Une nouvelle identité pour une nouvelle vie – 1 (Neil T. ANDERSON)

Qui ne connaît ce bestseller de l’édition évangélique d’il y a trente ans ?
Je n’aurais pas pensé que je serais amené à y revenir, mais cela a été le cas.
Et, malgré quelques réserves, c’est indéniable que sa relecture a représenté pour moi une aide très utile dans mon désir de ressembler à Christ, de sorte que je souhaite vous partager ces pépites en deux articles, qui vous pousseront peut-être vous aussi à reprendre ce livre.  C.S

2022-01-13Au chapitre 2, l’auteur dépeint la différence radicale qu’opère la nouvelle naissance en nous, et parle d’un changement de référent : du premier Adam, de qui nous descendons par nature au nouvel Adam, Jésus, qui constitue notre nouvelle identité : celle d’être « en lui » ! 

Jésus, une dépendance éternelle de Dieu le Père

La première chose que nous remarquons au sujet de Christ, le dernier Adam, est sa dépendance complète vis-à­-vis de Dieu, le Père.
L e   p r e m i e r   A d a m  dépendait de Dieu jusqu’à un certain point.
Il est ensuite devenu très indépen­dant, choisissant de croire au mensonge du serpent au sujet de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Mais  J é s u s   dépendait totalement du Père. Il disait : 

Moi, je ne peux rien faire par moi-même. (Jean 5.30);
je vis par le Père.
(Jean 6.57) ; 
c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens . (Jean 8.42);
Les paroles que je vous dis ne viennent pas de moi-même; le Père, qui demeure en moi, accomplit ses œuvres– (Jean 14.10). // 

Jésus nous a donné le modèle d’une vie dépendante de Dieu à 100 %

Jésus, une vie spirituelle ininterrompue

Une seconde différence vitale entre les deux Adam concerne la vie spirituelle.
A d a m   était né physiquement et il était vivant spirituellement. Mais quand il a péché, il est mort spirituellement. Après la chute, tous les autres indivi­dus nés sur la planète terre étaient spirituellement morts dès la naissance avec une seule exception notable : Jésus­-Christ.

Comme le premier Adam,  J é s u s   est né spirituelle­ment vivant aussi bien que physiquement vivant. // Jésus n’a pas gardé sa vie spirituelle (zoê) dans l’ombre. Il a ouvertement proclamé :

Moi, je suis le pain de vie (Jean 6.48);
Moi, je suis la résurrection et la vie (Jean 11.25);
Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie (Jean 14.6).

L’apôtre Jean montre qu’il a compris ce message lors­qu’il déclare au sujet de Christ :

En (lui) était la vie, et la vie était la lumière des hommes  (Jean 1..4).

Mais contrairement au premier Adam, à aucun moment Jésus n’a été déchu de sa vie spirituelle par le péché. Il a maintenu sa vie spirituelle jusqu’à la croix. Il a remis son esprit entre les mains de son Père alors que sa vie physique prenait fin (Luc 23.46). Aujourd’hui, dans son corps ressus­cité et glorifié, Christ vit encore et pour l’éternité.

Quelle différence la différence de Christ fait en nous !

La différence entre le premier et le dernier Adam corres­pond à la différence entre la mort et la vie pour nous. Un des meilleurs résumés de cette différence nous est donné dans 1 Corinthiens 15.22 :

Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ.

Mais avant d’exami­ner le contraste entre la mort et la vie, je veux attirer l’at­tention sur le complément « en Christ ». Toute notre discussion dans les chapitres suivants sera basée sur le fait que les croyants sont « en Christ ». Être en Christ, et tout ce que cela implique pour la maturité et la liberté chrétiennes, voilà le thème incontournable du Nouveau Testament. //  

Une nouvelle vie nécessite une nouvelle naissance

Pourtant nous ne sommes pas nés en Christ. Nous sommes nés dans le péché, à cause du premier Adam. Comment Dieu a-t-Il prévu de nous permettre de ne plus être « en Adam » mais de devenir « en Christ » ? Jésus l’a révé­lé dans son dialogue avec Nicodème : nous devons naître de nouveau (Jean 3.3).
La naissance physique ne nous donne que la vie physique.
La vie spirituelle, la vie éternelle que Christ promet à ceux qui viennent à lui, ne nous est accor­dée que par la naissance spirituelle (Jean 3.36).

