Jean 6.37 : Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi.
Le salut vient de l’initiative du Père céleste qui ne veut pas qu’un seul périsse’. Le salut n’est imposé à personne mais il est accessible à ceux qui viennent librement, non pas à une religion, ni à l’Église, mais à la personne de Christ. Quelle simplicité, quelle grâce, quelle limpidité : il faut que notre volonté personnelle réponde à la volonté de Dieu qui veut sauver tous ceux qui s’approchent de Christ.
Et, sachant à l’avance notre foi hésitante, notre peur d’être rejeté, Jésus promet de ne pas repousser celui qui vient à lui. Il veut apaiser nos âmes anxieuses, fatiguées et chargées2, Ainsi, il anticipe nos craintes, nos doutes, nos fragilités morales, nos luttes intérieures qui nous diraient de fuir, de nous cacher, de ne pas oser nous approcher… Quand Jésus dit qu’il ne mettra pas dehors celui qui vient à lui, ce « celui » me rappelle le « quiconque » qu’il emploie pour dire : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle³.
Quel encouragement : Dieu n’oublie personne et s’adresse à tous ! Vous êtes ce « quiconque », ce « celui » à qui Jésus dit personnellement : Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi !
Complément :
Alors que Dominique a une visée d’évangélisation, mais qui se base sur la doctrine qui nous semble très juste, le commentaire du théologien émérite suisse (1812 -1900) prend vraiment ce même verset sous la loupe !
Autre contribution très juste, de l’Évangile.com, la Bible annotée :
Jésus passe, sans transition, à cette pensée nouvelle, qui est une magnifique révélation de la grâce divine (versets 37-40). Et il est facile d’en saisir la liaison avec le verset 36 : Vous ne croyez point mais d’autres croiront ; votre incrédulité n’anéantira point les desseins de la miséricorde de Dieu.
Seulement, pour que l’homme croie véritablement, il faut que Dieu accomplisse en lui l’œuvre de sa grâce, ou, selon l’expression du texte, qu’il le donne au Sauveur, en d’autres termes, qu’il « l’attire à lui » (verset 44).
C’est là ce que Jésus appelle encore (verset 65) un don de son Père. Sans doute, l’homme peut résister à cette action divine, mais une âme sincère, humble, repentante, altérée de justice et de paix, finit toujours par être attirée.
Il n’est donc point nécessaire de voir dans ce texte, avec Calvin et d’autres, la doctrine d’une prédestination divine, mais il est certain que le rapport de la souveraine grâce de Dieu et de la liberté de l’homme constitue un mystère qui ne nous sera révélé que dans la pure lumière.
Le neutre : tout ce que le Père me donne, pourrait se rendre par : tous ceux que (Jean 6.39 ; Jean 16.2) ; mais ce terme est choisi pour indiquer la totalité de ceux qui seront sauvés et qui trouveront leur bienheureuse unité dans leur communion avec le Sauveur (Jean 17.21).
Le verbe viendra à moi (grec arrivera) signifie : parviendra au but, saisira définitivement le salut en Christ.
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