Des paradoxes enrichissants  (selon Adam MABRY)

Concilier la souveraineté absolue de Dieu et la responsabilité entière de l’homme pour son salut semble un exercice difficile, voire impossible pour certains. Adam MABRY, dans son livre Des paradoxes enrichissants (MB) s’est fixé comme but de montrer comment la Bible nous incite à maintenir cette tension en enseignant nettement les deux vérités. Son approche me semble fort utile pour tempérer nos ardeurs militantes, si nous sommes tentés de combattre des frères et sœurs à conviction opposée à la nôtre… D’emblée il dit :

La Bible enseigne que Dieu contrôle tout et que nos décisions ont de l’importance. Sa volonté sera effectivement faite, et il nous tiendra pour responsables de la nôtre. Dieu choisit les siens, et il est de notre responsabilité de lui faire confiance. 

2022-12-02

L’auteur avertit que l’enseignement de la Bible
sur la souveraineté de Dieu et la responsabilité de l’homme n’est pas un antagonisme ou chacun souligne sa vérité en minimisant ce que dit l’autre. C’est une tension, dit-il, et il faut du courage pour accepter qu’il y ait une part de mystère.

Compatible et déconcertante

L’auteur commence par mettre face à face les antagonismes classiques entre calvinistes et arminiens.

Les premiers font remarquer que « parce que les humains sont morts à cause du péché (Éphésiens 2.1-3), nous ne pouvons pas choisir de suivre Dieu (les morts ne peuvent pas prendre de décisions).
Ainsi, Dieu choisit ceux qui lui appartiendront (Jean 15:16; Éphésiens 1.5, 11), il appelle à lui ceux qu’il a choisis, quand il le veut et de la manière dont il le veut (Éphésiens 13-6). »

L’autre groupe maintient que,  par amour, Dieu a créé l’humanité en la rendant capable de prendre des décisions ; c’est donc à nous de choisir :
Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir !  (Josué 24.15). //
Dieu  désire que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ! (1 Timothée 2.4).

En faisant remarquer les nombreuses références bibliques sur lesquelles chacun des deux « bords » est en mesure de s’appuyer, l’auteur conclut que la seule solution est « d’affirmer que la Bible présuppose simplement que ces deux réalités sont aussi vraies l’une que l’autre » :

Dieu est-il absolument souverain, mais d’une façon qui ne limite pas, ne minimise pas et n’atténue pas la responsabilité humaine ? Oui.
Les êtres humains sont-ils moralement responsables et doivent-ils à juste titre rendre compte de leurs actes, mais d’une façon qui ne rend pas la souveraineté de Dieu secondaire par rapport à leurs choix ? Oui

>> Magnifique ! Mais un petit bémol…

Je mettrais juste un bémol (non sans importance) à l’affirmation que « la seule solution est d’affirmer que la Bible présuppose simplement que ces deux réalités sont aussi vraies l’une que l’autre ».
Car là, les deux réalités dont on parle ne sont pas la responsabilité de l’homme et la souveraineté de Dieu, parfaitement compatibles, sans aucune restriction. Mais ce que l’auteur met face à face ici, c’est la responsabilité de l’homme et la prédétermination de toutes choses par Dieu !  Ce n’est de loin pas la même chose, et nous y reviendrons !
Suivons maintenant l’auteur dans la présentation de 3 affirmations incontestables :

Dieu nous a choisis et nous l’avons choisi !

A Mabry propose de regarder attentivement « un des nombreux passages dans lesquels sont fusionnées la façon dont les êtres humains répondent à l’Évangile et la façon dont Dieu choisit ceux qui y répondent : Actes 13 ».

Paul et Barnabas prêchaient dans les synagogues et faisaient face à une opposition féroce de la part des autorités juives. Mais, souligne l’auteur,
Luc veut nous permettre de voir que le salut n’est pas simplement venu de leur prédication Leur prédication a été efficace parce que « tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent ». (v 48)

L‘auteur interroge :

Pourquoi la Bible nous force- t-elle à placer côte à côte deux vérités que nous peinons à concilier ? Permettez-moi de suggérer qu’une des raisons, c’est de faire germer en nous la vertu de l’humilité. // C’est une fenêtre ouverte sur le concept mystérieux de l’élection. // Sans cette parole, nous manquerions le but éducatif du passage : Dieu nous choisit et nous sommes responsables de le choisir (ou de prendre la décision contraire).

