Suivre Christ, c’est le plus beau chemin !

Ma chère cousine Jeanne n’a pas eu une vie très facile. Orpheline de mère, puis veuve, elle a dû faire face à de lourdes responsabilités qui ont ruiné sa santé. Mais jusqu’à son départ pour la patrie céleste, elle rayonnait d’une joie dont elle a partagé le secret, à l’âge de 82 ans…

Mon enfance

Aînée de deux enfants, je suis née dans une famille protestante luthérienne. Chez nous, on remerciait Dieu avant de manger. Je vois encore mon grand-père, les mains jointes à la tête de la table ! Il était aussi de coutume que quelqu’un représente la famille au culte de l’église du village.

J’avais 8 ½ ans et mon frère 3 ans quand nous avons perdu notre chère maman. Comme l’existence de Dieu ne faisait pas de doute pour moi, je le priais chaque soir et lui confiais ma peine, comme toutes les autres.
Je croyais que ma vie était en ordre avec Dieu…

Je fonde une famille

À 24 ans, je me mariai, et nous avons habité chez mes beaux-parents.
Ma belle-mère était gentille et douce. Mon beau-père, un homme droit et plutôt rude, dirigeait notre train de culture.

Mon mari et moi, nous avons eu trois enfants, dont une fille malade qui habite toujours avec moi. Hélas, à l’âge de 64 ans, j’ai perdu mon époux.
Je suis actuellement grand-mère de 7 petits-enfants et arrière-grand-mère d’un garçonnet. Mais revenons un demi-siècle en arrière…

Je m’éveille aux réalités de l’Évangile

En l’année 1957, la mère de Claude et Francis, ma tante Sophie, nous rendait souvent visite, et nous racontait comment elle avait trouvé en Jésus-Christ son Sauveur et Maître. Je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait, mais j’étais intriguée. Aussi, quand elle m’invita à me rendre à des soirées d’évangélisation dans notre région, j’acceptai volontiers.
Combien je suis reconnaissante à ma tante pour son témoignage persévérant de l’Évangile du salut en Jésus-Christ !

Mon oncle Édouard avait aménagé sa grande Estafette avec deux longs bancs rustiques à l’arrière. Il traversait notre village très lentement en klaxonnant. Tous ceux qui voulaient venir à l’évangélisation sortaient alors de leur maison et prenaient place dans la camionnette. Les gens donnaient à mon oncle le beau nom de chauffeur du ciel. Comme son épouse, il était un témoignage vivant du Seigneur Jésus !

Me voilà donc assise sous un grand chapiteau qui servait de salle d’annonce de l’Évangile pour deux frères, Ernst et Robert Bührer. En écoutant ces orateurs enflammés, je ressentis tout de suite que ces hommes avaient quelque chose que moi, je n’avais pas, même si je croyais aussi en Dieu, que je priais et que j’allais à l’église. Je compris qu’il me manquait Jésus-Christ comme mon Sauveur et Maître !

Que de luttes dans mon cœur !

Deux années s’écoulèrent encore pendant lesquelles je fréquentais autant de réunions chrétiennes que possible, j’avais soif de Dieu et j’ai posé bien des questions aux chrétiens que je croisais.
Ce qui m’arrêtait dans mon désir de suivre le Christ, c’était la pensée que mon mari, lui, ne manifestait pas d’intérêt aux choses spirituelles. Est-ce que je craignais de le perdre ? Toujours est-il que je suis restée hésitante, cela d’autant plus qu’une autre pensée me freinait : on me parlait d’un salut offert gratuitement par Dieu à cause de la mort de Jésus-Christ, mais… cela n’est-il pas trop simple ? Sans rien avoir à faire ?

Un jour, j’ai entendu l’évangéliste Henri Waechter dire au cours de son allocution : « Dieu sauve ceux dont le cœur est droit ![1] »
Une voix intérieure me murmura : « Tu n’es pas droite ! »
Le lendemain, chose extraordinaire, j’ai vu ma vie défiler dans ma tête comme un film. Aïe, tout n’était pas rose, et le film n’oubliait pas mes actions cachées mauvaises !
Même si je n’avais commis aucun délit punissable par les hommes, j’ai compris que j’étais pécheresse et que j’avais offensé Dieu !

Ô joie, je deviens chrétienne !

Vint une soirée mémorable, à l’écoute de l’évangéliste Keller dans notre salon. À la fin de la réunion, plusieurs participants priaient à haute voix, louant le Seigneur pour son amour et son salut.
Prier à haute voix ? Devant d’autres ? Oh non, je n’avais jamais fait cela ! Mais voilà qu’après un dernier combat intérieur, je balbutiais :
« Ô Seigneur accepte moi, pauvre pécheresse ! » Mes larmes coulaient, mais une grande joie m’envahit, il fallait que j’embrasse quelqu’un, je me jetai donc au cou de mon oncle Édouard près de moi !

Que Jésus est mort à ma place, je l’avais appris au catéchisme, mais je n’avais pas fait l’expérience de ce que cela impliquait dans ma vie !
Mais ce soir là, Jésus-Christ, dans sa grâce et sa bonté, m’a montré deux choses extraordinaires : d’abord, il m’a fait réaliser que j’étais perdue sans espoir à cause de mes péchés. Ensuite, j’ai compris que Jésus avait payé lui-même pour mes transgressions en versant son sang sur la croix.
Ainsi, le salut gratuit, cela n’a vraiment pas été trop facile !

Le lendemain, je me suis mise à lire avidement la Bible – que je ne lisais pas auparavant – En Romains 5, verset 1, la Parole de Dieu dit :
« Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ. »

Après avoir lu ces paroles, je pouvais croire que Dieu m’avait acceptée comme son enfant, car il était satisfait par le sacrifice de son Fils bien-aimé, qui était sans faute. Les versets d’Éphésiens 2 :8-9 disent :
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. »

Mes beaux-parents, témoins comme aussi mon mari de ma conversion, se sont aussi tournés vers le Christ. Bien avant que je ne le connaisse, mon beau-père avait déjà expérimenté que Dieu l’avait délivré du fléau de l’alcool dont il était affligé. Quand il racontait cette délivrance, il concluait toujours par un couplet qui signifie :
« Recherche Jésus et sa lumière ! Toute autre chose ne t’est d’aucun secours ! »

Dans son âge avancé, mon beau-père souffrait de dépression. Je l’ai surpris plusieurs fois à l’étable alors qu’il était en train de traire. Il criait les paroles prononcées par notre Seigneur Jésus :
« Arrière de moi Satan, tu m’es un scandale ![2] »
Il luttait donc contre le mal en lui ! Et il terminait par un tonitruant :
« Jésus est vainqueur ! »

Le jour avant son décès, nous étions réunis autour de son lit à l’hôpital. Quand je lui ai tendu un verre d’eau, il s’est tourné vers moi avec un « Merci, ma chère ! » qui, venant de lui, valait tout l’or du monde !
Et il ajouta : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut ![3] »
Il s’est endormi paisiblement dans la paix du Seigneur. Plus tard, ma belle-mère aussi ![4]

Cela fait 54 ans que j’appartiens au Seigneur Jésus. Il ne m’a jamais abandonnée ni déçue. Je suis humiliée de constater que moi, je ne le suivais pas toujours fidèlement ! Je veux donner gloire à Dieu en déclarant que suivre Christ, c’est le plus beau chemin ! Oh, ce n’est pas toujours celui que j’aurais choisi, mais c’est le meilleur !

Jeanne Loew

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[1] Psaumes 7:11

[2] Matthieu 16 :33

[3] Psaumes 27 :1

[4] Et depuis, Jeanne elle-même !