Matthieu 13.11 : « Cela ne leur a pas été donné ! » (Bible annotée)

Mise à jour d’un article de 2019

 Les disciples s’approchèrent et lui dirent: «Pourquoi leur parles-tu en paraboles?» 11 Jésus [leur] répondit: «Parce qu’il vous a été donné, à vous, de connaître les mystères du royaume des cieux, mais qu’à eux cela n’a pas été donné.

 

Donné ou pas donné par Dieu, qui seul ouvre, par son Esprit, l’intelligence et le cœur et qui est souverain dans la dispensation de ses dons.

C’est à la volonté de Dieu que Jésus en appelle ; c’est dans le décret insondable de la sagesse divine qu’il montre la raison dernière pour laquelle les mystères du royaume des cieux sont révélés aux uns, cachés aux autres. Mais les paroles d’Ésaïe qui suivent (verset 15) prouvent que, soit dans la possession, soit dans la privation de la lumière divine, l’action et la responsabilité de l’homme ont leur part.

Ce qu’il s’agit de connaître, d’une manière vivante, expérimentale, ce sont les mystères du royaume des cieux, c’est-à-dire les vérités divines de ce royaume, qui restent mystères tant qu’elles ne sont pas révélées à l’homme par la Parole et l’Esprit de Dieu.

D’après le contexte cette expression désigne peut-être d’une manière plus spéciale les desseins de Dieu pour le salut des hommes, le plan divin suivant lequel le royaume doit s’établir, les conditions de son développement, que Jésus indique précisément dans les paraboles de ce chapitre (comparer Romains 16.25 ; 1 Corinthiens 4.1 ; Éphésiens 3.3 et suivants, note).

Or c’est là ce qui a été donné aux disciples déjà alors dans une certaine mesure et qui leur sera donné beaucoup plus encore par l’Esprit de la Pentecôte, en sorte que Jésus peut leur parler sans paraboles.

Mais pour d’autres, il doit employer cette forme d’enseignement et il en dit la raison au verset 13 et suivants.

C’est pourquoi, en raison du fait affirmé verset 11 et conformément au principes énoncés verset 12,(on donnera à celui qui a…),  Jésus leur parle en paraboles, leur présente « les mystères du royaume des cieux » (verset 11) sous ce voile à demi transparent, parce que (cette conjonction introduit un motif qui explique et justifie celui qu’indique le c’est pourquoi) alors même que la vérité s’offre à eux (voyant, entendant), ils ne voientn’entendent, ni ne comprennent.

Leur réceptivité est en défaut. Ils ne veulent pas voir, aussi attirent-ils sur eux un jugement. Ce jugement n’est pas définitif sans doute ; il a pour but de les épargner et d’empêcher que leur culpabilité ne devienne plus grande ; mais il les exclut du nombre de ceux qui ont part les premiers au royaume et en deviennent les fondateurs.

La parabole, en effet, est destinée à opérer un triage dans la masse indécise ; les simples curieux, les irrésolus, les cœurs impénitents n’emportent qu’un récit gracieux dont le sens leur échappe. Mais ceux qui ont soif de la vérité la découvrent sous le voile de la parabole (versets 11 et 12), témoins ces disciples qui, n’ayant pas eux-mêmes tout compris, demandent des explications. Matthieu 13.36 ; Marc 4.10

Cette dispensation divine envers les hommes, selon leurs dispositions diverses, est donc pleine de sagesse et de miséricorde.

Ainsi, voulant paraître à découvert à ceux qui le cherchent de tout leur cœur et caché à ceux qui le fuient de tout leur cœur, il tempère sa connaissance, en sorte qu’il a donné des marques de soi visibles à ceux qui le cherchent et obscures à ceux qui ne le cherchent pas. Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir et assez d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire.

— Pascal

Cette règle, qui est une loi générale du royaume de Dieu dans tous les temps, Jésus commence maintenant à l’appliquer à ses concitoyens. Dans les premiers mois de son ministère en Galilée, il leur a annoncé la vérité sans réticence. Ils ne l’ont pas reçue. Dès ce moment ils attirent sur eux un jugement de Dieu.

Le Sauveur se dérobe à eux tout d’abord en enveloppant son enseignement du voile de la parabole. Un peu plus tard il s’éloignera lui-même en se retirant dans d’autres contrées.

C’est pourquoi nous considérons cette collection de paraboles (versets 1-52) comme le premier chapitre de cette portion de l’histoire évangélique qui peut s’intituler : « la retraite du Messie ».

Marc 4 (aussi de Bible annotée)

 Matthieu dit que Jésus parle en paraboles parce que ses auditeurs ne voient ni ne comprennent ; d’où quelques interprètes ont voulu conclure que Jésus se servait de ce mode d’enseignement plus simple et plus facile parce que ses auditeurs n’en auraient pas compris un autre.

C’est précisément l’inverse de la pensée de Jésus, pensée qui se fonde sur une prophétie d’Ésaïe dont le sens n’est pas douteux (Matthieu 13.14 et suivants, note) et à laquelle Jésus fait allusion.

Mais le sens de notre passage est rendu plus clair encore par la conjonction qu’emploie Marc et qui se trouve également dans Luc : afin que ; c’est-à-dire que :

Jésus parle en paraboles, dans l’intention expresse que ceux dont il sait qu’ils ne croiraient point, ne voient ni n’entendent une vérité plus clairement énoncée, qui ne ferait que rendre leur incrédulité plus coupable.

C’est là un jugement sans doute, mais un Jugement où apparaît aussi la miséricorde et qui, par conséquent, n’est point irrévocable, si les hommes dont il s’agit ouvrent un jour leurs cœurs à la repentance qui les rendra capables de recevoir la vérité.

