Luc 11 et 18 encouragent-ils à harceler Dieu dans la prière ?

Article « Sous la loupe » : Le spectacle de la souffrance d’un être cher secoue fortement ceux qui y sont confrontés : conjoint, enfants ou parents. Que dire quand il s’agit d’un enfant, et qu’il semble que son état empire et que l’espoir de guérison s’amenuise ?
De chers amis sont passés par là, et plusieurs ont eu la douleur de voir leur bien-aimé partir pour toujours. Il n’est donc pas étonnant si ici et là, on reçoit des appels à se mobiliser massivement pour « faire bouger le bras de Dieu, car plus on sera nombreux à supplier Dieu avec insistance, plus il y a des chances qu’il nous écoute »… 2024-04-13Nous comprenons fort bien de telles initiatives, car quand nos tripes sont saisies, l’émotion a tendance à modeler notre perception de la vérité révélée biblique, n’est-ce pas ? Mais nous voulons examiner ce que la Parole de Dieu dit vraiment dans les versets qu’on invoque…

Luc 11 : Parabole de l’ami qui importune son voisin

Luc 11.  5 à 13 : Puis (après la prière du N.P.),  Jésus ajouta : Supposez que l’un de vous ait un ami et qu’il aille le réveiller en pleine nuit pour lui dire : « Mon ami, prête-moi trois pains, 6 car un de mes amis qui est en voyage vient d’arriver chez moi et je n’ai rien à lui offrir. » 7 Supposons que l’autre, de l’intérieur de la maison, lui réponde : « Laisse-moi tranquille, ne me dérange pas, ma porte est fermée, mes enfants et moi nous sommes couchés, je ne peux pas me lever pour te les donner. » 8 Je vous assure que, même s’il ne se lève pas pour lui donner ces pains par amitié pour lui, il se lèvera pour ne pas manquer à l’honneur, et il lui donnera tout ce dont il a besoin. 9 Ainsi, moi je vous le dis : Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. 10 Car celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et l’on ouvre à celui qui frappe. 11 Il y a des pères parmi vous. Lequel d’entre vous donnera un serpent à son fils quand celui-ci lui demande un poisson ? 12 Ou encore, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? 13 Si donc, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.

>> La personne insiste, insiste, jusqu’à ce que le voisin se lève, non ?
Oui, à première vue ! Mais… Dieu serait-il au lit, réticent à se lever ?
Faut-il insister jusqu’à ce qu’il change d’avis et « se lève » ?
Dans sa souffrance, David le pensait aussi parfois, par exemple quand il criait un jour (au psaume 59 ):

  2 O mon Dieu ! délivre-moi de mes ennemis ! Viens me protéger contre tous mes agresseurs ! 3 Viens me délivrer de ces criminels et viens me sauver de ces hommes sanguinaires ! 4 Car les voici qui me guettent, des violents m’attaquent sans que j’aie commis de faute, sans que j’aie péché, Éternel. 5 Sans que j’aie fait aucun mal, voici qu’ils accourent, et qu’ils se préparent. Réveille-toi, viens et regarde ! 6 Éternel, ô Dieu des armées célestes, toi, Dieu d’Israël, interviens pour punir tous ces païens ! N’aie pas de pitié pour ces traîtres malfaisants.

Il est même allé jusqu’à dicter à Dieu ce qu’il devrait faire selon lui : punis sans aucune pitié ces traitres malfaisants ; Sans pitié, sans grâce, contrairement à ta nature, n’est-ce pas ? 

Mais dans le même psaume, il retrouve la paix dans la confiance de son Dieu :

 17 Moi, je chanterai ta force et, dès le matin, j’acclamerai ton amour, car tu es pour moi une forteresse, tu es mon refuge quand je suis dans la détresse ! 18 Je veux donc te célébrer, toi qui es ma force. Oui, Dieu est ma forteresse : c’est un Dieu qui m’aime.

Ainsi, dans la parabole de Jésus, distinguons bien entre le Père bon et sage, qui pourvoit aux besoins de ses enfants, et les humains pécheurs qui font parfois le bien pour des motifs troubles.

Un père (ou une mère) aime répondre aux demandes de ses enfants, mais en conformité à sa sagesse. Le fera-t-il plus s’ils le harcèlent ? Et le fera-t-il quand il avait décidé que la demande n’était pas appropriée ?
J’ai souvent dans les oreilles le « Alléééééééééz ! » d’une petite-fille.
(Ce n’est pas celle de la photo ! 🙂
Sa conception du monde actuelle exclut totalement les refus des siens ! (et ignore sublimement les demandes à son encontre !)
Est-ce ainsi que nous abordons notre Père céleste, saint, juste et bon ?