Quant aux critères de Dieu pour cette élection, l’auteur continue :

Les critères les plus évidents de l’élection divine sont mentionnés dans Éphésiens 1: il choisit son peuple par amour (verset 4), en vue de nous adopter (verset 5). pour que nous célébrions la gloire de sa grâce (verset 6).
Ce n’est pas parce que nous pourrions devenir des membres utiles à son équipe ou parce que nous convenons parfaitement, ni même parce que d’une manière ou d’une autre nous sommes meilleurs que les autres.
C’est uniquement par pure grâce, sans aucun mérite de notre part. Jésus lui-même a toujours confirmé cela. Lisons par exemple Jean 6.65-67.

>> Nous sommes évidemment d’accord, mais nous ne pouvons cependant pas faire comme si ce mystère était absolument opaque, là où les Écritures ne sont pas muettes !
D’autre part, sans tordre leur sens, les deux textes évoqués sont susceptibles d’une compréhension qui concilie assez facilement la souveraineté de Dieu et la responsabilité de l’homme.

Voir par exemple : Actes 13.48 : Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle…
Matthieu 13.11 :  « Cela ne leur a pas été donné ! »,  
et  Jean 6.37 : Tout ce que le Père me donne viendra à moi (Frédéric GODET)

Mais nous rejoignons l’auteur quand il conclut :

 Je suis appelé à affirmer ces deux vérités, et en moi, cela doit produire l’humilité. Une telle chose serait impossible si je comprenais tout parfaitement ou si je campais sur mes positions.

Deuxième affirmation :

100% Dieu et 100% nous

Visant toute notre vie chrétienne, l’auteur s’attarde sur Philippiens 2.12-13 :

Ainsi, mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, non seulement quand j’étais présent, mais bien plus encore maintenant que je suis absent, mettez en œuvre votre salut avec crainte et profond respect. En effet, c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire pour son projet bienveillant.

A Mabry écrit :

Dans l’esprit de Paul inspiré par le Saint-Esprit, il n’y a aucune contradiction quand il dit :  » Vous, les Philippiens, avez besoin de vous mettre au travail pour comprendre et vivre le salut que Jésus vous a offert, parce que Dieu est celui qui œuvre en vous, afin que vous puissiez vouloir œuvrer et œuvrer effectivement pour lui. »

La réponse de Paul nous frustre et nous libère à la fois, puisqu’elle est: Oui. Ce texte enseigne clairement que nous sommes à 100% responsables de mettre en œuvre notre salut avec crainte et profond respect alors qu’il « produit en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir ».
Alors, qui rend possible le vouloir et le faire ? Dieu et nous-mêmes. 
C’est contradictoire ??

L’auteur va maintenant établir pour nous une importante distinction entre « contradiction » et « tension » (Par un de ces « hasards mystérieux », récemment a paru aussi cet excellent article : Comment distinguer un mystère d’une contradiction ? (Roger OLSON) )

Ce qui serait contradictoire, ce serait de dire : «Vous êtes responsables et vous n’êtes pas responsables. » Ou : « Dieu a le contrôle » et « Dieu a perdu le contrôle ! »

 La logique est construite sur les fondations du principe de non-contradiction : ce principe nous enseigne qu’une chose ne peut être elle-même et son contraire en même temps, dans les mêmes circonstances.

C’est pour cette raison qu’on ne rencontre jamais de célibataire marié et qu’on ne trouve jamais de coin à un cercle.

La Bible ne nous demande jamais d’être illogiques, de croire des contradictions ni de dire que les mensonges sont des vérités.
Les tensions, en revanche, sont des idées qui donnent l’impression de pas pouvoir être vraies au même moment mais qui le sont réellement.

La vie se situe dans cette tension. Exemple fourni par l’auteur :

–  Si vous pensez que votre croissance en tant que disciple ne dépend que de lui, vous finirez par adhérer à un «peu-importisme» sans foi ni loi, puisque le Seigneur fait tout ce qu’il veut.
– À l’inverse, si la qualité de votre vie de disciple dépend entièrement de vous, vous finirez par vous trouver dans un toujours plus d’effortisme » qui va vous procurer un sentiment de fierté par rapport à votre performance religieuse ou (si vous êtes plus honnéte) vous anéantir en raison de votre incapacité d’en faire assez.

Suit l’exemple de Joseph :

Pour quelle raison Joseph est-il capable de pardonner au lieu de punir ? Parce qu’il a accepté l’existence d’une magnifique tension biblique. En fin de compte, voici son interprétation des événements : « Vous aviez projeté de me faire du mal, Dieu l’a changé en bien »> (Genèse 50.20), dit-il à ses frères. Joseph ne minimise pas la responsabilité de ses frères et n’amoindrit pas l’immoralité de leurs actions: Et pourtant, les intentions divines ont présidé à toutes leurs actions.

