Romains 9 (2) : Les libres choix de Dieu (C.S)

C’est la suite de l’article  Romains 9 (1) : Un peuple, canal de la rédemption (CS)  Ici encore, je dois beaucoup à Ed Miller.  www.connaitrechrist.net

Après l’exemple de Isaac et Ismaël, L’apôtre Paul prend maintenant celui des jumeaux Jacob et Ésaü, fils de la même mère. Lisons Romains 9.11 à 13 :

Dieu a un plan qui s’accomplit selon son libre choix et qui dépend, non des actions des hommes, mais uniquement de la volonté de celui qui appelle.
Et pour que ce plan demeure, c’est avant même la naissance de ces enfants, et par conséquent avant qu’ils n’aient fait ni bien ni mal, que Dieu dit à Rébecca : L’aîné sera assujetti au cadet. Ceci s’accorde avec cet autre texte de l’Ecriture : J’ai aimé Jacob et pas Ésaü. 

Les libres choix de Dieu

Voilà la 1e leçon de l’histoire des jumeaux : ce n’est pas par la descendance religieuse qu’on est choisi par Dieu. Jacob et Ésaü, nés de la même mère, ont été choisis avant qu’ils ne soient nés ! Dieu ne pouvait pas se lier les mains par l’application mécanique d’un droit d’aînesse : Il est souverain et ne peut accepter qu’un mérite humain supposé vienne lui imposer sa volonté !

Dieu aurait pu faire naître Jacob le premier. S’il ne l’a pas fait, ne serait-ce pas pour que son droit de libre choix soit évident ?

Maintenant, examinons un texte que Paul citait : Il s’agit de Genèse 25:23 :

L’Éternel dit à Rébecca : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles ; un de ces peuples sera plus fort que l’autre, et le plus grand sera assujetti au plus petit. 

Dieu ne parle donc pas ici du sort éternel de Jacob et d’Ésaü. Tout comme pour Isaac et Ismaël, il parle  de deux nations. Jacob représente la nation d’Israël et Ésaü représente celle des Édomites. Dieu a toujours en vue la constitution de ce peuple qui doit être le canal de la grâce auprès des autres hommes, et il trace une lignée au travers des générations jusqu’au Messie, écartant les branches qui ne conviennent pas…

En parlant des choix de Dieu d’Abraham, Isaac, Jacob et en appliquant cela au NT,  Ernst Modersohn écrit :

« La clé de cette doctrine de l‘élection qui a troublé beaucoup de gens se trouve dans Jean15.16. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et je vous ai établis afin que vous portiez du fruit ». Le Seigneur dit là clairement dans quel but il a élu ses disciples. Non pas pour qu’ils soient admis au ciel et que tous les autres hommes soient perdus, mais pour qu’ils deviennent une source de bénédiction pour d’autres. Tel est le but de l’élection. »
(Encyclopédie des difficultés bibliques, Romains 9,  AK)

Nous avons donc le sens de l’illustration, mais l’explication aurait aussi été valable si Dieu avait choisi Ésaü et écarté Jacob, n’est-ce pas ? (contrairement à l’exemple Isaac/Ismaël.)  On pourrait donc s’arrêter là, pour les Juifs, la démonstration est complète.
Mais pour nous, la phrase « J’ai aimé Jacob et j’ai haï Ésaü. » nous reste quand même au travers de la gorge, non ? Car un peuple est composé de personnes, et au départ, ce sont bien Jacob et Ésaü qui ont été choisis avant leur naissance ! Là, il nous faut considérer le 2e message du texte biblique :

Les choix de Dieu sont non seulement totalement libres, mais ils se font  selon sa grâce, sa miséricorde, sans égard aucun pour les œuvres !

C’est par la grâce !

Est-ce que cela signifie que, puisque Dieu ne choisit pas selon la naissance et les œuvres, il le fait entièrement selon « son bon plaisir » ? En un certain sens, oui, car le plaisir de Dieu ne peut être que… bon ! Mais, choisit-il les uns et rejette-t-il les autres sans égard aucun à la vie qu’ils mènent ?

Le Dieu juste et aimant ferait cela ? Mais, dira-t-on,  il a bien haï Ésaü avant qu’il ne soit né ! Stop ! Où lisez-vous cela ?

