Hébreux 3.6 : Un privilège conditionnel ?

…  sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions. >> Exégèse.

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«Et nous sommes sa maison», dit l’auteur de l’épître, se plaçant toujours au nombre des croyants hébreux auxquels il s’adresse. C’est bien la maison de Dieu, mais envisagée sous le point de vue de l’administration plutôt que comme habitation de Dieu. Or, puisqu’il s’agit de la profession, tous les Hébreux qui professaient le christianisme, faisaient partie de cette maison. Mais la fin de la course devait manifester ceux qui auraient retenu ferme la confiance et la gloire de l’espérance. Les professants sans vie restent en route, mais les professants qui possèdent la vie sont stimulés à tenir ferme jusqu’au bout, soutenus par la confiance que donne le christianisme et l’espérance glorieuse qui s’y rattache.
(auteur inconnu, BibleEnLigne.com)

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Mais, comme il est dit ici, nous sommes sa maison « si du moins… ».
Ce si du moins trouble beaucoup de gens. Il n’est pas destiné à troubler le vrai croyant, mais seulement celui qui n’est qu’un simple professant de la religion chrétienne. Établissons ici une distinction importante. Quand dans l’Écriture nous sommes vus comme nés de Dieu, ou vus en quelque manière comme les objets de l’œuvre de Dieu par Son Esprit, alors il n’y a pas de si. Comment cela se peut-il ? — Parce que la perfection marque tout ce qui est l’œuvre de Dieu. D’un autre côté, quand nous sommes vus d’un point de vue humain comme ceux qui ont embrassé la profession chrétienne, alors un si peut être introduit — et en effet il doit l’être.

Voici des gens qui ont professé être convertis il y a des années, et pourtant aujourd’hui ils sont loin d’avoir un comportement chrétien. Que peut-on dire à leur égard ? Eh bien, comme nous cherchons à être charitables dans nos pensées, nous leur donnons le bénéfice du doute, et nous les acceptons comme croyants, jusqu’à ce que, de manière probante, ils se révèlent ne pas l’être. Pourtant il y a encore un doute : un si est introduit. Les Hébreux auxquels cette épître s’adressait, étaient nombreux et d’états spirituels fort variés. Certains d’entre eux causaient beaucoup d’inquiétude à l’auteur de l’épître. La plupart d’entre eux étaient sans doute vraiment convertis, et il pouvait dire d’eux : « mais nous sommes persuadés, en ce qui vous concerne, bien-aimés, de choses meilleures et qui tiennent au salut » (6:9). Pourtant en leur écrivant à tous globalement, que pouvait-il dire sinon que tous les privilèges chrétiens leur appartenaient, si leur profession chrétienne était effectivement une réalité.

Or c’est justement ce que dit la seconde partie du verset 6, car il est temps de tester la réalité. Ce qui seul peut donner une garantie certaine de la réalité de la profession chrétienne, c’est la persévérance. Tôt ou tard la fausse profession chrétienne laisse tomber les choses, et se détourne ; la vraie profession tient ferme jusqu’au bout. Si quelqu’un se fourvoie et se détourne, la véritable racine de leur trouble tient en un mot : l’incrédulité.
( Biblequest https://www.bibliquest.net/Hole/Hole-nt19-Hebreux.htm)

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