Un Dieu absolument souverain, l’homme entièrement responsable : la fin du casse-tête ?

C’est la position que nous défendons depuis le début sur ce blog. Mais je n’ai jamais vu démontrer avec autant de clarté la parfaite compatibilité de ces deux notions que dans l’article Une théologie non déterministe de la providence divine que voici. Le mois dernier, j’ai publié les écrits d’un auteur calviniste modéré, aujourd’hui, l’auteur, Robert E. PICIRILLI, est de sensibilité arminienne. Mais cet article pourrait mettre un terme aux incompatibilités entre ces deux courants, en rendant parfaitement inappropriées les positions extrémistes nées d’une compréhension déficiente de l’une ou de l’autre de ces précieuses vérités !

Voici deux démonstrations qui résument les positions extrêmes :

L e   s y l l o g i s m e   l i b e r t a i r e  :
1) Dieu a indéniablement doté l’homme d’une liberté de choix dont il s’est servie pour pécher en sortant de la dépendance et de l’intimité de son Créateur : Jérémie 18.12; Romains 1.16
2) Dieu appelle inlassablement le pécheur rebelle à venir à lui, sur la base du sacrifice de son Fils. et à se repentir de ses péchés : Deutéronome 11.19; Jean 3.16
3) Par conséquent, chaque pécheur est parfaitement capable de se convertir pour devenir une nouvelle créature. Sa repentance est uniquement une question de cœur et de volonté.

L e   s y l l o g i s m e   d é t e r m i n i  s t  e :
1) Dieu est parfaitement souverain. Il contrôle tout l’univers qu’il a créé, et rien de ce qui s’y produit ne se fait sans que ce soit l’effet de sa décision suprême sainte et bonne :  Romains 11.36; Lamentations 3.37, 38
2) L’homme est corrompu. Livré à lui-même, aucun ne peut se convertir et changer de vie : Jean 6.44; Galates 5.17
3. Par conséquent, c’est Dieu qui décrète tout ce qui doit arriver, autant le mal que le bien. Il est à l’origine de tous les actes horribles des hommes comme de leurs plus belles actions. C’est lui qui a décrété la perdition bien méritée des uns et le salut immérité des autres.

P  e t i t e   a n a l y s e  d e   c e s   d e u x  s y l l o g i s m e s
Les points 1 et 2 de chaque position nous semblent parfaitement justes.
Ils sont d’ailleurs étayés de nombreux passages bibliques, et chaque « camp » aura peut-être la surprise de découvrir que leurs frères et sœurs « d’en face » partagent ces mêmes convictions ! Suffisant pour faire tomber les barrières ? Oui, à condition de se détourner résolument de chacune des deux conclusions, qui, on le remarquera, ne saurait s’appuyer sur aucun texte biblique  !

  • celle du côté libertaire, ce sera facile : je ne l’ai jamais rencontrée ! Eh non, ce n’est absolument pas la conclusion arminienne, et le fameux article que j’introduis ici le montrera. Cette conclusion erronée était celle des semi-Pélagiens du passé.
  • celle du côté déterministe, je l’ai malheureusement rencontrée de nombreuses fois dans leurs écrits. Elle a sa logique : Si Dieu est absolument souverain, sans que l’homme n’ait d’initiatives, il ne peut qu’avoir décrété par exemple les horribles guerres et persécutions que nous vivons ?!

Heureusement, il y a une toute autre perspective, qui ne sacrifie ni la notion de la souveraineté de Dieu, ni celle de la pleine et entière responsabilité de l’homme et qui ne fait pas de Dieu l’auteur du mal ni celui qui le subit, impuissant ! C’est la perspective que défend Robert E. PICIRILLI dans l’article d’Arminianisme évangélique que voici :

Une théologie non déterministe de la providence divine

Compléments :

Face à l’emballement des évènements mondiaux, soyons ancrés dans une saine conception de la souveraineté de notre Dieu, qui contrôle la situation et oeuvre pour accomplir pour sa gloire ses desseins bienveillants en ce monde qui lui appartient !  En Christ, Claude

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