C’est pourtant aussi chez Luc qu’est relatée cette autre parabole de Jésus, qui parle bien de crier à Dieu jour et nuit ? La voici.

Luc 18 : Parabole du juge inique harcelé qui finit par rendre justice 

Luc 18.1 : Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. 2 Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. 3 Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : Fais-moi justice de ma partie adverse. 4 Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, 5 néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête. 6 Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge inique. 7 Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? 8 Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?

Remarquons que « crier à Dieu jour et nuit » n’est nullement requis ici pour que Dieu écoute, c’est simplement quelque chose que nous faisons tout naturellement dans la détresse, jusqu’à ce que nos cœurs soient apaisés dans les bras du Père, qui ne nous fera aucun reproche pour nos émois.   

La parabole parle d’un juge mauvais qui ne bouge que quand on le harcèle et Jésus dit : à plus forte raison, votre Père (qui est bon)…

Harceler le Seigneur ne reviendrait-il pas à le traiter en Dieu mauvais, tout comme dans la parabole précédente, cela signifierait de le considérer en Dieu endormi ?

Ces 2 paraboles montrent plutôt que si des hommes pécheurs peuvent bien agir pour de mauvais motifs, à plus forte raison, Dieu, dont les motifs sont purs et bons agira-t-il selon sa nature sainte et bonne sans qu’on ne le harcèle !

Une question : Aimez-vous être harcelé ? Non ? Alors à plus forte raison Dieu… 

Mais Jésus lui-même ne nous invite-t-il pas à insister dans nos prières ?

En Luc 11, Jésus conclut quand-même  sa parabole ainsi : 9 Ainsi, moi, je vous le dis : demandez, continuez à demander, et vous recevrez ; cherchez, persévérez dans votre recherche, et vous trouverez ; frappez, insistez, et la porte vous sera ouverte. 10Car celui qui demande finit toujours par recevoir ; celui qui cherche, finalement, trouve ; et à celui qui frappe avec insistance, la porte sera ouverte.

Parole Vivante est la seule version à parler d’insistance ! Je préfère qu’on parle de persévérance, ce qui n’est pas du tout pareil ! Comme pour ma petite-fille envers son entourage,

on insiste auprès de Dieu quand on veut vaincre sa réticence.
Mais on persévère, par exemple, à vouloir entrer par la porte étroite, conformément à la volonté du Seigneur ! 

J’ai essayé de montrer ceci en Luc 13.24 : Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite

Les prières insistantes des patriarches n’ont-elles pas fait changer les intentions de Dieu ?

Exode 32.11 : Moïse implora l’Eternel, son Dieu, et dit : Pourquoi, ô Éternel ! ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Egypte par une grande puissance et par une main forte ? 12 Pourquoi les Egyptiens diraient-ils: C’est pour leur malheur qu’il les a fait sortir, c’est pour les tuer dans les montagnes, et pour les exterminer de dessus la terre ? Reviens de l’ardeur de ta colère, et repens-toi du mal que tu veux faire à ton peuple. 13 Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, tes serviteurs, auxquels tu as dit, en jurant par toi-même: Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays dont j’ai parlé, et ils le posséderont à jamais. 14 Et l’Éternel se repentit du mal qu’il avait déclaré vouloir faire à son peuple.

Croyons-nous une seule seconde que Dieu ait changé ses plans parce qu’un petit homme consacré mais néanmoins pécheur, dirigé par ses tripes émues l’aura supplié sans que cela corresponde à sa volonté ? 
Croyons-nous une seule seconde qu’un Jacob, dont il est dit qu’il a lutté avec Dieu et a été vainqueur ait vraiment vaincu le Tout Puissant ?

Non, nous ne le croyons pas, ce serait un faux Évangile, duquel il faut se séparer sans pitié ! Il est clair que le Saint-Esprit a dirigé les supplications de Moïse et a exaucé celles d’Abraham tout autrement que celui-ci avait prévu ! (cf. Sodome) Et Jacob a été vainqueur… sur lui-même, pas sur Dieu !

Et Dieu a dit clairement à Moïse d’arrêter d’insister :

Deutéronome 3.23 : À cette époque-là, j’ai imploré la grâce de l’Eternel en disant: 24 Seigneur Eternel, tu as commencé à montrer à ton serviteur ta grandeur et ta main puissante. En effet, quel dieu y a-t-il, dans le ciel et sur la terre, qui puisse imiter tes oeuvres et ton extraordinaire façon d’agir? 25 Laisse-moi traverser, je t’en prie, laisse-moi voir ce bon pays de l’autre côté du Jourdain, ces belles montagnes et le Liban!’ 26 Mais l’Eternel était irrité contre moi, à cause de vous, et il ne m’a pas écouté. L’Eternel m’a dit: ‘En voilà assez! Ne me parle plus de cette affaire.