La chaleur des rayons de sa souveraineté a brillé même au travers des ténèbres de leurs mauvaises actions :

«Dieu a projeté du bien (littéralement). Il n’a pas simplement fait un bon usage de leurs actions, il ne les a pas simplement réparées pour en faire quelque chose de positif, et il n’a pas simplement permis que quelque chose de bien se produise à cause d’elles. Les intentions de Dieu étaient à l’œuvre à l’intérieur même de leurs mauvais choix. Il exerçait son contrôle sur le mal qu’ils faisaient et à l’intérieur de ce mal, avec un but à l’esprit. //

  L’auteur de la Genèse savait cela. Il nous enseigne quelque chose sur la manière dont le Seigneur œuvre en nous, même quand nous sommes directement confrontés à ce qui semble être une méchanceté dénuée de sens. Avec Dieu, rien n’est jamais dénué de sens. //

Son objectif est de nous façonner pour que nous soyons en mesure de rechercher humblement des preuves de sa grâce même lorsque nous subissons les pires effets du mal.

Ainsi, nous pourrons lui faire humblement confiance même quand-et précisément quand-nous ne comprenons pas comment Il réalise ses projets favorables.  Aussi difficile que cela puisse être, maintenir la tension est porteur d’humilité en nous.

Quand Pierre a prononcé, lors de la Pentecôte, la première prédication chrétienne inspirée par le Saint-Esprit, il a dit à ses auditeurs à Jérusalem que Jésus, vous a été livré suivant le projet défini et la prescience de Dieu.
Vous l’avez arrêté, vous l’avez fait mourir sur une croix par l’intermédiaire d’hommes impies » (Actes 2.23).

L’auteur nous interpelle :

Si vous ne sursautez pas en lisant ce verset, relisez-le ! Cet événement de l’histoire, le pire crime jamais perpétré par l’humanité, a été l’œuvre d’hommes sans foi ni loi, et il s’est produit conformément au plan de Dieu, un plan immuable, conçu à l’avance. Le Seigneur a prédéterminé une action visant à nous obtenir le salut; néanmoins, c’étaient des hommes pécheurs qui étaient responsables de cette action.

Dieu avait prévu le meurtre malfaisant, haineux, injuste de son Fils : C’est ce que signifie la description que Jean fait de Jésus en Apocalypse 13.8 comme l’Agneau offert en sacrifice, et ce dès la création du monde.

La responsabilité du moment le plus crucial de l’histoire est simultanément attribuée à un Dieu souverain et à des hommes sans foi ni loi.

L’enjeu est considérable, ici : D’un côté :

Triturer les Écritures pour dire que Dieu a simplement tiré du bien de quelque chose qui n’était pas bon, c’est réduire l’Évangile à un accident heureux.

Mais d’autre part :

Tordre les Écritures pour effacer le facteur humain, c’est gommer la ligne entre Dieu et le mal et faire de Dieu un menteur quand il enseigne qu’il est impossible de l’accuser de quelque mal que ce soit (1 Jean 1.5).

Et c’est aussi faire de l’affirmation: « ll m’a poussé à faire cela » une tentative de se défendre après toute action mauvaise Déformer la Parole en accordant une importance plus grande au facteur humain, c’est faire de Dieu un observateur passif qui n’est capable que de répondre frénétiquement aux décisions prises par les humains

L’auteur nous emmène prendre un peu de hauteur dans notre vision des choses:

Gardez vos yeux fixés sur ce texte pendant un moment. Que voyez-vous?
Un verset, dans un livre, parmi tant d’autres livres, tous racontant une seule et même histoire.

Dans cette histoire, Dieu est l’auteur, et les êtres humains sont les personnages. Cependant, cette histoire diffère des nôtres d’une manière importante : cet Auteur n’a pas simplement écrit l’histoire, il y est entré.

Luc savait cela quand il rédigeait le livre des Actes. Inspiré par le Saint-Esprit, il écrivait précisément les mots que Dieu voulait pourtant ce sont ses mots. Alors, pourquoi ces mots ont-ils été écrits de cette façon ?
Peut-être pour que nous soyons surpris par la façon dont le lien entre la souveraineté de Dieu et notre responsabilité est établi. Peut-être Dieu veut-il démontrer à quel point nous aurons à rendre compte de notre rébellion contre son Fils, même si ce moment de rébellion le plus atroce faisait partie de son plan de grâce pour vaincre cette rébellion tout en venant en aide aux rebelles que nous sommes.