Ces expressions : en regardant, ils regardent, en entendant, ils entendent, sont un hébraïsme qui signifie que l’action dont il s’agit se répète à diverses reprises.

Le texte reçu dit : « que leurs péchés ne leur soient pardonnés ». Les mots soulignés ne se trouvent pas dans Codex Sinaiticus, B, C. Ils paraissent être une addition explicative.

Marc seul a conservé cette parole.

VOIR aussi en BIBLIQUEST: Jésus parle-t-il pour ne pas être compris ? (Souveraineté de Dieu et responsabilité de l’homme

« Cela », c’est la capacité de comprendre les paraboles et non de se tourner vers le Christ dans la repentance. Le refus est-il arbitraire? La citation d’Ésaïe 6 faite aussitôt après montre que, si Dieu ne leur a pas ouvert les yeux, c’est parce qu’ils ne lui avaient pas ouvert leur cœur.
Richard Doulière, extrait des Compléments exégétiques.

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Livres et séries d’articles

Livre : Calviniste, arminien, intermédiaire ou éclectique ? (David SHUTES)

ch 1 : n débat sans fin
ch 2 : Les enjeux
ch 3 : Les positions et les problèmes
ch 4 : Herméneutique
ch 5 :L’enseignement apparent de la Bible sur les 5 points « tulip »
Annexe 1 : Analyse de Romains 9 et de Hébreux 6
Annexe 2 : La prédestination
Annexe 3: Le compatibilisme

Jésus-Christ est-il mort pour tous ?
(brochure de Samuel SAMOUÉLIAN) 

Samuel Samouélian : Jésus-Christ est-il mort sur la croix pour tous ? -1
Samuel Samouélian : Jésus-Christ est-il mort sur la croix pour tous ? -2
Richard Doulière : Compléments exégétiques à la brochure de S.Samouélian

Programmés par Dieu ou libres de le servir ?
(livre de Dudley WARD)

Dudley Ward : Introduction 
Dudley Ward : Premières observations
Dudley Ward : La prédestination est-elle un mystère ?
Dudley Ward : L’Évangile est-il une bonne nouvelle pour tous, ou une mauvaise nouvelle pour certains ?
Dudley Ward : Dieu désire-t-il sauver uniquement les élus ?
Dudley Ward : Qui sont les élus ?
Dudley Ward : Que signifie l’image du potier ?
Dudley Ward : Tout être humain est-il capable de se repentir ?
Dudley Ward : Le choix de Jésus est-il l’unique facteur dans notre salut ?
Dudley Ward : La grâce est-elle irrésistible ?
Dudley Ward : Comment Dieu exerce-t-il sa souveraineté ?
Dudley Ward : Qu’est-ce que la prescience ?
Dudley Ward : Sommes-nous libres de choisir ?
Dudley Ward : Jusqu’où s’étend la miséricorde divine ?
Dudley Ward : Dieu nous demanderait-il ce que lui-même ne ferait pas ?
Dudley Ward : La foi, un privilège pour certains seulement ?
Dudley Ward : Notre salut est-il assuré définitivement ?
Dudley Ward : Quelle sera notre réponse à l’amour de Dieu ?
Dudley Ward : Annexe historique

L’expiation (Luciano BRANCO + C.S)

Luciano Branco : L’expiation – 1 
Luciano Branco : L’expiation – 2 
C.S : L’expiation – 3 

Réflexions et réponses par rapport au livre « Choisis par Dieu » (C.S)

C.S : Autour du livre Choisis par Dieu de RC SPROUL (1) : Prédestination, élection
C.S : Autour du livre Choisis par Dieu de RC SPROUL (2) : La souveraineté de Dieu
C.S : Mon témoignage d’un Dieu souverain 
C.S : Dieu connaît tout d’avance ?
C.S :Autour du livre Choisis par Dieu de RC SPROUL  (3) : Naître de nouveau pour pouvoir se convertir ?
C.S : Autour du livre Choisis par Dieu de RC SPROUL (4) : La corruption
C.S : Autour du livre Choisis par Dieu de RC SPROUL (5) : La grâce de Dieu est-elle irrésistible ?
C.S. : Autour du livre Choisis par Dieu de RC SPROUL (6) : L’assurance du salut du chrétien 

Étude de Romains 9    (C.S, s’inspirant de  Ed MILLER) 

C.S : Romains 9 (1) : Un peuple, canal de la rédemption 
C.S : Romains 9 (2) : Les libres choix de Dieu 
C.S : Romains 9 (3) : Un potier sage et avisé 
C.S : Romains 9 (4) : Ressources théologiques

Élection et responsabilité humaine

Ce qui suit est un extrait (traduit par Google Lens) d’un article du Docteur en théologie évangélique suisse Erich MAUERHOFER, dans la revue « Der schmale Weg » n3 en 2023, sous le titre « Un chrétien peut-il perdre son salut ? »

En fait, il faut dire honnêtement que ce vrai titre de l’article montre que le long aboutissement que je ne publie pas (!) est le développement classique arminien, déjà largement débattu sur ce blog, quant à un salut qu’on pourrait reperdre. Alors, pourquoi est-ce que je publie quand-même ce début d’article, sachant que la sotériologie qu’il défend est également abondamment présentée sur jean3seize.com, dont c’était même l’objectif premier ?

