Dans une perspective non déterministe, on distingue 3 choses :
1. Dieu ne dirige pas les cœurs, mais les rend capables !
On m’apprend que le texte hébreu dit littéralement « donner un cœur un ». Dieu ne contourne pas leur volonté, il la rend possible.
Ézéchias vient de lancer un appel fou : revenir célébrer la Pâque alors que le royaume est en ruines. Humainement, ils avaient toutes les raisons de rester divisés et cyniques. Dieu intervient pour lever les obstacles intérieurs : peur, apathie, rancœur. C’est comme en Philippiens 2,13 :
« Dieu opère en vous le vouloir et le faire ». Il ne veut pas à notre place, il fait que nous puissions vouloir.
Le texte le montre lui-même. Aux versets 1 à 11: Ézéchias envoie des lettres, des coureurs, il argumente, il plaide, il s’humilie. Le peuple entend des témoignages. Certains se moquent (v11), d’autres s’humilient et viennent (v11).La « main de Dieu » passe par des moyens très ordinaires et respectueux de la liberté: une prédication convaincante, un exemple de repentance du roi, la conscience qui travaille. Dieu incline sans écraser. Il persuade. C’est la différence entre déterminisme : « Dieu a décidé à leur place » et non déterminisme : « Dieu a travaillé avec eux et en eux pour qu’ils puissent décider ensemble ».
Dans tout l’AT, quand « un même coeur » arrive, c’est toujours présenté comme une grâce surprenante, jamais comme normal. Parce que l’unité n’est pas naturelle après la division du royaume.
Quand elle arrive, le chroniqueur dit: « Ça, c’est Dieu ». Mais ça n’annule pas que chacun a dit oui. Pensons à Actes 4,32 : « La multitude avait un seul cœur. » Luc ne dit pas que Dieu les a programmés, mais que l’oeuvre de l’Esprit a produit une convergence libre.
Dieu n’a pas imposé l’unanimité à Juda, il l’a rendue possible. Il a agi sur eux pour qu’ils puissent agir avec lui. Il garde l’initiative (c’est sa main), et eux gardent la responsabilité (c’est leur cœur qui devient un). Et on voit bien que tous n’obéissent pas, certains se moquent ! (v 10)
Ce verset montre la souveraineté de Dieu qui ne détruit pas la liberté, mais qui la restaure.
Quand Dieu donne un même cœur, c’est une grâce prévenante, pas du déterminisme.
La main qui donne le cœur ne vole pas le cœur !
Al & C.S
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