Voici sans doute l’article le plus long du blog, mais aussi, à mon avis, peut-être l’un des plus percutants, des plus bienfaisants, et des plus utiles pour chacun de nous ! L’auteur, David WATSON, confronté brutalement à la réalité d’un cancer mortel, décrit son cheminement avec une rare lucidité et transparence. Il croit jusqu’au bout qu’il va guérir, mais nous partage sa solide espérance d’une vie éternelle qu’il vit pleinement jour après jour avec son Seigneur, jusqu’à la fin du livre dont je tire ces extraits, donc jusqu’à son départ auprès de son Sauveur… en 1984 ! D’autres éclaircissements en fin d’article.
L’homme qui interroge Dieu est bien petit !
Extraits du chapitre 18 (p 155 à 166) :
Ce que Dieu est en train de me dire
p 159 :Il vaut la peine de mentionner que lorsque nous sommes amers, en colère, découragés ou sans espoir, il est bon d’être honnête avec Dieu et de lui exprimer nos sentiments. En fait, il est bien préférable de lui faire connaître à lui notre douleur plutôt que de parler à d’autres de nos ressentiments.
Dieu peut se charger de notre colère. En réalité, il s’en est chargé, ainsi que de tous nos autres péchés, quand son Fils mourut pour nous sur la croix. Il veut que nous soyons droits envers lui, et non pas que nous mettions un masque de piété quand nous le prions.//
Psaume 73.21 à 26 :
Oui, quand j’avais le cœur amer et tant que je me tourmentais,
j’étais un sot, un ignorant,
je me comportais avec toi comme une bête sans raison.
Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi la main droite,
selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.
Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi ? Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi ?
Mon corps peut s’épuiser et mon cœur défaillir,
Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours.
p 160 : Derrière notre colère au sujet de la souffrance se cache notre arrogance naturelle. Nous pensons que Dieu doit justifier son existence d’une certaine façon et nous expliquer ces actions, alors nous serons disposés à considérer la possibilité de croire en lui. // Son Fils mourut sur la croix pour nous.
Il veut que nous soyons droit envers lui, et non pas que nous mettions un masque de piété quand nous le prions.
Notre égocentrisme nous pousse à penser que nous sommes le centre de l’univers, et que Dieu, si toutefois il existe, est là simplement pour pourvoir à nos besoins. Nous le prenons pour un serviteur que nous appelons de temps à autre pour nous sortir de notre gâchis.- un gâchis dont nous sommes souvent responsables.
Mais nous ne sommes pas au centre de l’univers, c’est Dieu qui s’y trouve. Et Dieu n’est pas notre serviteur, il est notre Seigneur !
La question posée n’est pas pourquoi m’occuperais-je de Dieu, mais pourquoi Dieu s’occuperait-il de moi ?
Il est beaucoup plus difficile de répondre à cette question. Vu que je lui ai si souvent tourné le dos, il n’y a pas de raison pour qu’il le fasse, mais c’est sûr qu’il le fait, car il est amour. Parfois, ce n’est que par la souffrance que notre présomption est brisée. Nous avons besoin de réaliser avec humilité notre petitesse d’esprit et notre culpabilité face à la grandeur et la sainteté de Dieu // (exemple saisissant dans le livre)
p 161, 162 : Bien qu’il ait une grande dignité, puisqu’il est créé à l’image de Dieu, l’homme doit se rendre compte de sa petitesse et de son incapacité naturelle de saisir plus qu’une minuscule fraction du réel dans sa totalité.//
Si nous avons quelques conceptions de la grandeur de Dieu, nous devrions nous abstenir d’insister sur nos « pourquoi », si compréhensible que ce soit de les poser. Dans des milliers de situations, nous sommes simplement incapables de comprendre.
Pourquoi Dieu permet-il la naissance d’enfants sévèrement handicapés ?
Je ne sais pas.