>> C’est là effectivement une démonstration magistrale, qui nous évitera de confondre contradiction logique et tension (plus ou moins mystérieuse) entre deux affirmations bibliques apparemment opposées mais vraies toutes deux.
Cependant, j’aimerais introduire ici une nuance, qui me paraît fondamentale, et dont la confusion me paraît être le nœud des  désaccords :

C’est vrai, il n’y a aucune contradiction logique entre  la pleine souveraineté de Dieu et l’entière responsabilité de l’homme.
Mais il me semble qu’il y en a une, et de taille, entre un supposé déterminisme divin absolu et la responsabilité de l’homme !

En effet, si Dieu avait déterminé d’avance les actions et réactions des hommes face à sa volonté, il ne leur en aurait pas laissé la responsabilité de choisir d’y obéir ou non. Comment, dès lors, pourrait-il en même temps les tenir pour responsables de choix fatidiques ?
S’en sortirait-on par une nébuleuse notion de « mystère inaccessible à nos petites intelligences » ? Ce serait contraire à ce que l’auteur essaie de démontrer et friserait le suicide intellectuel que Olson et lui récusent (avec raison) comme voie… sensée !

Pour ne pas trop digresser par rapport à l’objectif de ce livre, j’invite les lecteurs à consulter i c i  l’excellent article de Leighton FLOWERS, qui nous montre un Dieu souverain… sur sa souveraineté ! 
3ème affirmation de l’auteur :

Une tension à maintenir pour rester humbles

 Chercher à avoir une bonne théologie, ce n’est pas la même chose que grandir en tant que disciple.
Quand Dieu confronte sa souveraineté à ma responsabilité, je dois faire un choix : supprimer cette tension en abaissant la doctrine au niveau le plus bas en fonction de ma capacité de compréhension, ou grandir dans la vertu de l’humilité !

Alors, a quoi peut ressembler le maintien de la tension ?

La volonté souveraine de Dieu : que nous soyons vertueux et responsables !

Voici quelques façons de vivre en acceptant cette tension, en peaufinant notre humilité.

Admettre notre ignorance

Là où l’Écriture est claire, nous devrions aussi l’être. Mais là où elle ne l’est pas, nous ne pouvons nous contenter que de suppositions.
Des suppositions éclairées par l’intelligence ? Probablement..
Des suppositions pleines de sagesse ? Vraisemblablement.
Mais des suppositions quand même. La Bible n’indique pas quelle est la volonté souveraine de Dieu dans une situation tragique particulière. Lorsqu’un crime a été perpétré, Dieu ne révèle pas comment sont réparties les responsabilités individuelles. En conséquence, nous ne devrions pas prétendre l’inverse. Nous avons à annoncer courageusement ce qui est clair et éclatant. Nous nous accrochons à la vérité selon laquelle les plans de la divine providence sont toujours bons, mais nous devrions humblement admettre notre ignorance quant à son intention particulière dans des circonstances particulières. Voici une affirmation qui est habituellement pleine de sagesse :
Je sais que ce que Dieu fait est bon, mais pour l’instant, je ne sais pas encore pourquoi ni en quoi c’est bon. Essayer de deviner une explication plus profonde, c’est souvent une sottise. Tirer des conclusions irrévocables à partir de n’importe quoi, c’est la plupart du temps de la folle.

Accepter notre responsabilité

La souveraineté de Dieu n’exclut pas la responsabilité humaine : elle la motive. Si Dieu ne préservait pas la continuité du lien de cause à effet, ce lien n’existerait plus. Les décisions prises ne finissent par avoir des résultats que parce qu’il a décidé que ce serait le cas. Reconnaissons donc que nous avons une responsabilité. Luttons pour la sainteté, œuvrons dans le but de répondre à l’appel divin et servons le divin roi de toute notre force. Ne cherchons pas d’excuses.

Adorer passionnément

L’incompréhension est une condition préalable pour une louange passionnée. Lorsque votre sportif préféré réussit un geste extraordinaire et que vous ne savez pas comment il y est parvenu, vous en parlez autour de vous avec enthousiasme. Lorsqu’un musicien joue une partition en virtuose, vous n’êtes pas en mesure de le comprendre, pourtant vous l’appréciez énormément. Nous louons et adorons ce qui provoque de l’admiration en nous. Les voies de Dieu sont plus élevées que les miennes. Parfois, je peux avoir un aperçu de quelque chose qu’il a fait, un aperçu que je n’aurais jamais été capable d’élaborer ou d’imaginer. J’ai toujours la possibilité de regarder vers la croix pour voir la plus grande œuvre qu’il a accomplie, d’une manière: dont ni vous ni moi n’aurions jamais pu le prévoir ni même le demander. Comprendre n’est pas une condition préalable pour s’émerveiller. C’est pourquoi, en toute circonstance, nous pouvons adorer Dieu passionnément. Ce n’est jamais sa bonté qui doit être remise en question, mais notre capacité à appréhender ses bons plans. La souveraineté de Dieu n’est pas l’ennemie de notre responsabilité.

