Persévérons jusqu’à la fin !

La question de la persévérance des saints jusqu’à la fin est souvent traitée de manière purement dogmatique, comme un sujet de débat entre théologiens. Rien que le titre de ce chapitre du livre « De l’esquisse à la réalité » (p 139ss, Ed. BLF), montre que l’auteur, Roy Hession, a choisi une approche résolument pastorale et stimulante ! C’est ce qui me plaît chez ce berger des âmes, au ministère béni pendant des décennies. Dans ma jeunesse, j’ai d’ailleurs moi-même joui de son enseignement, lors des congrès « Réveil Aujourd’hui ». Qui ne connaît son bestseller, « Le chemin du calvaire » ? (BLF)

Jean 13.1 ; 1 Corinthiens 1. 8,9; 1 Thessaloniciens 5.23, 24

L’auteur montre qu’un chrétien peut tomber dans l’apostasie, mais il ne le fera pas, parce que Dieu garantit qu’il veillera à ce qu’il persévère en vue de sa sainteté jusqu’à la fin.

« Et, j’en suis fermement persuadé : celui qui a commencé en vous son œuvre bonne la poursuivra jusqu’à son achèvement au jour de Jésus-Christ ». (Philippiens 1. 6)

Livrés à eux-mêmes, ils pourraient s’étio­ler dans leur parcours chrétien, voire même tomber dans l’apostasie. Mais ils ne seraient pas laissés seuls. Dieu, qui les avait appelés à être en communion avec son Fils, se­rait fidèle. (Cf. 1 Corinthiens 1.9).  Ce n’est pas que les saints aient une once de puissance les rendant capables de résister à la chute. Ils doivent faire face à une trinité maléfique : le monde (leur ennemi extérieur), la chair (leur ennemi intérieur), et 1e diable (leur ennemi infernal). Ils sont susceptibles jusqu’à la fin de s’égarer, de dévier et de retourner en arrière.

S’ils persévèrent dans la sainteté, ils tiendront par la grâce de Dieu. Ce ne sera pas sur la base de leur force propre ou de leur détermination. Ils n’en tireront aucun crédit. C’est Dieu qui agira. Spurgeon a dit : « Les saints persévéreront dans la sainteté, seulement parce que Dieu persévérera dans la grâce ».

L’auteur distingue « la persévé­rance finale des saints de la sécurité éternelle du croyant. La vie éternelle, selon lui, ne saurait être basée sur la persévérance dans la sainteté. Même pas sur l’œuvre du Saint-Esprit. Uniquement sur la valeur que Dieu ac­corde au sang versé de son Fils. D’ailleurs, l’œuvre du Saint-Esprit en nous ne peut jamais être considérée comme achevée, nous devons toujours prendre notre place de pécheurs. Au contraire, l’œuvre accomplie par Christ pour nous sur la croix est suffisante pour les péchés de tous les croyants.

Dieu s’est déclaré éternellement satisfait, au point qu’il a ressuscité Jésus, notre Seigneur, d’entre les morts. (cf. Romains 4.25) Si le Christ Jésus n’avait pas payé la dette, il n’aurait jamais été libéré de la mort. C’est lui qui atteste du salut éternel du croyant. C’est le rocher solide sous ses pieds. Bâtir sur n’importe quel autre fondement, c’est bâtir sur le sable.

Dans ce chapitre, j’aimerais considérer un aspect dif­férent. Comment celui qui est sauvé persévérera-il dans la sainteté et jusqu’à la fin. Il est appelé à persister dans une sainteté selon l’Évangile. On pourrait l’appeler une sainteté repentante. « Restons fermement attachés à l’espérance que nous reconnaissons comme vraie, car celui qui nous a fait les promesses est digne de confiance ». (Hébreux 10. 23)

Conservons l’assurance de la grâce. Nous ne sommes pas capables de quoi que ce soit d’autre. Mais nous pouvons continuer ain­si. C’est Dieu lui-même qui le garantit. Si nous tombons, il nous relèvera. II ne nous sera pas permis de nous détour­ner définitivement du Dieu vivant ni d’abandonner le che­min. Au contraire, nous apparaîtrons sans taches devant Dieu dans toute sa gloire, comblés d’une joie immense.

Par quel processus ?

Roy Hession s’émerveille : l’Éternel est à l’œuvre dans une nouvelle créature en Christ, certes, mais qui peut encore tomber dans le péché, se refroidir spirituellement et s’éloigner de Dieu.

