L’amour de soi est un sujet chaud où les positions sont souvent tranchées.
J’ai été heureux de découvrir le sujet traité bibliquement (à mon avis) par Kenneth BOA, dans son manuel d’approches bibliques et pratiques à la formation spirituelle, Façonnés à son image » (Farel) Extraits p 28,29
Nous sommes constamment exposés au danger de laisser au monde le soin de nous définir, au lieu de laisser ce soin à Dieu. Il est tout à fait naturel de façonner l’image que nous avons de nous-mêmes par les attitudes et les opinions de nos parents, nos pairs et la société environnante.
Aucun de nous n’est à l’abri des effets distordants d’une acceptation qui se fonde sur la performance, et nous pouvons à tort conclure que nous ne valons rien ou que nous devons nous efforcer de mériter notre acceptation par Dieu.
C’est en nous définissant selon les vérités de la Parole de Dieu plutôt que selon le mode de pensée et les expériences du monde que nous découvrons notre identité la plus profonde.
Nous avons tous entendu parler de l’amour de soi, et de la nécessité de regarder en nous-mêmes pour trouver la solution à nos difficultés. Or, les Écritures nous exhortent à regarder au Christ, et non à nous-mêmes, pour résoudre nos problèmes.
J’en suis vnu à définir ainsi la conception biblique de l’amour de soi :
Nous aimer nous-mêmes correctement, c’est nous voir comme Dieu nous voit.
Cette attitude ne sera jamais automatique, parce que la vision biblique de la dépravation et de la dignité de l’homme va à l’encontre de celle de la culture ambiante.
Pour croire sincèrement à la réalité de ce que nous sommes devenus en raison de notre foi au Christ, et l’accepter, il faut une discipline soutenue et un contact incessant avec la Parole de Dieu. Cela exige aussi la présence autour de soi de frères et sœurs, et l’encouragement que procure une communauté de croyants animés du même esprit. Sans eux, le visible finit par supplanter l’invisible, et cette vérité que nous avons comprise un jour file entre nos doigts.
NOUS VOIR COMME DIEU NOUS VOIT
Qu’est-ce que cela signifie ? Contrairement à notre culture, la doctrine biblique de la grâce nous humilie sans nous avilir et nous élève sans nous gonfler d’orgueil. Elle nous enseigne qu’en dehors du Christ, nous ne possédons rien et ne pouvons rien accomplir qui ait une valeur éternelle. Nous sommes spirituellement sans force et incapables de quoi que ce soit sans Lui, et ne devons pas placer notre confiance dans la chair (Philippiens 3.3).
La grâce nous dit aussi que nous sommes devenus des créatures nouvelles on en Jésus-Christ, que nous avons été transportés du royaume des ténèbres dans celui de la lumière, de la vie et de l’amour. En Lui, nous jouissons du complet pardon de nos péchés et des privilèges illimités attachés à notre qualité de membres acceptés inconditionnellement dans la famille de Dieu.
Notre passé a été changé à cause de notre nouvelle hérédité en Christ, et notre avenir est assuré à cause de la belle destinée promise aux membres de son corps.
Une compréhension biblique de la grâce aborde à la fois la dépravation de l’être humain et sa dignité.
Elle évite de tomber dans deux extrêmes :
– d’une part la théologie qui rabaisse constamment (je ne vaux rien, je ne suis bon à rien, je n’arriverai jamais à rien, je ne suis qu’un pécheur corrompu jusqu’à la moelle…)
– d’autre part la tendance opposée exalte l’homme («Qu’as-tu que tu n’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ?
(-1 Corinthiens 4.7). La grâce nous apprend une leçon fondamentale :
ce qui importe le plus n’est pas ce que nous faisons, mais ce que nous sommes et à qui nous appartenons.
Dans l’Écriture, le faire (nos actions) devrait découler de l’être (notre identité); mieux nous saisissons-notre identité en Jésus, plus nos actions refléteront la nature du Christ.
QUI SUIS-JE AUX DIRES DE DIEU?
(Suit une longue et précieuse évocation de ce que l’enfant de Dieu est réellement en Christ, évocation propre à nous délivrer de notre besoin de lécher nos plaies (ou de les faire lécher par d’autres) quand notre égo (notre moi pécheur) se trouve blessé !
Compléments :
S’aimer soi-même (Frank GODIN)
D’autres compléments utiles sur Évangile 21.
Tapez sur votre moteur de recherche Google ou autre :
* TGC : Faut-il d’abord s’aimer soi-même avant d’aimer les autres ? (Déborah PRISK)
* TGC : Dites non à l’Évangile du pardon de soi (John BEESON)
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