Notre responsabilité ne sape pas sa souveraineté.
Vivons cette tension, faisons en sorte de laisser grandir notre humilité en adorant notre grand Dieu et en lui obéissant.

2022-12-02 (1)Adam Mabry est pasteur de l’Alètheia Church à Boston, aux États-Unis. Il enseigne aussi dans une Faculté de Théologie et a signé plusieurs ouvrages. Le premier à sortir en français est « Des paradoxes enrichissants » (Maison de la Bible), un livre qui nous invite à comprendre les vérités bibliques en tension.

Complément :

Voici un article d’Évangile 21 qui me semble apporter des éléments de réflexion très intéressants pour une position équilibrée qui devrait (ré)concilier arminiens et calvinistes… modérés  : Si Dieu dirige tout, l’homme peut-il vraiment être libre ? (Nathanaël DELFORGE)  
Audio à écouter ou texte à lire !

Autres articles ou liens publiés discrètement 🙂 depuis la dernière notification

28.11.2022
Glané sur 4 sites différents des articles parfois étonnants, mais importants tous les 34 :
Rubrique : Sous la loupe
Comment distinguer un mystère d’une contradiction ? (Roger OLSON)
(article d’Arminianisme Évangélique)
Rubrique : Ressources
Y a-t-il un mérite à notre foi ? (John PIPER)
(Article d’Evangile 21)
Rubrique : Sous la loupe
Hébreux 3.13 et ss : Une mise en garde à prendre à cœur (John DARBY)

(article Études & Échanges Évangéliques)

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2 réflexions sur « Des paradoxes enrichissants  (selon Adam MABRY) »

  1. Merci Claude pour ton retour sympa !
    Pour ton 1e souhait, voir le sujet de la souveraineté de Dieu traité plus en profondeur, as-tu vu, les 2 liens vers des articles magistraux à ce propos, celui de Leighton FLOWERS, https://arminianisme-evangelique.fr/la-souverainete-de-dieu/, et à l’intérieur de cet article, celui de Jack COTTRELL, https://arminianisme-evangelique.fr/la-volonte-de-dieu-correspond-elle-a-tout-ce-qui-arrive/ ? C’est vrai que tout le monde ne suit pas ces liens gigognes. 🙂 Mais ici, ça vaut le coup ! On peut difficilement être plus exhaustif !
    J’ajouterai, pour un essai de complément de réponse à ce que tu écris à la fin, que Dieu n’a pas comme but de faire le policier dans ce monde qui l’a rejeté, mais de proposer son Fils crucifié comme unique réponse suffisante au mal qui détruit les hommes rebelles. Au lieu de faire que les armes meurtrières ne tuent plus, ou que nos paroles méchantes ne blessent plus, il a choisi le langage de la croix, sur laquelle Christ a vaincu le mal et qui seul peut changer les cœurs ! Tu y crois comme moi, Christ n’est pas venu moraliser le monde, mais le racheter ! Ce qui n’empêche pas les innombrables actes de sa providence, dans le but que la bonté de Dieu les appelle à la repentance !

  2. J’ai deux autres Claude parmi mes abonnés, chacun très discret ! L’un d’eux m’écrit :
    Cher Claude, je voulais te remercier chaleureusement d’avoir consacré un article de ton blog au bouquin d’Adam Mabry ! (note : je connais le livre grâce à lui ! 🙂

    Quant au « bémol » que tu évoques dans ton article, je trouve en effet cette précision utile. Mais j’ajouterais que le terme même de « souveraineté » de Dieu mériterait un plus long développement (est-ce même un terme biblique ? Que voudrait-il dire en fait ? Et comment « confronter » cette notion avec la terrible réalité du monde tel qu’il va… et toute la misère du monde, tenace, persistante..) ? //
    Je voulais aussi te signaler le très utile article de Roger Olson sur « Mystères et contradictions en théologie », mais tu l’avais repéré aussi, et même signalé. Merci aussi de l’avoir fait ! Cet article mériterait un développement plus conséquent, à mon avis, mais il y a là des pistes des plus utiles pour apporter un peu plus de sérénité et d’humilité dans les débats !

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