Comment la grâce immuable de Dieu pour le croyant garantit-elle qu’il continue jusqu’à la fin ?

Tout d’abord, lorsque le Saint-Esprit régénère quelqu’un, Dieu met en lui un nouveau principe de vie. Bien que la chair soit toujours là, le Saint-Esprit est là lui aussi. Ainsi que la nouvelle nature qu’il a créée. En conséquence, le chrétien est triste de tomber dans le péché.

Si « la truie à peine lavée va se vautrer dans le bourbier » (2 Pierre 2. 22) , c’est parce qu’elle aime cela. Pas une brebis, qui se démènera pour sor­tir du bourbier. Le croyant est une nouvelle créature : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. » (2 Corinthiens 5. 17)

L’Esprit agit en troublant sa paix, le convainquant de péché. L’Esprit se bat avec cette volonté rebelle, en lui montrant la grâce qui l’attend à la croix ;
il lui révèle les choses meilleures qui sont en Christ s’il abandonne le péché. Le chrétien est ainsi ramené à la croix, encore et encore. Continuellement. Et tandis que le croyant se repent de ce que le Saint-Esprit lui montre, le même Esprit produit en lui ces éléments de sain­teté qu’il reconnaît lui manquer. Sous la nouvelle alliance, Dieu met en lui ce qu’il veut qu’il en ressorte. C’est la seule espérance de sainteté du croyant. Dans son impuissance, la grâce ne lui fera pas défaut. Le résultat de ce processus est que le croyant se découvre un amour, une douceur et une persévérance qui ne lui sont pas naturelles. // ». Oui, Jésus sait comment attirer les regards du croyant attristé, courbé sous la loi comme souvent.

Qui plus est, le Seigneur Jésus ne manque jamais de venir à lui à l’heure des difficultés et de la persécution. Lorsque la pression qu’il ressent s’intensifie. II sait com­ment l’encourager à persister comme s’il voyait ce qui est invisible. Il se montre comme son souverain sacrificateur céleste, vivant éternellement pour intercéder pour lui et ainsi lui accorder toute l’abondance de vie et de joie dont il a besoin. Il lui montre la fidélité de Dieu et la récompense qui attend ceux qui souffrent à cause de lui. Il ne manquera pas de lui accorder sa grâce s’il de­vait aller jusqu’à l’emprisonnement, voire au martyre (Cf. Hébreux 11. 35)

// Comment la dépendance totale des saints envers la grâce de Dieu perdure-t-elle jusqu’à la fin ?
// Si Jésus n’était pas là, le chrétien pourrait s’éloigner, s’endurcir et finalement tomber dans l’apostasie. Entre le saint le plus aguerri et cette fin terrible, il n’y a rien d’autre que Christ. Est-ce un problème pour vous ?
Cela vous rend- ­il anxieux ?
// De notre vieille nature ou par acquisition, les restes de sainteté n’existent pas ! S’ils existaient, ils ne seraient pas un garde-fou pour autant.
Il n’y a que le Christ entre nous et la mort. Mais cela ne suffirait-il pas ? Aban­donnera-t-il jamais sa persévérance pour nous ? Peut-il y avoir une meilleure assurance que sa personne pour vous éviter de vous retirer et ainsi de vous perdre ?

Certifié faux

L’auteur aborde ici le cas de quelqu’un qu’on aurait connu autrefois engagé, mais qui ne revient plus au Seigneur et renie sa foi. Pour lui, c’est clair, il n’a jamais été un véritable enfant de Dieu. Il avait l’air authentique, il a fait illusion, c’était faux ! R.H. cite Paul, qui dit :

« Faites donc vous-mêmes votre propre critique, et examinez-vous, pour voir si vous vivez dans la foi. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est parmi vous ? À moins, peut-être, que cet examen n’aboutisse pour vous à un échec230 ». (2 Corinthiens 13. 5)

L’intention de Paul est de souligner que ce qui fait un vrai chrétien c’est que Jésus-Christ est en lui. À moins qu’un test révèle qu’il n’est qu’une contrefaçon. Et ce qui permet de vérifier qu’un chrétien déclaré l’est vraiment et n’est pas qu’un faux, c’est qu’il persévère dans la foi jusqu’à la fin. S’il tombe dans l’apostasie, il est évident que c’était un faux chrétien depuis le début. Cela ne veut pas dire non plus, que tous les « faux » tomberont nécessairement dans l’apostasie. De nombreux croyants, qui ne sont pas passés par la nouvelle naissance, qui auront pourtant affiché leur religion, seront tout de même rejetés, car ils ne sont qu’une contrefaçon.
Ce qui signifie que ceux qui tombent dans l’apostasie mon­trent ainsi clairement qu’ils étaient des faux, car la grâce assure la persévérance des saints jusqu’à la fin.

Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres ». (1 Jean 2.19)

L’auteur affirme que ces personnes sem­blaient être de vrais croyants, en communion avec le reste de l’Église qui les croyait chrétiens. Mais le fait qu’ils se soient éloignés prouve à Jean qu’ils « n’étaient pas des nôtres » et n’en avaient jamais été. Et le contexte suggère qu’ils n’étaient pas simplement rétrogrades, mais étaient devenus des op­posants actifs à ce message qu’ils avaient une fois accepté.

La preuve de cette authenticité (des véritables chrétiens) est donc la persévérance dans sa Parole. Son absence montre l’inverse.
Prenons cette image de Pierre qui évoque une truie lavée qui retourne dans son bourbier. Son attirance pour la saleté souligne qu’elle n’est toujours qu’une truie qu’on a lavée. On aurait pu croire qu’elle était devenue une brebis, mais ce n’était qu’une truie, après tout. Elle n’avait, donc, pas sa place dans le troupeau dont Jésus est le berger.

L’auteur cite 2 Timothée 2.19 : « Cependant, le solide fondement posé par Dieu demeure ; il porte, en guise de sceau, les inscriptions suivantes : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent et qu’il se détourne du mal, ce­lui qui affirme qu’il appartient au Seigneur ». Il montre que si un croyant déclaré ne se détourne pas de l’iniquité, ne manifeste pas de fruits de l’Esprit, mais s’éloigne du Seigneur, et cela de manière déterminée, nous devons conclure qu’il n’est pas l’un de ceux qui lui appartiennent.

Celui qui prétend être dans la lumière, tout en haïssant son frère, est encore dans les ténèbres. (1 Jean 2.9 – Colombe)
C’est ainsi que se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus celui qui n’aime pas son frère. (1 Jean 3.10)

L’auteur rassure les chrétiens authentiques inquiets :

À aucun moment, cela ne remet en question la sécurité de ceux qui ont Jésus pour berger.

Cela nous pousse tout de même à nous examiner n nous­-mêmes.
Sommes-nous devenus ses brebis par la nouvelle naissance ? Ou une contrefaçon ? C’est justement ce que dit Paul dans les versets déjà cités :« Examinez-vous, pour voir si vous êtes dans la foi » (2 Corinthiens 13.5)

// Nous sommes-nous reconnus pécheurs sur toute la ligne, destinés au jugement de Dieu et sans autre espoir que la croix de Jésus? Nous soumettons-nous sans restriction à Dieu ? Lui avons-nous tout donné dans nos vies sans ex­ception ? Aurions-nous gardé des choses pour lesquelles nous n’aurions pas accepté de nous repentir ? Des cita­delles que nous ne lui avons pas permis de conquérir ?

Si en vous examinant vous-même, vous n’aimez pas cc que vous découvrez, il n’y a pas de raison de désespérer : « Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. (1 Jean 2.1)

Vous pouvez régler vos pro­blèmes avec Dieu à la croix et recevoir la grâce qu’il a en réserve pour vous. De cette façon, vous vous appliquerez à « affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais». (2 Pierre 1.10 – NEG)

 Triple assurance

Roy Hession va maintenant avancer 3 raisons qui permettent d’être certain d’être né de Dieu.

La première est externe : les promesses de Dieu ne peuvent être rompues. Ce qui confère au croyant une pleine assurance qu’il a la vie éternelle et qu’il ne périra pas : « Oui, vraiment, je vous l’assure : celui qui écoute ce que je dis et qui place sa confiance dans le Père qui m’a envoyé, possède, dès à présent, la vie éternelle et il ne sera pas condam­né ; il est déjà passé de la mort à la vie ». (Jean 5.24)  Il existe de nombreuses promesses du même genre. Le croyant peut s’ancrer à quelque chose qui lui est extérieur, la fidélité de Dieu qui ne peut pas être ébranlée. Ainsi il cesse de juger de l’état de son sa­lut sur la base de ses sentiments.

