Comment comprendre le psaume 15, où David semble accréditer l’accès à Dieu, non aux pécheurs repentants, mais aux gens impeccables ?
Seigneur, qui peut être reçu dans ton temple ? Qui peut habiter sur ta montagne sainte ? – C’est celui qui se conduit parfaitement. Il fait ce qui est juste, ses paroles sont sincères et vraies. Psaumes 15.1,2
Il ne faut surtout pas dire : c’était l’AT ! Sinon, il ne faudrait plus le lire !
Or, il fait partie de la révélation ! Tout comme le psaume 137, où le psalmiste s’écrie, au v. 9 : Heureux qui saisira tes nourrissons pour les briser contre le roc ! Brrr !
La clé me semble être dans le genre littéraire des Psaumes :
Les Psaumes ne sont pas une révélation de Dieu envers les hommes, mais un mouvement de l’homme vers son Dieu, avec des faiblesses et ses fausses appréciations, comme aussi David qui dit que si Dieu sonde son cœur, il n’y trouvera aucun mal (17.3) …
Ça n’enlève rien à l’inspiration divine des psaumes, en ce sens que c’est ainsi que Dieu a voulu qu’ils nous parviennent, mais qu’il veut qu’on les lise avec discernement pour ce qu’ils sont, et à la lumière des textes d’enseignement qui vont du haut (Dieu ) vers le bas (nous), qu’ils soient de l’AT ou du NT, les yeux sur Jésus !
Lisons tous les textes qui vont du bas vers le haut à la lumière des textes d’enseignement qui vont du haut vers le bas !
Tout comme nous-mêmes, David n’avait pas une foi linéaire, où les vérités fondamentales seraient immédiatement présentes à l’esprit, quand on est confronté à des difficultés qui semblent insurmontables !
C’est pour cela que nous pouvons si bien nous identifier avec lui !
Avec un avantage sur lui : en lisant par exemple ce psaume 15, nous pouvons discerner trois choses :
1) la sainteté absolue de Dieu qui ne peut admettre en sa présence l’humain le plus moral qui aurait encore quelque « petit » péché !
2) ma disqualification absolue par rapport à cette évocation très juste !
3) Jésus, mon Sauveur, qui, fait homme, correspond parfaitement à cette haute exigence, et qui, par sa mort substitutionnaire, est devenu ma justice, ma porte d’entrée dans le sanctuaire céleste ! Ainsi, concernant mon accès au Dieu saint, celui-ci ne regarde plus à mes imperfections mais à la perfection de son Fils !
Et c’est avec cette grille de lecture que la contradiction des psaumes (et de l’ bien d’autres textes de l’Ancien Testament) avec l’Évangile de tout le NT me semble levée !
Claude
- La meilleure manière de mal lire l’Ancien Testament ?
- Mais certains psaumes…
(J’ajoute ce lien après parution. Richard Doulière y fait allusion comme moi au fameux psaume 137.9) - 1 Timothée 2.4 : Dieu veut-il que tous les hommes soient sauvés ?
(sujet différent)
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Tout à fait, merci pour cet article ! Et concernant tes 3 points sur le Psaume 15, on pourrait dire la même chose pour le sermon sur la montagne, qui montre que sans Jésus, impossible de répondre au niveau d’exigence si élevé de Dieu ! Avec les yeux fixés sur Jésus, tout est plus simple à comprendre 🙂
Bien vu pour le Sermon sur la Montagne !