Pour une assurance du salut fondée (C.S)

Suite de l’extrait de mon livre « La Foi, mirage ou source de vie ? »
Maintenant, j’aimerais aussi aider les lecteurs qui seraient tentés de me dire en refermant ce livre : « C’est bien beau, mais pour moi, ça ne marche pas ! Ma vie chrétienne est un échec. Je ne crois pas être un vrai chrétien ! » Remarquez que certains ont peut-être raison : ils ne sont pas nés de nouveau, juste religieux…

Des conversions partielles

Une conversion peut comporter des étapes. Peut-être est-on resté bloqué à mi-parcours ?

Certains ont vu en Jésus uniquement le Sauveur qui pardonne leurs péchés, et ils ne lui ont jamais soumis leur vie.
Celle-ci n’a donc pas changé. Ils ne connaissent pas la joie de suivre le bon Maître qu’est le Christ et perpétuent les péchés pour lesquels ils demandent pardon sans vraiment vouloir changer.

D’autres se sont enflammés en entendant des discours appelant à suivre Christ comme Seigneur, mais ne l’ont jamais connu comme leur Sauveur.
J’ai rencontré en Afrique un homme qui voulait y servir le Christ comme missionnaire. Après peu de temps, il a abandonné Jésus, et il est resté en Afrique comme planteur de melons. Si quelqu’un réalise que jusqu’ici sa conversion était incomplète, je ne peux que l’encourager à faire une démarche radicale envers le Christ.

En voulant boucler mon rapport d‘enquête, une pensée s’est imposée à moi : « Tu as encore un message pour les vrais chrétiens qui n’ont pas la joie de leur salut en Christ, ou qui l’ont perdue… »

Pour une joyeuse certitude

Le 26 octobre 1974 est une date fondamentale dans ma vie (et celle de mon épouse).
À 8 heures du matin, j’étais encore célibataire. À 8 heures 10, je ressortais de la mairie avec à mon bras, radieuse, Sonia, désormais mon épouse. Oui, c’était expéditif avec monsieur le maire, mais tout à fait valable.
À partir de ce moment, j’étais un homme marié. Pleinement marié et si joyeux ! Il fallait que cette joie s’exprime. J’ai frappé à la porte de l’école à côté de la mairie pour présenter ma femme à mon ancienne institutrice.
(nous venons de fêter avec reconnaissance nos noces… d’améthyste ! :-))

Le 29 mars 1976 est une autre date qui a vu notre statut changer. Notre Rachel a fait son entrée dans ce monde. Moi, je suis devenu père ! Du même coup, Sonia est bien sûr devenue mère, mais c’est de moi que je parle, là ! J’étais pleinement père, et fou de joie ! Le lendemain, j’avais une telle hâte de rejoindre mes deux chéries que j’ai trouvé la sortie du garage euh… rétrécie et j’ai cabossé la voiture.

Pleinement – et définitivement – je suis un mari, et un père : aucun doute là-dessus. Mais que d’apprentissages pour être un bon mari et un bon père ! Évidemment, je ne me complais pas dans mes déficiences, et j’ai à cœur de progresser dans mon comportement de mari aussi bien que de papa et, à l’époque actuelle, de papi.

Ne confondons pas ! Le chrétien doit distinguer entre deux choses :

– Par sa nouvelle naissance, il a acquis le statut définitif d’enfant de Dieu.

Ses mérites, ses vertus, son comportement n’y sont pour rien. Une seule chose a joué : son union avec Jésus-Christ qui est devenu son Sauveur et son Maître, et qui vit dans son cœur par le Saint-Esprit. Le chrétien ne perdra donc pas ce statut par un manque de mérites ni par un comportement encore imparfait.

Par contre, l’absence flagrante d’une vie de disciple du Christ ne devrait-elle pas nous inquiéter ? Si c’est le cas, sommes-nous allés jusqu’au bout dans notre démarche de conversion ? La nouvelle naissance a-t-elle réellement eu lieu ?

