Dieu déteste le péché, mais aime le pécheur ?

Cet article est un extrait de l’article précédent : Juste des p’tits voyous ?
Il ne traite qu’un aspect de la chose, ciblé. Je suis heureux de vous présenter le développement de la vérité fondamentale de la question, sous la plume de Francis WALZ sur son blog :
https://gratuit-4269607.webador.fr/blog/2956005_dieu-hait-le-peche

Face à la nouvelle de la mort brutale de ce jeune de 17 ans et du déferlement ahurissant de violences, de vandalisme et de cambriolages qui en a suivi, nous avons essayé de distinguer une sain(t)e colère devant le mal d’une attitude simpliste et pécheresse de condamnation à l’emporte-pièces qui oublie de se juger soi-même…

Mais… quelle aurait été la réaction de Jésus ? C’est la question fondamentale à se poser !

la compassion !

Quand j’ai fini par me poser cette question, immédiatement un mot étrange s’est imposé à mon esprit : la compassion !

Comment ça, la compassion envers ceux qui tuent, qui cassent tout, qui volent ?
Il y a un slogan bien connu dans le monde évangélique qui est actuellement remis en question par plusieurs auteurs, c’est celui-ci :

Dieu déteste le péché, mais il aime le pécheur !

On fait valoir que la colère de Dieu ne repose pas abstraitement sur le péché, mais bien concrètement sur celui qui le commet, c’est-à-dire sur le pécheur !
>> Tout à fait juste, l’Écriture l’atteste amplement !

Mais on oublie qu’une sain(t)e colère ne s’oppose pas à l’amour, c’en est plutôt une composante !

Des parents qui ne se mettent pas en colère contre leur enfant perdurant dans le mal ne lui témoignent pas de l’amour, mais de l’indifférence !

On dit aussi  que Dieu n’aime que les pécheurs qui se repentent !
>> Assurément, Dieu se réjouit pour un seul pécheur qui se repent. Mais avant d’en arriver là , ne déploie-t-il pas des cordages d’amour pour attirer ce pécheur à lui par le Saint-Esprit ? On peut juste dire qu’avant d’avoir cédé à l’amour de Dieu, le pécheur ne jouira pas des bienfaits de cet amour, à part la grâce commune de sa providence ! Nous, chrétiens, nous jouissons évidemment plus pleinement de cette compassion divine.

Psaume 103.13, 14 : Comme un père est plein d’amour pour ses enfants, l’Éternel est rempli d’amour pour ceux qui le révèrent : il sait de quelle pâte nous sommes façonnés, il se rappelle bien que nous sommes poussière.

La compassion de Dieu pour les pécheurs

Cette compassion ne se manifeste-t-elle pas avec force dès les premières pages de la Bible ? « Où es-tu ? » demanda-t-il à Adam, qui se cachait avec sa femme ?  Et à Caïn, juste avant le meurtre : « Pourquoi te mets-tu en colère et pourquoi ton visage est-il sombre ? 7 Si tu agis bien, tu le relèveras. Mais si tu n’agis pas bien, le péché est tapi à ta porte : son désir se porte vers toi, mais toi, maîtrise-le ! »

Et tout au long de l’histoire du peuple Israël, cette compassion s’exprime très fort, et le summum en est en Jésus, notre Sauveur !
Les larmes aux yeux, ne s’est-il pas écrié :

Ah, Jérusalem ! Jérusalem ! toi qui fais mourir les prophètes et qui tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu !  (Matthieu 23.37)

Sa mort ignoble sur la croix, n’était-elle pas dictée par son immense compassion pour nous, tellement coupables envers lui ?
Méritions-nous plus cette compassion que nos semblables ?

Et autour de nous, ne connaissons-nous pas de brebis égarées très très loin de leur divin Berger, et que celui-ci a cherchées inlassablement jusqu’à ce qu’il les ait trouvées ?

Aussi, fermerons-nous notre cœur à cette compassion réelle envers tous les fils prodigues de cette terre ? Certains sont peut-être encore loin du Père précisément parce que personne ne leur a fait connaître la compassion de ce Père en son Fils Jésus !

Alors, oui, en contemplant notre bien-aimé Maître Jésus, ouvrons notre cœur à ce qui nous est si peu naturel, la compassion aimante envers les coupables les plus vils !

Au lieu de pointer un doigt accusateur vers ceux qui sont encore esclaves de leur péché, à la suite de notre Maître, disons « que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre ! » Prenons le temps de nous courber et d’écrire dans le sable des doux mots de grâce ! Puis, relevons-nous, et osons dire, là où l’occasion se présente : « Je ne te condamne pas ! Mais va et ne pèche plus ! »

Dans le régime de la grâce, une juste colère conduit à la compassion, n’est-ce pas ?

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