Pourquoi certaines personnes sont-elles victimes de tragédies durant la plus grande partie de leur vie tandis que d’autres ne souffrent presque de rien ?
Je ne sais pas.
Nous n’en finissons jamais si nous persistons à demander
« pourquoi ? »
Changeons plutôt de tactique, et posons la question :
« Que veux-tu me dire, Seigneur ? Que fais-tu dans ma vie ?
Quelle réponse désires tu que je donne à cela ? »
Nous pouvons attendre une réponse, et je suis convaincu que Dieu essaie toujours de nous parler avec amour, même si ce que nous dit est dur à accepter. L’homme ne vivra pas de pain seulement a dit Jésus, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Il citait une parole de l’Ancien Testament ,et l’utilisa quand il fut tenté par le diable dans le désert.
Ce qui importe le plus est de connaître la volonté de Dieu et de la faire, c’est beaucoup plus important que d’avoir des réponses intellectuelles à toutes sortes de questions philosophiques au sujet de Dieu et de l’homme, de la souffrance et des douleurs.
De toute façon, la vie est courte et incertaine, alors que la parole de Dieu demeure éternellement. Cependant, nos vies sont souvent si remplies d’autres choses, que nous pensons impossible d’écouter ou de discerner ce que Dieu nous dit. Et nos oreilles sont sourdes, nos esprits troublés, nos volontés inflexibles, nous n’entendons pas Dieu quand il nous parle, et si nous le faisons, nous ne lui répondons pas parfois.
C’est au travers de la souffrance que nous commençons à écouter la voix de Dieu, notre orgueil naturel et notre confiance en nous-mêmes nous ayant été arrachés. Nous sommes conscients peut-être pour la première fois de nos réels besoins. C’est ainsi que nous sommes conduits à lui demander de venir à notre secours au lieu de lui faire des reproches au sujet de notre condition et d’insister pour qu’il nous donne des explications.
(exemple de Joni Eareckson)
Extraits du chapitre 19 ( p 167 à 177)
Surmonter la souffrance
p 170 : La souffrance peut souvent produire un approfondissement de la personnalité, une compréhension plus large, compassion chaleureuse, une spiritualité plus riche. Bien sûr, nous devrions toujours tendre à voir les malades guéris et les opprimés libérés; et nous devrions nous réjouir de ce qu’au Ciel nous serons définitivement affranchis de toutes douleurs et de toutes larmes.
Mais la souffrance peut nous rendre plus semblables à Christ.
La splendeur étincelante d’un diamant résulte du fait qu’un morceau de charbon est mis sous pression dans une chaleur extrême pendant un long laps de temps. À quoi les couleurs irisées de la perle sont-elles dues ? À la souffrance d’une huître dans laquelle un corps étranger et irritant a pénétré, que l’huître blessée recouvre de très fines couches de nacre superposées.
Quand nous souffrons d’une façon ou d’une autre, Dieu peut utiliser toutes les pressions et irritations pour révéler quelque chose de sa magnificence et sa beauté dans notre vie.
(exemple du pasteur roumain Richard Wurmbrandt torturé pendant 14 ans)
p 171 : Dieu peut tout, et, théoriquement, Il aurait pu faire de nous des robots, insensibles à la douleur, et incapables de faire souffrir. S’il nous avait faits ainsi, la vie aurait pu être plus simple, mais elle aurait été privée de sentiments, de humaines qui rendent la vie digne d’être vécue. Au lieu de liberté, de relations, d’amour de toutes les qualités cela, Dieu nous a créés libres de choisir, de suivre notre chemin ou le sien : et parce que, par nature, nous avons tous pris notre chemin, nous vivons dans un monde déchu. encore souvent étonnamment beau, bien que tristement gâché par le péché, la souffrance et la mort. C’est pourquoi Dieu est entré dans notre monde en Christ, afin de souffrir avec nous.
