Billet F l o r i l è g e : Tout d’abord, une méditation très parlante tirée des archives de Maurice DECKER ! Puis une ressource intéressante de TPSG pour comprendre nos contemporains…

Le petit prince : Que signifie « apprivoiser » ?
Le renard : C’est une chose trop oubliée. Cela signifie « créer des liens».
Si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre.
Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
Si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.
Je connaîtrai un bruit de pas différent des autres. On ne connait que les choses que l’on apprivoise. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître…
Si tu veux un ami, apprivoise-moi !…
Tu pourras t’asseoir chaque sur un peu plus près… Si tu viens par exemple à quatre heures de l’après midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux… je découvrirai le prix du bonheur !
Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur…
Ainsi, le petit prince apprivoisa le renard.
Chers bien-aimés,
Ce court extrait du délicieux livre intitulé « Le Petit Prince > de Saint-Exupéry, m’a profondément remué récemment. Le renard n’avait qu’un seul désir :
être apprivoisé par ce petit prince venu d’une autre planète pour apprendre à connaître les hommes ! Il savait bien que sa vie en serait toute bouleversée…
Celui que la Bible appelle le Prince de la Vie est venu sur la terre pour apprivoiser les hommes, c’est-à-dire pour recréer des liens profonds d’amour entre leur cœur et celui du Père afin qu’ils ne soient plus seuls, livrés à eux-mêmes et au péché, sans Dieu et sans aucune espérance.
Je me souviendrai à jamais du jour où l’amour du Seigneur m’a enlacé et où je suis enfin devenu son heureux prisonnier. Lui est devenu pour moi ce jour-là, l’Unique au monde et un ensoleillement incomparable pour mon âme.
Mais, comme dit le renard, il faut plus d’un jour pour être vraiment apprivoisé… on s’assoit une première fois quelque distance, puis peu à peu on se rapproche de plus en plus…
Chaque nouveau cœur à cœur est plus beau le précédent et jour après jour à l’heure du rendez-vous matinal, on s’habille le cœur de bonheur rien qu’à la pensée qu’on va le rencontrer.
Comme le dit aussi le renard, on découvre peu à peu que le prix du bonheur, est prendre le temps de rencontrer l’Ami, savoir l’attendre chaque jour à la même heure afin que les liens qui se multiplient et soient plus forts.
Ce face à face toujours plus intime avec celui qui nous apprivoise ainsi est source de lumière, d’ordre, de paix sereine, de clarté d’esprit, de force pour l’obéissance, de discernement devant chaque problème et fait de nous des dispensateurs d’amour tout au long du jour.
Mené, comme jadis Israël, avec des cordes d’humanité, avec les liens de l’amour (Osée 11.9), on se sent guidé et porté d’heure en heure jusqu’au soir. C’est aussi ce que le renard avait expliqué au petit prince pour conclure leur dialogue:
« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. »
Oui ! le Prince de la Vie prend soin à jamais de celui qui se laisse apprivoiser par lui. Personne ne ravira ses brebis de sa main (Jean 10.27-29).
Chers bien-aimés, qu’en sera-t-il de nos liens avec lui pendant cette année 1976 ? Vont-ils vraiment pouvoir se multiplier et se resserrer fortement ?
Le vœu profond de mon cœur et ma prière, c’est que vous et moi, nous passions beaucoup de temps avec le Prince de nos cœurs pour qu’ll puisse nous apprivoiser comme jamais auparavant !
« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon père, JE L’AIMERAI, ET JE ME FERAI CONNAÎTRE À LUI. >> Jean 14.21
Maurice DECKER,
pasteur et ancien secrétaire général du Réseau FEF (a FEF à l’époque)
Janvier 1976, tiré, avec son autorisation,
de sa brochure-souvenirs « Échos de Bretagne » p 46, 47 Photo : Avec Tyna !
Une ressource pour comprendre nos contemporains
https://youtu.be/iErGM2d1bHs?si=DKxmVAuVOTK_Rpq6
C’était cela l’article important que j’ai annoncé la semaine dernière aux abonnés ! Par la suite, je le transbahuterai en « Ressources » ! (je n’avais pas encore (re)lu la lettre-archive de nos amis Decker)
Résumé :
« Matt et Raph vous invitent à explorer le livre The Rise and the Triumph of the Modern Self de Carl Trueman avec eux. Dans cette série, ils visent à comprendre comment, depuis le 19ème siècle, cette nouvelle conception du « moi » a pu émerger. Cette évolution a transformé notre manière de voir le monde, la culture, et l’éthique. Elle a également contribué à l’élaboration des théories du genre. »
Mon petit résumé perso (pour ceux qui n’auraient pas l’intention de suivre ce débat très instructif, mais aussi très long et d’un niveau où il faut parfois s’accrocher…)
Dans l’air du temps :
– la vérité qui compte est à chercher au fond de soi et non dans les normes extérieures objectives.
– l’intolérance absolue n’est pas avant tout envers des comportements mauvais mais envers ceux qui osent taxer de mauvais certains comportements. On s’en prend à la liberté d’expression !
– tout cela est heureusement encore modéré par la persistance du sentiment du lien social, la reconnaissance que certains comportements font du tort à la société : vol, viol, inceste, meurtre..
Complément de ma fille Marylène :
Oui bien résumé, je rajouterai qq petites notes :
– la notion d’imaginaire social (on n’adhère plus à quelque chose par conviction mais plutôt par notre bain social)
– passage entre le mimesis et poïesis
mimesis : le monde à un but qui me dépasse et je dois m’y conformer, je dois me soumettre /Implique que quelqu’un de plus grand que moi définit le monde.
poiésis : le sens du monde ne m’est pas donné, le monde est considéré comme
« une matière » mais il dépend de moi, c’est à moi de donner du sens à mon monde.
– Notion de transcendance qui a été peu à peu enlevée. aujourd’hui, tout est possible.
On redéfinit l’ordre du monde en ramenant tout à soi. On réduit l’histoire du monde à soi. Basculement du 18e au 19e siècle ou l’homme devient le centre du monde.
Comment on en est arrivé là ?
👉Les progrès technologiques ont rendu l’homme maître du monde, ce n’est plus le monde qui dit qui nous sommes, mais nous qui disons comment le monde doit être (on décide même où il doit pleuvoir).
Ça nourrit notre vision, notre imaginaire social et nous fait penser qu’on n’a plus besoin de DIeu, on peut nous-mêmes être de petits dieux.(Babel!)
Cette technologie redéfinit nos rapports au monde, à la morale, à l’industrie, etc.
– Plus de limites, c’est l’homme qui devient le centre des décisions. Je fais ce que je veux de mon corps, je décide qui je veux être car tout est maintenant « possible ».
On donne donc une illusion à l’homme, c’est qu’il peut devenir ce qu’il veut être.
– autre chose, l’ idée répandue qu’on fait ce qu’on veut tant qu’on ne blesse personne.
Il y avait encore bcp de réflexions super pertinentes, effectivement ça vaut le coup de faire l’effort d’écouter ces deux malgré leur démarrage un peu long ! 🙂
Marylène SIMONIS
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