Eh bien, parce que je remarque toujours à nouveau que nos frères calvinistes s’accrochent à des clichés quand ils parlent de la doctrine arminienne, qu’ils confondent apparemment avec l’enseignement semi-pélagien !
Cet article est une évidence de plus que nos amis arminiens croient fermement à la souveraineté de Dieu et à son élection, et n’attribuent pas une infime parcelle du salut à une initiative humaine ! Et même pour ce fameux 5e point « tulip » de la sécurité éternelle des élus, où nous ne partageons pas leur conclusion d’une vie éternelle qu’on puisse reperdre par négligence, vous noterez dans la portion publiée que l’auteur croit fermement que nous sommes en sécurité auprès de notre Dieu, qui nous garde en lui.

Bonne lecture à vous !

​1. La base du salut est l’action salvatrice de Dieu

-en Jésus Christ : Galates 4.4.5 : Quand le temps fut accompli…

– dans le sacrifice substitutif de Jésus : Romains 5.8 ; 1 Pierre 2.24 ; 3.18 ; Hébreux 10.14

– dans la résurrection et l’ascension de Jésus : 1 Pierre 1.3.4 ss. ; Hébreux 7.25 (intercession)

Cet acte de salut témoigne de l’amour de Dieu et de l’obéisance de Jésus-Christ : Jean 3.16 ; Hébreux 5. 8.9

L’assurance du salut des croyants est basée sur le plan divin du salut (Éphésiens 1.3 et suiv.) et sur ce qui a été accompli par Jésus (Romains 5.10 ; 2 Corinthiens 5.19), ainsi que sur ce que nous sommes devenus par la foi en Jésus. (Rom. 8.1 ; 2 Corinthiens 5.17).

2. Vocation et élection

Matthieu 22.14 : Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

– La perspective de la parabole des noces royales,  en anticipation aux autres passages bibliques qui parlent de l’élection, est clairement celle-ci :
L’appel divin et l’élection divins doivent être accueillis par l’homme par la repentance et la conversion.

Celui qui ne reçoit pas l’appel de Dieu à venir à lui n’appartient pas aux élus et est comme l’homme qui veut se présenter devant le roi sans vêtement de noces (v. 12, 13).

Malgré son appel au royaume des cieux, cet homme va à sa perdition.
Deux des passages les plus importants concernant l’élection se trouvent dans Romains 8.28-30. Sur la base de ces parallèles, l’élection peut être considérée dans les domaines suivants :

Éph.1 Rom. 8 autres
– le dessein divin, sa volonté salvifique et son plan de salut avant la fondation du monde : v.3,4 v.28b 1 Pierre 1.20
– la prescience et préconnaissance divine V 29a Ps 139.16
– la prédestination v 5,11 v29b,30
– la révélation de Dieu en Jésus dans l’accomplissement des temps et dans le déroulement du salut v 7 v 32 Gal.4.4,5 ; Jean 14.9
– la communication de la volonté de Dieu v 9 1 Tim.2.4 ;
1 Thess 4.3 etc.

Le résumé de l’élection se trouve en Éphésiens 2.11ss

3. La souveraineté de Dieu et la question de la prédestination

a) Petite note sur l’histoire du dogme

Augustin, Calvin et ses successeurs enseignaient que Dieu avait prédestiné les uns au salut, les autres à la perdition. C’est la doctrine de la double prédestination. Cette construction mentale n’est en aucun cas étayée par la Bible.

b) Le point de vue biblique

L’invitation de Dieu, son élection, sa volonté de sauver et son acte de salut concernent fondamentalement tous les hommes.
1 Timothée 2. 4 ;  2 Pierre 3.9 ; Romains 5. 18 ; 1 Jean 2, 2 ;  2 Corinthiens 5.19 ; Jean 3.16 ; Tite 2.11

C’est pour cette raison que le message du salut proclamé s’applique à tous de manière indépendante, comme le précise clairement le commandement missionnaire du Seigneur :
Matthieu 28.18 ss. : Marc 16.15.16.

En référence à Matthieu 25.34.41, la doctrine de la double prédestination est totalement intenable, mais même la simple prédestination ne nous est décrite nulle part comme un déterminisme du salut.

  1. Le plan de salut ou les « décrets » de Dieu

L’action salvifique de Dieu était déterminée et prête avant la création des humains (avant la fondation du monde) : Éphésiens 1.4 et 1 Pierre 1.20). Dans ce contexte se trouvent aussi les passages qui parlent de la prescience de Dieu : 1 Pierre 1.2 ; Apocalypse 13.8 ; 17.8 ; 20.15 ; 21.27.

Apocalypse 13.8 ne doit jamais être confondu avec un déterminisme éternel du salut pour quelques élus, mais est en relation avec la prescience du Dieu qui voit tout (cf. Psaume139.16 et 1 Pierre 2.9, 10).

Les questions de prédestination ne peuvent jamais être correctement saisies et classées par notre esprit limité ; si nous n’avions pas les nombreux passages de la volonté salvifique de Dieu qui s’applique à tous, nous serions dans l’incapacité de concilier la prédestination divine et la liberté de choix personnel de l’homme, et nous tomberions comme Calvin dans l’erreur de la double prédestination. Mais une confrontation entre tous les passages qui parlent d’élection avec ceux qui appellent à la conversion nous montre que la prédestination de Dieu ne s’opère pas indépendamment de la décision de l’homme. Comparez, par exemple, Apocalypse 13.8 avec Apocalypse 3.5

Même si elle est limitée, la compréhension humaine peut mieux saisir le sujet de l’élection en considérant la préscience et la préconnaissance de Dieu.