La deuxième raison de son assurance est in­terne, le témoignage que le Saint-Esprit rend à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu : « L’Esprit saint lui-même et notre esprit nous té­moignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu ». (Romains 8.16) Celle-ci est plus subjective que la pre­mière et ne serait pas suffisante, à elle seule, pour donner de l’assurance au croyant que Satan at­taque en le faisant douter. Le privilège du chrétien est d’avoir le Saint-Esprit qui lui murmure conti­nuellement que Dieu est son Père et qu’il est son enfant. Avec ce témoignage, même l’enfer tout en­tier ne pourra pas lui faire croire le contraire. C’est quelque chose dont il est sûr !

La troisième raison est basée sur les évidences.

C’est-à-dire la présence dans sa vie de preuves claires que le croyant n’est plus ce qu’il a été, mais qu’il est né de Dieu. Si Jean dénonce continuellement, dans sa première épître, une profession de foi qui ne se­rait pas cohérente, il réconforte aussi en montrant les nombreuses preuves que nous sommes passés de la mort à la vie. Afin que nous puissions rassurer nos cœurs devant Dieu. Une autre phrase qui revient sans cesse : « Voici comment nous savons que nous connaissons le Christ » (1 Jean 2.3) ou des expressions appro­chantes. Lisez ces passages. Ainsi nous avons dans l’épître de Jean non seulement le « si nous disons », mais plus important, le « à ceci nous connaissons ». En fait, cette petite épître a un but : « Je vous ai écrit cela, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au Fils de Dieu. (1 Jean 2.5 ; 3.14, 19, 24 ; 4.13 ; 5.13, 19. 14, 2 1 ; Jean 5. 13)

.En ob­servant ces versets, nous réalisons que ce n’est pas seulement nous qui désirons cette assurance bénie, mais plus encore Dieu qui veut que nous l’ayons.

 Vais-je persévérer jusqu’à la fin ?

Pourtant le croyant peut parfois trembler face aux avertissements solennels de l’épître aux Hébreux. Crai­gnant qu’il ne persévère pas jusqu’à la fin, et qu’un jour, il se détourne du Dieu vivant pour se révéler finalement comme un faux. //

Si c’est votre cas ? L’auteur montre que cette inquiétude même est un signe que vous n’avez rien à craindre !

Vous êtes alors, si je peux me permettre, dans un état d’esprit saint et vous êtes en sécurité. // vous êtes précisément celui qui ne reculera pas et qui  ne se révélera pas comme eux finalement. Dieu va vraiment vous tenir fermement.
En reconnaissant votre faiblesse, vous devenez candidat à la grâce de Dieu plus sûrement que par n’importe quel autre chemin. Vous êtes donc en sécurité.

Le problème des contrefaçons de chrétiens, c’est que ceux-ci n’ont jamais vu leur profonde perversité ni leur dépendance de la grâce persévérante de Dieu à leur égard. Vous n’aurez plus rien à craindre si vous vous méfiez de vous-même, si vous savez pertinemment de quoi vous êtes capable et si vous vous reposez entière­ment sur Jésus et non plus sur vous-même. Vous serez la glaise que Dieu aime travailler. C’est lui-même qui ne vous laissera pas vous éloigner et vous fera marcher dans ses traces : « Il réalise lui-même en nous, par Jésus-Christ, ce qui lui est agréable ». (Hébreux 13.21)

Et vous persévérerez jusqu’à la fin. Écoutez cette promesse de la grâce qui devrait lever tous vos doutes sur ce sujet : « Lui-même, d’ailleurs, vous ren­dra forts jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus ». (l Corinthiens l. 8) Jusqu’où va-t-il vous encourager et vous affermir ? Jusqu’à la fin ! Et pourquoi fera-t-il cela ? Afin de démontrer que vous n’êtes pas tombé dans l’apostasie, que vous n’êtes pas ennemi de Dieu :

« Pour que soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. » Mes amis, vous qui croyez, en tremblant, à Jésus, écoutez les paroles de cette promesse qu’il a lui­-même donnée : « Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les res­suscite au dernier jour ». (Jean 6.39)

Pourquoi cet avertissement ?

Avant de terminer ce chapitre, l’auteur pose une question :

Puisque notre persévérance jusqu’à la fin est si bien assu­rée, garantie par la fidélité de Dieu lui-même, pourquoi de tels avertissements solennels et ces exhortations de l’épître aux Hébreux ? Comme s’il existait quelque chose que nous devions faire, et dont la réussite ne serait pas assurée ?

L’auteur souligne l’apparent paradoxe entre la souveraineté divine et la responsabilité humaine.

Comme lors de sa conversion, l’homme a toujours la responsabilité de répondre et de coopérer avec Dieu. Elle n’est pas d’initier le processus (cela, c’est Dieu qui le fait], mais de coopérer.

