.48 : Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle… »