5. La grâce prévenante

Puisque la perte de l’homme est abyssale (cf. Éphésiens 2, 1.5; deux fois « mort dans ses transgressions »), l’amour scrutateur de Dieu vient à notre rencontre (cf. la parabole de la brebis perdue et de l’argent perdu, Luc 15, 1-10 ); cf.  Actes 16.14 de Lydie à Philippes : « Le Seigneur ouvrit son cœur pour qu’elle puisse prêter attention à ce qui était dit par Paul. >> Comparez aussi le passage très important de Jean 6.44.65.

Cette grâce prévenante était déjà reconnue par Augustin. La grâce prévenante est suivie par la «volontas subsequens » (la volonté ultérieure) de l’homme. Appliqué à la parabole du fils prodigue, cela signifierait : La grâce qui précède suit l’enfant prodigue et le conduit à la connaissance de soi. Si le fils, réduit au statut de porcher et d’esclave, s’était fermé à ce «processus de grâce », alors une réflexion intérieure, une conversion et un retour à la maison n’auraient jamais eu lieu (cf. Luc 15.18 ss.).

6. L’élection de la grâce

La référence à l’élection par grâce s’inscrit dans le contexte de l’élection à la vie éternelle. Personne ni rien n’aurait pu forcer Dieu à nous sauver, nous, les êtres humains perdus par nature. Son plan de rédemption et l’accomplissement du salut dans la croix et la résurrection de Jésus se combinent pour former la plus grande offre d’amour ; Il s’agit d’un don volontaire et incroyablement grand : c’est la grâce.

– Comparez l’élection d’Israël par grâce : Deutéronome 7. 7.8a

– Comparez l’élection de la grâce dans le Nouveau Testament par le Christ pour les Juifs et les Gentils : Éphésiens 2, 8.9 et autres.

7. Élection et responsabilité personnelle de l’homme

a) Election et vocation (identique) :

2 Pierre 1.10 : C’est pourquoi, frères et sœurs, appliquez-vous d’autant plus à affermir l’appel (la vocation) et le choix dont vous avez été l’objet, car si vous faites cela, vous ne trébucherez jamais.

Cf. aussi :

Apocalypse 17.14b : Ceux qui ont été appelés, choisis et fidèles et sont avec lui les vaincront aussi.

Luc 6.13 : Quand le jour fut levé, il appela ses disciples et il en choisit parmi eux douze auxquels il donna le nom d’apôtres :

b) La vocation comme actualisation du décret divin :

2 Timothée 1.9 : Il nous a sauvés et nous a adressé un saint appel (une vocation). Et il ne l’a pas fait à cause de nos œuvres, mais à cause de son propre plan et de sa grâce, qui nous a été accordée en Jésus-Christ de toute éternité 10 et qui a maintenant été révélée par la venue de notre Sauveur Jésus-Christ.

Cf. Hébreux 3.1 ; 2 Thessaloniciens 2.14

c) Ceux qui sont appelés acceptent l’appel (invitation) de Dieu sont les élus :

Matthieu 22.14 : Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Le théologien Donald Guthrie dit à juste titre que les élus sont ceux qui acceptent (ou ont accepté réellement l’invitation.

d) Dieu ne contrôle pas l’homme ; mais il n’agit pas non plus sans les hommes:

1 Corinthiens 15.10 :  Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis, et sa grâce n’a pas été sur moi en vain.» Cf. aussi Romains 1.6.7.

  • Prescience de Dieu et responsabilité de l’homme : Actes 27.24,31
  • Appel de Dieu et volonté de l’homme : Matthieu 22.3 … ils voulaient venir Matthieu 23.37 :  tu n’as pas voulu. Jean 5.40 « mais vous n’êtes pas venus à moi pour avoir la vie. Jean 1.12 (j’ai un peu élargi le passage)

Jean 1.9 Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain. 10 Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle, pourtant le monde ne l’a pas reconnue. 11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas accueillie. 12 Mais à tous ceux qui l’ont acceptée, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le droit de devenir enfants de Dieu, 13 puisqu’ils sont nés non du fait de la nature, ni par une volonté humaine, ni par la volonté d’un mari, mais qu’ils sont nés de Dieu.

e) Les élus sont les croyants :

1 Thessaloniciens 1. 4ss ; Tite 1. 1. Romains 8.33 et plus

f) Les croyants ne sont appelés élus qu’après avoir accepté le salut :

1 Thessaloniciens 1.4,5 : Chers frères, bien-aimés de Dieu, nous savons que vous êtes élus, car notre prédication de l’Évangile vous est parvenue. Cf. v 6 à 10

g) Le but de l’élection est la transformation à l’image de Jésus Christ :

Attention : L’élection est une étape très décisive vers le but éternel, mais l’élection n’est pas déjà l’aboutissement !

h) Élection et discipulat

Les élus (1 Thessaloniciens 1.4) ont encore un besoin pressant :

  • d’avertissements mutuels (1 Thessaloniciens 5.9.11)
  • de consolidation doctrinale (2 Thessaloniciens 2.13,15)
  • de croissance dans la sanctification (1 Thessaloniciens 4.3,7; 5.23),
  • de viser un comportement digne (Éphésiens 4.1-6; Colossiens 3.12-14)
  • de l’affermissement de leur élection (2 Pierre 1.9-11).