William Temple s’est exprimé ainsi :
Les hommes disent : « Il ne peut y avoir un Dieu d’amour, parce que s’il existait et regardait le monde, son cœur se briserait. »
L’Église montre la croix et dit : «Il a été brisé. >>>
Les hommes disent : << Puisque c’est Dieu qui a créé le monde, c’est à lui de le porter. »
L’Église montre la croix et dit : « Il l’a porté. >>
Bien que Christ ait souffert une fois pour toutes sur la croix pour nos péchés,
il pleure aujourd’hui encore avec ceux qui pleurent, il sent nos douleurs et participe à nos souffrances et à nos peines avec son amour plein de compassion.//
p 172 : Dieu aime chaque être humain du même inaltérable et incommensurable amour. En termes humains, l’expression de cet amour peut varier.
Mais l’amour infaillible de Dieu est la seule valeur constante sur laquelle nous pouvons tous compter.
Nous avons également besoin de réaliser que cet amour a été décrit le plus parfaitement au travers de la souffrance suprême de Jésus sur la croix.
Paradoxalement, cette intensité de souffrance démontre la grandeur de l’amour de Dieu. Il se peut que, dans son amour, il ne nous épargne de graves souffrances. Il n’y a aucune garantie qu’il m’épargnera, à moi ou à l’un des lecteurs de ce livre. Mais, même quand tout semble noir, douloureux, désespéré, il continue à aimer, à être présent, et jamais il ne nous fait défaut.
C’est ce dont la croix fournit la preuve de façon irréfutable. //
Il est rare que nous arrivions à trouver des réponses à la souffrance, si, par ce mot, nous voulons dire des explications.
Pourquoi l’avion s’est-il écrasé au sol ?
Pourquoi ce bien-aimé est-il mort du cancer?
Pourquoi cet enfant a-t-il été tué dans un accident de la route?
Il est probable que nous ne trouverons pas de réponse satisfaisante,
et nous courons le danger de blâmer quelqu’un, nous-même, ou Dieu.
Il y a rarement de bonnes raisons (pour nos souffrances),
mais il peut y avoir de bonnes réactions.
Je ne dirai pas que ce soit facile de les avoir. Loin de là. Pour ma part, ce fut souvent par un acte de volonté que j’ai écouté des cassettes d’adoration, ou que j’ai lu la Parole, que j’ai pris la sainte cène et que je me suis joint à d’autres chrétiens pour louer, adorer et méditer sur les souffrances de notre Sauveur.
Cependant, plus je me rends conscient de l’amour de Dieu (que je le sente ou pas – car d’habitude je ne le sens pas), plus il peut changer mes sentiments négatifs en sentiments positifs.
Il s’agit d’un combat à mener, surtout la nuit, et c’est très important de le faire. Si je ne mange pas, je dépéris; si je ne me nourris pas spirituellement, par les moyens dont je viens de parler, je succombe à la tentation de l’apitoiement sur moi-même.
De plus, en apprenant à réagir positivement, d’une manière ou de l’autre, nous apprenons à surmonter la souffrance, de sorte que son explication n’a plus une importance primordiale.
Ceux qui apprennent cette leçon acquièrent une remarquable qualité de vie qui peut dépasser de beaucoup celle que connaissent les personnes dont l’existence se déroule sans problèmes.
Ce n’est pas ce que nous faisons mais ce que nous sommes qui importe le plus; et ce n’est pas ce que nous supportons, mais la façon dont nous l’acceptons qui compte. Nous sommes capables de vaincre le mal par le bien.
p 173 : Jésus nous a mis en garde contre le danger de fonder toutes nos espérances et notre bonheur sur cette vie.
Nous sommes obligés de vivre dans un monde déchu et mauvais ,et un jour nous risquons de tout perdre, sauf les qualités qui ont une valeur éternelle.