– Parallèlement à ce statut radical d’enfant de Dieu, il y a le processus de croissance dont nous avons parlé longuement, je n’y reviens pas.

Mais… il y a quand même une grande différence entre la vie nouvelle en Jésus-Christ et la vie naturelle, et il est bon d’en être conscient :

Des conceptions dangereuses à détricoter

Pour un nourrisson, tout est nouveau, tout doit se mettre en place et se développer. Le bébé n’a pas à abandonner un ancien mode de vie et d’anciennes habitudes. Il n’a pas besoin de désapprendre ce qu’il aurait appris dans le ventre de sa mère. Que c’est différent pour la vie nouvelle ! Nous voulons grandir dans la foi, nous lisons la Bible, nous prions. Mais… nous ne sommes pas forcément conscients de toutes les conceptions fausses qui ont forgé nos habitudes, modelé notre vie pendant tant d’années. Ces valeurs remontent souvent à l’enfance, aux accents forts familiaux. En voici quelques-unes :

Votre propre valeur :

Êtes-vous habitué à la mesurer à vos performances, vos succès ? Vous a-t-on fait sentir qu’on attendait l’excellence de votre part ? Peut-être, cela vous a-t-il conditionné à tel point que vous élevez vos enfants avec une sévérité rigide ? Comment être un chrétien épanoui avec un tel carcan ? Ou, au contraire, comme la barre était placée si haut, vous vous êtes découragé et vous avez développé un modèle inverse, fait de laisser-aller et de laxisme ?
Avez-vous déjà pensé que Christ voulait vous délivrer de cet esclavage ?

Vos valeurs :

De bonnes habitudes se sont-elles mutées en concepts familiaux tyranniques ? Être à l’heure, que dis-je, à la minute à table est-il devenu un impératif si intangible qu’il ne souffre même pas d’être enfreint pour un acte de générosité ? Des rites rigides ont-ils été placés au sommet des valeurs au détriment de celles d’amour, de serviabilité et de gentillesse ? La Bible nous enseigne que nous sommes « étrangers et voyageurs sur cette Terre » (1 Pierre 2.11) et que « notre cité à nous est dans les cieux d’où nous attendons le Seigneur Jésus ». (Philippiens 3.20) Vos valeurs terrestres et matérielles ont-elles étouffé cette vision en vous faisant investir tout votre temps pour améliorer votre confort ?

Votre boussole :

Étiez-vous jusqu’à présent téléguidé par vos émotions, vos propres pensées, vos impressions, accordant une confiance entière à votre appréciation des choses ? Avez-vous pensé que Christ pourrait piloter votre vie pour votre plus grand bien ? Cela ne signifiera nullement l’étouffement de vos émotions, mais leur plein épanouissement en Christ.

Vos attentes :

Avez-vous été habitué à tout obtenir, et tout de suite ? Idéalisez-vous ce que vous êtes en droit d’attendre de la vie ? Que ferez-vous alors si tout s’écroule ? Nous vivons dans une société presse-bouton qui exclut la souffrance.
L’outil Internet nous délivre de bien de frustrations par la rapidité avec laquelle il nous permet de satisfaire nos désirs ou de remplacer ce qui est cassé, voire ce qui nous a lassé. L’évolution technologique est certes irréversible. Qui aimerait retourner en arrière ? Néanmoins, un apprentissage bien précieux de la patience est en train de disparaître ainsi. On en voit déjà les fruits : certains changent tout aussi vite de travail que… de conjoint.
Par contre… avez-vous déjà examiné un épi de blé ? Constatez qu’après une période de croissance, il y a eu un arrêt de croissance, une crise marquée par un nœud. Et ainsi de suite. Ces nœuds donnent sa solidité à la tige. Pour nos vies, il en va de même : nos crises – surmontées – fortifient notre cœur, notre foi, notre vie.