Le but n’est pas encore atteint (Philippiens 3.13,14). Le combat de la foi est l’aide du Seigneur pour survivre (2 Timothée 2.10 ; 1 Pierre 5.8.9 ; 1 Corinthiens 9.24 à 27)

8. Dieu préserve les croyants

– Le but nous est préservé : 1 Pierre 1.4 ; 2 Timothée 1.12

– Dieu nous préserve nous-mêmes (en lui) : 2 Thessaloniciens 3.3 ; 1 Pierre 1.5 ; Jean 10.28 ; Philippiens 4.7 ; Apocalypse 3.10

– Dieu fortifie les croyants : 2 Thessaloniciens 2.16.17 ; 3.3 ; 1 Pierre 5.10 ; Colossiens 1.11 ; Hébreux 13.21

– Dieu nous purifie et nous sanctifie : Jean 15.2 ; 1 Jean 1.7 ; Jean 17.17 ; Éphésiens 5.27 ; 1 Thessaloniciens 5.23

– La prière protectrice et le service d’intercession de Jésus : Jean 17.11,15 ; Romains 8.1. Jean 2.1 ; Hébreux 7.25

– Le Seigneur ne laisse pas les croyants seuls (Jean 14.16-18). Il préserve, purifie et mène au but.

9. L’accomplissement

a) l’assurance de l’achèvement du salut

– Avec la foi en Jésus, nous sommes enfants et héritiers de Dieu : Romains 8, 4, 7 ; Tite 3:7 ; Jacques 2:5

Le Saint-Esprit est donné à ceux qui sont nés de nouveau comme un acompte, un gage  Éphésiens 1.14 ; 2 Corinthiens 1.22 ; 5.5

b) L’action accomplie de Dieu

– la fidélité de Dieu : 2 Thessaloniciens 2.13-17

– la fidélité de Dieu dans nos tentations : 1 Corinthiens 10.13 ; 2 Thess. 3, 3 ;

– La fidélité de Dieu dans le pardon : 1 Jean 1.7b, 9 ; 2.1,2

– la fidélité de Dieu dans la préservation du salut : 1 Cor. 1.8.9 ; 1 Thess. 5.23

Du côté de Dieu, une conduite sûre jusqu’à la destination est garantie,
Hébreux 10.14 ; 12,2 ; Philippiens 1.6

c) mais tout ceci non sans référence à la responsabilité personnelle !

Les promesses de préservation du salut se présentent souvent précisément en relation avec

une référence à la responsabilité personnelle du croyant.

Promesses et fidélité de Dieu Responsabilité humaine
Philippiens 1.6 Philippiens 1.27
Philippiens 2.13 Philippiens 2.12
1 Corinthiens1.8,9 1 Corinthiens 1.10a
Hébreux 12.2 Hébreux 12.1 à 17
Éphésiens chapitres 1 à 4 Éphésiens chapitres 4 à 6

La suite de ce bel article est une très longue accentuation de la responsabilité humaine pour ne pas perdre le salut. L’auteur y dit des choses importantes pour nous stimuler à veiller et à progresser dans notre sanctification.

Ayant la même Bible, nous sommes d’accord avec lui, avec la nuance fondamentale que nous ne voyons pas dans les Écritures un risque de perdre la vie… éternelle, mais un risque de ne pas arriver au but :

  • de cette vie éternelle, en ce qui concerne ceux qui ne sont pas allés jusqu’au bout dans leur démarche (« efforcez-vous d’entrer par la porte étroite »
  • de la course vers la vocation céleste en vainqueur, sans rapport avec le salut (comme au travers du feu).

Cette problématique est largement exposée sur le blog, je ne rallonge donc pas l’article d’une partie encore plus longue que jusqu’ici, mais je termine quand-même par une affirmation de l’auteur à laquelle tous souscriront :

Qu’on se comprenne bien, il n’est pas question de savoir si nous pouvons ou devons faire quelque chose pour notre salut. C’est complètement impossible ! En revanche, le Nouveau Testament nous montre clairement que dans les passages qui concernent le maintien en Jésus, la sanctification, la croissance et la succession des régénérés, deux choses doivent être prises en compte :

– La sanctification (croissance) est un don du Seigneur et s’effectue sur nous et en nous par le Saint-Esprit ;

– mais en même temps, la sanctification relève entièrement de la sphère de responsabilité humaine.

Une attention particulière portée à cette « tension » biblique entre don et responsabilité ou entre indicatif et impératif montre que la personnalité du croyant est toujours pleinement préservée par Dieu même après la nouvelle naissance. Dieu ne peut progresser chez le croyant que dans la mesure où le croyant donne son consentement.

Là où l’œuvre du Saint-Esprit est bloquée, le chrétien devient tiède et retombe dans la mort spirituelle (cf. Apocalypse 3 : 14 et suiv.). Quiconque met l’accent unilatéralement sur l’œuvre de Dieu sur les croyants au détriment de la responsabilité personnelle ne peut pas saisir correctement la profondeur biblique de l’avertissement.

Amen ! (sauf… retombe dans la mort spirituelle » 🙂 )

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Matthieu 8 : Jésus produit le mal ?

En Matthieu 8, nous voyons Jésus délivrer deux hommes possédés de nombreux démons, et permettre à ceux-ci de rentrer dans un grand troupeau de cochons, qu’ils poussèrent à se noyer en sautant dans le lac du haut de la falaise. 

Ce qui me chiffonnait, ce n’est pas du tout l’absurdité de la demande des démons, très vite de nouveau privés de corps, je peux leur laisser cela sans jouer au fin psychologue des démons ! Non, il y a plus préoccupant : comment Jésus pouvait-il infliger une telle perte financière aux propriétaires de ces porcs ?
Car on aurait du mal à démontrer que ces gens, totalement étrangers à la situation des hommes possédés, ont été gravement lésés, et qu’une action en justice pourrait être parfaitement légitime de leur part, non ?