Quelles sont les conséquences de la vie spirituelle en Christ ? 
À partir du moment où nous sommes nés de nou­veau, notre âme a été unie à Dieu tout comme Adam était uni à Dieu avant la chute.
Nous sommes devenus spirituel­lement vivants et notre nom a été écrit dans le livre de vie de l’Agneau (Apoc. 21.27).
Mais, contrairement à Adam, notre union avec Dieu est complète et éternelle parce qu’el­le est accordée par Christ, le dernier Adam. Tant que Christ est vivant spirituellement, nous resterons vivants spirituel­lement – c’est-à-dire pour l’éternité

L’auteur insiste sur le fait que, puisque c’est par la nouvelle naissance spirituelle que nous sommes  unis à Dieu, nous ne le serons jamais davantage. 

Le salut n’est pas une addition future mais une transfor­mation présente.
Et cette transformation se produit lors de la naissance spirituelle et non lors de la mort physique. Lorsque nous avons dit « oui » à Christ, notre vieux moi a dis­paru. Notre nouveau moi est présent pour toujours.
Nous ne recevons pas la vie éternelle à notre mort. Nous la possé­dons maintenant parce que nous sommes  « en Christ ».

Une nouvelle vie donne une nouvelle identité

Être chrétien, ce n’est pas seulement recevoir quelque chose, c’est être quelqu’un. Un chrétien n’est pas seulement une personne qui reçoit le pardon, qui peut aller au ciel, qui reçoit le Saint-Esprit, qui reçoit une nouvelle nature. Un chrétien, en ce qui concerne notre identité la plus profonde, c’est un saint, un enfant de Dieu né spirituellement, un chef­-d’œuvre divin, un enfant de lumière, un citoyen du ciel. Le fait d’être né de nouveau nous a transformé pour devenir quelqu’un qui n’existait pas auparavant.

Ce que nous rece­vons en tant que chrétien, n’est pas le plus important, l’es­sentiel c’est qui nous sommes. Ce n’est pas ce que nous fai­sons qui détermine ce que nous sommes; mais c’est ce que nous sommes qui détermine ce que nous faisons (2 Cor. 5.17; Éph. 2.10; 1 Pie. 2.9, 10; 1 Jean 3.1, 2). // Aucune personne ne peut systématiquement se comporter d’une manière contraire à la façon dont elle se perçoit.

L’auteur rend attentif à ce que Satan, qui ne peut modifier notre position en Christ, fera tout pour nous tromper et nous faire croire au mensonge – que nous ne sommes pas acceptables par Dieu, et que rien de fondamental n’a changé en nous. Louons Dieu pour ce miracle de notre nouvelle naissance, et remercions du fond du cœur, Jésus, le nouvel Adam, mort pour nous sauver certes, mais surtout pour nous transformer à son image. Le processus est en cours, mais le changement de statut devant Dieu est radical dès notre nouvelle naissance : nous sommes « en Christ », notre Vie ! 

Au chapitre 3, l’auteur va montrer quelque chose de très important, qui va nous éviter de faire une grosse confusion. Tout au long du livre, Anderson martèle que nous sommes en Christ, et que Dieu ne nous considère plus comme des pécheurs loin de lui, mais comme des saints, justifiés par sa grâce, au moyen du sang versé par notre Sauveur. Il ne faudrait pas en conclure que désormais Dieu nous « voit » justes dans notre manière de vivre. Dieu n’est pas devenu myope, il voit bien nos mauvais comportements et notre cœur pécheur malgré notre nouvelle nature bien réelle. On est simplement sur deux plans différents.
Dieu nous considère comme justes, il s’agit ici de notre statut, de notre nouvelle nature d’enfant de Dieu justifié par pure grâce, tout à fait indépendant de notre comportement. Cela concerne notre totale recevabilité par le Dieu saint. Démonstration :

La différence entre la relation et la communion

Avec toutes ces allusions à l’accueil total que Dieu nous fait en Christ, vous vous demandez peut-être : « Qu’arrive-t­-il à cette relation idéale avec Dieu quand nous péchons ? Dieu nous accepte-t-il avec cet échec ?   

Anderson donne ici une illustration très simple de sa propre vie. À sa naissance physique, tout comme chacun d’entre nous, il avait un père. En tant que son fils, non seulement il porte le nom de celui-ci, mais son sang coule dans ses veines.
Et Anderson de questionner si une action quelconque de sa part pouvait changer ce lien de sang avec son père ? Evidemment que non, mais, ajoute-t-il, ce qui est vrai aussi, c’est que certaines de ses actions ont troublé l’harmonie de leur relation de père et de fils !  
La relation avec son père n’a alors jamais été en danger, mais l’harmonie de cette relation a été inter­rompue à de nombreuses reprises à cause de son compor­tement, car celle-ci repose sur l’obéissance. Nous connaissons tous cela dans nos propres familles ! Application.