En effet, Paul cite… 2 passages différents :
– D’abord l’annonce à Rébecca en Genèse 25 : L’aîné sera assujetti au plus jeune. Ça, c’est avant la naissance des jumeaux.
– Puis  vient une parole du prophète Malachie, donc dans le dernier livre de l’Ancien Testament. Ce prophète n’a pas regardé en avant, car ces deux nations ont déjà vécu.

Malachie regarde en arrière en disant de la part de Dieu : « J’ai aimé (ou préféré) Jacob et j’ai haï (ou écarté) Ésaü. »  Il ne dit pas du tout que ce serait avant leur naissance que Dieu aurait aimé Jacob et haï Ésaü !

Notons  que ce n’est pas très difficile de comprendre que Dieu ait écarté Ésaü : C’était un homme mécréant, méprisant les choses de Dieu, capable de brader la bénédiction spirituelle en l’abandonnant contre un potage aux lentilles. Et il a donné naissance à la nation impie des Édomites, qui a finalement été éradiquée, par jugement de Dieu. Dieu a certainement travaillé dans le cœur d’Ésaü. Mais la réponse de mépris qu’il a reçue de lui a démontré qu’il n’était pas l’instrument approprié pour être un canal de bénédiction. Dieu a dû l’écarter, mais cela ne signifie nullement qu’il l’ait rejeté éternellement. La fin du récit biblique semble même rendre compte d’une avancée admirable dans son cœur…

Le mystère, c’est plutôt que Dieu ait choisi Jacob, le trompeur, le supplanteur, le marchandeur !!  Admettons qu’il n’y a rien en nous qui puisse motiver Dieu ! Mais… il y a tout en Dieu ! Et Dieu travaille dans nos vies selon la réponse que nous lui donnons.
Alors, qu’en est-il du rusé Jacob ? En lisant le récit de sa vie, j’ai l’impression d’y lire les éléments fondamentaux de l’action de Dieu dans le cœur d’un pécheur. Jugez-en vous-mêmes :

1a. Dieu  fait naître Jacob pour en faire un élément de son projet de peuple, canal de la rédemption auprès des hommes.
1b. Jacob fuit, et vit sa vie de pécheur loin de Dieu pendant (au moins) quarante ans !

2a. Pendant ce temps, Dieu dirige ses circonstances, se révèle à lui, lui promet sa présence.
2b. Dans la détresse, la promesse fait tilt, mais Jacob ne sait pas encore que son plus grand ennemi est… en lui.

3a. Au moment que Dieu savait être le plus favorable, le Seigneur « attaque » Jacob, pour mettre à nu son vieil homme corrompu et se révéler à lui.
3b. Jacob résiste à Dieu de toute son énergie (toute la nuit)

4a.. Dieu a fait sa part pour le moment. Il ne violera pas la résistance de Jacob : laisse-moi aller !
4b. Mais la « contrainte » de Dieu dans le cœur de Jacob est si forte que celui-ci décide qu’il irait jusqu’au bout : je ne te laisserai pas !  iI aurait pu le laisser partir et aurait raté sa « conversion » ! (beaucoup s’arrêtent effectivement à ce point !)

5a.. Dieu lui montre son cœur : tu es Jacob : je ne peux pas bénir un Jacob, il doit mourir et renaître (Israël)
5b. Jacob va jusqu’au bout du processus et devient « une nouvelle créature  » !

Jubilatoire, non ? Tout y est : l’appel de Dieu, son action dans le cœur du pécheur, la réponse du pécheur. C’est vrai que Jacob n’aurait pas été capable de se convertir à Dieu à Béthel, lors de la vision de l’échelle. Il était encore bien trop imbu de lui-même. Mais, un élément qu’on oublie souvent, Dieu travaille inlassablement dans nos cœurs rebelles, et pour cela, il a besoin du facteur…  temps  ! Pour Jacob, au torrent de Jabbok, c’était le temps de Dieu.

Le plan de Dieu s’accomplit-il toujours ?