Aucun juge ne passerait l’éponge sous prétexte qu’il s’agissait d’animaux impurs (et ils ne l’étaient d’ailleurs pas pour ces populations-là ! Si vous incendiez une maison close ou un dépot de cocaïne, vous devrez bien en répondre devant la loi, non ? Soyons clairs, faire périr un troupeau de porcs d’autrui était aussi coupable que de faire mourir un troupeau de moutons ou de bœufs. 

Alors, Jésus coupable de destruction du bien d’autrui ? Nous ferions une énorme énorme confusion dans notre lecture de ce récit en concluant ainsi, et aucun lecteur na osé le faire, car nous savons Jésus est saint et juste ! 

Si c’est bien Jésus qui a expulsé les démons du ou des possédé(s), ce n’était nullement lui qui les a envoyés dans les porcs : il s’est borné à le leur permettre, sur leur demande ! 

Qu’est-ce que cela change ? Tout !

  • Celui qui a lésé les propriétaires des porcs, c’est le diable ! Dans sa folie furieuse, ne pouvant s’en prendre ni à Jésus ni au(x) homme(s) pleinement libéré(s), Satan exerça son pouvoir de malfaisance ainsi !
  • Jésus le permit ! Tout un courant de pensée enseigne que ce que Dieu permet, il le décrète ! (voir C.S : Autour du livre Choisis par Dieu de RC SPROUL (2) : La souveraineté de Dieu   Voyez à quelle conclusion ahurissante mènerait une telle affirmation dans cet exemple des cochons !
  • En le permettant, Jésus montra ainsi plusieurs choses importantes :
    – la puissance malfaisante de celui qui torturait leurs 2 concitoyens,
    – sa puissance à lui bien plus grande déployée dans la libération,
    -son absolue souveraineté sur le diable, qui ne peut nuire que sous son contrôle,
    – et le vrai sens de son action dans ce monde : il n’est pas venu pour empêcher les conséquences du mal, mais pour éradiquer le mal lui-même en le clouant sur la croix !  

Oui, Jésus n’est pas venu pour empêcher les conséquences du mal, mais pour mettre ce mal à la lumière, et pour le vaincre en triomphant de Satan sur la croix !

Ainsi, nous pouvons une fois de plus proclamer la justice parfaite de Dieu :

Romains 3.4 : Il faut que Dieu soit reconnu comme disant la vérité et tout homme qui s’oppose à lui comme menteur, car il est écrit :
Tu seras toujours reconnu juste dans tes sentences ; et tu seras vainqueur lorsque tu juges. 

Ce matin, j’ai lu : dans le Psaume 116 :

v 5 : L’Éternel nous fait grâce, et il est juste !

C’est à la Croix que la justice de Dieu s’est manifestée le plus fort :

sa grâce lui aurait permis de justifier le coupable par un simple « coup d’éponge » sur sa culpabilité ! (Comme nous !) Mais le péché n’aurait pas été expié, et le problème du mal n’aurait pas été réglé ! 

 Romains 3.23 à 2623 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; 24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. 25 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, 26 de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.

En Jésus, la grâce de Dieu est parfaitement juste, nous ne pouvons que l’adorer et jubiler, n’est-ce pas ?

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Ézechiel 14.9 : Dieu inspire le faux prophète ?

« Quant au prophète, s’il se laisse séduire et émet lui-même quelque déclaration, c’est que moi, l’Eternel, j’aurai séduit ce prophète. J’étendrai la main contre lui et je l’exterminerai du milieu de mon peuple Israël.  »  !?
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Romains 11.7 à 10 : Dieu empêche-t-il certains de voir l’Évangile ? (Levangile.com)

Nous ne pourrons pas nier que ces textes parlent d’un endurcissement des cœurs par celui même qui parle à ces cœurs pour les amener à changer ! Contradiction ? Voyons cela de plus près en compagnie de Levangile.com !
Continuer à lire … « Romains 11.7 à 10 : Dieu empêche-t-il certains de voir l’Évangile ? (Levangile.com) »

Matthieu 22.14 : Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus !

Jésus voulait-il avertir : « Attention, ne vous faites pas d’illusions, vous n’êtes pas tous invités aux noces ! » ??

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Que nous montre la parabole à laquelle se rapportent ces mots ? Après la négligence des premiers invités – non programmée par leur hôte, n’est-ce pas ? – le roi dit à ses serviteurs :

– Allez donc aux carrefours, et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez.
Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut remplie de convives.
Le roi entra pour voir les convives, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit :
– Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ?

Cet homme resta la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs :
– Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

– Par deux fois, il est question d’inviter tous ceux qui seraient trouvés. – L’homme expulsé  ne l’est pas par défaut de présentation de carton d’invitation, mais parce qu’il n’avait pas respecté la condition d’admission exigée : revêtir l’habit (de grâce).

– La sentence  « car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. » est directement liée à l’expérience de cet homme. Comme pour faire comprendre que, hélas, dans la réalité, c’est un grand nombre qui se rendra ainsi… inéligible, pas un seul comme dans la parabole ! Sinon, pourrait-on imaginer le Seigneur appeler, et ne pas élire ceux qui répondraient ? La responsabilité est ici clairement du côté de l’appelé.        Tiré de l’article :Le misérabilisme est-il vraiment biblique ?

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Puisque la salle des noces fut remplie (verset 10), les élus n’étaient pas en si petit nombre, mais ils le sont toujours, comparés aux multitudes d’appelés. Cet appel est fait de la part de Dieu dans l’intention que celui qui l’entend soit sauvé.

