Citations

Citations issues d’écrits de’auteurs se réclamant du calvinisme

Ce blog ne se veut pas agressif. Mais il est évident qu’il heurtera les sensibilités déterministes d’un calvinisme pur et dur.

Cet article pointe à l’autre extrême, vers l’arminianisme pur et dur, qui ne verrait plus dans les calvinistes évangéliques des frères, mais des adversaires à abattre ! Je dois vous avouer que j’ai une excellente communion avec des frères qui se réclament de la doctrine calviniste, et que nous évangélisons souvent ensemble, présentant entre autre le même message du salut aux portes de nos concitoyens !
Je leur laisse la cohérence de la chose, comme je laisse aux auteurs ci-dessous la leur, car ils ont souvent aussi écrit tout autre chose. Mais ces écrits-ci nous aident quand même à construire des ponts entre les rachetés du Christ ! Commençons par celui qu’on appelle le prince des prédicateurs : Spurgeon !


Ce monde est sombre comme la nuit ; Jésus est venu afin que, par la foi et l’obéissance, nous ne demeurions pas plus longtemps dans cette obscurité qui couvre l’humanité, mais pour que nous ayons la lumière.
Le mot « quiconque » est un terme vaste qui comprend tout le monde, vous, moi.
Si nous suivons Jésus, nous ne serons plus assis dans les ténèbres de l’ombre de la mort ;
nous entrerons dans la chaude lumière d’un jour qui n’aura pas de fin.  (texte : Jean 12.46)
Spurgeon, Trésors de la Foi  du 10 mars


Dieu n’a craint ni l’existence ni la puissance du péché et du mal. Il l’a voulu ainsi pour qu’à travers ceux-ci, il puisse révéler ses attributs divins. […]
Et Dieu, parce qu’il est Dieu, n’a jamais craint la liberté, l’existence du péché, l’apparition de la méchanceté, ou le pouvoir de Satan. Depuis l’origine du péché et tout au long de son développement, Dieu a toujours exercé son pouvoir sur lui. Il ne l’impose pas et ne lui fait pas obstacle avec violence, il lui permet plutôt d’atteindre son plein potentiel. Il est Roi, et pourtant il donne au péché un libre accès à son royaume. Il lui permet de toucher à tout – à son monde, à ses créatures et même à son Oint, car le mal ne peut pas exister sans le bien.
Il lui permet de toucher à tout ce qui lui appartient ; il lui accorde la possibilité de montrer ce qu’il sait faire, de sorte qu’à la fin, Dieu pourra quitter le champ de bataille en Roi des rois. Car le péché, par nature, se détruit lui-même par la liberté qui lui est accordée ; il meurt de ses propres afflictions ; il se condamne lui-même à la mort. Au sommet de sa puissance, il apparaît, par la croix seule, publiquement dans son impuissance (Col 2.15).
H. Bavinck, cité en  Andrews III, dans l’Évangile et l’Histoire, p 47, IBG-Clé (Carson/Keller)


Même si vous croyez que Christ est mort uniquement pour ses élus, votre présentation de l’Évangile doit être exactement la même que celle de l’homme qui pense le contraire. […] nous devons inviter les pécheurs à venir à Jésus-Christ, le Sauveur vivant, qui, en vertu de sa mort propitiatoire, peut pardonner à tous ceux qui se confient en lui et les sauver.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 65


Le Nouveau Testament invite les hommes à mettre leur confiance en Christ simplement parce qu’ils en ont besoin et parce qu’Il s’offre à eux; à tous ceux qui le reçoivent ainsi, le Nouveau Testament promet tous les bienfaits que par sa mort il a assurés à son peuple. Ce qui est universel dans le Nouveau Testament, et ce qui embrasse tous les hommes, c’est l’invitation à croire, et la promesse du salut pour tous ceux qui le font.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 66