Toujours à nouveau, Jésus nous exhorte à nous amasser des trésors dans le Ciel où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Matthieu 6.20
Il ne promet à personne l’immunité aux douleurs et aux chagrins de ce monde, mais nous pouvons être confiants dans notre espérance que le meilleur est encore à venir. //
Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées,
Ses compassions ne sont pas à leur terme. Elles se renouvellent chaque matin. L’Éternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en Lui. Oh! que ta fidélité est grande !
Lamentations 3.22 à 24
J’ai été aidé en regardant vers l’avenir de façon positive. Puisque ma vie est dans les mains de Dieu, je peux avoir confiance en son amour qui est toujours présent et en son dessein qui est toujours bon.//
p 175 : Au cours des siècles, le peuple de Dieu a été gardé au travers de ses angoisses, parfois atroces, par une ferme assurance dans les promesses faites pour son avenir. C’est ce que l’apôtre Paul a pu écrire :
J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Romains 8.18.
Ailleurs, il a déclaré être affligé, perplexe, persécuté… et pourtant il pouvait écrire :
Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. 2 Corinthiens 4.17.
En lisant le chapitre 11 de cette lettre, nous découvrons de quelles légères afflictions du moment présent il parlait. Pourtant, en comparaison avec le poids éternel de la gloire de Dieu, tout ce catalogue de souffrances était insignifiant.
Le secret qui permettait à l’apôtre de voir ses tribulations dans la perspective de la gloire éternelle était de garder les yeux fixés sur les réalités du Ciel.
Nous ne regardons point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.
Sans ce sens de la dimension de l’éternité et sans une espérance solide d’une vie dans le Ciel, les problèmes de notre existence terrestre pourraient nous conduire tous au désespoir. Mais, une fois que nous avons découvert que Dieu nous aime et que nous croyons en une vie après la mort – ou à travers la mort – notre appréciation de cette vie, avec toutes ses souffrances et ses douleurs, peut changer.
// p 176 : Mais ni moi, ni aucune personne ne peut connaître quoi que ce soit de la réalité de cette espérance). Si nous étions livrés à notre propre sagesse, cela pourrait être vrai.
Mais la venue de Jésus-Christ dans ce monde, son enseignement clair sur l’avenir, sa mort pour nos péchés et sa résurrection d’entre les morts (avec toutes les preuves que nous en avons) changent totalement la situation. Nous ne sommes pas sans espérance.
Nous pouvons savoir quelque chose sur la vie après la mort. Notre foi se fonde sur de bonnes raisons, solides, historiques. Nous pouvons connaître le Christ ressuscité là où nous sommes maintenant Pour le chrétien, l’avenir sera glorieux et cela change totalement notre attitude à l’égard de la souffrance présente.
Si nous ne pensons qu’à ce monde, nous sommes en difficulté. Mais si nous croyons que ni les détresses, ni la mort ne peuvent nous séparer de l’amour de Dieu, nous avons une espérance vivante qui surpasse toutes les tribulations de notre existence actuelle.
(anecdote émouvante en Ouganda)
Extraits du chapitre 21 ( p 191 à 200)
Le moment présent
p 192 : Personne ne peut échapper aux risques de la foi face aux aboutissements de la vie et de la mort. L’opposé de la foi est la peur, et j’ai découvert qu’elles se livrent une bataille continuelle.
En un sens , la peur est la foi en ce que vous ne voudriez pas voir arriver.
Job a dit une fois :
Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive; ce que je redoute c’est ce qui m’atteint ! Job 3.25
Cette déclaration contient une très grande vérité. Quand nous avons peur de quelque chose, nous préparons presque sa réalisation. Nos craintes, si peu fondées et irrationnelles soient-elles, peuvent déclencher leur accomplissement .
La peur a été décrite comme la plus grande menace pour la santé dans notre génération, du fait qu’elle règnedans le monde entier.