Mais ni l’appel, ni même l’acceptation ne suffisent pour cela, comme le prouve le dernier trait de notre parabole. Il faut de plus un acte de la grâce souveraine de Dieu. Mais cet acte n’est point arbitraire ; Dieu possède le secret de le mettre en harmonie avec la liberté humaine, de telle sorte que celui qui est finalement rejeté l’est par sa faute (verset 12) et que celui qui est sauvé sait qu’il l’est par la pure grâce de Dieu (Éphésiens 1.4 ; Philippiens 2.13).
Bible annotée Matthieu 22    >> Lire le commentaire complet de cet passage, qui montre le sens eschatologique de cette parabole. On lira aussi avec profit : Bible en Ligne Matthieu 22

Compléments

Le misérabilisme est-il vraiment biblique ?

La Bible enseigne-t-elle la totale corruption de l’homme ?

Judas était-il prédestiné à trahir Jésus ?

2022-01-15

Réponses de plusieurs auteurs

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Jésus connaît tout homme d’une manière parfaite. Il savait « dès le commencement, quels étaient ceux qui ne croyaient pas et quel était celui qui le trahirait» (6.64). Il voyait venir, à cause de l’incrédulité, le moment où Judas le trahirait. Il ne s’agit pas d’un décret de prédestination à la perdition pour Judas. Lorsque Jésus a choisi ses douze apôtres, il passa une nuit à prier son Père
(Luc 6.12-16). Il pouvait espérer que tous croiraient en sa messianité selon les Ecritures et le serviraient fidèlement. Il pouvait espérer que Judas, dont il connaissait les sentiments, le patriotisme, lui serait gagné. Il savait aussi que s’il résistait à cette grande grâce d’être son apôtre, il pourrait tomber irrémédiable­ment. Si le péché n’est pas surmonté par la foi en Jésus, c’est la catastrophe. Mais Judas n’était pas prédestiné à la perdition, car le Seigneur Jésus a fait tous ses efforts pour réveiller sa conscience. Ce fut vain. Il n’aurait pas fait ces efforts répétés si Judas avait été condamné par avance, par un décret, à la trahison.

Considérons un peu ces efforts. La première fois que Jésus parle du cas de Judas, c’est au chapitre 6 de Jean ( 6. 70- 71) après la belle déclaration de Pierre sur sa divinité, déclaration faite au nom des douze.
Or, Jésus dit ici  « Ne vous ai-je pas choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un démon ! » Il veut montrer à Judas qu’il n’est pas dupe, qu’il connaît son cœur. Cette parole « L’un de vous est un démon » est un appel pressant adressé spécialement à celui qui continue à se couvrir d’un masque de fidélité. Jésus se serait-il trompé après avoir prié toute une nuit ? Assurément non ! Ou bien a-t-il choisi Judas pour qu’il devienne le traître afin que l’Ecriture soit accomplie ? Assurément non ! 

Non, Jésus n’a pas manqué de discernement en choisissant Judas. Lorsque Jésus l’a choisi, il n’était pas un démon, il l’est devenu en se plaçant sous la domination de l’ennemi de Dieu. Lorsqu’un jour Jésus a dit : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? » (Jean 6.67), cette parole invitait miséricordieusement Judas à quitter le cercle des apôtres, avant de s’engager plus avant dans sa trahison. Judas résistant toujours aux appels de Jésus, il nous est dit que Satan entra en lui (Jean 13.18, 21-27).
Dans la Chambre Haute, lors de l’institution de la Sainte Cène, Jésus déclare : « En vérité, je vous le dis, l’un de vous me trahira» (Mat. 26.21). Les apôtres furent fort affligés et tous (y compris Judas) dirent: « Est-­ce moi, Seigneur? » (Mat. 26.25). Judas pose personnellement cette question et Jésus lui répond, sans doute à voix basse, car il semble que tous les autres n’aient pas entendu ;« Tu l’as dit». C’est encore un appel du Dieu d’amour à Judas qui reste insensible. Judas pouvait se dire : « Si Jésus connaissait ce que je vais faire, il m’en empêcherait ». Au moment du lavage des pieds, il y a les protestations de Pierre. Judas ne dit rien, tandis que Jésus déclare : « Vous n’êtes pas tous purs » (Jean 13.10). Judas devait comprendre pourquoi le Maître disait cela. Il se laisse laver les pieds car ils sont tous traités en apôtres. Lorsque Jésus cite le Psaume 41, verset 10: « Celui qui mange mon pain a levé le pied contre moi », c’est encore un appel. Judas n’était pas obligé de le trahir. Il pouvait se repentir et implorer son pardon.
Jésus aurait-il fait tous ces efforts, si ceux-­ci étaient voués, par avance, à l’échec à cause d’un décret immuable de perdition ? Certainement pas !

Le dernier appel dans la Chambre Haute est cette parole douloureuse de Jésus que Judas seul a comprise : « Ce que tu fais, fais-le au plus tôt »
(Jean 13.27). C’est alors que Satan entra définitivement en Judas.« Il faisait nuit», dit le texte. Judas est le triste symbole de toutes les trahisons qui se répètent d’âge en âge, sans qu’il y ait de décrets. Il nous faut avertir nos contemporains. Combien de Judas sont à l’œuvre aujourd’hui.