Oui, aucun homme ne le mettra en échec : Dieu voulait un canal pour son projet, il l’a eu ! Mais si Jacob avait raté le coche, Dieu aurait continué à œuvrer dans sa vie, le temps de Dieu se serait rallongé pour lui, et Jacob serait resté Jacob le trompeur plus longtemps ! Et s’il s’était endurci, Dieu aurait peut-être sauté une génération, et serait devenu le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Joseph, par exemple…

Même question pour le fils prodigue et son frère ! Le plan s’accomplit-il ?Globalement : oui ! Pour les fils ?

Vous pouvez lire une histoire de Jonas. Vous y trouverez aussi cette action de Dieu pour préparer un canal à sa grâce. Le plan de Dieu s’est-il accompli ?
– en ce qui concerne Ninive, oui !
– en ce qui concerne l’obéissance finale de Jonas ? Oui !
– Mais en ce qui concerne la transformation du cœur de Jonas ?
Lisez, et concluez !

Chaque fois qu’on s’endurcit face à l’appel de Dieu, on recule le temps de Dieu pour sa vie, et on risque qu’il ne revienne pas, car un jour, on aura joué trop longtemps avec la grâce. Et pour nous qui avons utilisé ce temps de Dieu pour obtenir grâce, Dieu continue à travailler dans nos cœurs pour nous transformer à l’image de son Fils. Ne résistons pas au Saint-Esprit !

Après Isaac et Ismaël, après Jacob et Ésaü, nous allons voir  2 autres illustrations de la manière dont Dieu exerce sa souveraineté sur les hommes, Moïse et Pharaon. Nous garderons le potier pour le 3e article.

Moïse : C’est Dieu qui est Dieu !

Romains 9.  14 à 16 :  Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Loin de là ! Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.
Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.         
>> Référence à :

Exode 32.31à 33 :  Moïse retourna vers l’Éternel et dit : Ah ! ce peuple a commis un grand péché. Ils se sont fait un dieu d’or. Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit. L’Éternel dit à Moïse : C’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon livre.

– un peu comme Paul en Romains 9.2 à 4 :

J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,  qui sont Israélites,

– mais… Moïse franchit ici une frontière que Paul ne franchit pas :
Pardonne maintenant leur péché ! … sinon efface-moi de ton livre !

Exode 33.14, 15 :  L’Éternel répondit : Je marcherai moi-même avec toi et je te donnerai du repos. Moïse lui dit : Si tu ne marches pas toi-même (avec nous), ne nous fais pas monter d’ici. 

>> Moïse récidive donc dans son attitude téméraire. Un peu comme Jacob à Béthel ?  Dieu ne saurait tolérer cette désinvolture. Et surtout pas de son serviteur avec qui il parlait de face à face !
Moïse avait besoin d’apprendre que Dieu est Dieu et que ce n’est pas l’homme qui allait lui dicter ce qu’il avait à faire. Même pas lui, Moïse ! D’où, cette fameuse réponse qu’il faut bien laisser dans son contexte :

Exode 33.18, 19 :   Moïse dit : Fais-moi voir ta gloire !  L’Éternel répondit : Je ferai passer devant toi toute ma bonté, je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et j’ai compassion de qui j’ai compassion.

Pharaon : Dieu est souverain et miséricordieux !

Romains 9.17, 18 :  Dans l’Ecriture, Dieu dit au pharaon : Voici pourquoi je t’ai fait parvenir où tu es : pour montrer en toi ma puissance, et pour que, sur la terre entière, on proclame qui je suis. Ainsi donc, Dieu fait grâce à qui il veut et il endurcit qui il veut.

Dans le cadre de cette étude, considérons uniquement ce qu’on appelle les 10 plaies. Mais en élargissant la recherche, nos conclusions seront confirmées.

Dieu veut libérer son peuple et le faire sortir d’Égypte. Comment agit-il ?Notons et commentons 4 détails importants :

1) Cela aurait été un jeu d’enfant pour le Tout-Puissant d’obtenir avec éclat en une seule fois que le pharaon laisse aller son peuple.