La peur est une puissance qui trompe et détruit . Elle fait disparaître la paix de notre esprit, déforme notre raisonnement, amplifie nos problèmes, brise nos rapports, ruine notre santé, nous incite à des entreprises insensées, et parfois des actes de violence, paralyse notre faculté de penser et d’espérer.
À plusieurs reprises, Jésus a reproché à ses disciples leurs peurs et leur manque de foi (tempête…)
Dieu ne promet jamais de nous garder des problèmes de la vie , il nous dit seulement qu’il nous aidera à les résoudre. Si nous l’excluons de la scène, les difficultés peuvent tellement nous arracher notre sens de sécurité que nous nous pensons vulnérables et sommes anxieux et remplis de frayeur.
p 193 : D’autre part, ces mêmes difficultés peuvent ramener tellement nous attacher notre sens de sécurité que nous nous pensons vulnérables, et sommes anxieux et remplis de frayeur. D’autre part, ces mêmes difficultés peuvent nous amener à Dieu et fortifier notre foi.
Nous nous sentons tout aussi vulnérables, mais nous nous voyons contraints de nous confier en Dieu. Il n’y a pas d’autre alternative. Nous découvrons alors qu’il est avec nous dans le noir comme dans la lumière, dans la douleur comme dans la joie.
// Nous ne réalisons peut-être pas à quel point nous sommes parfois piégés par ce que nous pensons et disons. Nous nous remplissons l’esprit de pensées négatives, nous risquons de nous enfoncer dans l’apitoiement sur nous-même, le découragement et la peur. Et notre corps en subira la conséquence. Plus nous pensons aux torts que l’on nous a faits, plus nous serons victimes de l’amertume et sujets à des douleurs physique,s telle que l’arthrite.
Si nous ne réussissons pas dans un certain travail et pensons toujours à cet échec, nous risquons de nous fâcher contre nous-même (et, sans doute, contre d’autres aussi), ce qui peut nous précipiter dans une profonde dépression – la dépression étant souvent le résultat d’une colère refoulée.
Plus nous nous occupons de nos craintes et en parlons aux autres, plus nous sommes saisis par l’anxiété, jusqu’à être paralysés par toutes sortes de phobies.
p 194, 195 : J’ai dû veiller avec soin sur tous ces dangers au cours de onze derniers mois. Après une journée ou une semaine pénible, je me trouve parfois en train de me dire, surtout au milieu de la nuit: « J’ai un cancer, il grandit et je suis près de la fin, Comment vais-je le dire à mes enfants? »
De tels moments me font transpirer. Mais, une fois mieux réveillé, je me rends compte que ces pensées négatives ne font qu’accélérer le développement de la maladie et peuvent causer une mort prématurée. Comment faut-il donc m’y prendre pour les contrôler? Dois-je plutôt me dire : « Je suis en pleine forme et tout va bien pour moi ! » ?
Ce serait positif et peut-être bénéfique, mais pas honnête et ne s’appuierait que sur des désirs sans fondement. Pourrait-on dire que c’est une position de « foi »? Mais alors ce serait une foi dangereuse, sans base solide.
Là réside la faiblesse de ceux qui enseignent la puissance de la pensée positive. Il est certain que les pensées positives sont bien préférables aux négatives, mais la question reste : Sur quels fondements reposent-elles ? Quelle est la base d’une telle foi ?
En tant que chrétien, je suis appelé à fonder ma foi fermement sur Dieu et sur les promesses de sa parole.
Jésus a déclaré que c’est le rocher inébranlable sur lequel la maison de ma vie peut tenir debout, même au sein des tempêtes les plus violentes.
Il s’est toujours appuyé sur l ‘autorité de la parole de Dieu. Il la connaissait, l’enseignait, vivait par elle et corrigeait ceux qui la contredisaient en les ramenant à sa véracité :
Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures,
ni la puissance de Dieu Mt. 22.29.