Extrait de : https://jean3seize.com/2021/01/27/jesus-christ-est-il-mort-sur-la-croix-pour-tous-1-samuel-samouelian/

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http://www.info-bible.org/question/salut.htm#QD8

r 3 >>

 – Judas, comme les autres disciples, a chassé des démons.
La parole de Jésus en Luc 10.20 (« Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous soient soumis, mais de ce que vos noms sont écrits dans les cieux») pourrait-elle avoir été un discret rappel à Judas de chercher à être vraiment sauvé ?
– Judas avait vu combien la Parole de Dieu était bonne.
– Ayant participé à la prédication de l’Évangile et à l’expulsion de démons, il a donc eu part au Saint-Esprit, sans pour autant être habité par lui ni être né de nouveau ! Il n’a jamais accepté Jésus comme Seigneur dans son cœur.

cité par G Archer et d’autres dans l’Encyclopédie des difficultés bibliques :

Jean 6.37 : Tout ce que le Père me donne viendra à moi (Frédéric GODET)

Ce verset et les suivants établissent-ils la prédestination au salut ?
Le théologien suisse du XIXe siècle, Frédéric GODET fait le point.
Et il ne le fait pas comme un débat des hautes sphères, mais de manière à toucher nos cœurs et les pousser à l’adoration de notre Sauveur ! Continuer à lire … « Jean 6.37 : Tout ce que le Père me donne viendra à moi (Frédéric GODET) »

Dieu connaît tout -d’avance ? (C.S)

Toujours dans le thème de la souveraineté de Dieu, l’alternative classique au déterminisme électif des hommes au salut est l’élection divine sur la base de la prescience : Dieu « verrait d’avance » ceux qui répondront à son appel, et c’est ceux-ci qu’il élirait au salut.  Que dit la Bible ? Continuer à lire … « Dieu connaît tout -d’avance ? (C.S) »

Prédestination, élection (selon R.C SPROUL 1/6)

« Seigneur, me serais-je tant trompé ? Montre-le-moi ! » Telle est la prière que j’ai fait monter vers Dieu en refermant le livre de R.C SPROUL, Choisis par Dieu. J’avouerai que sa lecture m’avait plutôt ébranlé. Article 1 sur 6

Continuer à lire … « Prédestination, élection (selon R.C SPROUL 1/6) »

Jérémie 1.5 : Choisis dès avant notre naissance ?

« Avant de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu naisses, je t’avais consacré » (Jérémie 1.5). Continuer à lire … « Jérémie 1.5 : Choisis dès avant notre naissance ? »

Actes 13.48 : Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle…

« Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent ».  Ce verset, qui oppose la foi des non-Juifs à l’incrédulité des membres du peuple élu (v. 46), signifie-t-il que si d’autres n’ont pas cru, c’est qu’ils n’étaient pas destinés à la vie éternelle ? Continuer à lire … « Actes 13.48 : Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle… »

Jésus-Christ est-il mort sur la croix pour tous ? -2 (Samuel Samouélian)

Pour terminer ces courtes réflexions, ( voir  Samuel Samouélian : Jésus-Christ est-il mort sur la croix pour tous ? -1),  nous voulons considérer ce que Paul dit encore aux Romains et aux Éphésiens. Continuer à lire … « Jésus-Christ est-il mort sur la croix pour tous ? -2 (Samuel Samouélian) »

Romains 8.29, 30 (John Wesley)

Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de beaucoup de frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. (Romains 8:29-30) Continuer à lire … « Romains 8.29, 30 (John Wesley) »

Zoom sur le plan de Dieu

Dieu a une seule volonté : offrir le salut à tous les hommes, il les a créés pour cela, et il souhaite qu’ils soient libres de l’accueillir ! Oui, mais la question est : Tous ne sont pas sauvés, alors le plan de Dieu aurait échoué, ce qui est inacceptable ?! Mais non, ne confondons pas plan et volonté. Continuer à lire … « Zoom sur le plan de Dieu »

Éphésiens 1.4,5 : Élus dès avant la fondation du monde ?

Que dire de cette déclaration : 
« En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui ; il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus–Christ, selon le bon plaisir de sa volonté. » ? (Éphésiens 1.4-5) Continuer à lire … « Éphésiens 1.4,5 : Élus dès avant la fondation du monde ? »

Qui sont les élus ?

par Dudley WARD                                

Lorsque les érudits s’attellent à la traduction de la Bible, ils s’efforcent de choisir des mots courants qui rendent le plus fidèlement possible le sens de l’original. Ainsi le mot « appel  » indique plutôt ce que nous faisons que ce que nous sommes. Continuer à lire … « Qui sont les élus ? »

Dieu désire-t-Il sauver uniquement les élus ?

par Dudley WARD

Imaginons le scénario suivant : Deux garçons traversent une rivière, quand soudain le courant les emporte. Un homme aperçoit les deux enfants qui perdent pied dans les eaux tumultueuses. Il saisit une bouée de sauvetage et la lance à l’un des garçons, mais il ne fait rien pour sauver l’autre. Continuer à lire … « Dieu désire-t-Il sauver uniquement les élus ? »

Que dit la Bible sur les 5 points « tulip » ?

Dans ce qui suit, nous essayerons autant que possible de faire table rase des idées préconçues, qu’elles soient calvinistes, arminiennes ou autres. Nous examinerons simplement l’enseignement de la Bible sur les cinq points qui, historiquement, ont défini ce débat. Continuer à lire … « Que dit la Bible sur les 5 points « tulip » ? »

L’Évangile est-il une bonne nouvelle pour tous, ou une mauvaise nouvelle pour certains ?

Question d’un journaliste TV  à Anne Graham Lotz, fille de Billy Graham :
« Jésus est-il exclusivement le seul chemin vers le ciel ? Vous savez à quel point cela choque les gens aujourd’hui. » Elle répliqua : «Jésus n’exclut personne ; il est mort pour que chacun puisse venir à lui et être sauvé. »

Continuer à lire … « L’Évangile est-il une bonne nouvelle pour tous, ou une mauvaise nouvelle pour certains ? »