Des marques indélébiles de Dieu dans l’homme déchu (Jean-Louis DENEUFCHÂTEL)

Tous les Évangéliques s’accordent pour enseigner que la péché a corrompu l’homme. Celui-ci, créé à l’image de Dieu, n’a-t-il plus aucune trace morale ou spirituelle en lui, donc aucun guide fiable qui pourrait le conduire à revenir à Dieu quand son Esprit l’attire à lui ?
Jean-Louis DENEUFCHÂTEL prend la question sous la loupe.

Les marques indélébiles du péché en l’homme déchu

L’égarement des hommes dans leurs pensées est souligné en Éphésiens 4.17-19 :

Vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. 

Même les hommes de ce monde les plus remarquables par leur intelligence ou leur savoir sont plongés dans cet égarement, et ne s’en rendent pas compte tant que la lumière de la Parole de Dieu ne vient pas les éclairer.
L’homme, mort spirituellement, est dans la désespérance : sa vie n’a pas de sens, car il est coupé de son Créateur. De plus, l’esprit du monde, manipulé par le prince de ce monde (Satan), influence largement nos esprits moribonds pour nous pousser à penser, croire et faire comme tout le monde, ce qui explique
l’uniformisation progressive de tous les comportements humains.

Les hommes sont comme un immense troupeau, chacun croyant être original et libre et ne percevant pas qu’il est dominé par le Malin.

Deux éléments subsistent

Toutefois le Seigneur nous a laissé deux éléments qui subsistent de notre
ancienne condition.

La conscience morale

La conscience morale est le premier élément qui nous reste et qui nous sert de signal d’avertissement et de garde-fou.

Dans le cas de Caïn, on voit Dieu lui parler personnellement en faisant appel à sa conscience morale :

Genèse 4.7 : Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua.

Il l’invite à résister au péché, soulignant que nous sommes toujours responsables de notre péché.
Cette conscience morale universelle, nous la trouvons décrite aussi dans Romains 2.14,15 :

Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leur cœur, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. 

La pensée de l’éternité

Le second élément est la « pensée de l’éternité » que nous trouvons mentionnée dans Ecclésiaste 3.11-15 :

Il fait toute chose belle en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. J’ai reconnu qu’il n’y a de bonheur pour eux qu’à se réjouir et à se donner du bien-être pendant leur vie ; mais, si un homme mange et boit et jouit du bien-être au milieu de tout son travail, c’est là un don de Dieu. J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu’il n’y a rien à y ajouter et rien à en retrancher, et que Dieu agit ainsi afin qu’on le craigne. 

Ce passage nous montre que Dieu a gardé, inscrite au profond de nos êtres, cette conception de l’éternité, c’est-à-dire ce sens que nous sommes faits pour autre chose que cette seule vie et aussi (peut-on ajouter) le sens de l’infini et de la perfection de Dieu (notion que l’on retrouve, dévaluée, en mathématiques, sous la forme du concept de l’infini que l’on ne peut réellement saisir, mais dont on a besoin). Actes 17.26 à28 va dans le même sens :

Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ;
il a voulu qu’ils cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en

tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. C’est ce qu’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : De lui nous sommes la race. . . » Les hommes cherchent Dieu en tâtonnant comme des aveugles.

La conscience morale et la conscience spirituelle de la pensée de l’éternité ne sont pas des parties constituantes de l’homme, mais la boussole de Dieu en nous. Elles ne sont donc pas susceptibles d’être touchées par la corruption de nos cœurs.

Notre problème n’est donc pas une conscience détraquée ou déviée, mais d’autres voix, pécheresses, qui étouffent celles du Créateur en nous, comme le montre la parabole des 4 terrains :

Notre âme égarée domine notre être

La mort spirituelle est donc, en conséquence, la domination anormale (selon les plans de Dieu et le modèle qu’il a en vue) de notre âme égarée sur tout notre être.

Ceci est confirmé par les mots qu’emploie la Parole de Dieu pour qualifier les deux sortes d’hommes. Nous trouvons cela dans I Corinthiens 2.14, 15 :

Mais l’homme naturel n’accepte pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. 

Le terme grec qu’emploie ici l’apôtre Paul, « naturel », est, en fait, «psychique» ce qui veut dire littéralement « de l’âme » (commandé et dominé par notre âme qui n’est pas à sa place normale de soumission à l’esprit). 

Le croyant, né de nouveau, est nommé logiquement « spirituel » puisqu’il a reçu l’Esprit de Dieu.

Ainsi Paul peut-il écrire en I Corinthiens 2v12 :

Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce.

// La domination de l’âme, c’est la domination du « moi » qui est devenu le seigneur de notre vie. Tout tourne autour du moi désormais et nous ne le voyons pas car nous sommes privés de la lumière de Dieu.

Ce sont donc « mes » volontés, « mes » sentiments et « mes » conceptions qui dirigent mon être (mais derrière se tient le prince de ce monde qui agit pour nous gouverner selon ses plans, de sorte que nous nous croyons libres de nos choix, alors que nous sommes tous esclaves du même tyran). //

Conclusion

Quel grand projet Dieu a commencé à mettre en œuvre en envoyant Son Fils pour restaurer toutes choses !
Ne nous arrêtons pas au début du programme, mais allons de l’avant en acceptant que le Seigneur nous transforme (et cela fait parfois bien mal !) à l’image de Son Fils !

Jean-Louis DENEUFCHÂTEL 

L'auteur se présente sobrement comme professeur de l’Éducation nationale en retraite, ancien d’une église et traducteur pour E 21 et le Metropolitan Tabernacle.

Note CS : Ces pensées sont extraites d’une étude plus vaste sur la constitution tripartite de l’homme défendue par l’auteur.  Ce n’est pas notre objectif ici de débattre à ce sujet. Si quelqu’un désire obtenir l’étude complète, il suffit de la demander. 

Voir aussi : Le misérabilisme est-il vraiment biblique ?

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