– Lui qui endurcira le cœur du roi n’aurait-il pas pu au contraire bien disposer ce cœur ?
– Ou bien, une seule grande catastrophe n’aurait-elle pas mieux démontré la puissance de Dieu ?
>> Sa puissance, oui ! Mais pas sa gloire ! Dieu voulait montrer sa gloire en Pharaon, pas juste sa puissance. Or, la gloire d’un roi de Dieu n’est-elle démontrée que par ses démonstrations de puissance ?

Non, un roi qui n’a que sa puissance à démontrer n’est pas glorieux, c’est un tyran haïssable ! La gloire du Roi des rois consiste en toute-puissance, certes, mais aussi en amour et en miséricorde. Tout le monde doit pouvoir admirer ses actes !

2) Comment les 10 plaies frappent-elles les Égyptiens ? En cascade ?

Non, notons d’abord à chaque fois 3 temps :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

a) Avertissement : Laisse aller… sinon, voilà ce qui arrivera !

b) Refus catégorique et arrogant du pharaon

c) Sanction !

 

3) Remarquez que quand Dieu commença à endurcir le cœur de Pharaon, celui-ci s’était déjà endurci lui-même de nombreuses fois.
>> Il y a un moment où Dieu dit : cela suffit, tu t’es assez moqué de moi !

Que fait-il alors ? Il endurcit des cœurs déjà endurcis ?? Comment comprendre cela ? Eh bien comment sont nos cœurs naturels ? Endurcis !

Quand Dieu veut parler à un cœur, il attire ce cœur, il l’ameublit. Mais on peut résister, la Bible est pleine d’exemples, et nous avons vu le patient travail de Dieu dans le cœur de Jacob. Après plus de 40 ans, le plan de Dieu a pu se réaliser dans le cœur de Jacob ! Mais Dieu, était sur le point de retirer après la résistance têtue de Jacob pendant toute une nuit :
Quand Dieu se retire, quand il cesse d’ameublir un cœur par son Esprit, c’est cela Dieu qui endurcit un cœur !

Pharaon a résisté de très nombreuses fois au Seigneur, alors Dieu l’a abandonné à lui-même, il a endurci son cœur. Cela signifie que le plan de Dieu ne s’est pas accompli pour sa vie. Mais néanmoins, le plan de Dieu s’est accompli à travers lui, car aucun homme ne mettra en échec le plan que le Seigneur avait pour le déroulement de l’histoire du salut !

4) Mais il y a encore un 4e élément : il manque quelque chose de fondamental dans le schéma ci-dessus ! C’est si énorme que je suis surpris de ne pas l’avoir remarqué avant. Qu’y avait-il après chaque sanction ?
Un acte de grâce !!  Rectifions vite notre représentation :

Si Dieu avait eu en tête la destruction de Pharaon et des Égyptiens, pourquoi aurait-il fait cesser les plaies au plus petit signe de repentance de Pharaon ? Mais voilà comment les choses se sont passées :

Un avertissement, un refus, une sanction, un acte de grâce, un nouveau refus, un avertissement…

Conclusion pour Moïse et Pharaon :

L’exemple de Moïse nous interpelle pour que nous accordions vraiment à Dieu sa place de Dieu dans nos vies. Reconnaissons nos tendances à le manipuler ! Croyons-nous que ça fait tant d’années que nous le servons qu’il nous doit bien l’exaucement de nos prières ? Oh non…

L’exemple de Pharaon confirme évidemment cette souveraineté de Dieu.
Le grand pharaon ne peut s’opposer au Dieu tout-puissant. Mais, comme il a méprisé la miséricorde de Dieu à son égard, il a raté le plan de Dieu pour sa vie. Je terminerai donc par cette parole de Paul aux mêmes Romains au chapitre 2:4 :

Méprises-tu les trésors de bonté, de patience et de générosité déployés par Dieu, sans te rendre compte que sa bonté veut t’amener à changer ta vie, à te repentir ? 

Ajoutons Hébreux 3:8 et 15 et 4.7  :

N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Au jour de la tentation dans le désert, 

Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte.

Dieu fixe de nouveau un jour — aujourd’hui — en disant bien longtemps après, par la bouche de David, comme il a été dit plus haut : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs.

Nous sommes éblouis devant notre Dieu ! Quelle merveilleuse manière d’exercer sa souveraineté !
Et les pots destinés à la casse par le divin potier ?
Ce sera l’objet du 3e et dernier article de ma part sur Romains 9.