La coopération demandée ne consiste pas à faire des ef­forts propres ou des promesses, mais à répondre aux ini­tiatives de la grâce. C’est à vous de vous repentir lorsque l’Esprit vous dit : « Repens-toi ». C’est à vous de juger lorsque l’Esprit vous montre votre péché.

À vous d’obéir et de faire ce que Dieu vous demande en comptant sur lui. Pour qu’il place en vous ce qui n’y est pas naturellement.

Récapitulons. Nous avons été confrontés à une série de vérités apparemment contradictoires. Nous avons vu qu’il est tristement possible pour un chrétien déclaré de renier sa foi et de tomber dans l’apostasie. Que celui qui est vraiment né de Dieu est gardé afin de ne jamais aller aussi loin. Qu’un reniement évident ne peut être que celui d’une personne pas vraiment née de Dieu, une contrefaçon, même si elle avait l’air authentique. Néanmoins, pour celle­-ci, aucune pénurie de miséricorde. La grâce ignore ce dé­passement mystérieux du point de non-retour. Même si celui qui est bel et bien tombé dans l’apostasie recommence. la porte de la clémence est ouverte pour lui comme par le passé. Seul celui qui refuse, persiste et arrive à la fin de ses jours en étant resté loin de Dieu, sera définitivement rejeté.

Je laisse le lecteur découvrir dans le chapitre « Le renégat irrécupérable ? » l’exégèse que fait l’auteur des passages troublants classiques de Hébreux 12.16, 17 ; Hébreux 10.26, 27 ; Hébreux 6.4 à 8. On lira avec profit le livre entier ! Voici encore sa conclusion audit chapitre :

 Une offre de grâce de plus

Et pourtant, même en révélant la terrible fin de ce­lui qui foule aux pieds le Christ, Dieu est simplement en train d’offrir sa grâce une fois de plus.
C’est en fait sa seule raison pour annoncer ce jugement à venir.
Des offres sup­plémentaires de sa miséricorde à celui qui rejette le Christ et des motivations supplémentaires de se repentir avant qu’il ne soit trop tard. Si c’est le but des messages de mort, de jugement et d’enfer, le prédicateur d’aujourd’hui ne doit pas avoir de craintes à les apporter. Ce n’est qu’une démonstration de l’amour de Dieu et de l’amour du prédicateur lui-même pour les pécheurs. S’il ne le fait pas, on pourra se poser la question s’il aime vraiment ceux vers lesquels Dieu l’a envoyé. Celui qui prêche sur l’enfer le fait uniquement parce qu’il désire profondément éviter que des hommes puissent y aller. Utilisant ce que Paul appelait justement « la terreur du Seigneur », je voudrais exhorter ceux qui lisent ces lignes et qui ne sont pas décidés, et qui ne sont pas sûrs d’être vraiment prêts pour l’éternité, à se mettre en règle … et ce, tout de suite.
Répondez à cette question : « Où passerai-je l’éternité ? »

Compléments à cet article :

Pourquoi croire à la sécurité éternelle des enfants de Dieu ?

Hébreux 6.4 à 8 enseigne-t-il la perte du salut ?

David Shutes : Annexe : Analyse de Romains 9 et de Hébreux 6

Dudley Ward : Notre salut est-il assuré définitivement ?

Merci de me communiquer vos réactions !

 

 

 

4 réflexions sur « Persévérons jusqu’à la fin ! »

  1. Merci pour ce résumé clair ! Ce qui m’a beaucoup parlé est ce verset : « Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres ». (1 Jean 2.19) » Le sujet ne me préoccupe pas pour l’instant. Mais il est bon de le lire, car cela peut servir. Que celui qui est debout prenne garde de tomber. Il est bon de se faire une provision de vérités, en vue des jours mauvais !

  2. Au risque de me répéter, ce verset, qui fait partie de ma panoplie d’ancres qui tiennent mon frêle esquif à flot, Verset du psaume 37:24: l’Eternel affermit les pas de l’homme, et Il prend plaisir à sa voie; s’il tombe, il n’est pas rejeté, car l’Eternel le prend par la main.
    Avec une métaphore assurancielle ( assure en ciel), l’assurance tout risques suppose en général une franchise; l’assurance du salut nous laisse quand même une part de responsabilité de persévérance. Mais j’avoue ne pas savoir où placer la jauge…

    1. Bien vu, Denys, merci ! Puisse cet article (et ses appendices) t’aider à ajuster la jauge ! 🙂 Et si tu as une objection, n’hésite pas !

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