Votre fonctionnement social :

Êtes-vous quelqu’un qui joue toujours perso dans son existence ?
Se débrouiller seul est le crédo suprême dans votre vie. Jamais vous ne ferez appel à autrui. Votre salle de bains est inondée, vous savez que votre voisin est un excellent bricoleur, d’ailleurs votre femme vous le rappelle. Seulement voilà, ça vous ferait trop mal d’admettre vos lacunes, vous vous acharnez sur votre plomberie pendant que l’eau commence à dégouliner du plafond. Du plafond du dessous, bien sûr, celui du voisin bricoleur, justement. Et qu’en est-il des liens que vous tissez avec vos amis ? Sont-ils essentiellement… virtuels ? Comme dans ce témoignage désabusé d’une internaute, glané dans un magazine : « Facebook, 400 amis qui savent tous que tu déménages samedi, mais personne pour t’aider à porter les cartons. »

Votre conception d’un père :

Tout ce que nous venons de voir ci-dessus s’est peut-être développé parce que vous avez eu un père imparfait, une mère imparfaite (comme vous l’êtes ou serez probablement aussi.) Mais, pour certains, l’image même d’un père a été complètement abimée, car celui qui devait leur prodiguer amour, estime et sécurité a été envers eux un être veule, dur et égoïste…
Votre père a-t-il détruit ou volé votre enfance ? Si tel est le cas, entendre que Dieu est un Père provoque évidemment chez vous un fort mouvement de recul. Si tel est votre cas, puissiez-vous connaître l’amour extraordinaire de votre Père céleste, sa fidélité, sa tendresse !
Et puissiez-vous, par son secours, accepter de revisiter votre passé douloureux et… pardonner à votre père terrestre – ou à votre maman !

Comme des boulets, certains chrétiens traînent ces conceptions néfastes pendant toute leur vie, car ils n’y ont jamais prêté attention. Permettons donc à Dieu, par sa Parole et par son Esprit de nous les révéler et d’en briser la chaîne pour qu’ils n’empêchent plus la vie nouvelle en Christ de se développer ! Jésus voudrait conduire chacun de ceux qui se confient en lui non seulement vers la vie éternelle avec lui, mais dans une attitude de sérénité qu’il appelle son repos.

Le repos vu par Jésus

Jésus promet : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11.29) Et le Christ continue ainsi : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »

Alors, que veut dire Jésus ? Eh bien, que le repos et la sérénité du chrétien résident dans une vie qui s’accorde à la sienne. Dans mon enfance, je conduisais parfois un attelage de vaches qui tiraient une lourde charrette de foin grâce au joug fixé sur leurs épaules. Comment apprenait-on à une génisse capricieuse son métier de tractrice ? On l’attelait avec une vache expérimentée qui ne se laissait pas entraîner par ses brusques écarts. Ainsi, elle apprenait petit à petit à accorder son pas à celui de sa tutrice…

Mais Jésus dit ici quelque chose de surprenant. En effet, une vache ne pouvait normalement se reposer qu’après qu’on lui ait enlevé son joug et qu’on l’ait ramenée à l’étable. Pour le chrétien, on ne parle pas d’étable, mais Jésus prétend que son repos consiste à… prendre volontairement son joug, donc de marcher avec lui, à son service. Pour moi, ce joug symbolise l’équipement qui permet de servir efficacement son Maître. Remarquez qu’aucun paysan n’alourdissait le joug de ses bêtes pour qu’il soit aussi pénible que possible. Qu’en est-il du Christ ? Pensez-vous qu’il veuille nous écraser sous un « joug » trop pesant ? Mais non, car il est doux et humble de cœur. Et il porte tout joug et aussi tout fardeau avec nous ! (pensez à la vache tutrice ci-dessus !)

Cet article est la suite de Le signe crucial d’une spiritualité biblique

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