Paul, de même, a eu la réponse : Ma grâce te suffit !  (2 Corinthiens 12.9)

Dieu nous pousse quand-même à des supplications ?

Bien-sûr que Dieu veut la prière persévérante de ses enfants, avec même des supplications :

Éphésiens 6.18 : Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. 

Philippiens 4.6,7 : Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ

Mais en méditant Hébreux 5.7, nous voyons que ces supplications ne peuvent jamais être des tentatives de forcer la main de Dieu et de le faire changer d’avis, puisque Jésus suppliait son Père et… a été exaucé et pourtant il est mort sur la croix !

Hébreux 5. C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété.

Un drame infiniment plus déchirant que la mort d’une personne pour qui on avait pourtant prié, supplié  et espéré de tout cœur ! 

En conclusion…

Il y a des doctrines d’ordre second sur lesquelles nous devons être humbles et accueillir les divergences avec humilité, même si nous sommes d’un autre avis. D’autres sont fondamentales, et nous devons prendre une position radicale parce qu’elles dénaturent la personne de Dieu.

Ici, la théologie du harcèlement de Dieu dans la prière me semble terrifiante !
Si nous allons au bout de la pensée, elle dépeint un Dieu monstrueux !

Exemples :

Une maman de plusieurs jeunes enfants est décédée malgré toutes les supplications avec foi de son entourage, tout comme l’épouse d’un cher ami et le bébé d’autres ! Unserviteur de Dieu voit son fils mourir dramatiquement sans assurance de son salut malgré leurs supplications !

Selon la doctrine dénoncée, on n’aurait le choix qu’entre 2 explications :
– des supplications pas assez fortes ou nombreuses (horrible ! Double peine pour la famille !)
– ou un Dieu qui est resté au lit et qu’on aurait dû harceler plus (horrible et offensant !)

En partant de l’exemple de Jésus en Hébreux, nos supplications doivent toujours être un alignement sur la volonté révélée de Dieu, et non l’alignement de Dieu sur nos impressions et désirs !

Mais ceux qui souffrent ne peuvent se contenter d’une réponse théologique, ils ont besoin de toute notre compassion et de tout notre accompagnement aimant dans leur situation ! Que Dieu nous conduise ainsi dans sa grâce !  Et terminons en fixant les regards sur Jésus :

Hébreux 12.2 : Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, 2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. 

Avec amour, Claude

Compléments

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10 réflexions sur « Luc 11 et 18 encouragent-ils à harceler Dieu dans la prière ? »

  1. Cher Claude, tout à fait d’accord avec ce que tu dis. Je voudrais ajouter un petit mot en ce qui concerne l’intercession de Moïse lors de la crise du veau d’or : en Exode 32, 10 Dieu Lui-Même dit à Moïse :  » Maintenant laisse-moi ; ma colère va s’enflammer contre eux, et je les consumerai ; mais je ferai de toi une grande nation. » Il est clair que Dieu demande à Moïse d’intercéder car s’il ne le fait pas Dieu exercera Sa stricte justice et traitera le peuple selon ses  » mérites « . De plus, Moïse a su comment plaider avec Dieu : non pas en disant que le peuple aurait mérité l’indulgence du Seigneur, mais sur la base de Son honneur et de Sa réputation. Dieu était engagé envers Lui-Même.

    Bien affectueusement,

    JLD.

  2. La nuit porte conseil ? Tout à fait d’accord avec ton commentaire, Jean-Louis, avec 3 réflexions complémentaires sur ce sujet difficile, où l’humain essaie de sonder Dieu.
    La 1e lumière, tu l’as montrée : c’est Dieu qui demande à Moïse d’intercéder, et l’Ecriture nous montre que le Saint-Esprit inspire les prières de ses intercesseurs selon sa volonté. Et cela sans les manipuler ! A plus forte raison, c’est vrai pour Moïse, dont c’était le ministère central !
    La 2e chose, c’est que dire que « si Moïse n’intercède pas, Dieu exercera sa stricte justice » est notre manière d’humains soumis au temps d’appréhender les choses, et nous ne pouvons échapper à ce cadre, il nous faut accepter une part de mystère insondable. Insondable, mais pas opaque ! Cela nous dépassera toujours de savoir que le Dieu omniscient éternel a intégré de toute éternité nos actes bons comme mauvais à son plan éternel aussi, qui ne bougera pas d’un iota par une volonté humaine ! Ainsi, la question de savoir par exemple de savoir comment Dieu aurait fait naître nos 6 enfants si je n’avais pas épousé Sonia ne se pose même pas : Dieu n’a jamais été réellement dans la situation de se dire « qu’est-ce que je fais s’il agit autrement ? Mais Dieu veut qu’on intercède et qu’on agisse !
    Enfin, la 3e chose, la plus importante, c’est que Dieu agira toujours en fonction de ce qu’il est, pas en fonction d’une partie de ce qu’il est : sainteté, amour et justice sont indissociables en Dieu ! D’accord ?