Là aussi était la base de la foi des apôtres et de l’église primitive; ils savaient que Dieu est fidèle, et que sa parole ne pouvait être transgressée s’ils voulaient rester forts. C’est grâce à cette conviction qu’ils purent passer par le feu et par l’eau, la torture et le martyre- Ils savaient que rien ne pouvait les séparer de l’amour Dieu en Jésus-Christ (Romains 8.28-39 et Hébreux 11).
Cette foi-là a soutenu d’innombrables chrétiens au cours des siècles. Beaucoup d’entre eux ont souffert cruellement pour leur attachement à Christ. (Histoire de Martin Niemöller en camp de concentration) // C’est expérience toujours nouvelle de ceux qui, envers et contre tout, prennent Dieu au mot.
Afin de garder une foi positive et de ne pas céder à des craintes négatives, j’ai compris qu’il était important de continuer à remercier Dieu pour son œuvre en moi par les promesses de sa parole et par la puissance de son Esprit.
Quand on me demande, comme cela arrive souvent: « Comment allez-vous ? », je réponds en toute franchise : « Je me sens bien et crois que Dieu continue à me guérir. Cependant, je vous serais reconnaissant de prier pour moi. J’en suis à ce stade. En m’appuyant sur la Bible, je n’ai pas de doute qu’il veuille me guérir; cette assurance a été confirmée par de nombreux chrétiens de partout dans le monde. Bien entendu, je réalise que selon la logique, nous pouvons tous nous tromper. Mais ma foi est logique, et elle s’appuie sur un fondement. J’ai de bonnes raisons de croire que Dieu est en train de me guérir, et je continuerai à lui faire confiance et à le louer quels que soient mes sentiments.
Je ne peux pas dire: « J’ai été guéri », parce qu’il n’y a pas, pour l’instant, de preuves médicales que je le suis.
Quelques chrétiens m’ont écrit- cela ne m’a guère aidé – pour me réprimander à cause de mon manque de foi du fait que je n’accepte pas la guérison comme une chose acquise. Cependant, je ne peux qu’être honnête et puisque j’ai confiance en un Dieu qui n’est pas limité par la conception actuelle de la science, je crois qu’il est en train de me guérir.
( À la question : « Et si tu n’es pas guéri, que dire ? » , l’auteur répond qu’effectivement, personne ne peut savoir avec certitude combien de temps il lui reste à vivre, et que ce n’est qu’en vivant un jour après l’autre, en cherchant à faire la volonté de Dieu à tout moment, que nous pouvons connaître la plénitude de la joie et de la paix de Dieu. Il veut laisser entre les mains de Dieu les réactions qu’auraient ceux qui prient pour lui avec foi s’il n’est pas guéri…)//
p 199 : Les gens s’accrochent avec ténacité à cette vie, parce qu’ils craignent qu’il n’y ait rien d’autre après. La préoccupation actuelle des jeunes démontre la même profonde anxiété devant l’avenir, spécialement au sujet du dernier ennemi, la mort, dont le cancer semble être le symbole le plus effrayant.
Un jour, nous risquons de perdre tout ce qui fait partie de ce monde, et nul ne sait quand ce jour arrivera. À partir du moment où nous avons abandonné notre vie à Dieu, nous lui appartenons pour toujours ; et, en Christ, nous possédons tout ce qui a une valeur éternelle.
Si nous passons notre temps à nous inquiéter sur nous-mêmes, nous ratons complètement le but de notre passage sur cette tеrте. C.S. Lewis l’exprime en ces termes :
Cherchez ce que vous êtes, à la longue il ne vous restera que la haine.
la solitude, le désespoir, la colère, la ruine, la décomposition.
Mais cherchez Christ et vous le trouverez, lui, et avec lui, vous aurez toutes choses.
C’est la seule sécurité qui, finalement, mérite ce nom.
Dieu ne promet pas de nous tenir à l’abri du mal dans ce monde déchu.
