Pouvons-nous choisir le salut ?

L’analogie est trop parlante pour qu’on ne l’exploite pas ! Ma petite-fille de trois ans en sera la « héroïne ». Une fois n’est pas coutume, je vous laisse d’abord lire le texte que je destine au calendrier « Vivre Aujourd’hui » à ce sujet, pour un public non chrétien. Puis, nous exploiterons l’analogie pour nous, chrétiens !

Jean 8.32 : Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. 

Leçons d’une tondeuse à gazon  : La vraie liberté

Les mains de notre petite Adèle, (3 ans) poussent énergiquement sur la barre basse du guidon de ma tondeuse à gazon. Est-elle obligée de tondre notre pré pour nous plaire ? Non, élevez le regard vers la manette de commande plus haut sur le guidon, dirigée fermement par son papi ! Adèle est si fière de rentrer dans mon projet, et elle le fait librement ! Son bonheur de petite fille est d’ailleurs d’adhérer à beaucoup de projets décidés par de plus grands qu’elle, et qui font une belle place à ses initiatives propres. Vous admettrez qu’une autonomie absolue serait catastrophique pour un petit enfant !

Et nous, quelle conception avons-nous de ce que Dieu attend de nous ? Abandonnons vite l’image d’un Dieu exigeant, qu’il faudrait satisfaire en poussant péniblement notre « tondeuse » spirituelle de comportements astreignants et d’actes de piété rasants. Si vous êtes devenu son enfant en faisant de Jésus votre Sauveur, le Père céleste a tout son plaisir en vous, n’est-ce pas merveilleux ?   Mais cela ne conduit pas à une autonomie par rapport à lui, ce serait catastrophique pour vous, car Jésus ne peut être votre Sauveur sans être votre Seigneur !

Votre sécurité et votre vraie liberté seront de choisir de confier la  manette de commande supérieure  de votre cœur à votre Seigneur, pour qu’il vous conduise jusqu’au but, auprès de lui !

Un choix à maintenir chaque jour !

Et nous, chrétiens,
comment voyons-nous notre liberté ?

En partant de cette analogie, (sans nous y limiter),  je suggère de réfléchir aux trois grandes définitions de la liberté  : 

  • Option 1 :
    le libre-arbitre, la libre décision de décider de suivre le Seigneur, qui nous  montre le chemin, conseille, éduque pour nous convaincre de croire tout à fait librement et d’obéir ?
    C’est l’option semi pélagienne (et non arminienne !) 
    (Tondeuse : Il n’y aurait que les mains d’Adèle sur le guidon, loin de la manette !)
  • Option 2
    l’incapacité totale de prendre la décision de suivre Jésus, la nécessité à ce que Dieu fasse naître de nouveau les élus et les fasse croire lui-même, (don de la foi), et, en même temps, les non élus sont totalement responsables de leur refus.  C’est l’option calviniste, déterministe et « compatibiliste »
    (Tondeuse : il y a bien les mains de l’un et de l’autre à la bonne place, mais Adèle ne peut pas faire autrement que de faire ce qu’elle a fait, et cela inclut sa « démission » de petite fille vite lassée de cette activité, et n’ayant absolument pas l’objectif de tondre tout le pré ! Tout cela aurait été programmé sans échappatoire. Et en plus, elle aurait été totalement responsable d’abandon de poste ! 🙂 À un âge… plus responsable, évidemment !)
  • Option 3  :
    Comme dans l’option 2, nous reconnaissons notre incapacité de plaire à Dieu, avec notre cœur pécheur livré à nous-mêmes !
    Le seul choix possible, et il est énorme, c’est de confier ou non notre cœur et notre vie au Dieu qui nous attire à lui. C’est alors lui qui fait naître de nouveau ceux qui viennent ainsi à lui par Jésus ! Et c’est ce qui nous permet de pouvoir maintenir ce choix.
    C’est l’option arminienne et aussi la nôtre, celle de beaucoup d’enfants de Dieu de nos Églises, qui n’ont jamais entendu parler de Calvin et d’Arminius.  (tondeuse : le texte introducteur)

Voyez l’article Élection et responsabilité humaine,  d’Erich Mauerhofer, théologien de conviction arminienne (5 points !) 
Cela pourrait aider à revoir bien des clichés  à propos de nos amis arminiens ! 🙂 

Que le Seigneur donne que nos divers amis (calvinistes et arminiens) apprennent à se respecter et estimer entre eux !
Le sujet n’est pas clos. Recevons les lumières qui viennent de sa Parole, peu importe qui nous a aidé à les voir ! 

Claude

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3 réflexions sur « Pouvons-nous choisir le salut ? »


  1. Effectivement analogie très parlante, et je ne dis pas ça seulement parce que c’est ma fille 😅

    c’est tellement parlant que je n’ai rien à rajouter !

    Merci Seigneur pour ta bienveillance paternelle qui me fait rentrer en douceur dans ton projet, sans utiliser la force ni me laisser me débrouiller toute seule 😃


  2. Effectivement analogie très parlante, et je ne dis pas ça seulement parce que c’est ma fille 😅

    c’est tellement parlant que je n’ai rien à rajouter !

    Merci Seigneur pour ta bienveillance paternelle qui me fait rentrer en douceur dans ton projet, sans utiliser la force ni me laisser me débrouiller toute seule 😃

  3. Merci pour cet article. J’en ai déjà goûté la version partielle que tu as prévue pour le calendrier Vivre aujourd’hui ! Patience ! Vous pourrez le lire en 2026. Francis.

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