La foi en la souveraineté de Dieu ne change rien en ce qui concerne la sincérité de l’invitation de l’Évangile ni la vérité de ses promesses. Indépendamment de ce que nous pouvons penser au sujet de l’élection ou même des desseins éternels de Dieu dans l’œuvre de Christ, le fait demeure que, dans l’Évangile que Dieu nous a confié, il offre réellement Christ et promet la justification à « quiconque»: « quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ». De même que Dieu annonce à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, de même il les invite à venir à Christ pour expérimenter sa miséricorde.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 96


La gloire de l’Évangile, comme révélation de la grâce divine, est le fait que l’invitation est libre et sans limite. […] Notons l’universalité de ces promesses. Christ est offert à tous ceux qui ont besoin de lui, à tous ceux qui se tournent vers lui, à tous ceux qui croient. Personne n’est exclu de la miséricorde de Dieu, sauf ceux qui s’excluent eux-mêmes par leur impénitence et par leur incrédulité. (p 97, 98)
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 7, 98


Cette doctrine de l’élection et de la réprobation éternelles n’implique-t-elle pas que tous ceux qui désireraient venir à Christ ne le pourront pas, parce qu’ils ne seront pas parmi les élus? L’’Évangile coupe court à leurs craintes en leur rappelant la promesse réconfortante du Seigneur: «Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. » (p 98) […] Il faut prendre la parole de Christ au sérieux aussi bien lorsqu’Il affirme qu’Il sauvera quiconque croira en Lui que lorsqu’Il dit qu’Il est venu spécifiquement pour sauver ceux que le Père Lui avait donnés.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 98, 99


Packer cite le puritain John Owen, qui enseignait la même doctrine de la prédestination que lui, et qui s’adressait pourtant ainsi à ses auditeurs inconvertis :
Voici comment Dieu s’adresse à vous aujourd’hui : Pourquoi mourriez-vous? Pourquoi périr éternellement ? N’auriez-vous pas pitié de vos propres âmes ? Qu’en sera-t-il de vous au jour du jugement ? Tournez-vous vers moi pour être sauvés; […] Venez, je vous en supplie; n’hésitez plus; ne me rejetez plus; l’éternité est devant la porte, ne me détestez pas à tel point que vous préfériez périr plutôt que d’accepter la délivrance que je vous propose… […]
Citation du livre  » The Glorof Christ » de John Owen.
Et James Packer conclut :
Il en est bien ainsi. Les invitations que Christ adresse aux pécheurs sont d’origine divine. Elles sont sincères. Elles sont vraies. C’est ainsi qu’il faut les présenter aux inconvertis, et de plus il faut le faire avec insistance. La doctrine de la souveraineté de Dieu dans la grâce ne modifie en rien notre responsabilité de présenter l’Évangile de cette façon.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 100


La Bible ne dit jamais que les hommes ne peuvent pas aller au Ciel parce qu’ils n’ont pas été élus, mais parce qu’ils « négligent un si grand salut », et parce qu’ils ne veulent pas se repentir et croire. Le dernier jugement montrera que ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas été élues que des âmes seront éternellement perdues, c’est à cause de leur paresse, de leur amour du péché, de leur incrédulité et de leur refus de venir à Christ.» Dieu donne aux hommes ce qu’ils choisissent; non le contraire. Ceux qui choisissent la mort ne peuvent par conséquent que s’en prendre à eux-mêmes si Dieu ne leur donne pas la vie. La doctrine de la souveraineté de Dieu ne change absolument rien à la responsabilité des pécheurs.
James PACKER, L’évangélisation et la souveraineté de Dieu, p 101

Note : Après ces nombreuses citations de cet auteur si apprécié par son opus « Connaître Dieu », il me faut ajouter que nous ne voulons pas le « récupérer » : sur le site hyper calviniste « Le Vigilant », il mène un langage aussi méprisant que celui de Calvin envers ceux qui ne seraient pas déterministes.
Comprenne qui pourra !

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