Une fois de plus, le Seigneur me donne les bonnes ressources au bon moment ! Aucun projet, aussi ambitieux soit-il, ne fera avancer le royaume de Dieu dans son Église, si nous nous cramponnons à nos droits lésés, sans réaliser que nous lésons ainsi ceux de notre Seigneur, le Maître de l’Eglise, qui a donné sa vie pour nous libérer de l’esclavage de notre Moi pour nous remplir de sa plénitude à lui ! Je vous propose un extrait de livre et un podcast.
L e p a r d o n a c c o r d é à a u t r u i
Kenneth Boa Livre : Façonnés à son image
Ayant été pardonnés par la grâce de Dieu en vertu de l’œuvre accomplie par le Christ sur la croix, nous sommes invités à user du pardon dans nos rapports avec nos semblables
(voir Matthieu 18.21- 35).
C’est dans cet esprit que Paul nous adresse cette exhortation :
Soyons bons les uns envers les autres, compatissants, faites-vous grâce comme Dieu vous a fait en Christ.» (Éphésiens 4.32;
Ailleurs, il écrit:
Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’ardente bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous et faites-vous grâce réciproquement, et si quelqu’un a à se plaindre d’un autre, comme le Christ vous a fait grâce , faites de même. Mais par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour qui est le lien de la perfection. Que la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos coeurs. Soyez reconnaissants. Colossiens 3.12-15)
Le coût du pardon
Quand nous pardonnons à ceux qui nous ont fait du tort, nous reconnaissons implicitement que nous aussi, nous avons besoin de pardon, et que nous ne sommes pas aussi différents que nous pourrions l’imaginer de celui qui nous a offensé.
La tendance naturelle en chacun de nous veut que nous excusions nos fautes et que nous reprochions les leurs aux autres; nous sommes enclins à revendiquer la grâce et la compréhension pour nos péchés, et à réclamer justice et même vengeance quand les mêmes péchés sont commis par les autres. L’Écriture impose à ceux qui ont goûté au pardon divin de prendre la place d’autrui.
En Jésus-Christ, nous devons offrir la grâce plutôt qu’exercer la justice à l’égard de celui qui a mal agi à notre égard (charizomai, l’un des termes utilisés par le Nouveau Testament pour désigner le pardon, signifie littéralement: <«traiter avec grâce»; notez l’emploi de ce verbe en 2 Corinthiens 2.6-8). C’est souvent un acte difficile et qui va à l’encontre de notre nature, parce qu’il nous semble injuste pour ceux qui ont été lésés. Pardonner à autrui, c’est le libérer de toute obligation de nous rendre ce qu’il nous a pris. Comme le dit à juste titre B. Smedes dans son livre Forgive and Forget [Pardonner et oublier],
Lorsque vous pardonnez à celui qui a mal agi, vous ôtez une tumeur maligne en vous. Vous libérez un prisonnier, mais vous découvrez bien vite qu’en réalité, le prisonnier, c’était vous.
Pardonner comme nous avons été pardonnés par Dieu est un acte de foi, car ce geste de pardon implique la suppression du droit au ressentiment; dans cet acte, nous déclarons compter davantage sur la justice de Dieu que sur la nôtre (voir Romains 12.19). Pardonner, c’est agir conformément à une grande vérité: Dieu seul peut transformer une personne; nous en sommes totalement incapables.
Quelqu’un a dit: «Cela ne sert à rien d’enterrer la hache de guerre si on met un repère sur l’endroit. >> Or, lorsque nous avons été sérieusement blessés par quelqu’un, nous tenons à mettre un signe sur l’endroit où la pomme de discorde est enfouie, de manière à pouvoir la déterrer de temps en temps.
Comme le pardon semble parfois une injustice criante, il arrive qu’il s’échelonne dans le temps au lieu d’être un acte instantané. Ce processus est visible dans le cheminement douloureux qui a conduit Joseph à pardonner à ses frères tout le mal qu’ils lui avaient fait (Genèse 42-45).
La blessure que l’offenseur a occasionnée peut encore être vive dans le souvenir de celui qui a pardonné, même longtemps après. Comme le fait remarquer Smedes, pardonner n’est pas la même chose qu’oublier, excuser ou passer par-dessus l’offense. Le pardon véritable a un prix, surtout lorsque l’offenseur ne manifeste aucun signe de repentance. C’est pourtant la seule façon de nous libérer et de libérer autrui de l’esclavage de la culpabilité (voir la manière dont Jésus a rétabli Pierre en Jean 21.15-19), et de briser le cercle vicieux du reproche. Si le pardon est coûteux, c’est parce qu’il oblige à renoncer à l’amour propre qui voudrait que des questions secondaires empoisonnent pendant des années ou des décennies les relations entre les intéressés.
Faites un exercice pratique devant Dieu. Prenez une feuille de papier et ins-crivez les noms de toutes les personnes qui vous ont fait mal au fil des années, par leur déloyauté ou leur trahison. Présentez cette liste à Dieu avec toutes les peines et les souffrances qui s’y rattachent. Par un acte de foi en Jésus-Christ, engagez-vous formellement devant Dieu à pardonner à chacun. Puis froissez la feuille et jetez la au feu devant le Seigneur qui vous a pardonné à la croix. P 42
L e p o d c a s t d e F l o r e n t V A R A K
Pourquoi a-t-on besoin de Dieu pour vivre le pardon?
Excellent, ce que Florent VARAK dit ici, dans la même ligne !
Si quelqu’un est dans une situation d’abus grave, il pourrait aussi être utile d’écouter l’épisode 287. Que le Seigneur enlève toute racine d’amertume de nos cœurs, pour satisfaire le sien, et le refléter dans SON Église !