Il n’y a pas d’immunité contre la maladie, la douleur, le chagrin, la mort.
Ce qu’il nous promet, c’est sa présence , laquelle ne fait jamais défaut à ceux qui l’ont trouvée en Christ. Rien ne peut détruire cette assurance. Il est toujours avec nous. Et, en fin de compte, c’est tout ce que nous avons besoin de savoir.
(Extraits du livre « Ne crains aucun mal » de David WATSON, Editions CLC 1985)
Pourquoi cette publication ?
D u p o i n t d e v u e s p i r i t u e l :
Quand on m’a encouragé à lire ce livre, on m’a dit : »Tu ne vas pas être d’accord avec tout ! » Effectivement, pas avec tout, mais j’ai pu dire après lecture que, dans ma situation (âge, périples de santé), ce livre a été pour moi le plus utile, le plus efficace pour transformer ma mentalité par l’action du Saint-Esprit et la puissance de sa Parole !
D u p o i n t d e v u e é t h i q u e :
Il s’agit d’un livre édité il y a 40 ans, épuisé en librairie. Cependant, vous pourrez en trouver encore quelques exemplaires, neufs ou d’occasion, sur Internet. Je vous y encourage, car je n’ai transmis qu’une dizaine de pages d’un livre qui en comporte 218 ! Vous découvrirez le quotidien saisissant de l’auteur si sérieusement malade !
D u p o i n t d e v u e s p i r i t u a l i t é :
L’auteur de ce livre était un pasteur anglican charismatique. Curieusement, dans la même paroisse londonienne où œuvre actuellement Nicky Gumbel, le rédacteur des commentaires quotidiens des textes bibliques du plan de lecture Alpha, que je suis depuis le début d’année. Là aussi, il arrive que l’auteur exprime des vues charismatiques (parler en langues…) ou œcuméniques que je ne partage pas. Mais dans les deux cas, je constate une spiritualité profonde, centrée sur Christ et la transformation de nos cœurs à l’image de Christ, et une nette distanciation avec le faux Évangile de la prospérité, de la pensée positive, des expériences extatiques émotionnelles qui ne changent pas les cœurs.
Je crois que Dieu veut de plus en plus nous débarrasser de nos préjugés d’étiquettes, souvent si erronés et faisant l’impasse sur la pauvreté spirituelle affligeante qui règne parfois dans nos communautés à la théologie bien évangélique, et… dans mon propre cœur !
Oui, le Seigneur me débarrasse de plus en plus de mes préjugés, et me dit : Laisse tomber les étiquettes, examine toutes choses, et retiens ce qui est bon !
(1 Thessaloniciens 5.21) (donc aussi, élimine ce qui est mauvais !)
Un seul filtre obligatoire : Est-ce que celui qui écrit (ou parle) prêche l’Évangile de Jésus Christ crucifié et l’appel à la repentance et la foi ?
C’est le critère pour évaluer tout ce que nous lisons ou écoutons :
quel genre d’Évangile est prêché :
– celui qui place clairement Jésus Christ Sauveur et Seigneur au centre ?
– ou celui qui place l’épanouissement de l’être humain au centre ?
Le premier conduit à la repentance et la foi, des vies transformées qui laissent le Saint-Esprit de plus en plus mettre Jésus sur le trône de nos vies, dans l’obéissance quotidienne à la Parole.
Le deuxième met soi-disant le Saint-Esprit au centre (ce qu’il ne souhaite pas !), mais en réalité, il laisse le Moi pécheur sur le trône de notre vie, dans une recherche charnelle de bien-être, de prospérité, de puissance, d’expériences émotionnelles extatiques étrangères à l’enseignement des Écritures, et qui ne sanctifient pas le cœur.
Cet équilibre entre accueil véritable de frères et sœurs différents de nous et la vigilance face à ce qu’on ne peut appeler autrement qu’hérésies déformant la vérité biblique est un fardeau sur mon cœur !
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