Claude

 

 

 

3 réflexions sur « Romains 9 (2) : Les libres choix de Dieu (C.S) »

  1. Bonjour Claude,
    Merci beaucoup pour tes envois. Merci pour tes réflexions fouillées et bien argumentées avec les quelles je me sens en harmonie, sans être vraiment en mesure de pousser aussi loin ma propre réflexion. J’éprouve toujours des difficultés de concentration lors de la lecture à l’écran, c’est pourquoi je suis obligé de la reprendre.

    Je voudrais néanmoins te faire part d’un aspect que je perçois dans la situation entre Jacob et Esaü. Je suis reconnaissant pour ta conclusion concernant Esaü lui-même. Personnellement je suis aussi persuadé que Dieu a fait une œuvre profonde en lui sinon la rencontre avec Jacob n’aurait pas pu se passer comme ce fut le cas. Au grand étonnement de Jacob, il est évident qu’Esaü avait pardonné à Jacob. Je ne crois pas que ce ne soit que l’œuvre du temps qui a passé. La généalogie nous aide à y voir plus clair. Genèse 36.10 et 11 nous dit que l’un des fils d’Esaü s’appelait Eliphas et qu’il habitait Théman. Or en Job 2.11 on retrouve ce même Eliphas de Théman. D’où serait venu cette connaissance de Dieu sinon de par son père, ou peut-être aïeul ? Mais au fil de la lecture on réalise que sa connaissance de Dieu était faussée et qu’il ne connaissait qu’un Dieu vengeur. N’est-ce pas là finalement là la grande différence entre Jacob et Esaü, l’un connaissait un Dieu miséricordieux et qui pardonne et l’autre en était resté à la connaissance d’un Dieu vengeur. Ce qui fait dire à Dieu en Job 42.7 et 8 : « l’Eternel dit à Eliphaz de Théman: «Je suis en colère contre toi et contre tes deux amis parce que vous n’avez pas parlé de moi correctement comme l’a fait mon serviteur Job. 8 … En effet, vous n’avez pas parlé de moi correctement comme l’a fait mon serviteur Job.  »

    J’ai une fois lu un article d’une pasteur Zuber (Evelyne me semble-t-il mais je n’en suis plus certain) qui faisait un parallèle entre cette déclaration de Dieu à Eliphas et celle faite à Moïse en Nbr 27.14: « Vous n’avez pas honoré ma sainteté devant le peuple ». Elle disait : « alors que Dieu s’était présenté à Moïse comme le Dieu de miséricorde (Ex. 34.7 et svts) et qui avait décidé une fois de plus de faire miséricorde au peuple en leur faisant couler l’eau du rocher, Moïse et Aaron ont présenté Dieu d’une autre manière au peuple en agissant avec colère à l’égard du peuple. Ainsi leur faute était de présenter au peuple un Dieu vengeur au lieu du Dieu de miséricorde ». Cette explication ne m’a plus quittée depuis. C’est celle qui me convient le mieux en ce qui concerne la raison pour laquelle M et A n’ont pas pu entrer dans le pays promis. Mais ce qui m’a le plus impressionné c’est cette mise en avant, tant dans ce récit, que dans celui de Job du fait que Dieu est premièrement le Dieu de miséricorde. C’est aussi ce qui ressort de tes explications à propos de Romains 9. Et qu’il nous appartient à nous de faire valoir cette miséricorde et non le jugement sachant que le jugement appartient à Dieu seul.

    Je te souhaite une très bonne fin de semaine et à la prochaine, Bien amicalement, Jean Paul

    1. Merci de tout cœur, Jean-Paul pour ce complément précieux !
      Nous ne nous connaissons pas encore depuis longtemps, mais au fil des semaines, je constate dans tes écrits qu’effectivement, nous sommes bien en phase, comme tu dis !

    2. Réflexions très intéressantes, merci Jean-Paul !
      Quand on remet tous ces versets « obscurs » dans leur contexte, tout apparaît clairement ! Comme le fameux verset « je ferais miséricorde à qui je ferais miséricorde » ! super ! merci !

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