  3. Salut Claude,

    Juste une petite précision dans ton intro on peut lire: « faire bouger le bras de Dieu, car plus on sera nombreux à supplier Dieu avec insistance, plus il y a des chances qu’il nous écoute »

    Dans les examples de texte cité il n’est pas question de plusieurs personnes…

    Ce n’est pas le  » nombre » qui semble important mais de découvrir que notre Seigneur nous écoute qu’ importe le nombre.

    voilà

    Bonne semaine

    Arsène

  4. Merci Arsène, tu me complètes bien ! En effet, je n’avais pas répondu à cet aspect de l’affirmation de départ, le nombre, qui fait vraiment penser qu’on veut manipuler Dieu ! C’est vrai que Moïse était seul à intercéder, et Abraham aussi ! Cela ne contredit pas les 2 ou 3 de Matthieu 18 (et même là, ce n’est pas beaucoup !) Dans ce texte, le nombre joue pour le discernement de la volonté de Dieu (comme aussi en Proverbes 11.14 et 24.6), pas pour une pression téméraire sur le Tout-Puissant !

  5. Merci pour cet article avec lequel je suis totalement d’accord !
    Et finalement, quand on comprend que le véritable but de la prière est dans notre relation avec le Père, on comprend aussi que plus on passe de temps dans la prière, plus notre cœur et nos désirs s’aligneront avec les Siens !

    Il se trouve que je suis entrain de préparer un culte de famille sur la prière, et pour l’occasion, j’ai ressorti l’excellent livre de Maurice Decker « la prière, farce ou force ? ».

    il y a vraiment de belles pépites, j’en citerai juste une pour compléter ton article :

    « Nous sommes souvent plus occupés à argumenter avec Dieu, à faire de la résistance et de l’obstruction pour faire triompher notre volonté, qu’à l’écouter attentivement pour connaître et pratiquer la sienne. Nous tentons de lui forcer la main pour qu’il bénisse nos projets au lieu d’être à son écoute pour entrer dans ses projets pour nous. La prière avec un « cœur à genoux » n’est pas une partie de bras de fer engagée avec Dieu, pendant laquelle nous essayons de le faire pencher de notre côté et plier à nos désirs en multipliant les pressions sur lui. » Puis il cite Osswald Chambers « La prière est l’union avec DIeu, et non la mainmise sur l’objet de notre désir. »

    Je conclurais : le but de la prière : Dieu, et pas nous 🙂

  6. Coucou Claude, je reviens vers toi concernant ton article sur Luc 11 et 18,

    Dans Luc 11, j’aime beaucoup ta parenthèse (après la prière dû notre Père). Ainsi on voit que cette parabole est une continuité parfaite de la prière sacerdotale.

    Dans ce genre de situation, comme tu le cites aussi bien en référence avec le psaume 59 les versets 17 et 18, la prière apporte la paix même si la réponse n’est pas encore là ou tarde à venir.

    Tu poses la question « est-ce ainsi que nous abordons notre Père céleste saint, juste et bon ? »
    Pour ma part, je dirais que bien souvent, nous voulons absolument quelque chose alors que notre Seigneur a prévu autre chose. Cette autre chose qui très fréquemment est beaucoup meilleure que ce que nous aurions désiré.

    Je me suis rendu compte dans ma vie chrétienne que Dieu entend ma prière, que ce soit pour un détail ou une grande chose, et de plus, il se plait à nous entendre, nous écouter, lui parler.

    En conclusion, prions en toute occasion, prions parce que nous savons que Dieu nous entend, prions parce que c’est le merveilleux moyen de communication que Dieu nous donne.

    Une belle journée en Jésus-Christ et à très bientôt. En LUI, José

  7. Nous sommes certainement d’accord de dire que les textes cités ne nous encouragent pas à harceler Dieu… mais pour ne pas émousser leur « pointe » ne faudrait-il pas reconnaître qu’ils nous encouragent à nous investir réellement dans le prière ? Si l’enjeu n’est pas de faire pression sur Dieu, ne l’est-il pas de le faire sur soi-même ?

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