Dans le domaine spirituel, quand je suis né de nouveau, je suis devenu un membre de la famille de Dieu. Dieu est mon Père et je partage une relation éternelle avec lui par le sang de Christ (1 Pie. 1.18, 19). En tant que fils de Dieu, mes actes peuvent-ils modifier ma relation avec lui ?
À cet égard, je suis conscient que je pourrais heurter la sensibili­té théologique de certains. La question de la sécurité éter­nelle est encore débattue parmi les chrétiens aujourd’hui. Mais je suis lié à Dieu le Père par la naissance spirituelle et rien ne peut changer ce lien de sang.
Paul demande dans Romains 8.35 : Qui nous séparera de l’amour de Christ?
Il répond ensuite qu’aucune chose créée ne pourra nous sépa­rer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur (Rom. 8.39). Jésus a déclaré:

Mes brebis entendent ma voix … Je leur donne la vie éternelle; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main» (Jn 10.27, 28).

Je suis un enfant de Dieu, né de nouveau, en union spirituelle avec lui par sa grâce que j’ai reçue par la foi. Ma relation avec Dieu a été définitivement fixée quand je suis né dans sa famille.

Mais est-ce que mes actions peuvent troubler l’harmonie de ma relation avec Dieu? Bien sûr. L’harmonie avec Dieu dépend du même élément que l’harmonie avec mon père ter­restre: l’obéissance. Quand j’obéis à Dieu, je vis en harmo­nie avec lui. Quand je ne lui obéis pas, l’harmonie de notre relation est perturbée et, en général, ma vie devient pénible. J’aime mon Père céleste et je veux vivre en harmonie avec lui, je m’efforce donc de lui obéir. Mais même lorsque nous sommes en désaccord à cause de ma désobéissance, ma rela­tion avec lui n’est pas mise en doute, parce que nous sommes liés par le sang de Jésus-Christ.

À quoi devons- nous donc consacrer nos efforts pour atteindre la croissance et la maturité spirituelles? // Nous ne pouvons pas devenir davantage un enfant de Dieu, nous le sommes déjà par notre naissance spirituelle. La seule chose que nous pouvons améliore, c’est l’harmonie de notre relation avec Dieu, en nous efforçant diligemment de lui obéir.

Amen ! 

Un 2e article est prévu

Neil T. Anderson est le fondateur et le président émérite de Freedom in Christ ministries international. Ingénieur en aérospatiale, pasteur puis directeur d'études de la faculté de théologie pratique de Talbot (USA), il s'est spécialisé dans le conseil en relation d'aide.

N o t e  :  J’ai à cœur d’alterner de tels articles de vie avec ceux, plus théologiques, qui  correspondent à l’objectif principal de jean3seize.com. 
Mais, en travaillant ce chapitre du livre, j’ai réalisé que son thème, la nouvelle naissance, est en fait le même que celui du dernier article publié,  Autour du livre « Choisis par Dieu » 3 !
Tout différent qu’il est, il s’insère donc admirablement à sa suite !

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2 réflexions sur « Une nouvelle identité pour une nouvelle vie – 1 (Neil T. ANDERSON) »

  1. Cher Claude, ce que tu présentes de l’enseignement de N. Anderson est bon, mais j’ai une réserve au sujet de cet auteur qui a publié « Le libérateur ». Je ne connaissais rien de lui jusqu’à ce qu’une jeune chrétienne, rencontrée dans les études bibliques à l’université de Nanterre, me le vante et m’amène à le lire. J’en ai gardé un souvenir mitigé : comme toujours il y avait de bonnes choses, mais aussi un relent d’enseignements pas très justes sur les influences spirituelles mauvaises qui pouvaient amener les croyants à des tourments spirituels inutiles. Tu comprends que je puisse avoir une certaine prudence ! Bien affectueusement, JLD.

    1. Je te comprends, Jean-Louis, j’ai les mêmes réserves, et je ne recommanderais certainement pas « Le Libérateur », tu fais bien de rendre attentif à la chose ! Cependant, sur ce blog, j’ai pris résolument la ligne de 1 Thessaloniciens 5.21 : examinez tout et retenez ce qui est bon. Amitiés en Christ

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